vendredi 17 septembre 2021

PAT O'MAY // Interview // Welcome To New World ... Septembre 2021.


A Shooting Idols, on aime Pat O'May. Pascal Beaumont l'avait déjà rencontré il y a 2 ans pour un échange riche et sincère, à l'image de cet artiste de grand talent. Aujourd'hui, pour la sortie de son nouvel album, et de son concert le 23 septembre au Café de la Danse, nous revoici face à lui pour vous faire partager nos bavardages, toujours passionnés, toujours passionnants.

Bonne lecture à vous.

 


Pour la sortie de ce 11ème album "Welcome to New World", peux-tu nous raconter comment tu as découvert la musique ?

PAT Je suis né dans une famille ou ça chantait tout le temps, y a des origines irlandaises qui viennent de mon arrière-grand-père. Du coup j’ai chanté très tôt, à l’époque c'était "Les chevaliers du ciel" de Johnny Hallyday. Y avait un intérêt pour la musique, personne n’était réellement musicien, juste on chantait. Puis mon premier choc musical ca a été Osmond Brothers avec le titre "Crazy Horse", d’ailleurs je l’ai repris sur l’album live des 23 ans de carrière. ça a été vraiment mon 1er choc. Et après il y a eu "Machine Head" de Deep Purple, et à partir de là je me suis dit que je voulais une guitare et c’est ça que je veux faire. Et depuis je fais ça  péniblement (rire).

Peux-tu nous parler de tes premières influences musicales ?

PAT Deep Purple forcément, y a eu Jeff Beck, Al Di Meola, Ange, Trust etc.  Tout ce qui se présentait à moi à l’époque qui était rock metal enfin quoique le mot metal n’existait même pas. Au début des années 80, Led Zep, Pink Floyd, il y a eu tellement de sources d'inspiration à ce moment-là c’était un feu d'artifice.

A quel âge as-tu commencé à jouer de la guitare, et de quel autre instrument joues-tu ?


PAT J’ai commencé la guitare assez tard en fait. Je fais partie d’une génération en France où on commençait la guitare assez tard. J’ai dû avoir ma première guitare vers 15 ans. Et puis du coup j’ai usé tous les vinyles possibles et imaginables pour travailler la guitare. J’ai appris en autodidacte, à l’époque y avait pas de vidéo pédagogique. Il y avait très peu de profs de guitare. Quelques annonces dans des magasins de musique... Pour la petite histoire, pour bosser tout "In Rock" tout "Machine Head" j’avais trouvé un caillou que je mettais sur le disque pour le ralentir et ça ralentissait carrément d'un ton et demi. Ce qui me permettait d'entendre et d’apprendre les notes beaucoup mieux et de les repomper  (rires). J’ai tellement ruiné le tourne disque que je pense que je n’ai jamais entendu ces morceaux-là à la bonne vitesse ! Et au bout de 3 ans je bossais 8 heures par jour en fait. A l’époque je ne faisais que ça. Un jour, un copain me dit "tiens y a un prof de guitare à la MJC, la maison des jeunes et de la culture hein (rires), qui s’appelle Patrick Duplan"... ça s'invente pas. Il me dit "va le voir" et donc je suis allé voir ce mec-là, et j’ai dû prendre 4 cours avec lui... Et le mec il m’a vu arriver, j’avais déjà tellement bossé la technique, il s’est dit "je vais lui ouvrir son horizon musical"... Du coup il m’a fait bosser du Blues, du Jazz, du classique, de la bossa nova, enfin tu vois un peu tout quoi... Mais pour moi c’est le meilleur prof du monde, ce mec m’a fait gagner 10 ans... Parce qu’il m’a tellement ouvert l’esprit... Je pense que je devais avoir ça en moi .Et il m’a fait révéler cette envie de mélanger tous ces différents univers. Ça m’a fait avancer très vite.

A 14 ans avec le groupe de Marienthal tu joues dans le monde entier, quels souvenirs gardes-tu de ces années-là ?

PAT Ah, on était jeunes, on croyait qu’on était des rock stars. T’imagines, t’a 18 balais, t’as la chance d’aller jouer un peu partout. T’as des fans qui te suivent, ça y est tu crois que c’est ça quoi... (rire) ça a été très formateur et ça m’a permis de relativiser tout ça ... La vie, elle n’est pas là, ce n’est pas que dans l’image, elle est surtout dans le contenu de ce que tu as envie de faire. Et ce groupe est mort de sa belle mort suite à des problèmes de maison de disques, de management, enfin voilà... Une vie de groupe quoi. Ça a été mes premières expériences professionnelles.
Quand J’ai enregistré l’album live, ça a été l’occasion de dire à tous les gars de Marienthal "venez sur scène avec moi on va jouer un morceau". C’était super parce qu’on n’avait pas rejoué ce morceau-là depuis plus de 30 ans. C’était énorme de pouvoir faire découvrir ce 1er morceau aux gens qui ont la gentillesse de me suivre depuis si longtemps.

Au milieu des années 90, tu commences une carrière solo avec en 1995 ton 1er album "Bob Up" suivi de "Kids and the War" en 1996. Après 11 albums, comment a évolué ta façon de travailler en studio ?

PAT Alors il y beaucoup de choses qui ont changé. Le fait de partir, de prendre l'option d'une carrière solo. Ça a été pour moi une façon d’acheter ma liberté musicale. Quand  tu joues dans un groupe, même si tu aimes ce que tu fais, tu crées l’univers musical d’un groupe. Et si tu as envie d’aller ailleurs c'est mort. Donc moi je ne voulais pas de limite, c'est pour ça que je suis parti en solo. Puis j’ai pris des façons différentes de travailler, je voulais absolument tout maitriser, de la composition à l'arrangement, à l'enregistrement. J’ai toujours été intéressé par le son, c'est fondamental pour moi. C'est aussi ça qui fait que ma façon d'écrire a changé avec le temps. Dans les années 70, on écrivait les morceaux d’une manière mais aujourd’hui le son fait partie intégrante de la composition du morceau. Ça a commencé au début des années 80, je pense à U2 "New Year’s Day", sans ce son c'est plus le même morceau. Donc j’ai travaillé vraiment sur ça, et ce qui m’a amené à travailler sur la production et à faire des musiques un peu plus longues, avec des humeurs différentes. Grâce à "Kids and the war", j’ai pu travailler avec Thalassa par exemple. L'écriture de Thalassa m’a appris à travailler dans l'urgence, quand j’avais un 6 minutes à faire j’avais 3 jours... Trouver l’idée, enregistrer... Faut aller super vite. Toute cette expérience m’a appris à me mettre dans cet état d'urgence, ce qui fait que maintenant quand j’ai besoin de composer je me laisse porter, et dès que j’ai une idée, je fonce je vais dessus pour la triturer, essayer plein de choses, mon processus de création il est plus comme ça. C’est un peu comme quand le matin tu vas bosser, t’es chez toi au petit déjeuner, tu prends ta voiture et tu commences à te mettre dans l’état d’esprit que tu arrives au boulot, et quand tu y arrives t’es opérationnel. Pour la musique je pratique comme ça.

Tu as joué avec des gens comme Ron Thal, Martin Barre, Alan Stivell, Dan Ar Braz, Pat Mc Manus, Barclay James Harvest, Alan Parson, Tri Yann et beaucoup d'autres, quels souvenirs as-tu conservé de ces rencontres ?

PAT Forcément, chaque expérience que tu vis avec des gens, musicalement c'est encore plus intense. Jouer avec Ron (Thal, Guns n’Roses) m’a appris beaucoup de choses, j’ai vu comment il bossait et j’avais envie de travailler comme ça. C'est pas pour essayer de l’imiter, j’en ai pas les moyens, mais Ron c'est tellement un extraterrestre… Pour moi la guitare c'est un outil, pas une finalité, elle est là pour permettre de raconter des histoires. Plus je vais avoir d'outils à ma disposition en technique mieux c’est. Ron fait partie de ces gens-là. Martin Barre, Patrick Rondat, Pat Mc Manus, en gros tous les gens avec qui j’ai travaillé m’ont influencé d’une façon ou d’une autre. Et même au-delà de la musique, les gens que je rencontre, les gens que j’écoute des fois dans des interviews ou autres, tout est source pour moi d'inspiration et d’évolution. Aller se balader en montagne pendant 4 ou 5 heures va me donner beaucoup plus de source d'inspiration que d'écouter le dernier album de machin ou de machin.


Comment crées-tu tes compositions, y a-t-il un déclencheur, un moment propice, ou une idée ?


PAT Comme je te disais, je joue très souvent, je peux envoyer une ligne de batterie sur l'ordi et puis je jam un peu dessus, et tiens y a ça qui arrive, et puis je tire le fil. Très rarement, il m’est arrivé de prendre ma guitare et de me dire allez tiens je dois raconter ça.

Donc tu y va plutôt au feeling ?

PAT Oui, je suis un peu comme ça, spectateur de qui arrive en fait.



Raconte-nous l'enregistrement de "Welcome to New World" ?


