mardi 7 décembre 2021

AFTER US // News // Vidéo "City Lights" Sortie Décembre 2021.

 

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1er EP "Breaking The Dark" bientôt disponible

AFTER US est un groupe originaire des Yvelines. Il propose un univers rock unique teinté de pop, de métal mais aussi de lyrique et d’électro...
Au cours de l’année 2021, le retour à la « vie d’avant » permet au groupe de retrouver les chemins des studios de répétitions pour faire sonner les titres en live et parfaire les arrangements. L’objectif est, dès lors, de partir en studio pour enregistrer un premier EP.

La rencontre avec HK Krauss de Vamacara Studio sonnera comme une évidence.
Au-delà de son rôle d’ingénieur du son, sa collaboration à la direction musicale donnera une
nouvelle impulsion aux arrangements. Cette expérience riche en échanges pour chacun des
membres, influencera sans nul doute les prochains titres.

Aujourd’hui, AFTER US est fier de présenter son premier EP « Breaking the Dark »... Un titre volontairement énigmatique, qui vise à positionner le groupe au-delà des habituelles références du rock-métal. Les 4 titres, qui le composent, signent la couleur unique que le groupe souhaite diffuser. Un mélange à part de force rythmique, d’élégance harmonique et de pureté vocale.

Pour la réalisation du clip vidéo de ce premier single, AFTER US fait confiance à Hugo König* : l’histoire d’une belle rencontre et d’une complicité totale dès le lancement du projet ajoutées à une convergence de l'univers du groupe et des références du réalisateur.

* Réalisateur, producteur et scénariste, Hugo König est l’un des plus doués et surprenants de sa
génération. Il se fait connaître en 2011 avec Prying Eyes, puis est révélé au plus grand public par le
célèbre Night Shot en 2018, film d’horreur français tourné en un seul plan séquence de 1h31mn.



 

lundi 6 décembre 2021

BLUES AUTOUR DU ZINC // En concert @ Beauvais - Morcheeba, Natalia M-KING, Melvin Taylor, Nina Attal, Jessie Lee & the Alchemists... du 17 au 27 Mars 2022.

 


THE CURE // En concert // Paris et en Tournée Novembre 2022.

 


HANGMAN'S CHAIR // En Tournée // En concert @ Tournée 2022.

 



Les dates :
11 février - Le Réacteur (Issy-Les Moulineaux)
12 février - Les Cuizines (Chelles)
16 février - La Laiterie Artefact (Strasbourg) (avec Alcest)
14 mars - L'étage (Rennes) (avec Alcest)
15 mars - Le Rex (Toulouse)
18 mars - Victoire 2 (Montpellier) (avec Alcest)
19 mars - L'ilyade (Grenoble) (avec Alcest)
6 avril - Le Cargö (Caen)
7 avril - Le Poche (Bethune)
8 avril - Le Trabendo (Paris)
9 avril - Les Trinitaires (Metz)
5 mai - Les Abattoirs (Cognac)
7 mai - La Cité des Congrès (Nantes)
13 mai - Les Passagers du Zinc (Chateaurenard)
14 mai - Picaud Mjc (Cannes)
21 mai - Le 106 (Rouen)

Retrouvez-les aussi cet été au Hellfest les 23 et 26 juin.

Les places sont disponibles ici 



samedi 4 décembre 2021

6:33 (FLOW Chanteur et CEDRIC Batteur) // Interview // Contes effrayants pour d'étranges berceuses... Octobre 2021.

Depuis plusieurs années, 6:33 avec 3 albums et un EP forge sa carrière, et nous emmène a chaque fois dans son univers bien à lui. Aujourd’hui, pour annoncer la sortie du nouvel album"Feary Tales For Strange Lullabies : The Dome" qui nous propulse dans un petit feedback années 80, nous avions envie d’échanger un peu avec ce groupe et d'en savoir plus sur eux . Une rencontre sous le signe de l'humour la joie de vivre et la gentillesse. Un peu de fraicheur par les temps qui courent ça ne fait pas de mal alors n’hésitez pas à a vous procurer ce nouvel album "Feary Tales For Strange Lullabies : The Dome" un petit bijou. En attendant voici le compte-rendu de ce rendez vous pris au HardRock Café de Paris avec Cédric et Flow, un moment que nous somme ravis de vous faire partager.


