Depuis la sortie de l’excellent Wolf Attack en 2021, Existance le combo parisien de Heavy Metal n’a pas cessé de tourner à travers toute l’Europe et d’assoir sa réputation scénique de haut vol. En septembre et novembre 2022 ils s’offrent même le luxe d’ouvrir pour Udo sur toutes les dates Européenne du gang Allemand et de jouer au Hellfest, un moment intense pour toute la formation de toute évidence ! Ils enchainent par la suite avec une série de concerts à travers tout l’hexagone et joue par deux fois à l’Olympia en 2022 aux cotés de Helloween et en 2023 en étant special guest de Megadeth un must pour le combo. Pas de doute Existance s’avère être devenu au fil des années une valeur sûre du metal français. Il aura fallu attendre cinq longue années pour enfin accueillir Wildfire le digne successeur de Wolf Attack qui sort chez un label de prestige Verycords ce qui devrait leur permettre de franchir un cap supérieur ! Wildfire s’avère être un véritable manifeste du heavy metal Français taillé pour la scène et d’une redoutable efficacité ! L’expériences de ces cinq dernière années leur a permis d’affûter les guitares et le chant allié à un duo basse batterie impeccable. Il nous fallait en savoir un peu plus sur la gestation de cette quatrième galette ! C’est avec Julian Izard le sympathique Chanteur/Guitariste d’Existance que nous avons pu tailler le bout de gras afin qu’il nous présente cette nouvelle bombe heavy et nous éclaire un peu plus sur ces cinq dernières années riche en activités et en surprises en tout genre ! 18 ans après ses débuts le loup à toujours les crocs et ça s’entend. Magnéto Julian c’est à toi !
Julian tu es le chanteur du groupe et guitariste d’Existance, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Julian Izard. D’abord c’est un plaisir partagé de faire cette interview avec toi Pascal. Cinq ans déjà ça passe vite ! J’ai trente-cinq ans aujourd’hui, je commence à vieillir. Je fais de la musique, j’ai commencé la guitare assez tard à seize ans quand je suis venu vivre chez mon père. Il m’a montré quelques accords et montré la gratte. J’ai commencé à faire de la guitare avec lui dans un petit groupe de reprise, on faisait du Thin Lizzy, Saxon. Tout ce à quoi j’ai été bercé qui fait encore mes influences principales. J’ai monté le groupe Existance fin 2008. La moitié de ma vie, on est passé par plusieurs line up différents. On a réalisé plusieurs démos, on a le line up qui est aujourd’hui composé de Julien à la basse et Jerry à la batterie et d’Antoine à la guitare. Depuis 2017 on est tous les quatre ensemble.
Depuis la sortie de Wolf Attack en 2021 vous n’avez pas cessé de tourner et ouvert notamment pour Udo en 2022 puis assuré les premières parties de Helloween et Megadeth à l’Olympia j’imagine que cela a été des moments incroyables dans la vie du groupe ?
Julian Izard. Ce sont des rêves qui se sont réalisés déjà avec Udo, le mec on n’a plus besoin de le présenter. Il fait partie des légendes encore sur cette terre. Partir deux mois en tournée avec lui, on a fait tout le mois de septembre. En octobre on est rentré chez nous. On a fait tout le mois de novembre, on est allé jouer partout en Europe, en Estonie, en Lituanie dans des pays où je pense que je ne serais jamais allé. Je ne pensai pas qu’il y avait un public pour le heavy présent à ce point-là. On a fait des salles où il y avait beaucoup de monde, des bonnes salles tous les soirs, c’était un rêve. En deux mois tu étais une rock star car tu jouais tous les soirs dans une ville voire un pays différent. Heureusement que tu avais le papier pour savoir où tu étais.
Vous avez pris le van et mis tout le matériel et vous êtes parti comme lorsque vous avez ouvert pour Primal Fear ?
Julian Izard. Oui c’est ça, c’est le même trip et le même camion mais on avait mieux aménagé le coffre. On avait réussi à mettre des couchettes au-dessus, le matos en dessous. On ne partait plus avec les grosses têtes EVH 100 watt et Kemper Antoine et moi. On essayait de s’alléger au max et du coup il y en a deux qui dormaient sur un matelas à quatre-vingt-dix chacun cul à cul. Moi, je dormais parterre à l’arrière, un mec dormait sur les banquettes, et l’autre qui dormait devant.