PAT
L'album je l’ai composé en novembre décembre 2019 et janvier 2020, juste avant le COVID. En général je m'enferme trois mois dans un gite isolé, je perds la parole. Histoire d’être complément concentré sur le projet, et pouvoir travailler à n’importe quelle heure sans faire chier qui que ce soit. Ya toute cette première phase d'écriture, et après on a répété avec les gars à qui j’ai envoyé les maquettes les arrangements etc... Puis on répète avec le groupe, on retrouve ce son qu’on a sur scène, cette énergie qu'on a en concert, pour moi c’est primordial. On a enregistré à l'ancienne, simplement. Je n’avais pas fait ça depuis très longtemps. De mémoire, ça remonte à mon 1er album, évidemment sans parler des live. Après on a rajouté quelques trucs, j’ai redoublé les guitares, mais toute l’ossature a été enregistrée live, avec plusieurs prises mais voilà. Et c’était un bonheur.
J’aime bien faire la prod de mes albums, les enregistrer, les mixer etc. Dès le début quand je commence à projeter un album, je me demande ce que je veux et comment je vais l’obtenir. Et après avec l’expérience (rire), avec mes vieux os, maintenant il y a des choses que je sais faire et d’autres non. Mais en gros je vois ce que je vais obtenir, ce que j’ai en tête, après tout le boulot c'est d’en sortir le mieux possible.

Y a-t-il un morceau que tu aimes plus qu'un autre ?


PAT Non, ils ont chacun une saveur différente. Après je pourrais peut-être te dire ça plus dans quelque mois. Par rapport à la scène, tu vois, ce morceau là on s’éclate plus que celui-là je ne sais pas, c'est possible. Aujourd’hui je lâche le bébé il ne m’appartient plus. L'idée c’est juste les morceaux qui sont dessus vont vivre leur vie. Bizarrement, c’est des fois les titres les titres les moins chargés qui sont les plus compliqués à écrire. Ce n’est pas une nouveauté, il y a beaucoup de gens quand je lis d’autres interviews qui disent ça. Par exemple, le premier morceau il y a énormément de chose dedans, plein de climats, on passe de l'électrique à l'acoustique on change des tempos. Enfin ce n’est pas forcément celui qui m’a pris le plus de temps, pourtant il fait 8 minutes. Je ne vais pas dire qu’il ne m’a pris que 8 minutes, mais bon (rires).

Tu as toujours aimé le mélange de la musique et de l’image, tu as collaboré entre autres sur des projets comme Thalassa pour une centaine d'émissions ? Comment travailles-tu dans ce moment-là ?

PAT C'est pas du tout le même exercice, quand tu fais de la musique de film, tu réponds à une commande. Avec Thalassa, l’avantage comme j’ai bossé presque 25 ans toujours avec le même real Yannick Charles, on se connait tellement, lui me pousse dans mes retranchements et moi je lui propose des choses qu’il n’aurait pas forcement mises. Ensuite, sur d’autres films, ce sont très souvent des commandes. Genre une fois c'était pour un scénario, "je voudrais un truc genre Pirates des Caraïbes"... "et c’est pour quand (rire) ", "pour la fin du mois"... "on va dans quel studio... avec quel orchestre symphonique on va enregistrer"... "Ya pas de budget" (rires). Après, on peut contourner les trucs, faire avec des instruments fake, avec les logiciels maintenant ça marche bien, mais au final c’est pas du tout un orchestre symphonique (rires). Sur mon album "Behind The Pics" j’ai travaillé avec l’orchestre symphonique de Sofia, et là on n’est pas avec des trucs en plastique c’est sûr. Les images peuvent être inspirantes et en même temps te limiter, parce qu’il ne faut jamais que la musique prenne le pas sur l’image. Il ne faut pas que le public commence à écouter plus la musique que de regarder ce qui se passe. On dit souvent une musique réussie c'est une musique que l’on n’entend pas... Et en même temps si on l’entend pas pourquoi en mettre (rire), quand je dis ça je veux dire il ne faut pas que la musique dérange le visionnage en fait. C'est une technique, au débit tu en fous partout, et puis petit à petit tu te rends compte qu’effectivement le real a raison, il y a trop de notes et ça sert à rien, tu es juste là pour compléter histoire qu’on raconte. A contrario, sur notre nouveau spectacle que l’on va faire, là il y a de l’image et ça sera le contraire, il ne faut pas que l'image prenne le pas sur la musique. C’est un exercice que j’aime beaucoup, trifouiller, faire le montage vidéo, tout ça ça m’éclate.

Est-ce que l’on peut penser un jour voir tout ton travail sur ces bandes son voir le jour en CD ?


PAT On en a parlé un moment, quand il avait "Les Côtes d'Europe vues du ciel" qui a été un vrai succès pour Thalassa, vendu dans  80 pays dans le monde. Un truc de dingue. Mais à l’époque ça ne s’est pas fait. Mais c'est quelque chose auquel je pense. Peut-être un jour sortir un truc genre "THALASSA YEARS". Je ne sais pas, mais pour moi en tout cas ça me faisait plaisir de les voir sortir. Après, quand tu fais de l’illustration musicale, c'est souvent pas des morceaux de 3 minutes, des fois c'est juste des passages très court, 1 minute 30. Alors comment faut faire on verra dans l'avenir qui sait. Why Not.

Comment as-tu vécu cette année de confinement ?

PAT Comme tout le monde, je pense que personne ne s'est senti bien durant cette période.  Nous ça a été très très brutal parce qu’on était au début de la tournée des "Trois Pat" avec Pat Mc Manus Patrick Rondat et moi. On était à trois quart d'heure de la salle du Forum à Vauréal en partant de Bretagne, on savait que c'était mort pour la tournée mais on pensait faire au moins vendredi samedi et le dimanche quoi. A l’approche de la salle, coup de téléphone, le couperet tombe "vous ne jouez pas ce soir voilà".  Heureusement on a quand même dormi sur place le soir, l’équipe du Forum de Vauréal est absolument géniale, on était tous dans le même bateau, je me rappelle de Sally la manageuse et la compagne de Pat Mac Manus en train de prendre le téléphone "est ce qu’on va pouvoir aller tourner en Irlande... On en est où..." Je me rappelle de James "je vais perdre ma maison je peux plus bosser c'est fini", voilà les débuts ont été assez durs. Ça a été très violent, je me rappelle d'un retour très silencieux. Après moi je me suis mis dans le truc, on va pas laisser tomber on va y aller on avance on avance. Et on pensait surtout qu’on partait pour trois mois quoi. Et que l’été ça allait repartir... et ce n’est pas reparti. Je me rappelle de Michèle, ma manageuse qui avait travaillé tellement pour monter cette tournée, on sait tous que c’est hyper compliqué. Et voir tout ce travail s'effondrer, ça a  été vraiment difficile à vivre. Et petit à petit, j’ai senti que ça virait à la léthargie, moi qui d’habitude arrive à gérer 2 3 projets, le stage de guitares que j’organise, un album, des musiques de film… Là je n’ai plus fait aucune musique de film pendant ce temps-là simplement parce que je travaille avec des mecs qui filment à l'étranger, et comme plus rien ne pouvait sortir... Après c’est revenu, et fort heureusement tout ça et derrière maintenant, mais oui ça a été assez compliqué, je connais des musiciens qui ont tout arrêté, et encore on est en France ! Je me rappelle au téléphone avec Martin Barre, voilà Roger est devenu peintre en bâtiment parce que voilà le mec tourne dans le monde entier et la stop tout s’arrête.  Ça a été une vraie catastrophe pour tout le monde. On n’en est pas totalement sorti ça s’ouvre un peu, on espère que les gens ne vont pas trop hésiter à venir sur les concerts, je crois qu’on a tous envie de se retrouver c'est ça le plus important.

Si tu devais te définir quelle serait la phrase ou une devise ?

PAT Waouh prend ta tête et voyage... J’ai fait une fac de philo ça aide (rires) j’étais pas dans les meilleurs mais bon (rire)

Y va-t-il un artiste ou un groupe avec lequel tu aurais rêvé de jouer ?

PAT J’aurai rêvé enfin j’ai rêvé faire une jam avec Gary Moore, ça a failli se faire grâce à Martin Barre car ils étaient amis. A l’époque, je jouais avec Martin, malheureusement Gary est parti et ça s'est pas fait. Il y avait une soirée remise de Grammy, il y avait une jam prévue après, et Martin me dit "allez vient on y va" et pour finir hélas ça s'est pas fait.

Pour finir, si tu ne devais conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait ta sélection et pourquoi ?

PAT Un disque, probablement "Dark Side Of The Moon" de Pink Floyd, parce qu’il y a vraiment tout dedans, il y a dans ce disque des fondements de tout ce que la musique est devenue après. Par rapport au son notamment ce qu’on disait tout à heure. Après un autre jour ça serait un autre album mais là tout de suite c’est celui-là (rires). Un bouquin "La mort est mon Métier" de Robert Merle, qui est un roman sur un boucher d’Auschwitz, comment il est arrivé à se laisser entrainer dans le Nazisme, son père autoritaire, son parcours, c'est très bien écrit, ça explique comment le mec se laisse glisser dans un truc et n’a jamais l’impression d’être dans le mal. C'est assez intéressant et puis à la fin il y a la libération et là tout lui revient en tête "Je n’ai pas fait ça quand même"... Le 3ème, trouver un moyen pour decovider la planète, c'est bien ça...


Paris 3 Septembre 2021
Thierry Cattier  - Photos : Th Cattier / Shooting Idols.

 

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jeudi 16 septembre 2021

ROBERT JON & THE WRECK // Live Report // Paris @ Les Etoiles Mardi 14 Septembre 2021.

 
Un petit séjour de 2 jours à Paris pour nos petit ricains de Robert Jon & The Wreck. Arrivés d’Allemagne par le dernier vol ce dimanche soir pour enchainer avec notre DJ préféré, Monsieur Georges Lang Himself pour un direct sur RTL dans la foulée.

Le lendemain, pas le temps de courir les magasins de disques, juste le temps d’entamer une bien belle journée de promo, interviews et photos pour les médias français qui s'en lèchent les babines.

