lundi 29 juin 2026

SPIRAL TRIBE EXIBITION (Ateliers, Film, Talks & Musique) // EVENEMENT // Paris au Cirque Electrique Du 3 au 5 Juillet 2026.

 
Spiral Tribe, sound system et collectif originaire de Londres et actif depuis la fin des années 80 à l'origine du mouvement free party en Europe sera mis à l'honneur à l'occasion d'un événement ce week-end au Cirque Electrique (du 3 au 5 Juillet).


 

SP23 - Expo  Du 3 au 5 juillet 2026 au Cirque Electrique 


Cette exposition revient sur ces années fondatrices, encore peu documentées. 
À travers une sélection exceptionnelle de photographies, d'archives filmées et de créations graphiques, elle restitue l'atmosphère, l'inventivité et l'intensité de cette aventure collective. Elle témoigne de la naissance de la scène des Free  britanniques et de son expansion vers de nouveaux territoires, où tout restait à inventer.

Si nous devons reconnaître un Dieu, alors ce serait le Tout-Puissant Sound System – édifice profane autour duquel nos corps, nos libertés et nos fraternités se rassemblent.

Sur ce dancefloor qui nous a vus grandir, nous avons inventé une communauté, une architecture autonome si profondément ancrée qu’elle accueille aujourd’hui une troisième génération.  

A rebours des caricatures qui réduisent les free parties a des espaces de désordre, ce débat propose d’interroger ce qui s’y construit réellement ; des formes de libertés vécues, d’autonomie collective, de fraternité concrète mais aussi un savoir faire singulier dans l’art de transformer un lieu - le temps d’une teuf, un espace suspendu , (dé)-connecté au monde.

Une zone temporaire installée dans les interstices d’une société en crise, qui poursuit malgré tout sa mission presque sacrée ;   faire danser, faire commun et faire encore «raver » les générations futures. 

“Rave is a ritual, a ceremony where you unleash your freedom.”  Max Durante 1994

Programme

Vendredi 3 juillet 

18h- vernissage (Château Tigre)
21h-02h - music by Sue Ellen Tribe, Ixindamix & Crystal Distortion dj set (Anticlub)

Samedi 4 juillet 

16h - exposition (Château Tigre)
16h30 - Présentation du livre A Darker Electricity: The Origins of Spiral Tribe Sound System de Mark  Angelo Harrisson accompagné de la traductrice Laetitia Bellet (Château Tigre)
18h - projection du film «Free Party a folk History» d'Aaron Trinder suivi d’un échange avec le réalisateur. (Big top)

21h- 02h - music by Crystal Distortion live set, Meltdown Mickey & Ixindamix live set (Anticlub)

Dimanche 5 juillet 

16h- ouverture exposition 
17h-19h - Talk  

Free Party, Liberté, Egalité, Fraternité - le sens du dancefloor 
À la fin des années 1980 et au début des années 1990, bien avant l'ère des smartphones, une révolution culturelle se préparait dans l'ombre au Royaume-Uni. Une génération marquée par les années Thatcher se retrouvait autour d'une musique électronique nouvelle, libre et accessible, qui allait profondément transformer les modes de rassemblement et d'expression.

Aux quatre coins du pays, de petits collectifs investissent des entrepôts abandonnés dans les centres urbains ou lors de festivals alternatifs des campagnes anglaises.  Ils y inventaient des espaces de fête, de création et de partage, renouant avec un sentiment de communauté et une connexion plus instinctive au monde qui les entourait.

Spiral Tribe fut l'un des collectifs les plus emblématiques de ce mouvement. En quelques mois seulement, le groupe acquit une notoriété considérable. Occupant des bâtiments laissés à l'abandon, ses membres les métamorphosent grâce à leurs installations visuelles hypnotiques, leurs imposants murs de son, leurs lumières stroboscopiques et l'énergie d'une nouvelle génération de DJs et musiciens.  Très vite, ils quittèrent les villes pour rejoindre les campagnes où leur Sound System se mêlait aux communautés de travellers, à d'autres crews et collectifs lors de festivals organisés en marge. 

En mai 1992, cette dynamique atteignit son apogée avec le rassemblement de Castlemorton Common, dans les collines de Malvern. Pendant cinq jours et cinq nuits, sound systems, travellers et ravers convergèrent vers ce lieu devenu mythique. Près de 40 000 personnes participèrent à ce qui demeure le plus grand Free Festival de l'histoire du Royaume-Uni.

L'ampleur de cet événement provoqua une réaction politique et judiciaire sans précédent: arrestations, poursuites et durcissement de la législation, jusqu'à l'adoption du célèbre Criminal Justice Bill, qui allait profondément modifier le paysage des rassemblements alternatifs britanniques.