C’est rock n roll de faire ça pendant deux mois.
Julian Izard. Tu as intérêt à bien t’entendre.
C’est un grand souvenir finalement cette tournée avec Udo.
Julian Izard. Oui bien sûr. On a eu de la chance parce que faire cela aujourd’hui c’est un peu compliqué à trouver. Il n’y avait que nous avant UDO lorsqu’on jouait. Quarante-cinq minutes tous les soirs devant beaucoup de personnes. Franchement cela a été un succès dans le sens où on a vendu beaucoup de cd, de merch. Il y a des gens qui venaient à notre stand de merch pendant qu’on jouait. A la base le mec vient voir Udo et il passe du temps avec nous sur le merch pendant qu’Udo est en train de faire Princess of the Dawn ou autre. Franchement des super souvenirs. Pour te dire je l’ai même tatoué ici. J’ai tatoué les griffes en souvenir de cette année-là.
En Aout 2022 vous ouvrez aussi pour Helloween à l’Olympia, une des salles parisiennes les plus mythiques. Vous jouez deux fois dans cet endroit d’ailleurs. Un an plus tard en aôut 2023 vous ouvrez aussi pour Megadeth. J’image que cela a été deux moments très fort en émotion pour tout le groupe.
Julian Izard. La première fois comme tu dis c’est une salle mythique, c’est ouf quand tu arrives à Paris et tu vois ton nom sur la fameuse devanture de l’Olympia. Tu vois Existance écrit en petit mais tu vois quand même ton nom. Je n’aurais jamais cru qu’on ferait cela un jour en faisant de la musique. C’était vraiment un super souvenir aussi et un an après pile poil, on nous demande de jouer avec Megadeth. Je m’en rappelle. On était tous en vacances, les pieds dans l’eau, limite le cul à l’air en train de bronzer. Il y a ton agent qui t’appelle pour te demander si on peut être là dans trois semaines pour jouer avec Megadeth à l’Olympia fin aout. Ben ouais, c’est-à-dire qu’on est en vacances mais on s’en fout. Excuse-moi chérie il va falloir que l’on rentre plus tôt, on doit répéter (rires).
Dans ces cas-là dans quel état d’esprit est -on lorsque on ouvre pour une légende du Thrash comme Megadeth ?
Julian Izard. Déjà tu as de la fierté, tu es content, tu te dis que j’ai bien fait de faire de la musique depuis tout ce temps, de continuer à croire en mes rêves et d’enfin en réaliser quelques-uns. Ensuite ça te motive de fou. Comme si on te mettait une carotte devant en gros. Ça te motive de fou pour avancer tu as envie de tout donner et de tout arracher. En plus ça s’est super bien passé les deux fois où les gens ont été vraiment réceptifs. Notre agent nous avait même dit à l’époque, franchement les gars j’ai vu des premières parties à l’Olympia mais c’est l’une des rares fois où j’ai vu les gens au balcon se lever pour vous applaudir à la fin. Franchement cela fait vraiment plaisir.
Finalement vous revenez cinq ans après la sortie de Wolf Attack avec ce nouvel album Wild Fire avec une très belle pochette et neuf titres. Comment avez-vous travaillé cette fois ci quel a été l’impact de toutes ces dates de concerts et de la tournée Udo sur le process ?
Julian Izard. Comme tu le dis il y a neuf morceaux sur l’album. On en avait écrit plus, une bonne quinzaine, et après on a dû faire des choix avec le label Verycords, qu’on a aujourd’hui. On a vu avec eux, ils en voulaient neuf parce qu’ils préfèrent que cela soit plus court, que les gens restent sur leurs faims, que d’en avoir trop et de gaver. Je trouve que c’est vrai et que c’est une bonne idée. Pour revenir au processus de création et de composition, les riffs sont venus lorsqu’on était en tournée avec UDO quand tu es toute la journée dans la musique. En tournée tu joues principalement le soir mais en fait tu as toute la journée où pendant le voyage tu peux bosser des trucs. Cet album c’est l’expérience qu’on a eu et engendré. Après les morceaux sont venus automatiquement, ça toujours été comme cela dans le groupe. Sur celui-là on doit faire des morceaux plus trash plus dur, plus FM. On a toujours fait ce qu’on aime et ce que l’on ressent sur le moment. Tu as des morceaux qui sont écrits depuis l’époque de Wolf Attack et d’autres qui sont plus récents. Mais sinon oui cela fait quelques temps que les trois quarts des morceaux sont écrits.