Mardi, journée sur les chapeaux de roues, rendez vous est pris pour ce soir à 21 h avec ce concert tant attendu. En effet le groupe n’était pas venu en France depuis le 16 juin 2019 à la dame de canton. Ce soir, le groupe de première partie n'est autre que Cotton Belly's, un de nos excellent groupe Français. Bon choix pour ouvrir cette soirée. Il fait très chaud dans la salle des Etoiles, le public s'amasse de plus en plus et 21h 10 Robert Jon & The Wreck entre en scène avec en intro une version très efficace de "The Devil Is Your Only Friend" le ton est donné pour ceux qui en douteraient encore, devant nous sur cette petite scène des Etoiles, ce groupe de rock sudiste est au top.

C'est leur 3ème passage parisien, avec la sortie de leur nouvel album "Shine A Light On Me Brother" et d'un live qui arrive sous peu... Le public est conquis, la chaleur aussi dévastatrice que la musique nous montre à quel point ce groupe Robert Jon & The Wreck est en train de prendre une bien belle place au sein de cette musique que l’on aime. Une teinte d'Americana se mélange à un gros son de rock Sudiste. Le groupe enchaine les titres, "Work It Out", le public conquis répond au groupe en frappant dans ses mains sur un très fougueux "Everyday".
Il va sans dire que ce soir le public fan des Allman Brothers Band ou de Lynyrd Skynyrd y trouve son compte. Puis c'est le tour d'une belle ballade couillue "The Death Of Me".
Avec un "High Time" à vous couper le souffle, ceux qui n’étaient pas présents au deux précédents passages parisiens ont pris une grosse grosse claque.

Puis vient l'intro slidisé à mort de "Don't Let Me Go", pas le temps de souffler, ça joue grave et on a tellement besoin de musique, surtout pas envie de les laisser partir. Puis un "Old Friend" rythmé par les mains du public sur les passages a capella de la chanson, séquence émotion.
Puis "Cold Night", une jam de plus de 15 minutes digne de nos plus grands, où les guitares et les claviers se mélangent en joute musicale pour clore en beauté ce concert. Avant un rappel "Glory Bound", cerise sur le gâteau pour clôturer avec la douceur et la beauté de ce titre monstrueusement touchant, leur "Freebird" à eux en un mot génial quoi.

Ce groupe ne va pas en rester là, on murmure déjà un prochain passage dans notre capitale... On prend les paris que la bonne parole va vite se répandre chez nous, alors vite vite on vous attends les gars.
Avec ce putain de feeling qui vous caractérise, revenez vite, on vous aime.

SetList :

The Devil Is Your Only Friend
Do You Remember
Hey Hey Mama
Work It Out
Everyday
Oh Miss Carolina
The Death of Me
Blame It on the Whiskey
High Time
Ain't No Young Love Song
Don't Let Me Go
Shine a Light on Me Brother
Old Friend
Cold Night
Glory Bound

Thierry Cattier  - Photos : Th Cattier / Shooting Idols.

mercredi 15 septembre 2021

MISSRI // Chronique CD // "Vogue La Galere" Sortie le 18 Juin 2021.

 
Artiste : Missri
Album :
Vogue la galere
Date de Sortie :  18 Juin 2021.
Label : Juste Une Trace / Socadisc
Genre : Bluegrass Folk Electrique

Ce vieux routard du blues et du rock nous sort enfin son premier album.
Sa musique et sa passion pour les instruments à cordes transpirent dans ce disque. Le bluegrass, la country, le rock alternatif sont ses terrains de jeu favoris. Il participe d'ailleurs à de nombreuses formations (Jay & The Cooks, Jamasutra, Country Joe & The Fish...). De ce fait, le CV présenté par les musiciens présents ici est impressionnant.
Paul Susen au violon, Christian Poidevin à la guitare et harmonica, Marten Ingle à la contrebasse, Marty Vickers à la batterie, et Jean-Marie Daviaud à la mandoline, ont le privilège d'accompagner Missri pour ce voyage.

Etant le compositeur, mais aussi l'auteur, Missri nous embarque sans réserve dans son univers. Très risqué, le pari de chanter ce style de musique en français se révèle payant.
Une spontanéité évidente, une inspiration en béton, voilà qui hissent notre ami au niveau des plus grands bluesmen hexagonaux.
Voilà une très bonne raison d'écouter cet album et de ne pas le lâcher. C'est un petit bijou qu'il ne faut pas rater.


Les Titres :

Toutes voiles devant
Un baiser dans l'espace
Son truc à elle
Tout est possible entre vous deux
Cartels du rêve
Je t'ai fourni la corde
Action 18 désir 22
Elle ne dit jamais peut-être
La limite des usages
La vraie nature de l'homme
Avida Dollares


Ricken 


lundi 13 septembre 2021

PRISCA DEMAREZ // Interview // VRAIe ... Juillet 2021.


Repérée en 2005 pour jouer la jeune première de « Titanic » le musical alors qu’elle chantait, à l’image d’Edith Piaf, dans les petits cabarets Parisiens, Prisca Demarez est aujourd’hui une artiste reconnue de la scène musicale française.

C’est en comédie musicale que Prisca peut déployer toute l’envergure de son talent. Sous la direction de Sam Mendès, Trevor Nunn, Ladislas Chollat… elle enchaine les premiers rôles de comédies musicales mythiques : « Avenue Q », « Blanche Neige », « Titanic », « Cabaret »…

Après une série de concerts où elle interprète les plus grands génériques de James Bond avec un orchestre philharmonique, elle nous présente aujourd’hui son premier seul en scène musical : VRAIe !

Un spectacle sur Paris, un mélange d'humour de sensibilité et un soupçon de chanson. A découvrir en urgence.

Aujourd’hui avec cette interview, venez découvrir son univers et en savoir plus sur Prisca Demarez.



Tout d'abord, peux-tu nous parler de ton parcours, de tes origines, tout ce qui t'a construite et qui t'a amenée là où tu es aujourd'hui ?

Prisca : J’ai un parcours super atypique, dans ma famille on est 4 filles, et à 6 ans j’ai dit que je voulais être comédienne chanteuse et danseuse. Du coup j’ai dû faire un parcours plus classique pour rassurer ma famille, donc j’ai passé mon bac et j’ai passé un diplôme de psychomotricienne. Je suis partie à l’ile de la Réunion travailler à l'hôpital. Et là-bas, loin de ma famille, je me suis autorisée des choses que je n’aurais pas osé. J’ai commencé à chanter dans les bars et les hôtels et en même temps à faire de l’improvisation théâtrale. C'est là que j’ai rencontré Papy mon metteur en scène, et c'est là que j’ai fais ma première comédie musicale et j’ai été embauchée par une radio. Puis j’ai commencé à écrire, et je suis rentrée à Paris parce que tous les gens que je rencontrais là-bas me disaient "bouge et bas toi". Sauf que tout le monde m’avait prévenue que ce serait galère, je n’avais pas imaginé à quel point. Du coup à Paris il a fallu recommencer une école de théâtre, des cours de chant, repartir de zéro. Beaucoup de galères et beaucoup de bonheur. C’est ce que je dis à mes élèves tout le temps, le principal c’est de pouvoir en vivre. Pourquoi, parce que l’on est artiste, on devrait être Marion Cotillard ? Pour une Marion Cotillard, combien de milliers de filles absolument pas connues avec un talent extraordinaire ? Je dis toujours "ne cherchez pas à être des stars. Star, c'est un accident, déjà ayez le bonheur et la chance d’en vivre". Vivre de sa passion c'est déjà un cadeau énorme.

Y a-t-il eu des étapes clés qui t'ont fait évoluer, des rencontres ?


Prisca : Les étapes clés, c'est beaucoup à la Réunion. J’ai fait un stage de chant sur un week-end avec Claudia Philips et à la fin elle m’a dit "ça c'est ta vie, tu es faite pour ça Prisca", j’ai fondu en larmes en me disant je ne peux pas... J’ai pas le droit ... Et en fait il m’a fallu du temps pour me libérer de tout ça, le spectacle "VRAIe" il est aussi là pour dire aux gens « Tictac tictac, quand est-ce que tu prends tes rêves en main, ta vie est en train de couler là »... C'est ça l’urgence. Donc Claudia Philips qui me dit ça, beaucoup d’artistes que j’ai rencontrés pendant des interviews pour la radio qui me disaient aussi "mais que ce que tu fais là". Et puis Papy en stage d'impro qui m’a dit "Prisca il faut qu'un jour tu fasses un one" et après je suis rentrée pour faire de la comédie musicale j’ai tout repris de zéro. Les grandes rencontres aussi c'est Raymond Aquaviva mon directeur d'école de théâtre. Raymonde Viret qui a été ma prof de chant pendant des années et qui m’a appris beaucoup beaucoup de bases. Après il y a des grands spectacles qui sont des rencontres aussi. Pour moi chaque spectacle, chaque rôle est une rencontre aussi, ça peut te marquer à vie ça. Notamment le rôle de Grizabella dans "Cats". C'est un personnage qui m’a marquée, tout comme le rôle de Kate Monster dans "Avenue Q", là j’ai appris qu’un personnage c'est lui c'est elle mais ce n’est pas soi. On se projette dans autre chose.

Tu as une biographie impressionnante depuis 15 ans : théâtre, musique, mannequinat... Peux-tu nous parler de toutes ces expériences ?