Vous sortez aujourd'hui votre album "Feary Tales For Strange Lullabies : The Dome" pouvez-vous nous en dire un peu plus sur chacun d’entre vous ?

FLOW Je suis dans le groupe depuis bientôt 10 ans en tant que chanteur et auteur, à côté de ça je suis intermittent du spectacle, j’ai un groupe de covers, je suis prof de chant, coach scénique, voilà je fais plein de choses…

CEDRIC
Je suis le batteur de 6:33 depuis environ un an... Je donne des cours de batterie à côté, on se connait tous depuis des années, on se croise sur des dates, en soirée, etc. etc. Un jour il me dit "tiens on va prendre un vrai batteur, t’es intéressé, on a deux morceaux qu’on impose à ceux qui veulent postuler. Tu te filmes en train de jouer et voilà". J’ai fait ça sur ma batterie électronique chez moi, je me suis filmé en train de jouer les morceaux et après ils m’ont dit que j'étais pris dans le groupe. On a commencé par un premier clip "Wacky Worms", c'est le premier truc qu’on a fait ensemble et après on a enchainé les répétitions, maintenant on prépare le show, on a déjà fait deux résidences sur une semaine complète, répétitions en scène, lumière, etc… dans la salle Le Barde Atomique à Quevilly.
FLOW Studio, salle et studio de repet, on est bien là-bas, comme à la maison.

D'où vient le nom du groupe ?

FLOW
Alors, le nom du groupe vient d’une fin de soirée voire un début de matinée... Ou Nicko, le guitariste compositeur du groupe, avec des potes de divers groupes, à la fin de la soirée ils se disent "si on se faisait un groupe sans limite ou l’on ne s’impose pas de barrière musicale", du coup il se sont dit comment on va l’appeler et là il y en a un qui regarde l’horloge et il était 6h33... Donc ils se sont dit "c’est pas mal comme nom, si demain on trouve ça toujours marrant on le gardera". Et voilà, le hasard fait bien les choses parce qu’on est en tête de liste tout le temps avant même les A. Puisque les numéros sont avant lol. Des fois tu te prends la tête pendant des plombes pour trouver un nom qui claque tu t’engueules avec les zicos et tout. Je me souviens de KORN qui disait ce n’est pas le nom qui fait le groupe mais c'est le groupe qui fait le nom : KORN, la première fois que j’ai entendu leur nom je me disais y se foutent de la gueule de qui et pourtant je suis un grand fan du groupe. Donc voilà, le nom est venu par hasard et finalement ça marche bien.

Comment créez-vous vos compositions ?

FLOW C'est Nicko qui s’y colle depuis que je suis dans le groupe, on discute d’un thème avant d'écrire.  On se dit quelle histoire on va raconter... de quoi va-t-on parler et là le thème généralement c'est moi qui choisis. Sur l'album d'avant "Deadly Scenes" j’avais envie de parler des 7 péchés capitaux et d’en faire quelque chose comme un concept album. Là encore on s’est dit on veut parler de quoi, on avait envie de revenir à ce qui nous a  construit musicalement et pas que au niveau de la pop culture au niveau des années 80 et 90. Et on s'est dit si on poussait le délire qu’on avait déjà installé un petit peu avec les clips de "Black Widow" et "I'm a Nerd", cet univers un peu parallèle, et on s’est dit "on va créer une mégalopole avec toute une histoire", voilà. Nicko et moi on se nourrit un peu de chacun, lui compose toute la musique jusqu’à la ligne de chant. Avec les sonorités qu’il voudrait avoir et moi après j’écris un texte qui colle avec ça et parfois j’en déborde quand je le sens. Donc les textes c’est moi et Nicko compose tout.
Sauf l'intro de "Prime Focus", le numéro 3 sur l’album qui a été créé par Manu, un des claviéristes qui depuis a quitté le groupe mais qui fait toujours partie de la famille 6:33 et qui travaille toujours avec nous sur la composition, il a fait cette intro façon comédie musicale musique de film.