Vous avez donc en réserves de nouveaux morceaux prêts pour le prochain album. Cinq ans c’est long. Est-ce que c’est dû au fait que vous étiez très occupé et qu’il a fallu aussi trouver un nouveau label ?
Julian Izard. Oui c’est un peu tout ça. A la base ce n’était pas de notre volonté d’attendre cinq ans. Après la tournée en 2022 lorsqu’on a fait la tournée, l’album aurait dû sortir pour moi en 2024 au printemps. Ça a été long dans le sens où nous avons tout enregistré depuis quelques temps mais après il y a eu des soucis avec notre producteur, la personne qui est notre ingé son qui a enregistré aussi la batterie. Au niveau des disponibilités de chacun cela a retardé les séances, pour le mixage aussi cela a pris pas mal de temps. Une fois quand tout était en boite on s’est dit, est ce que l’on le fait en auto-prod ou on essaie de chercher un label. Au bout d’un moment c’est quand même bien qu’il y est des gens qui puissent nous aider que de faire tout par soi-même. Ça peut être compliqué, cela demande beaucoup de temps et à la base je suis musicien et non business man. Je ne suis pas influenceur comme il faut l’être maintenant. Cela a mis du temps dans la démarche pour trouver un label. Depuis quelque mois on a réussi à rentrer en contact avec Verycords.
Il y a de grands groupes français comme Sortilège, Adx, Mass Hysteria mais aussi international comme Alice Cooper ou Deep Purple, Chickenfoot. A chaque fois j’ai l’impression que vous passez une étape. Il y a cinq ans vous étiez chez Black Viper Record une filiale de Nuclear Blast. Est-ce que cela veut dire que vous ferez moins de chose par vous-même, car à l’époque vous faisiez tout de A à Z y compris l’envoi de Cds.
Julian Izard. Surtout Julien qui passait ces journées à La Poste (rires). On a Sortilège mais aussi nos potes d’ADX, Manigance et c’est grâce à notre producteur Francois Merle, le guitariste de Manigance qui m’a fait rencontrer Mehdi (Mehdi El Jaï) , le boss de chez Verycords. C’est comme cela qu’on a pu en discuter. Oui je pense qu’aujourd’hui on va être allégé de ce qui est promo album, d’envoyer les Cds etc… Ce n’est plus nous qui allons-nous en occupé. On en vendra sur notre site, donc des merch. Ça va nous alléger. Ce qui est compliqué aujourd’hui, c’est de trouver des plans de tournées, des dates. Aujourd’hui on n’a toujours pas de booker pour nous aider et on est obligé de le faire par nous-mêmes. C’est chronophage, cela prend vachement de temps.
Vous avez toujours trouvé les dates et les tournées par vous-mêmes. Et vous avez été invité à jouer au Hellfest le 25 Juin 2022 très tôt le matin !
Julian Izard. On est arrivé le jeudi, et nous on jouait le samedi matin à dix heures trente. Le jeudi et le vendredi on était en mode festivalier. Tu vois passer les groupes sur les main stage et tu te dis samedi, c’est à notre tour d’être là. Ça te motive et en même temps tu te dis que c’est chaud. Chanter à dix heures trente du mat, faire du rock ‘n’roll pour nous, normalement on dort (rires). On s’est dit on fait nuit blanche comme ça on est chaud ou on se lève à 6 heures ?. Du coup on s’est levé hyper tôt, afin d’avoir le temps de se réveiller. Comme tu dois tout installer au début, tu arrives sur la scène, la grandeur tu ne te rends même pas compte c’est impressionnant. Et après on a joué et c’était cool.
A la fin on voit sur la vidéo qu’on trouve sur You tube, tout le monde est content. On sent que vous êtes heureux aussi parce qu’on vous voit beaucoup sourire sur scène et aussi dans le public. Pensez-vous que le fait d’avoir un gros label comme Verycords va vous aidez a trouver plus facilement des dates ?
Julian Izard. Je pense que ça va nous aider pour la promotion, on va réussir à se faire connaitre un peu plus des gens des médias, de ce qu’on pouvait nous connaitre. Après je ne m’attends pas non plus à des miracles d’un label. Un label c’est une maison de disques qui sont là pour vendre tes albums, mais ce ne sont pas eux qui vont te manager, te trouver des concerts. Malgré tout je sais que cela reste très compliqué pour la suite et pour continuer d’avancer.