Prisca : ah ah J’aime bien ça avec chaque question on pourrait écrire un bouquin. (RIRE)
Mannequinat ça me fait rire parce que c'était un de mes rêves de gamines de me dire un jour je serai mannequin et en même temps ben non je n’ai pas la taille du mannequin et je n’aurais jamais imaginé être mannequin, c'est sur une série télé que j'ai tourné il y a longtemps qui s’appelait "Soaperette" qui malheureusement n’a pas eu de succès. J’étais habillée par un jeune créateur, Eymeric François, et ce qui est drôle c’est qu’on s’est retrouvés aujourd’hui, c’est lui qui a fait mes costumes dans "VRAIe". A l'époque il m’a proposé de chanter pour son défilé, et du coup je suis devenu son égérie et ça a été le début d’une aventure avec Eymeric qui a duré 5 ans. Au premier défilé, j’étais avec ses 2 mannequins fétiches qui faisaient toutes les deux 1 m 80 sans talons... D’un seul coup moi la naine au milieu, du coup il m’a mis 19 cm de talons en me disant "t’inquiète pas, un podium c'est 35 mètres 50 mètres... " Et là, c'était l'Orangerie de Versailles donc ... On devait traverser en entier, il avait 350 mètres aller-retour + un escalier... le tout avec un corset (rires) voilà ma première expérience... Après j’en ai fait plein, je me suis régalée, on a créé beaucoup de choses avec Eymeric, c'était un vrai bonheur et de le retrouver pour "VRAIe" : je savais que lui il saurait tout de suite comment habiller ce personnage parce qu’il me connait vraiment très bien.
Après le théâtre, c'est mon grand dada, malheureusement on est beaucoup régi par le "Il faut un NOM" et j’en parle beaucoup dans mon spectacle.
Je rêve de pouvoir rejouer. J'ai joué des rôles qui étaient très prenants, très durs, de vrais rôles dramatiques... et j’aimerais retourner à ça. Rejouer du Shakespeare, du Anouilh, du Duras, ou des textes même plus modernes avec des beaux personnages, moi j’adore ça. Sortir complètement de humour et aller dans la grande tragédie… j’aime passer d’un style à l’autre. J’ai toujours ce dilemme, quand je chante ou quand je fais de la comédie musicale, le théâtre me manque souvent, et quand je fais du théâtre, le chant me manque. Du coup je passe ma vie à chanter pendant que tout le monde s'échauffe.




On ressent une espèce de frénésie dans ta présence scénique, comme un rêve de petite fille qui se réalise : pourtant tu as démarré comme psychomotricienne avant de te tourner vers le monde du spectacle : comment t'es venue cette envie ? Est-ce que tu y as toujours pensé ?


Prisca
: Oui en fait j’ai commencé vers l’âge de 6 ans, je passais ma vie à chanter je me souviens pas d’un moment sans chanter en fait. Quand on allait chez ma grand-mère le week-end je créais des chansons déjà pour ma famille, des trucs nuls, et j’étais super fière quand j’arrivais chez ma grand-mère on me faisait monter sur un tabouret et je chantais. J’ai toujours eu le bonheur de donner du plaisir en chantant, en blaguant, en imitant. Je m’amusais à imiter tout le temps les gens que j’entendais, j’aimais faire rire. J’ai découvert West Side Story, et c'est waaow les gens chantent et dansent dans la rue... Après quand j’étais psychomotricienne, j’ai choisi ça parce que j’ai toujours aimé le contact avec les gens, le soin et l’enseignement. C’était une façon pour moi de me servir de tout ce que j’aime, je chantais pour les enfants, le public, bouger sur de la musique avec des enfants handicapés, des enfants en fauteuil... Trouver un mieux-être avec la musique, ça fait partie des choses que je voudrais retrouver, je suis en contact avec des gens en soins palliatifs et je voudrais pouvoir partager un moment, juste pouvoir chanter, murmurer. Moi j’ai eu ce cadeau la donc j’ai très envie de le partager. C’est dans mes tiroirs quelque part. Mais il faut attendre que monsieur COVID s’en aille ...

Aujourd'hui tu présentes le spectacle "Vraie" qui est ton premier show seule sur scène : parle-nous de ce projet, comment tu l'as écrit, monté ?

Prisca : Alors je suis seule et pas seule... Ça faisait deux ans que j’essayais d’écrire un spectacle seule en scène qui est dans mes tiroirs qui s’appelle "JOUE". Il y a deux ans je suis partie en vacances en emmenant le cahier avec moi. Et là, coup de fil de John, mon pianiste, qui était à Avignon et me dit "je m’ennuie... et je voudrais refaire quelque chose avec toi". Et je lui dis "ben si tu veux à la rentrée on se loue une salle à deux. On fait une pub et on remplit deux dates avec un tour de chant ça te dirait ? " Et donc je note les chansons que j’aurais envie de prendre et en fait chaque chanson ayant une histoire... j’ai commencé à tester les chansons là où j’étais en vacances, et puis je racontais mes histoires. Et les gens me rappelaient le lendemain en me disant "on en rit encore"... Ou alors "quand tu racontais ça c’était vrai ou pas ?" du coup j’ai rappelé John, "faut qu’on se retrouve à la rentrée". On a fait un premier brouillon avec les titres, les anecdotes, et j’entendais toujours une voix dans ma tête en dehors du piano et du chant, je ne savais pas ce que s'était. Et un jour en allant voir un spectacle, je vois Erwan sur scène c’était "Color" le spectacle d'impro, et je lui ai dit "c'est toi que j’entends dans ma tête". Et il ne m’a pas prise pour une folle... deux jours après on faisait une lecture devant Papy parce que je voulais son avis. Et il m’a dit c'est incroyable ton truc il faut que tu écrives plus. On a construit l’histoire de "VRAIe".

Tu sembles autant à l'aise dans les comédies musicales que dans le théâtre classique : est-ce que finalement être un artiste, c'est savoir développer toutes ses facettes pour couvrir une grande amplitude de projets artistiques ?

Prisca :  Je dis toujours à mes élèves de développer plusieurs cordes à leurs arcs. Les gens n’aiment pas qu’on sorte des cases. J’aime à dire que je suis une petite fille qui joue dans sa chambre avec des Playmobil, autant de drames que de choses drôles, des choses sérieuses ou légères. Et je fais la même chose dans ma vie d'artiste. On dit beaucoup de "VRAIe" que c'est un grand huit d'émotion et que l’on passe d’une émotion à une autre c'est ça mon dada, c'est ça que j’aime.

Tu as été choriste pour Laurent Voulzy et Benabar, peux-tu nous raconter ces moments et quelles anecdotes en gardes-tu ?

PriscaVoulzy énorme, anecdote incroyable. C’était pour la fête de la musique et c'était au Zénith. Faut imaginer ce que c’est le Zénith, d’un seul coup il y a 8000 personnes devant toi. C'était plein et j'étais choriste derrière et en fait j'étais effrayée. Avant d’entrer en scène je me mets à trembler, trembler comme une feuille de peur. J’ai senti deux mains sur mes épaules qui ont commencé à me masser le dos et j’ai entendu "Ne t’inquiète pas, ils sont venus me voir, en fait 8000 personnes c'est rien tu vas voir" du coup c'était Laurent Voulzy... Adorable.
Benabar c’était avant qu’il soit connu, il répétait au studio bleu j’étais là parce qu’il avait besoin de choristes pour participer à une émission pour chanter "Maritie et Gilbert Carpentier", lui aussi était adorable. J’ai fait une émission de Drucker, une tournée sur les années 80 où ils avaient besoin de choristes capables de chanter en direct et pareil je me suis amusée comme une folle. J’ai adoré être choriste de tous ces gens-là, et après je me retrouve chez Drucker en invitée, j’ai aimé tout ça.

Ton spectacle s'appelle "Vraie", c'est une ode à l'authenticité et à la guerre aux apparences : mais est-ce que toutes les anecdotes sont vraies ? Même pas un peu arrangées ?

Prisca : Alors tout est vrai. Bien sûr elles sont assemblées, arrangées de manière à ce qu’elles s’encastrent. Par exemple l’histoire du prince saoudien qui me demande "Love Story", en fait il m’a effectivement demandé "Love Story", et je ne connaissais pas les paroles, et le Clef d’or est arrivé avec le texte imprimé, les Clefs d’or sont des gens qui ne sont absolument pas humains, ils ont des oreilles partout. Et je me suis retrouvée assise à côté du Prince, micro en main à trembler comme une feuille à chanter une chanson que je n’avais jamais chanté de ma vie. Effectivement quand il est revenu il me faisait appeler, par contre il ne m’a pas redemandé Love Story, j’étais au bar, lui au restaurant, il me fait demander et il était dos à moi, et sur son verre en cristal il fait ding ding, tout le monde se retourne moi là je la sens bien ma robe Tati au milieu de ces gens de la haute société, et là il dit "je voudrais la vie en rose" et là je me dit ouf je la connais et deux secondes après je me dis, euh a capella du coup à poil en fait, et voilà c'est parti j’ai dû chanter "la vie en rose" toute seule au milieu de tout le monde a capella...  Voilà la vraie histoire, dans le spectacle il me demande "la vie en rose" et je pars en vrille et je chante autre chose, mais parce que c’était plus drôle comme ça.

Est-ce que ton spectacle évolue, rajoutes-tu des choses ou des éléments ?