Racontez-nous l'enregistrement de "The Dome" ?

FLOW Ca a été compliqué, en fait là on s’est dit, on va enregistrer au fur et à mesure que l’on va créer les morceaux. Il y a 4 ans, on a créé les 1er morceaux "Holy Golden Boner" "Release the He-Shes" et "Rabbit in the Hat", ça a été les premiers morceaux à être écrits et enregistrés. Et puis entre temps j’ai eu des enfants, Nicko a eu des enfants aussi il a déménagé et a remonté son studio, tout ça fait qu’on a dû mettre en pause, et puis le confinement est arrivé, on a réussi à finir de composer et enregistrer tout, un peu grâce au confinement, au moins ça nous a permis de finir d'enregistrer. On a tout fait chez Nicko dans son studio. C'était un petit peu compliqué de nous faire venir pour enregistrer mais ça nous a permis de finir l’album. Donc les 4 ans sont passés assez vite, le travail de composition n'est pas si long que ça finalement. Les gamins, les mariages et autres, la vie quoi.

Avez-vous ressenti une évolution sur votre manière de travailler en studio depuis votre 1er album en 2011 ?

FLOW
Ya eu des changements, Nicko c'est toujours celui qui crée les morceaux, c’est lui qui fait tout ça. Manu est arrivé sur le deuxième album "The Stench from the Swelling" donc ça a apporté quelque choses de différent au niveau des programmations de batterie c'est lui qui faisait les programmations et les arrangements donc ça a affiné la patte de 6:33. Moi je suis arrivé aussi sur ce deuxième album "The Stench from the Swelling", j’ai écrit 2 3 morceaux, j’ai commencé à rentrer dans le processus de création, de l'écriture. Et puis sur "Deadly Scenes" on s’est retrouvés vraiment Nicko Manu et moi à composer ensemble et c’est ce qu’on continue à faire sur le dernier album.
Tout cela s'est affiné, mais c’est toujours Nicko qui écrit la musique et moi qui écrit les textes.

Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

FLOW Alors je vais laisser mon nouveau copain à côté de moi parler, c'est le batteur, parce que c'est très difficile de parler de ta musique mais lui il a kiffé notre musique avant de venir dans le groupe donc il en parlera mieux et en plus ça va le faire parler un petit peu (rires).

CEDRIC C'est une question que je me posais souvent d’ailleurs, on me demandait c'est quoi le style du groupe. Et en fait Nicko me disait souvent c’est de la fusion, du prog.

FLOW Cyril qui bosse chez COREandCo a créé ce terme et qui est un spécialiste de ce genre-là, le Nawak Prog Metal, un genre de fourretout.

CEDRIC Voilà en fait il y a tellement de trucs de styles différents, c'est tellement éclectique que tu ne peux pas forcement décrire. Mais il y a une bonne partie pour moi prog fusion.

FLOW Et j’ajouterais très Fun voilà. Parce qu’on fait les cons et on s’amuse à fond, c'est assez gai comme musique et surtout avec notre nouvel album "Feary Tales For Strange Lullabies: The Dome". Y a une énergie très joyeuse qui sort de ça.

CEDRIC Moi J’ai auditionné sur cet album avec "M.i.d.g.e.t.s. part 2" c'est du death metal ce morceau. Le début ça trace, t’as de la double, t’as du blast, voilà ce n’est pas du prog. Mais t’as quand même au milieu une partie qui est assez prog atmosphérique et ça se termine carrément en cabaret clownesque. Donc c'est au final plein de trucs mélangés.


Quelles sont vos premières influences musicales à chacun ?

CEDRIC Moi J’ai grandi avec Deep Purple, Pink Floyd, Genesis, Peter Gabriel, du côté de mes parents. Mon oncle m’a bercé avec Metallica, Pantera, AC/DC, et après j’ai évolué vers de l'extrême et du coup avec l’enseignement musical que j’ai eu, pas mal de jazz et jazz fusion. J’ai essayé de m’ouvrir un peu à tout ça. Aujourd’hui par exemple j’écoutais un live de Porcupine Tree dans la voiture en arrivant et demain je pourrais écouter un album de Cattle Decapitation par exemple.