À la fin de l'année 1992, la plupart des membres de Spiral Tribe quittèrent le Royaume-Uni. Après leur acquittement, au terme d'un procès de huit semaines en avril-mai 1993, ils reprirent la route du continent. À Berlin, ils collaborèrent avec le Mutoid Waste avant d'organiser les premiers Teknivals en France, contribuant à diffuser leur vision de la fête libre à travers l'Europe et au-delà.

Les intervenant.e.s : 

•⁠  ⁠Mark Angelo - Un des fondateurs des Spiral, notamment à l'origine des manifestes politiques, des identités visuelles et aussi fondateur du label Stormcore 
•⁠  ⁠Christophe Samé aka Rocket - Membre historique des Heretiks, musicien et directeur général de l'entreprise de scénographie In/Off
•⁠  ⁠Kamille - membre de Tekno Antirep 
•⁠  ⁠Mouillette - membre du sound system Sonot’Ohm et référente de la FSJS pour l'ouest de la France 

Le déroulé 

•⁠  ⁠Histoire de la Free Party entre répression et liberté de la fête : passage en revue de l'histoire du mouvement en France, de l'arrivée des Spiral Tribe au début des années 1990, en passant par l'explosion des fêtes libres dans toute la France et l'apparition de sound systèmes mythiques comme Heretik, jusqu'à aujourd'hui avec encore des centaines de sound systèmes actifs tous les week-ends. Cette approche historique abordera la Free Party d'un point de vue de la répression subie depuis les années 1990 mais aussi de l'essence du mouvement, ses forces, ses spécificités. 

•⁠  ⁠Focus Politique : l'engagement politique au-delà de la Fête. Les Free Party ne sont pas simplement des fêtes, ce sont des espaces de contestation politique contre le système capitaliste et politique, pour la liberté, la diversité, l'inclusion, la bienveillance et l'horizontalité totale. Participer à une Free Party est un acte politique, aujourd'hui encore plus face à la répression et à la division de la société. 

•⁠  ⁠L'identité de la Free : des visuels des Spiral créés par Mark aux Heretiks en passant par Tekno Antirep, petit focus sur l'identité visuelle que l'on retrouve dans les pochettes de vinyles, les flyers, les sweat, le look. Identité qui s'est forgée au fil des années à travers la transmission entre les générations. 

•⁠  ⁠Le combat actuel : RIPOST; PPL 1133 - pourquoi l'état n'aime pas les Free et que pouvons-nous faire pour lutter et préserver cette pratique ? Tour de table des actions mises en place par Tekno Antirep, la FSJS, la CNS et toutes les personnes investies dans la défense et la préservation du mouvement. Questions et interactions avec le public

19h30 - projection du film «Free Party a folk History» de Aaron Trinder. (Big top)
21h- 02h - music by Bad Girlz, Crystal Distortion & Meltdown Mickey (Anticlub)

Site du Cirque Electrique
https://www.cirque-electrique.com/events/spiral-tribe-exhibition

Lien de la page Facebook : https://www.facebook.com/events/3171084953077568/?ti=ls

Lien d'achat de billet : https://movingtickets.com/compra/precompra/Tickets-Spiral-Tribe-Exhibition-at-Cirque-Electrique-3-4-5-July-Paris/3007/?fbclid=IwRlRTSASvPvVleHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEe4bY4O9DqiOQURA8fP9lIh69sbGS3QevYjve0NY6bY1XUlWTWVo9ibrCalMA_aem_0xY41WnMB3D8h9VKL34eXg

Cirque Electrique
Place du Maquis du Vercors
75020 Paris
Metro: Porte des Lilas



mercredi 17 juin 2026

MEGEVE BLUES FESTIVAL XI // PROGRAMME // 31 Juillet, 1 et 2 Aout 2026.

 
Pendant un week-end, les artistes vont se succéder sur la grande scène
Pré Saint-Amour. La venue de Billy Gibbons (ZZ Top) en 2019 a été un signe clair
de maturité largement confirmé par le succès des éditions suivantes unanimement
saluées par la presse spécialisée.

Fort de cette réputation de festival qui propose des artistes en exclusivité
cette année ne déroge pas à la règle avec la venue de Kenny Wayne Shepherd.
Le rêve se poursuit avec une programmation encore plus
ambitieuse cette année pour la 11ème édition.



Lien festival : https://megevebluesfestival.com/


jeudi 28 mai 2026

JOSEPH MARTONE // INTERVIEW // Une ambiance bien a lui avec ce nouvel album "Endeayours" avril 2026.