Prisca : J’en rajoute, j’en enlève, je suis très à l’écoute de ce que l’on me dit. Dès que l’on vient souligner quelque chose qui n’est pas juste ou que l’on comprend pas. Notamment quand on a arrêté 7 mois, j’ai passé énormément de temps à retravailler sur "VRAIe", surtout sur le démarrage du spectacle qui n’était pas assez clair. J’ai beaucoup cherché comment l’améliorer pour que les gens puissent être embarqués. Je voulais créer un manège, les gens s’installent dans le fauteuil et comme à Disney on se laisse transporter et ça part dans tous les sens. Donc oui ça évolue tout le temps, je viens de faire rentrer un nouveau personnage, c'est Dalida qui débarque dans le spectacle… Le stand up est une nouvelle gymnastique pour moi, en fait c’est parler au public mais il y a un texte et il faut que le public ait l’impression qu'il n’y ait pas de texte, c’est extrêmement difficile. Il y des moments où je suis trop dans le texte, ça se sent je suis encore dans la maitrise. Je recherche ça, je suis une perfectionniste.

Donc quand tu sors de scène tu t’analyses encore ?


Prisca :  En sortant de scène je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas parce que je ne me sens pas à l’aise donc il faut que je bouge ca.
Après je suis sous adrénaline, il me faut quelques heures pour redescendre, la semaine je m’y replonge j’y retravaille tout le temps, je recherche, je fouille. En fait je suis à la recherche de la justesse, toujours et encore. La difficulté c’est réussir à faire tout ça en étant hyper juste et hyper détendu, que les gens aient l’impression que je suis dans leur salon et que je leur raconte des choses simples. Une représentation, c’est remettre au présent, on ne peut être juste qu’en remettant au présent ce personnage qui lui vit pour la première fois. Quand tu arrives à toucher ce présent-là, tu vis des moments magiques avec le public et c'est ça que je cherche.


Comment procèdes-tu pour écrire les textes de tes spectacles, est-ce qu'il y a un élément déclencheur ?

Prisca : Ben là l’élément déclencheur ça a été John "je voudrais faire un tour de chant avec toi". Et le deuxième est en écriture, il sortira après. Il est plus long en gestation (rires). J’aime bien citer Thomas Pesquet, je suis fan et je l’entendais dire un jour "Plus vos rêves sont hauts, plus vous devez travailler à la hauteur de vos rêves" et du coup pour moi l'urgence c’était de dire aux gens "Personne ne peux t’empêcher hormis toi-même de réaliser tes rêves". Voilà.

Monter sur scène pour un spectacle comme "VRAIe", avec tous les éléments personnels que tu y as mis, est-ce quelque part une thérapie ?

Prisca : Non, parce que la thérapie je l’ai faite avant. En revanche, j’avais envie de prendre les gens et faire "clic, maintenant que tu es bien accroché alors on y va..." et le but c’est que tu sortes de là avec "Qu’est que je fais-moi ? " Qu’il y ait quelque chose à l’intérieur qui ait bougé. Si j’arrive à faire ça pour un ou deux personnes sur 100 je suis ravie. C’est vraiment ça. A la fois je suis liquéfiée de peur à chaque fois que je monte sur scène, mais il y a cette envie d’embarquer les gens. Bon, j’étais pas fière quand il y a eu papa et maman dans la salle ça m’a fait tout bizarre, y avait un côté je vous rends tout ça.

Quelles sont tes influences : cinématographiques, musicales, littéraires ?

Prisca :  Pour le littéraire, Romain Gary et Barjavel, deux univers totalement différents... Romain Gary ce qui me fascine c'est sa capacité à rentrer dans chaque personnage. C’est incroyable, il est chaque personnage. Barjavel, parce qu’il a un univers fantastique que j’adore. J'aime beaucoup lire, il faudrait une vie pour pouvoir lire tout ce qu’on aimerait lire. C’est terrible.
Pour le cinéma je suis très cinéma américain... Mais ça fait un moment que je ne suis pas allée au cinéma, je suis devenue comme tout le monde, dans la facilite du Netflix. Je regarde des séries, ce que j’aime c’est qu’on suit un personnage pendant des années, je trouve ça hyper intéressant et passionnant de pouvoir faire évoluer un personnage parce que l’on n’a pas le temps dans un film.  Je trouve ça passionnant de rentrer dans ces détails-là.
J’aime les interprètes et je suis heureuse parce qu’en France ça revient. Quand je vois une fille comme Pomme, je me dis on retrouve des textes, et Barbara Pravi qui chante "voilà voilà", il y a une vraie quête de sens, c'est ça que j’aime.
En comédie musicale c’est pareil je suis très américaine, quand je suis rentrée à Mogador pour travailler "Cabaret", j’avais l’impression que l’on parlait le même langage, cette exigence de travail c'est ce que j’ai aussi dans "VRAIe", c'est Barbra Streisand, Liza Minnelli, Judy Garland, toutes ces grandes dames, toutes ces grandes voix c'est mon école je travaille là-dessus tout le temps.  

Comment as-tu vécu la période de pandémie et les restrictions ?

Prisca : Justement j’ai énormément travaillé, j’ai remis beaucoup de choses à plat. Mais au début je l’ai très mal vécu. Et c'est une amie qui habite en Vendée qui m’a eu plusieurs fois au téléphone s'est rendue compte que ça faisait 15 jours que je faisais le ménage dans mon appart qui n’est pas grand...  et là elle m’a dit "Tu prends tes cliques et tes claques et tu viens chez moi". Je me suis retrouvée à la mer et c’est là que je me suis mise à écrire, à travailler, j’ai passé 5 heures par jour à fouiller les techniques pour travailler ma voix, du coup ce temps a été une richesse incroyable. J’ai beaucoup bossé, à me promener, à prendre l’air mais à bosser bosser bosser. J’ai adoré retravailler le fond, ça a été un moment de formation.

Pour finir, si tu pars sur ile déserte et tu ne dois conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Ta sélection et pourquoi ?

Prisca : Je peux emmener Bradley Cooper ou pas ... si c'est le cas on aurait besoin de rien (rires).
Peut-être une machette pour découper les noix de coco... C'est compliqué une ile déserte je pense que je ferais de la méditation et du yoga, sinon j’exploserais sur une ile déserte, moi je suis toujours en train de changer tout, tout le temps. Les meubles chez moi ils passent leur vie à changer de place. Et du coup changer les noix de coco de place ça va être compliqué.
Non je vois que Bradley en fait, une vie à étudier Bradley Cooper... (rires).

 

Théâtre de l’Archipel : 17 Boulevard de Strasbourg 75010 Paris
Réservations : 01 73 54 79 79 / Site Internet : http://www.larchipel.net
A partir du jeudi 30 Septembre tous les jeudis et vendredis à 20h00 jusqu’au 14 Janvier 2022

Artiste et Auteure : Prisca Demarez
Accompagnée par John Florencio (piano) et Erwan Le Guen (violoncelle)




Juillet 2021 - Th Cattier - Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

BECOMING LED ZEPPELIN: Official Venice Teaser Clip

 

Regardez le premier extrait du documentaire de Venise,
"'BECOMING LED ZEPPELIN". 2021 Paradise Pictures Ltd


mardi 7 septembre 2021

SAME PLAYER SHOOT AGAIN // En concert @ Paris au New Morning le 14 septembre 2021.

 

L'endroit où il faudra être présent le Mardi 14 Septembre 2021.

SWEET SCARLETT // Interview // Into The Deep ... Aout 2021.


Aujourd’hui pour passer du mode vacances d’été à un mode reprise du mois de septembre avec les concerts, les sorties de disques et tant d'autres choses, il est temps de mettre à l'honneur les 4 musiciens de Sweet Scarlett, Caroline Erdman (Chant) – Patrick Hiblot (Guitare) – Vincent Hiblot (Basse) – Rémi Hiblot (Batterie) après la sortie en ce début d’année de leur très bon cd "Rockin' That Soul". 

Après les avoir découverts en 2019 au festival Rock'N'Fest de Chauny, voici aujourd’hui l’occasion d'en apprendre un peu sur eux. 

Shooting Idols a le plaisir d'accompagner votre rentrée, sans plus attendre place à la famille très rock de Sweet Scarlett.




Quelles ont été vos premières découvertes musicales et idoles à chacun ?

Patrick : La première fois que j’ai entendu Triangle c’était à la radio, j’ai tout suite accroché, c’était vraiment autre chose que la variété de l’époque. Et après j’ai découvert Jimi Hendrix, Deep Purple, Led Zep, les Who et tous les supers groupes de l’époque.

Caroline : Mes parents avaient des goût très éclectiques en matière de musique, j’avoue que j’avais un échantillon assez vaste pouvant aller d’Aznavour à Supertramp en passant par Téléphone ou Genesis… En grandissant je me suis prise de passion pour 2 figures très différentes dont les histoires et les voix me touchent : Marylin Monroe et Janis Joplin.

Rémi : Lorsque j’avais 5ans AC/DC avec l’album Powerage

Vincent : IAM et Bob Marley

Racontez-nous un peu votre parcours à chacun. A quel âge avez-vous commencé à jouer d'un instrument puis commencé à composer des chansons ?

Patrick : J’ai commencé par le solfège à 8 ans, l’accordéon à 10 ans avec un professeur particulier. La guitare est arrivée un peu plus tard dans ma vie vers l’âge de 15 ans avec l’atelier guitare du Lycée. Je suis totalement autodidacte, je repiquais les plans de mes artistes préférés en ralentissant les disques avec un bouchons et un poids ! La musique ne ressemblait plus à grand-chose puisqu’elle était totalement dénaturée et plus dans la bonne tonalité ! Mais ça me permettait de choper des idées, de développer mon imagination, mon écoute et pour ainsi pouvoir composer des morceaux. J’ai donc appris sur le tas avec les expériences de groupes.