Est-ce que c’est difficile de trouver finalement un booker, quelqu’un qui vous trouve des dates de concerts ou vous souhaitez rester autonomes et gérer tout par vous-mêmes ?
Julian Izard. Des agences de booking que ce soient des agences françaises ou étrangères c’est compliqué parce que tu fais des demandes mais en général ils te disent qu’ils n’ont plus de places dans leur roadster, ils n’ont pas besoin de toi. Ils savent que tu es un petit groupe et ce n’est pas toi qui vas remplir un Zenith. Ils ne sont pas forcément intéressés par toi. Tu es obligé d’évoluer par toi-même au maximum. Après ce serait bien de trouver un mec, c’est surtout pour avoir les contacts parce que bien que tu aies un beau CV cela reste compliqué.
“Wild Fire“ est le titre de l’opus et aussi le morceau qui ouvre le disque, il bénéficie d’une vidéo quel est l’idée derrière ce morceau et à travers le textes ?
Julian Izard. “Wild Fire“ résume les problèmes que l’on peut rencontrer tous, dans le monde actuel. Je crois que le monde part un peu en cacahouète que ce soit le monde où aujourd’hui on respecte la planète, enfin on essaie. Certains, que tu vois que cela ne touche pas tout le monde que tu en a plein qui s’en foute de tout ça. En gros c’est ce qu’on dit sur la pochette. Il y a un mec en bas qui essaie de s’enfuir de ce monde à moto et qui essaie de se barrer parce qu’il en a marre de tout ça. Alors on essaie de montrer un message positif en disant que c’est possible. On peut s’en sortir si chacun y met un peu du sien. Il n’y a pas de raison que le monde n’aille pas mieux mais aujourd’hui ça reste compliqué à beaucoup de niveaux.
“Angel of Darkness “ est un excellent titre aussi qui me semble plus travaillé, moins accessible à la première écoute, plus ambitieux. Comment est née cette chanson et en avez-vous d’autres déjà composé qui serait dans le même esprit ?
Julian Izard. C’est vrai que sur l’album on essaie de faire des morceaux plus courts et efficaces comme “Eternal Flame“, un refrain qui se retient mieux plus accrocheur sauf pour le dernier “Angel of Darkness“ où là on a laissé libre court à notre imagination. Dans notre tête on s’est dit ce sera un morceau long mais on a envie d’explorer plusieurs trucs, un petit passage acoustique au milieu. Tout ce qui est mélodique nous on adore. Sur celui-là c’est le morceau qui s’y prête bien par son thème et par ce qu’il dégage.
Comment sont nées ces sessions acoustiques très réussie qui ont été clippé et que l’on voit un peu partout sur le web et aussi sur votre site ?
Julian Izard. En fait on fait du heavy, on aime jouer avec du gros son saturé A côté on peut écouter du blues. On est musicien, on peut faire de l’acoustique on adore ça. Souvent quand on répète il y a toujours une guitare acoustique qui traine. Quand on est autour d’un barbecue on prend la guitare et on fait des morceaux entre nous, on chante. C’est en mode un peu soirée. 2025 on ne pouvait rien donner car on attendait les nouvelles de l’album. On s’est dit que ça serait cool de proposer cela au gens pendant l’été. Ça fait un petit bout d’été. Nous ça nous fait un petit défi, ça nous donne des trucs à bosser et que ça pourrait être sympa d’adapter plusieurs morceaux en acoustique comme ça.
Et ça passe super bien.
Julian Izard. C’est cool. Merci.
Votre nouveau single “Eternal Flame“ qui a été clippé est un de mes titres préféré comment as t’il été composé ?
Julian Izard. A la base je l’ai écrit à l’acoustique, genre je gratte ma guitare un soir d’été. J’aime bien me poser sur la terrasse tranquille. Il fait beau tu es bien avec ta guitare. J’ai trouvé la ligne de chant et le refrain avec la guitare et la voix. Je trouve que c’est une bonne manière de composer des bons refrains qui se retiennent. C’est parti comme ça après j’ai montré l’idée aux autres. On a développé le morceau tous ensemble. C’est comme cela que le morceau a été créé.
J’ai pensé aux Who, avec ce côté “Won’t Get Fooled Again“ au niveau du gimmick au milieu du morceau. Est-ce que c’est une influence pour vous aussi ?