 


Cinq ans après son album "Honey Birds", Joseph Martone est de retour avec son nouvel album "Endeayours" Encore une belle réussite enregistrée en Italie, à l'Auditorium Novecento de Naples et au studio Al Mare de Ravenne, avec la participation de prestigieux collaborateurs (Fabio Rondanini de Calibro 35 à la batterie et Francesco Giampaoli à la basse, déjà actif au sein des groupes Hugo Race Fatalists et Sacri Cuori), et au Studio Cimetière de Québec, au Canada, cet album marque la consolidation du partenariat d'écriture de  Joseph Martone avec son ami et collaborateur de longue date, Ned Crowther (The Fernweh, Smokey Angle Shades), et bénéficie de la production remarquable de Mike Dubue et Taylor Kirk, du groupe folk-blues canadien Timber Timbre. L'album comprend également les contributions suggestives de deux voix féminines, celles de Rebecca Noelley et Marianna d'Ama.

L'occasion rêvée avec cette interview d'en savoir plus sur Joseph Martone .... 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Joseph Martone : Je suis né dans le sud de l'Italie, mais mes parents ont émigré aux États-Unis, où j'ai passé la majeure partie de mon adolescence. Plus tard, ils sont retournés en Campanie. Je suis profondément attaché aux deux cultures, de part et d'autre de l'Atlantique.

Quelles ont été vos premières influences musicales ?

Joseph Martone : À leur retour, mes parents ont repris une salle d'arcade et l'ont transformée en bar. Mes amis et moi, on s'y installait pour jouer. Un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir essayé de trouver "Whipping Post" des Allman Brothers. Pas facile !

Quels groupes vous ont inspiré à faire de la musique ?

Joseph Martone : Par où commencer ? Je trouve l'inspiration partout. J'organise des concerts dans mon bar, et je suis souvent inspiré par ces groupes de musiciens qui tournent, qui ne sont peut-être pas célèbres, mais qui se construisent une carrière et un mode de vie, et qui me prouvent que c'est toujours possible, même à petite échelle. Ce sont eux qui me poussent à persévérer.

Vous souvenez-vous du premier concert auquel vous avez assisté ?

Joseph Martone : J'ai vu Radiohead à Rome assez tôt. Ils étaient époustouflants.

Avec ce deuxième album, pouvons-nous parler d'évolution ?

Joseph Martone : On évolue toujours, non ? Je suis plus âgé et un peu plus marqué par la vie après un divorce et toutes sortes de hauts et de bas, alors ce serait malhonnête de ma part si la musique ne reflétait pas cela.

Parlez-nous de votre processus de création. Comment composez-vous vos chansons ?


Joseph Martone : Je travaille souvent sur des idées avec Ned. Ce processus est toujours passionnant car nous avons des approches très différentes, et pourtant nous nous respectons et nous nous faisons une confiance absolue.



Comment s'est déroulé l'enregistrement de cet album, "Endeavours"?

Joseph Martone : C'était un vrai bonheur. Nous nous sommes installés dans un magnifique studio ancien au centre de Naples. Il y règne une ambiance Rat Pack. Du coup, chaque matin, j'entrais en studio avec l'impression d'être Dean Martin sur le point d'enregistrer quelque chose d'exceptionnel.

Votre processus créatif a-t-il évolué entre votre premier album et celui-ci, 
"Endeavours" ?

Joseph Martone : Le sujet est peut-être différent, mais le processus reste similaire. Je partage des idées avec Ned pendant l'écriture, puis j'essaie d'enregistrer les chansons le plus spontanément et authentiquement possible.

Peux-tu nous parler un peu de la pochette de l'album ?

Joseph Martone : Beaucoup de mes amis sont très doués artistiquement. Nous voulions une image qui suscite plus de questions que de réponses. "Endeavours" parle de se retrousser les manches et d'affronter la tempête de front. Il faut continuer d'avancer dans la vie, quoi qu'il arrive.

En quelques mots, pouvez-vous décrire l'atmosphère de chacun des neuf morceaux ?

Joseph Martone : 
Overboard – On plante le décor, on lève le rideau.
Saint Marie – Une ballade de meurtre à l'italienne.
Time Is A Healer – Traverser l'obscurité pour trouver la lumière.
Bright Morning Doubt – Se séparer, mais sans s'effondrer.
Endeavours – Le morceau titre. C'est le fil conducteur de l'album.
Lying Low – Il s'agit d'un personnage qui vient de sortir de prison. C'est un homme brut qui doit se débrouiller pour survivre.
True Times – Une chanson qui mûrissait en moi depuis longtemps. Elle me tient particulièrement à cœur.
On The Mend – Une sorte de flux de conscience.
Wounded Love – Le genre d'amour dont il est difficile de se détacher, même quand on sait qu'il est néfaste.

Si vous ne deviez garder qu'une seule chanson ou un seul album, lequel choisiriez-vous ?

Joseph Martone : Kratfwerk : "Man Machine"

Qu'écoutez-vous en ce moment ?

Joseph Martone : J'adore le dernier album de The Smile.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Joseph Martone : Retrouver mon vieil ampli et repartir en concert !

Un dernier mot ?

Joseph Martone : À bientôt sur la route !

Merci a toi 



 

Avril 2026 
Interview Thierry Cattier 
Photos DR