Caroline : A 14 ans, je voulais apprendre la guitare électrique… mais c’est la guitare folk qui avait été choisie pour moi car c’était « mieux pour apprendre »… et pour une fille. Je voulais être une rockeuse et je me retrouvais à bosser les accords de Santiano sur un instrument qui ne me faisait pas rêver… j’ai donc vite laissé tomber. Mais je sais que je prendrai le temps un jour de réaliser ce rêve ! Qui sait, je ferais donc peut être mes premières compo d’ici 10 ou 15 ans (rires).

Vincent : J’ai démarré par la guitare vers mes 14 ans avec mon père. Pour ensuite prendre la basse à mes 18 ans en remplacement du bassiste du groupe de Rémi. J’ai appris sur le tas avec eux, sur les concerts, en studio… La composition est arrivée avec Sweet Scarlett.

Rémi : J’ai commencé tout d’abord par la batterie vers l’âge de 5 ans avec Franck Marco (Mercy Blues Band, les Innocents) un ami de la famille et Manu Sanchez. Il y avait pas mal de musiciens qui passaient par la maison puisqu’il y avait une salle de répétition et un petit studio chez nous. Dès qu’ils avaient le dos tourné je prenais la place ! Ensuite j’ai pris des cours dans l’école de musique que mon père dirigeait. En parallèle de mon activité de musicien, je travaille dans mon studio le Studio de la ville basse ou je fais pas mal d’enregistrements, de réal, arrangements, mix d’albums dont les titres de Rosaway que tu as chroniqué et l’album de Sweet Scarlett bien sûr !
J’ai commencé à composer vers l’âge de 16 ans avec mon premier groupe les Blues Brocker’s.
 
Comment vous est venue l'idée de faire un groupe totalement Familial ?

Caroline : Cela faisait déjà un moment que le hasard avait réuni Patrick, Rémi et Vincent dans une même formation musicale, Patrick ayant remplacé le guitariste du groupe de rock de Rémi, puis Vincent le bassiste un peu plus tard. Quant à moi, Rémi m’avait proposé par la suite de faire des chœurs dans son groupe. Nous avons fait quelques concerts avec cette formation. Et puis un jour, on se retrouve dans un festival de Blues à Chedigny, devant Milteau et Lucky Petterson, et on se dit « on ne tenterait pas une aventure Rhythm’and Blues ? » On commençait les répètes quelques semaines plus tard !
 
Qui a choisi le nom de Sweet Scarlett ? Un clin d'œil aux champs de coton, à l'esclavage, au blues ?

Caroline : C’est moi qui ait proposé ce nom parmi d’autres dont je n’ai plus souvenir… Pas simple de trouver un nom qui plaise à tous et qui puisse évoquer un peu l’idée du groupe. On voulait quelque chose de féminin et qui évoque l’Amérique. Scarlett c’était pour moi LE prénom qui sonnait américain. Et puis dans ce prénom il y a l’idée d’une certaine passion, d’une vitalité, et l’associer avec Sweet c’était une façon de marquer le coté ambivalent qui nous caractérise un peu tous.



Vous souvenez-vous de votre tout premier concert ? De la ville et/ou de la salle ?

Caroline : On aurait bien aimé te dire que c’était à la Cigale devant une salle comble mais notre première date avec Sweet Scarlett ne présageait rien de vraiment très excitant… C’était dans la cour d’école d’un village de Thiérache à l’occasion de la « fête du boccage », nous étions sous un barnum, il pleuvait tellement que nous avons du nous installer sur des palettes, on voyait l’eau dévaler sous nos pieds…et vu le temps, tu te doutes bien qu’on n’aura pas déplacé les foules cette fois là (rires).
 
Vous avez collaboré avec la parolière londonienne Harriet Clayton pour écrire vos textes, comment l'avez-vous rencontrée et comment avez-vous travaillé ensemble ?


Caroline : C’est notre ingé son qui avait rencontré Clayton lorsqu’il travaillait à Londres. Il m’a transmis son contact et on a tout de suite accroché. On bosse via What’sApp depuis le deuxième album sans jamais avoir eu l’occasion de se voir en vrai !!!

Votre reprise de "All along the watchtower" est plus orientée Hendrix que Dylan, vous revendiquez cette influence ?

Patrick : Complètement, j’ai toujours été en phase avec le jeu, la puissance et l’émotion que dégage Hendrix. Il fait parti avec d’autre de ma culture musicale.

Quelle a été votre manière de travailler en studio pour ce nouvel album "Rockin' That Soul" par rapport aux 2 autres albums ?

Rémi : Nous avons beaucoup plus travaillé à distance pour réaliser les maquettes de l’album. On s’échange beaucoup d’idées plus ou moins concrètes et une fois qu’on est content de la direction que ça prend, on fixe tout dans notre studio, c’est l’avantage d’avoir le studio à la maison.

Vincent  : Je ne prépare rien avant de faire les sessions pour être le plus frais possible et me laisser guider par ce que je ressens. Très souvent les batteries de Rémi sont déjà enregistrées puisqu’il réalise l’album, je n’ai donc plus qu’à me poser dessus.

Patrick : Lorsque les titres se dessine on essaie d’être le plus direct possible sans chichi avec un jeu franc pour que le morceau n’ait qu’une direction possible et qu’il représente l’album que l’on construit. Si le titre est cool, nous le gardons sinon on passe à un autre.

Caroline : Remi compose les mélodies et je me charge des thèmes des titres en fonctions de ce que je ressens en écoutant les maquettes, on travaille ensuite sur la création des paroles avec Clayton.
 
Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous aimeriez jouer ?


Rémi et Vincent : Jonny Lang! On adore son dernier disque

Patrick
: Joe Bonamassa.

Caroline : Sting, ce serait la méga classe… Mais ce serait très impressionnant…

Comment avez-vous vécu la période de la pandémie de coronavirus depuis mars 2020 ?

Caroline : Je pense que comme pour beaucoup de monde, il a eu 2 étapes. Lors du premier confinement, il y a eu ce coté « décompression », et puis très vite, on a compris que ça allait durer et que ça allait faire des dégâts. J’avoue qu’on a tellement attendu le moment où on pourrait à nouveau aller de l’avant qu’on n’a plus trop envie de revenir sur cette période. C’était dur, stressant, et triste…

Depuis la COVID vous avez fait l'expérience du Live streaming sur le net, ce qui permet au public de ne pas couper le lien avec vous, mais comment ressentez-vous la différence de cette nouvelle forme de communication ?

Caroline : Nous n’avons fait qu’un seul live-stream avec une salle de spectacle qui nous avait programmé et souhaitait proposer un évènement en ligne. Pour moi ce n’est pas le mode de communication qui nous correspond. On utilise bien sûr les réseaux sociaux mais on est un peu old-school, on n’est pas trop « publi », « story », « contenu »… On aime bien partager de beaux moments ou donner des infos sur nos pages facebook et insta mais pour ce qui est de la musique, le « vrai » live reste ce qui nous parle le plus. On préfère travailler sur la réalisation d’un beau clip spécialement conçu pour les supports audiovisuels que préparer des live-stream où l’émotion ne passe de toute façon pas de la même façon qu’en salle ou en festival.
 
Aujourd'hui, quels sont vos groupes préférés ? Sont-ils les mêmes qu'avant ? Quel genre de musique préférez-vous écouter ? Y a-t-il une chanson ou un album qui restera pour toujours ?

Patrick : J’aime écouter chez les nouveaux Joe Bonamassa, Lenny Kravits. Mais je reste attaché à mes 1er amour : Hendrix,Vaughan…J’aime le Blues Rock R&Blues. Pour l’album je reste sur Electric Lady Land.

Vincent : J’écoute toujours les mêmes groupes mais maintenant j’aime aussi la musique electro ! Le Reggae  ! One love Bob Marley !

Rémi : Le fait de bosser pas mal en studio me permet de découvrir de nouveaux artistes, (Sonlux, Woodkid, Sevdaliza entre autres) çà m’aide vraiment à créer et à tester de nouvel chose. Je peux passer de Tower of Power à Bill Frisell, de the Meters à Magma en passant par Bashung , AC/DC, Deep Purple… Pour l’album c’est vraiment dur… AC/DC Powerage Hahah !!!!

Caroline : C’est compliqué, j’aime beaucoup de choses…pourvu qu’il y un bon groove ou que ça me raconte une histoire…

 

Qu’est-ce que vous faites lorsque vous ne jouez pas ? Quels sont vos passions et vos passe-temps ?

Vincent : Je suis passionné de mécanique moto, j’ai démarré avec mon oncle vers l’âge de 9 ans. J’ai passé mon diplôme pour travailler dans cette branche mais je me suis finalement tourné vers la musique. Je garde donc la mécanique comme passe-temps !

Patrick
: La famille, les copains et les roadtrips en direction des festivals avec le camping car !

Rémi : Nous avons deux enfants avec Caro donc on passe du temps avec eux. Mais à vrai dire mon passe-temps c’est la musique. J’adore les documentaires sur la musique en général !!

Caroline : Comme je suis aussi comédienne, je fais aussi pas mal d’improvisation théâtrale et je donne des cours de théâtre. Et bien sûr, lorsque je ne travaille pas, je profite de la présence de mes enfants avec lesquels j’aime regarder des films et faire des sessions de danses improvisées!
 
Pour finir, si vous deviez aller sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quels seraient ces choix et pourquoi?
 
Patrick : Electric lady land c’est l’album que je préfère d’Hendrix, et une boite d’allumette pour faire du feu !