Julian Izard. Oui bien sûr c’est un morceau qui reste dans le style heavy metal, mais qui va plus pencher sur du hard rock un peu plus FM parce que cela fait partie de nos influences. Survivor est un groupe que j’adore, ils ont des morceaux dans ce style-là. C’est tout ce que l’on écoute en fait. On se sent légitime dans le style qu’on fait même si on ne fait pas du heavy pur du début à la fin avec des morceaux en double grosse caisse, attaqué tout le temps. C’est vrai que c’est comme Wolf Attack, on a des morceaux qui diffèrent mais restent dans le même style. Je trouve que c’est cela qui est bien dans ce que l’on fait que l’on propose. On l’a déjà tenté en live et cela marche bien avec les gens. Ils sont bien réceptifs et chantent avec nous.
Je suppose que lors du concert du 24/01/2026 au Heavy Metal Breizh 2026 à Pluméliau-Bieuzy, Espace Droséra vous avez joué des nouveaux morceaux, notamment les singles ?
Julian Izard. Oui c’est ça. Même avant que les singles sortent, on avait déjà proposé quelques nouveaux titres aux gens en fonction d’où on se trouvait parce que c’est toujours bien de les tester en live. Parfois cela peut super bien sonner en studio mais quand tu arrives en live, toi-même tu ne le sens pas. Il y a un truc que tu ne sens pas comme sur l’album. Ceux-là oui, il y a beaucoup de morceaux sur l’album que l’on pourrait faire en live. C’est ce qu’on se disait en répète parce que là on bosse sur la nouvelle setlist que l’on va proposer. En fait c’était dur de choisir car on s’est dit que pratiquement tous les morceaux du nouvel album, on pourrait les faire en live. Ça passe très bien. Ça c’est cool aussi.
On a l’impression que cet album est taillé pour la scène. Vous pensez ouvrir les prochains concerts avec “Wild Fire“ qui débute l’album avec cette petite intro très réussi ?
Julian Izard. Exactement. Comme tu dis c’est réfléchi pour le concert et tu arrives en courant et bing à l’ancienne. De l’impact !
Au niveau des textes, est ce qu’il y a un texte important, plus personnel sur cet opus ?
Julian Izard. Oui il y en a plusieurs. Par exemple “Eternal Flame“ c’est plus un morceau perso de ma vie et de ma rencontre avec ma chérie aujourd’hui. C’était un peu comment on s’est rencontré grâce à la musique. C’est un morceau que j’ai écrit un peu pour elle du coup elle en est contente. Là elle ne le sait pas elle n’entend pas (rires). Il ne faut pas qu’elle ait le melon mais elle le sait en vrai. Rires ! “Ocean’s Cry“, j’aime l’univers marin tout ce qui est la faune aquatique. Sea Sheperd je soutiens beaucoup cette asso comme beaucoup d’artistes, c’est bien et c’est une bonne chose. Ce morceau parle du respect qui n’est pas là, en fait tout le monde s’en fout. Pas tout le monde heureusement mais je pense que ce serait bien si aujourd’hui il y avait plus de gens qui se sentent plus mobilisé.
Quel sera le prochain single ?
Julian Izard. Oui ce sera “Eternal Flame“
Le 16 mai 2026 vous allez jouer au Heavy Sound festival et proposer un spécial H-Bomb en hommage à H-Bomb et à ton père Didier Izard qui avait joué dans ce festival le 10 juin 1984 aux cotés de Metallica, Motörhead, Twisted Sister, Mercyful Fate et bien d’autres, il y a 42 ans. Je suppose que là encore ça va être très fort en émotion !
Julian Izard. Quarante-deux ans. C’est un immense plaisir de pouvoir jouer là-bas, d’avoir notre nom sur l’affiche. Je ne sais pas si tu as vu le design de l’affiche, le même design d’il y a quarante ans en arrière. Le fond rouge écrit en blanc je trouve ça cool, c’est vraiment une bonne chose. A la base on n’était pas demandeur d’un spécial H-Bomb mais forcément les organisateurs nous ont demandé si on pouvait rallonger le temps de jeu pour faire des titres de H-Bomb spécialement pour ce show. On va faire quelques morceaux pour fêter ça. On est là pour fêter ce moment. C’est une bonne chose, on a du taff pour bosser les morceaux d’H-Bomb, chanter des morceaux du padré. C’est toujours émouvant. On verra bien les gens sont avec nous. Je pense que ce sera un bon moment.