FLOW Moi J’ai grandi avec du Led Zep, du Stevie Wonder, du Michael Jackson, Dire Straits, Queen et aussi de la variété française, je suis un grand fan de Renaud.
Je monte même un tribute à Renaud avec le bassiste de Parabellum. Jonasz, Cabrel, Lavilliers, Goldman quand j’étais gamin avec mes parents, et vers 12 ans j’ai découvert Iron Maiden, Guns N roses, Metallica, et d’un coup Jai découvert la fusion, avec mes préférence pour Rage Against The Machine, Faith no More, Mr. Bungle, Korn, en fait tout ce qui mélange pas mal de truc rage, déjà la fusion du Hip Hop avec des sons de gratte et des paroles engagées à mort je suis hyper fan, j’étais au taquet et même aujourd’hui je suis resté un peu bloqué là-dedans. J’ai écouté beaucoup d’autres choses, je ne suis pas un metalleux extrême... Pantera évidemment je suis passé un peu partout, la fusion au sens large.

Quels sont les groupes que vous écoutez aujourd’hui et quels sont vos goûts musicaux ?

FLOW Moi je suis resté bloqué à cette époque

CEDRIC Moi aussi je suis à fond bloqué !

FLOW Je suppose que si je te posais les mêmes questions, qu’est-ce que tu écoutais quand t’avais 15 piges, tu as du rester aussi bloqué et tu écoutes toujours les mêmes choses…
Thierry  Oui exactement

FLOW C 'est une sorte de madeleine de Proust, c'est aussi ce qui te construit quand tu as entre 10 et 20 ans. Dans les années 70 80 c’était déjà mortel mais dans les années 90 y avait un truc de malade qui se passait avec la musique, Smashing Pumpkins, No Doubt, Alice in Chains, Dream Theater, toute la vague grunge dans toute les vagues rock alternative y avait des trucs de fou c'était la folie. Moi je me capte complètement là-dessus.

CEDRIC
Dans les nouveaux groupes après c'est vrai je ne suis pas trop dessus.

FLOW Dans les nouveaux groupes y a un groupe à qui je fais un petit coucou, Dirty Shirt, on se connait un peu et on a fait quelques dates ensemble, ou le groupe australien "Twelve Foot Ninja" qui mélange un peu les styles aussi. Mais c'est vrai qu’on revient toujours à ses classiques et en plus maintenant que j’ai des gamins je leur fait écouter du bon son que papa il aime bien donc du Jackson du Stevie du Mr Bungle voilà quoi. Ça ne touche pas de la même façon mais peut-être aussi aujourd’hui on écoute ça avec nos oreilles de musiciens alors que quand on était jeune on était plus des éponges à émotions.

CEDRIC Il n’y a pas de changement en fait. "And Justice for All" de Metallica reste un chef d'œuvre pour moi.

FLOW J’ai oublié les Red Hot Chili Pepper ... Les vrai Red Hot à l’époque de "Blood Sugar Sex Magik" "One Hot Minute" waouh j’ai racheté le cd tellement il était rayé, j’adore toujours écouter ça c'est parfait.

Comment avez-vous vécu cette année de confinement ?

CEDRIC Moi je l’ai bien vécue en tant que prof de musique, j’ai pas beaucoup bossé, un peu de visio au début mais après c’était un peu la misère donc j’ai vite arrêté. Ça m’a permis de bosser mon instrument et de bosser les morceaux du groupe. Du coup J’ai eu plus de temps donc ce n’était pas une mauvaise chose.

FLOW Moi c’était spécial parce que je vis que de la musique live, je donne des cours de musique et du coaching donc je suis toujours sur quelque chose d'assez vivant et j’ai deux enfants en bas âge qui quand le confinement a commencé un avait 3 ans et l’autre 1 an. Je vis dans un appartement de 50 m² en plein centre de Paris, heureusement que j’avais une cour. Je me suis consacré à mes enfants et j’ai mis mon activité musique complétement de côté. Sauf le groupe 6:33 avec qui on continuait d’avancer en fait. Je suis un mec du live, c'était cathartique pour moi, je sors des choses que j’ai besoin de sortir et que je ne pouvais plus sortir, donc je suis devenu alcoolique au début. Très rapidement et très succinctement je me suis dit ce n’est pas la bonne solution justement. J’ai fait du sport je me suis entretenu physiquement pour pouvoir être prêt quand ça reprendrait. Le truc positif c'est que ça nous a permis de finir notre album. Donc spécial, mais content d’en être sorti, de reprendre les live. Donc maintenant on est prêts. On a essayé de capitaliser sur ce que ça a été.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous auriez rêvé de jouer ?