Vincent : Soul Rebel c’est l’album que j’écoute très régulièrement, cet album me parle ! En vrai… je ne regarde pas de film et pour l’île déserte : ma basse !

Rémi :  Pour le Film, je prends direct « MOTOWN ». Le disque Oakland Zone de Tower of Power pour danser toute la nuit et une Eolienne pour pouvoir alimenter la platine.

Caroline : « Les Tiny Toons en vacances », je ne me lasserai jamais de ce dessin animé qui, en plus de continuer à me faire rire même étant adulte, me fait penser à mon enfance avec mon frère et ma sœur. La BO de « Orange-mécanique », sur laquelle j’adore danser pendant des heures. Et en objet je prends la platine, puisque visiblement Rémi à prévu le raccordement électrique…

Aout 2021 - Th Cattier - Photos : Th. Cattier / Shooting Idols


Sweet Scarlett Autres Pages

SWEET SCARLETT // Chronique CD // "Rockin' That Soul" Sortie le 28 Mai 2021.

ROCK'N'Festival // Live Report : Rock’N Festival - CHAUNY 11 Mai 2019.

LIVE STREAMING // Sweet Scarlett // Concert Le Mail Soissons Jeudi 6 Mai 2021 à 20h30.


mercredi 1 septembre 2021

Les 50 plus grands disques du Rock // The Beatles - Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band - Disque 35.

 
Artiste : The Beatles
Titre de l’album : Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
Date de sortie : 1e Juin 1967

« Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » est le huitième album studio des Beatles, publié le 1er juin 1967 au Royaume-Uni et en France, le jour suivant aux États-Unis et au Canada. Enregistré sur une période de 129 jours, cet album est souvent considéré par les critiques comme leur plus grande œuvre et l'un des albums les plus influents de l'histoire de la musique populaire, figurant entre autres à la première place dans la liste des « 500 plus grands albums de tous les temps » du magazine Rolling Stone.

Par son retentissement, par la façon dont il a révolutionné l'industrie du disque, par sa durée de vie dans les hit-parades et par la force avec laquelle il a capté l'air de son temps, « Sgt. Pepper » reste encore à ce jour une pierre angulaire de l'histoire de la musique et de la culture populaire de la seconde moitié du XXe siècle. Preuve de sa popularité, avec 32 millions de copies écoulées, il est un des albums les plus vendus au monde, ainsi que le plus vendu du groupe et de la décennie 1960.

“Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band” est enregistré alors que les Beatles s'extraient de la pression liée à la Beatlemania.

Le 29 août 1966, les quatre musiciens donnent leur dernier concert au Candlestick Park de San Francisco. Après cette ultime tournée aux États-Unis, où le décalage ne cesse de se creuser entre ce qu'ils veulent proposer à leur public et ce que celui-ci parvient à entendre au milieu des hurlements et dans des conditions de sonorisation encore balbutiantes, entre ce qu'ils produisent désormais en studio et ce qu'ils arrivent à délivrer sur scène, les quatre Beatles, même Paul McCartney qui est alors celui qui tient le plus à continuer les tournées, décident que c'en est assez.

Les innovations en termes d'enregistrement sont nombreuses pour Sgt. Pepper et marqueront durablement l'industrie du disque et la façon de considérer le travail en studio.

La pochette de l'album est sans doute l'une des plus célèbres de l'histoire de la musique ; le montage élaboré de la photo de couverture, la photographie des « Fab Four » s'étalant sur les deux à-plats intérieurs, le visuel du verso de la couverture avec les paroles des chansons et enfin la planche à découper uniface qui y est insérée.

De plus, dans les premières éditions britanniques, on fabrique une pochette de protection du disque vinyle format 33 tours possédant un design inédit.



Les titres de l’album :

Toutes les chansons sont écrites et composées par Lennon et Mc Cartney, à l’exception de « Within you without you » signé George Harrison.

Face A

- Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band
- With a Little Help from my Friends
- Lucy in the sky with diamonds
- Getting Better
- Fixing Hole
- She’s Leaving Home
- Being for the Benefict of Mr Kite !

Face B

- Within you Without you
- When i’m sixty-four
- Lovely Rita
- Good Morning, good Morning
- Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Reprise)
- A Day in the Life

Musiciens :

- John Lennon : Guitares, Orgue, Piano, Percussions et Chant.
- Paul Mc Cartney : Basse, Guitares, Piano, Orgue, Percussions et Chant
- George Harrison : Guitares, Sitar, Tamboura, Harmonica, Percussions et Chant.
- Ringo Starr : Batterie, Percussions, Piano, Harmonica et Chant.

Musiciens Additionnels :

- George Martin : Clavecin, Orgue, Piano, Harmonium.
- Mal Evans : Piano, Harmonica, Percussions.
- Neils Aspinall : Harmonica, Tambourin.
- Asian Music Circle : Quatre Musiciens jouant du Tabla, du Dilruba et Percussions Indiennes.
- L’Orchestre Symphonique de Londres.


Mitch B.

 

mardi 24 août 2021

JOHNNY CASH // Nouvel Album // "Live At The Carousel Ballroom" sortie le 29 Octobre 2021.

 
Après une année 1967 tumultueuse pour JOHNNY CASH, l'année 1968 a été marquée par la publication de ses deux albums emblématiques les plus vendus, At Folsom Prison et At San Quentin. Mais aujourd'hui, cinquante-trois ans plus tard, un chapitre perdu est venu enrichir et compléter l'histoire de cette très bonne année.


Johnny Cash Live At The Carousel Ballroom, enregistré le 24 avril 1968, capture l'homme en noir au sommet de son pouvoir charismatique. S'écartant avec confiance de la setlist plus formelle qu'il avait l'habitude d'utiliser, nous l'entendons dialoguer de manière ludique et puissante avec sa nouvelle épouse June Carter et ses musiciens de longue date, The Tennessee Three et entrer en contact avec un public plus habitué au Dead et à l'Airplane.


Ce qui rend la performance encore plus significative, c'est qu'elle a été enregistrée par le magicien du son novateur Owsley "Bear" Stanley dans un style véridique qui surprend par sa clarté et sa dimension. L’ingénieur du son du Grateful Dead fut également connu pour sa production de méthamphétamine et LSD entre 1965 et 1975 !



Sortie le 29 Octobre 2021 - CD/2LP/Boxset (BMG)


dimanche 15 août 2021

GUNS N' ROSES // Absurd // Nouveau Single 16 Aout 2021.

 
Absurd, ile nouveauy single des Guns N' Roses est en fait un titre datant des sessions de « Chinese Democracy » et qui avait été joué Live en 2001 mais sous le titre « Silkworms ».

Cette année durant les concert donné cette été par le groupe, le titre Absurd a étais rejoué et annoncer comme le nouveau Single.

Le Clip



jeudi 12 août 2021

BLIND CHANNEL (Niko Moilanen Chanteur) // Interview // Dark Side ... 19 Juin 2021.

 

BLIND CHANNEL le groupe Finlandais originaire de Oulu vit un rêve éveillé. Si le combo était très connu dans son pays et y rencontrait un succès mérité, il demeurait relativement discret dans le reste de l'Europe et notamment en France. Tout a basculé le soir du 22 mai 2021 à Rotterdam aux Pays Bas ou le gang à participé à la finale de l'Eurovision pour arriver en 6 eme position le gros lot étant remporté par les Italiens de MANESKIN. Il semblerait que les Finlandais soit doué dans cet exercice ,LORDI ayant remporté la finale en 2006 ce qui à l'époque avait surpris et quelque part décontenancé de nombreux téléspectateurs et provoqué des réactions dithyrambiques de la part de certains médias mainstream. Heureusement de l'eau à coulé sous les ponts et BLIND CHANNEL grâce à son morceau Dark Side a prouvé qu'il fallait compter aussi sur le Métal Finlandais dans ce type de compétition une aubaine pour faire découvrir au monde un genre boycotté par les grands médias. Se définissant comme une formation de Violent Pop titre de son dernier opus, BLIND CHANNEL à vu son morceau passé de 550 000 écoute à 20 Millions sur Spotify se classant même n°5 des écoutes dans le monde et numéro 1 en Finlande, le nombre de vue sur You Tube explosant littéralement. Un véritable exploit qui leur à permis de signer dans la foulée avec Century Media / Sony Music et de passer du statut underground à celui de tête d'affiche. Pour découvrir cet ovni qui semble débarquer de nulle part votre serviteur à soumis à la question le sympathique chanteur Niko Moilanen encore ébloui par tout ce qui leur arrive malgré une longue expérience le gang ayant fait ses premières armes en 2014. Un entretien qui nous permet de découvrir un peu plus BLIND CHANNEL et son parcours hors norme. Magnéto Niko c'est à toi.


Quel souvenirs gardes tu de votre concert au Dark River Festival le 13 Aout 2020 ?
Niko. C’était un show spécial car Alex venait de rejoindre le groupe. En fait après ce show il a rejoint le groupe. Avant ce show Alex était dans sa période d’essai en chantant avec nous pendant deux semaines. Nous étions chez nous dans notre ville natale qui s’appelle Oulu. C’était vraiment un concert particulier car nous étions tous les cinq ensembles. Nous avons travaillé collectivement depuis sept ans et Alex est venu renforcer le groupe. A la fin du spectacle il était heureux de faire partie de l’aventure et nous lui avons souhaité la bienvenue. Nous avons vu notre agent du concert, nous ne savions pas que cela allait être notre dernier concert avant longtemps. C’est ce qui l’a rendu si différent. C’était un show superbe et nous avons apprécié.