As-tu déjà une idée des morceaux ? “Gwendoline“ c’est un titre que vous avez beaucoup joué aussi !
Julian Izard. Oui, pendant un temps avec Wolf Attack mais après on a arrêté de le jouer parce que c’est toujours compliqué pour moi sentimentalement. Je sais que mon père voulait qu’on évolue par nous-mêmes, il ne voulait pas trop qu’il y est H-Bomb derrière nous. Tu ne peux rien y faire, il y a souvent des gens qui nous parlent d’H-Bomb et ça continuera. C’est bien en fait il faut être content de cela. Je suis fier de ce que mon père a réalisé à l’époque.
C’est incroyable de penser que quarante-deux ans plus tard on parle encore d’H-Bomb, de l’album et de l’EP. Il y a encore des gens qui écoute et d’autres qui découvrent.
Julian Izard. Même quand on partait avec mon père à l’époque on arrivait dans une salle, il n’avait même pas commencé à jouer ou à installer le matos qu’il signait des dédicaces de ces albums qu’il avait vendu. C’était lui la rock star (rires).
Et après il cuisinait.
Julian Izard. C’est ça.
Est-ce que tu sais déjà les titres de H-Bomb que vous allez interpréter sur scène ce jour-là ?
Julian Izard. Normalement on va en jouer trois. Après faut qu’on les essaie avant, je ne peux pas te dire lesquels parce qu’il faut qu’on essaie tous ensemble voire si ça le fait parce qu’on est toujours pareil. Nous si on ne sent pas un truc, que ça ne sonne pas, on ne va pas le faire. Même si là ça reste quelque chose de festif, le but c’est de faire plaisir aux gens. Ce n’est pas comme nos morceaux à nous, on a vraiment quelque chose à dire et on est vraiment moustachu, on peut dire dans la rigueur. Les morceaux d’H-Bomb c’est plus un hommage. Même si ce n’est pas hyper carré, ce n’est pas le but, ce n’est pas ce qui est recherché. On va essayer de faire au mieux.
Vous avez enregistré avec Francois Merle (Guitariste /producteur de Manigance).
Julian Izard. Oui sauf la batterie qui a été enregistré par notre ingé son qui s’appelle Olivier et qui est près de Lyon. C’est lui qui a enregistré la batterie et a fait le mixage de l’album.
Lorsqu’on enregistre deux fois avec le même producteur, est-ce que cela change quelque chose ? Est-ce que vous étiez plus à l’aise ? Cela a-t-il apporté quelque chose de plus par rapport à la première fois ?
Julian Izard. Oui carrément parce que l’on se connait plus et lui nous connait mieux aussi, donc il sait ce qu’on veut, ce qu’on aime, et à quel point on peut être casse couille aussi, c’est normal.
Vous êtes perfectionniste.
Julian Izard. Oui parce que parfois il dit que c’est bien, mais nous on n’est pas convaincu. C’est compliqué. Il est toujours à l’écoute et là pour nous prodiguer des conseils mais il ne nous impose rien, c’est ça qui est cool. C’est l’ancien qui nous prodigue des conseils. En gros faites comme vous voulez moi je vous propose ça et vous n’êtes pas obligé de dire oui. Si ça vous correspond faites-le. En fait il nous aide a rendre le morceau encore plus beau. Il est là pour bonifier un morceau. Nous on arrive avec un morceau brut et lui va nous donner des idées, des conseils. Il m’a beaucoup prodigué de conseil dans les doublages de voix. Ce sont des trucs que je n’ai jamais appris. Il m’a montré comment trouvé les tierces, les quintes, qu’est-ce que tu peux changer comme note pour rendre ta voix encore meilleure, des doublures par moment. En fait c’est compliqué.
Pour conclure qu’as-tu envie de rajouter qui te parait important par rapport à l’album.
Julian Izard. Celui-ci a mis du temps à sortir, on a eu trop de recul dessus mais fier de cet album, du retour des médias. On voit que l’album plait, nous on est content et on espère venir jouer partout parce que c’est frustrant car il y a des gens qui nous demandent quand on va jouer en Normandie, à Bordeaux en Belgique où tu veux et nous ont aimerait jouer partout. Le problème c’est qu’il faut que les organisateurs soient là pour nous aider.
Merci et bravo pour l’album.
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