FLOW Hier, j’ai une copine qui a croisé Sting, c'est un pote à elle qui faisait une interview, elle m’a envoyé les photos, j’étais fou, j’adorerais le rencontrer, bon ok on jouera jamais avec lui mais pourquoi pas. Sting en featuring sur un 6:33, j’en rêve. Y a aussi des artistes avec qui ça me ferait flipper de jouer, un mec comme Mike Patton c'est une sorte de mentor pour moi quand j’étais gamin. Quand je suis arrivé à l’école de musique et que j’ai vu qu’il était une référence j’ai fait ouuuuwoouuu parce que je viens de Chamonix, le trou du cul du monde, où la musique ce n’est pas le sport national et ce mec j’ai cauchemardé qu’il pensait que je faisais de la merde et qu’il ne pouvait pas m’encadrer, donc lui je pense que j'aurais peur. On a eu la chance d’ouvrir pour Devin Townsend, là c’est Nicko le gratteux qui s'est chié dessus grave. "Dirty Shirt" "Twelve Foot Ninja", on adorerait jouer avec eux. En plus avec eux ça colle au niveau de l’image.

Pour finir, si vous ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

FLOW Moi je pars avec mes gamins et ma femme déjà, et je pars avec mes amis et de quoi construire une baraque et faire un studio d'enregistrement et de quoi faire la cuisine pour bouffer. La zic, la famille et mes potes, ça ça me va bien !

CEDRIC  Ma femme, une batterie et de l'alcool (rires).

FLOW Tu vois, quelque part on part ensemble ... (rires)


Paris 8 Octobre 2021
Thierry Cattier  - Photos : Th Cattier / Shooting Idols.


jeudi 2 décembre 2021

BOOGIE BEASTS (Jan Jaspers Chanteur Guitariste) // Interview // La Belgique a l'Honneur... 30 Novembre 2021.

 



Vous venez de sortir votre 3eme album "Love me some" (17 septembre 2021) pouvez vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Jan Jaspers: Nous sommes Boogie Beasts, nous venons de Belgique et nous fêtons nos dix ans cette année.
Le groupe est composé de Fabian Bennardo (harmonica), Gert Servaes (batterie), Patrick Louis (guitare, chant) et moi-même, Jan Jaspers (guitare, chant).

D'ou venez vous, et comment avez vous créé le groupe ?

Jan Jaspers: Nous sommes un groupe très belge. Patrick de Namur et Fabian de Liège sont Wallons et Gert de Limbourg et moi aussi de Limbourg, nous venons de Flandre.
Avant Boogie Beasts, Gert et moi, nous jouions dans un groupe de blues psychédélique et Fabian avait un duo de blues garage avec son beau-frère Mathias. On se croisait souvent au festivals et on s'appréciait beaucoup. Un jour, Gert et moi, on a invité Fabian et Mathias pour une jam dans notre bar préféré à Louvain, près de Bruxelles. Sans avoir jamais joué ensemble, on a cassé la baraque ce soir-là. L'énergie était unique. Après la jam, on s'est dit qu'il fallait refaire tout ça. Le groupe était né. En décembre 2019, Mathias a quitté le groupe et Patrick est devenu notre nouveau guitariste/chanteur.

Vous souvenez-vous du tout premier concert que vous avez donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Jan Jaspers: Notre tout premier concert était au Blue Moon Festival, à Visé, Belgique, il y a 10 ans, quelques mois après la jam à Louvain. On n'avait toujours pas répété, donc on est montés sur scène pour jammer pendant une heure. L'énergie unique était de nouveau là et aujourd'hui, 10 ans plus tard, c'est cette même énergie qui caractérise toujours nos concerts.

Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?

Jan Jaspers: Chacun a ses préférences. Perso, quand j'étais petit, j'écoutais déjà les cassettes de mon père: les Rolling Stones, Creedence Clearwater Revival, B.B. King, ... Des amis de mes parents avaient un fils plus âgé que moi qui jouait de la guitare dans un groupe et cela m'intriguait. C'est à ce moment-là que je me suis dit: "Je veux jouer dans un groupe."

D'où vient le nom du groupe et quelle est sa signification ?

Jan Jaspers: Après la fameuse jam à Louvain il y a 10 ans, on nous a dit qu'on avait joué comme des bêtes, des "beasts". Et comme on adore le boogie...

Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

Jan Jaspers: Notre musique est fort inspirée par le blues mais on y ajoute plein d'autres influences. On la décrit souvent comme du blues-rock alternatif.

Comment créez-vous vos compositions, y a-t-il un déclencheur, un moment propice ?

Jan Jaspers: D'habitude, c'est Patrick ou moi qui propose une nouvelle idée lors d'une répétition. Cela peut être juste un riff ou déjà une structure avec des couplets et un refrain. Parfois, il y a déjà quelques paroles, mais souvent, elles viennent après. Puis, on commence à travailler sur l'idée et tout le monde ajoute sa touche personnelle. On compose donc toujours à quatre.
Les "triggers" peuvent se produire à n'importe quel moment. Personnellement, quand j'ai une idée en tête, je l'enregistre tout de suite. Si je n'ai pas de guitare près de moi, je chante la mélodie et je l'enregistre sur mon téléphone. Parfois, les idées viennent aussi spontanément pendant une jam. "Bring It On", par exemple, le premier morceau sur notre dernier album, est né comme ça.

Racontez-nous l'enregistrement et le choix des titres de "Love me some" ?

Jan Jaspers: On a enregistré "Love Me Some" en août 2020, entre les deux confinements. On avait 11 morceaux dont on a choisi 10. Ensuite, on a décidé d'ajouter deux singles, enregistrés en janvier 2020 et sortis pendant le confinement, comme titres bonus.


Vous aviez travaillé dans le même studio sur votre 2eme album comment se sont passées les sessions pour ce dernier album "Love me some" ?


Jan Jaspers: C'était assez particulier vu les circonstances. A cause du confinement, on ne s'était plus vus depuis pas mal de temps, c'était le premier album avec Patrick et le premier produit par notre propre ingénieur de son Koenraad Foesters. Par contre, tout s'est très bien passé. On avait tellement envie de faire cet album, de faire la fête et de faire danser les gens. C'est peut-être pourquoi il est devenu notre album le plus dansant jusqu'ici.

Comment se porte le marché de la musique en Belgique ? Quelle est la place du Blues en particulier ?

Jan Jaspers: Depuis des décennies déjà, la Belgique a une scène musicale très vivante avec des artistes très doués dans tous les genres, et avec des clubs et des festivals réputés dans le monde entier. Même dans la scène blues, on a des festivals de niveau international. Bien sûr, le secteur passe une période difficile à cause de la pandémie, comme dans tous les pays, mais j'ai été agréablement surpris par la créativité tant des artistes que des organisateurs pendant le confinement. Malheureusement, en ce moment, il y a une quatrième vague COVID et beaucoup d'événements sont à nouveau annulés.

Avez vous réussi à travailler pendant la période de confinement ?


Jan Jaspers: C'était difficile mais on n'a pas glandé. Quand le gouvernement a annoncé le confinement, on venait à peine de terminer la vidéo du morceau "Howl". On l'avait enregistré en janvier 2020 avec son "côté B" "Mine All Mine" et on les avait faits mixer par Jim Diamond, le producteur mythique de la scène garage de Detroit, connu pour ses collaborations avec entre autres The White Stripes et The Sonics. On a sorti "Howl" le 3 avril 2020 et il a été très bien accueilli par la radio nationale Classic 21. Cela nous a motivés et nous avons continué à bosser. On s'envoyait de nouvelles idées, on répétait en ligne et en juin, tout de suite après le premier confinement, on a loué un studio avec un appartement dans le sud du pays pour travailler toutes les nouvelles idées. Quelques semaines plus tard, on a enregistré "Love Me Some", juste avant le deuxième confinement. Ensuite, on a sorti notre premier single "Bring It On" en février 2021, suivi par "Favorite Scene" en avril 2021. Les deux morceaux ont été très bien accueillis par deux radios nationales, qui nous ont invités pour des showcases en direct. Tout cela nous a permis de rester dans les actualités jusqu'à la réouverture des clubs et la release de notre album.