Le 30 mai 2020 vous avez donné un show acoustique virtuel le Staying Alive 45 Special Show comment as-tu vécu ce concert sans public ?

Niko. A première vue cela parait bizarre mais nous avons toujours aimé expérimenter des choses, faire des nouvelles versions de nos titres. Quand nous avons eu la chance de le faire, nous nous sommes rendu compte qu’on pouvait le rendre amusant, en faisant ce show acoustique. Nous avons rajouté des sons électroniques pour imaginer les chansons pour le set. C’était amusant de le faire. Bien évidement il manquait la partie interactive c’est à dire notre public, nos fans. Ce n’est pas la même chose de les voir via la caméra. En tout cas j’ai aimé les versions que nous avons faites.

Est-ce que c'est un challenge d'adapter des versions électriques en chansons acoustiques ?

Niko. Je ne pense pas que de jouer des chansons acoustiques fut un problème. La plupart de nos démos sont jouées au piano et au chant. Et les guitares se mettent en action pour trouver la meilleure mélodie. C’est comme cela que les chansons naissent. Avec l’acoustique cela ne pose pas de problèmes pour les guitaristes, mais nous ne voulions pas seulement jouer un show acoustique, nous voulions apporter quelque chose de nouveau à ces titres. Faire quelque chose de sympa et d’unique comme ajouter des sons électroniques. Auparavant nous ne l’aurions pas écouté. C’était un peu un challenge. Nous aimons aussi les défis, et surtout les défis musicaux. C’est ce qui fait la force de la créativité.

Est ce que tu as eu l’occasion de jouer à Paris ?

Niko.
Non. Nous n’avons jamais joué en France. Nous avons fait beaucoup de tournées européennes mais nous n’avons jamais été en France. J’espère que nous aurons l’occasion de visiter la France. Nous viendrons dès que possible et c’est une promesse.

Comment décrirais-tu le groupe sur scène ?

Niko. Sur scène c’est là que le groupe se sent vivre. Etre sur scène c’est la raison pour laquelle nous faisons ce métier. Nous souhaitons remplir les grands stades. C’est le défi pour nous tous. En écrivant et réalisant de meilleures chansons. La composition des chansons et faire les shows sont les choses les plus importantes. Cela a toujours été le cas et c’est ce que nous aimons faire. Sur scène, on est super énergique voir explosif. Nous aimons le sentiment de danger. C’est ce que nous aimons dans la musique et les spectacles rock. Et aussi dans le domaine artistique. C’est comme le public il ne sait jamais à quoi s’attendre. Nous voulons surprendre tout le monde et pas uniquement les groupes qui jouent sur scène. Nous sommes un groupe qui tient à son public et à ses fans. Nous voulons que le public ait une réaction hors norme sur ce qu’il vient de voir. Regarder quelque chose d’inattendu. Parfois on se surprend soi même car il y a eu des périodes ou le guitariste Jonas avait les cheveux en feu et hurlait, jouait et faisait des trucs fous. C’est ce qui fait un show spécial. Nous voulons toujours nous mettre en danger pour surprendre l’audience et nous-mêmes.

En Janvier et Février 2020 vous avez ouvert pour AMARANTHE quels souvenirs gardes tu de cette tournée ?

Niko. Nous avons fait beaucoup de shows avec eux. Ce sont de très bons amis. C’est toujours un plaisir de jouer avec eux pour l’ouverture et leurs fans sont impressionnants. C’était vraiment super. Ils ont fait la tournée en janvier et celle-ci s’est terminée en février. Pendant cette tournée et durant cette période nous avons donné des concerts en têtes d’affiche en Allemagne. Nous étions sceptiques si le public allait nous suivre. Lors de la première tournée il y avait des milliers de personnes. Cela nous a complètement rassurés. C’était amusant car il y avait des spectacles où nous supportions AMARANTHE, et d’autres c’était nos shows avec nos propres fans. 



Après votre prestation de l’Eurovision, est ce que vous pensez pouvoir désormais tourner en tête d’affiche ?

Niko.
Oui. C’est devenu la folie en Finlande. Nous sommes des têtes d’affiche partout. Rires. C’est super cool. Ce n’est pas pour me vanter, mais je crois que nous sommes le plus gros groupe de tête d’affiche en Finlande. Dans ce milieu il y a toujours des hauts et des bas mais cet été nous sommes les premiers et les plus demandés. Il y a des festivals qui arrivent et nous commençons dans deux semaines. Je croise les doigts et j’espère que le corona virus ne va pas finir par tout gâcher. Rires. Mais comme nous sommes impatients d’interagir avec nos fans, nous attendons vraiment ce moment.Ca va être formidable.

Comment êtes vous arrivé à participer à l’eurovision ? Etait ce quelque chose que vous vouliez faire ?

Niko. Non. Nous n’avons jamais été des fans de l’Eurovision. On savait que cela allait se passer. Nous connaissions  des chansons des années précédentes. La dernière fois qu’on a regardé c’était il y a dix ans quand Lordi a remporté la compétition pour la Finlande. Nous ne faisions pas trop attention à ce genre d’événement. Cela n’a jamais été notre rêve d’être à l’Eurovision. Nous avons travaillé très dur pendant sept ans et nous avons préparé ce moment. Nous avons sorti notre troisième album qui a nécessité deux ans de travail et nous avons de grandes choses qui arrivent comme des tournées européennes et des festivals. Tout a été annulé et tout a été volé devant nos yeux. Nous étions écœurés et on savait qu’on ne pouvait rester là sans rien faire et attendre. Si tu attends rien ne va se passer. Tu dois penser en dehors du cadre pour continuer à exister et faire prospérer ta carrière dans des situations impossibles. C’est ce que pense notre guitariste Jonas qui a dit que nous devions faire l’Eurovision. La plupart d’entre nous étaient réfractaires à cette idée. Non on ne va pas le faire. Rires. Jamais de la vie. Après on s’est mis à réfléchir sur cette idée, et on voulait faire quelque chose que les artistes n’avaient jamais fait. C’est comme cela qu’est venue l’idée de la vidéo.

As-tu une explication sur le succès des  groupes de Metal finlandais à l’Eurovision ?

Niko.
J’ai fais des recherches sur le net et en Finlande c’est le pays où il y a le plus de groupe de hard mélodique. Le rock est dans notre ADN parce qu’en Finlande il fait froid et c’est très sombre. Pas toujours car en ce moment il fait très chaud et j’ai de la sueur sur tout le visage. C’est l’ADN des finlandais le rock c’est pour cette raison que nous avons des grands groupes mélodiques. C’était super d’aller à l’Eurovision en tant que groupe de rock/metal avec le drapeau Finlandais. Pendant des années on demandait à la Finlande d’envoyer des groupes de metal.

L’Eurovision a eu lieu le 22 mai 2020 à Rotterdam, le show a été retransmis dans le monde entier , Comment as-tu vécu cette expérience ?

Niko.
Oui c’était une grande expérience. C’est la plus grande chose que nous ayons faites jusqu’à
maintenant. Nous avons tellement appris de choses qui n’ont pas de prix et que tu ne peux apprendre à l’école. Nous avons grandi en tant que groupe la sélection et la finale de l’Eurovision. Tu apprends beaucoup et tu es sous pression tout le temps. Tu ne dors pas beaucoup, tu ne manges pas beaucoup, c’était assez inattendu. Tu dors quelques heures quand tu as le temps et tu manges une fois par jour. C’est assez stressant et tu es toujours sous pression et tu dois te focaliser sur ton seul show. Le show c’est tout ce qui compte. C’est fantastique. Je recommande les shows comme l’Eurovision pour les groupes qui ont fait beaucoup de tournées, et qui font cela depuis longtemps et veulent encore faire un tour d’honneur. C’est une solide expérience. Tout le process me revient en mémoire, mais c’est grandiose. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, comme je l’ai dit nous n’étions pas fans. Maintenant que tout est fini je peux dire que c’est un sacré show plutôt cool ! Rires. Nous nous sommes réellement amusés.

Pourquoi avoir choisi le titre « Dark Side » pour participer à ce concours  ?

Niko. « Dark Side »  a été écrit bien avant l’Eurovision. Nous avons crée ce titre en 2020 ou tout était annulé pour les concerts. Nous étions dégoutés, nous voulions jouer et chanter et nous comprenions que tout le monde devait être dans le même cas que nous. C’est par ce constat que la chanson est partie, quand la vie devient merdique. Les choses ne vont pas comme elles le devraient. Tu ne veux pas entendre des chansons sur l’amour et le bonheur. Tu veux une chanson qui te permet d’hurler et de mettre tes doigts levés avec tous les gens qui ressentent la même chose. Nous avions besoin d’une chanson comme celle-ci pour nous retrouver. C’est pour cette raison qu’on la choisie. Quand Jonas a proposé l’Eurovision nous savions que nous irions avec la chanson « Dark Side ». Et c’est comme ça que nous sommes connectés avec le public. Il y a une connexion avec la musique à l’Eurovision, qui habilité et donne un sens d’unicité quand tu es entouré de millions de gens. Tout le monde lève les mains en l’air et crie. Je sais que le titre est plutôt sombre ainsi que les paroles. Le message est l’unité, faisons le ensemble. Ce n’est pas spécifique à un problème. Tout ce que tu peux ressentir à un moment donné qui te rend faible et vulnérable. Crie, rejoins BLIND CHANNEL et lèves les mains en l’air. Faisons la fête ! C’est le sujet de « Dark Side ».



19 Juin 2021.
Pascal Beaumont  
Pascal Beaumont / Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)