Quels sont les groupes que vous écoutez et quels sont vos goûts musicaux ?


Jan Jaspers: Notre point commun est notre passion pour le blues, en particulier le Mississippi Hill Country blues, avec des artistes comme R.L. Burnside et Junior Kimbrough. Mais nous écoutons plein d'autres genres comme le rock, le garage rock, le soul, le funk et le hip-hop.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous rêvez de jouer ?


Jan Jaspers: Malheureusement, beaucoup d'artistes qui continuent à nous inspirer sont déjà morts: John Lee Hooker, Muddy Waters, Howlin' Wolf, Jimi Hendrix, James Brown, R.L Burnside, Junior Kimbrough, etc. Ce serait un rêve de jammer avec des gens comme Buddy Guy, les Stones, Jimmy Page ou encore les Black Keys ou Jack White.

Quand vous ne jouez pas, quelles sont vos passions, vos passe temps ?

Jan Jaspers: Honnêtement, quand on ne joue pas, la musique reste omniprésente dans nos vies: on écoute, on creuse, on découvre, on va voir des concerts, on répète, on enregistre... C'est notre passion et notre boulot.

Pour finir, si vous partiez sur une ile déserte et ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

Jan Jaspers: Un "best of" de John Lee Hooker parce que je ne m'en lasse pas, le dernier documentaire sur les Beatles parce que je suis curieux de le voir, et ma guitare pour composer des morceaux. Mais est-ce qu'il y aura un tourne-disque? Et du wifi pour streamer le documentaire?



30 Novembre 2021.
Thierry CATTIER
Photos Fabien Bennardo

dimanche 28 novembre 2021

W-FESTIVAL // Photo Report // Ostende 28 Aout 2021 - Orchestral Manoeuvre In The Dark (OMD) Rusty Egan (Visage) D:uel (Propaganda) Kosheen Goudi Queen Symphonic ...


Le W-Festival eu lieu le Samedi 28 Aout 2021. A Ostende sur la magnifique plage de Kleine Strand, c'est un des seuls et un des premiers à s'afficher sans masque ni distanciation, avec un contrôle du pass sanitaire à l’entrée.

Goudi

Kosheen

 


Kissing The Pink


Meuris & CO


D:uel  (Propaganda)






Queen Symphonic




Rusty Egan Presents Visage 1980- 2021


 





Orchestral Manoeuvres In the Dark, O.M.D






Prochain W-Festival du 24 au 28 Aout 2022.

Renseignements IcI

Photos : Th. Cattier / Shooting Idols

vendredi 26 novembre 2021

BEAST IN BLACK // Interview // La Cyber Attitude Septembre 2021

 

BEAST IN BLACK est un combo Européen regroupant des musiciens Finlandais Hongrois et Grec qui dis mieux ! Formé à l’initiative de Anton Kabanen après son départ de BATTLE BEAST. En 2017 le gang sort un premier album Berserker hommage au manga Japonais de Dark Fantasy Berserk de Kentaro Miura et s’embarque en tournée au côté de WASP pour quelques dates seulement suite aux frasques de Blackie Lawless.
Ils repartent ensuite sur les routes au côté de NIGHTWISH en novembre et décembre 2018 ce qui leur permettra de jouer à Paris à l'AccorHotels Arena ! En 2019 ils reviennent sur le devant de la scène avec un second méfait From Hell With Love qui leur permettra de sévir sur les terres Européennes en tête d’affiche avec comme première partie MYRATH. Fidèle défenseur d’Heavy Metal typique gorgé de refrains catchy voir Pop par moment qui magnifient le tout, le gang est de retour cette fois ci avec Dark Connection son troisième opus une fois de plus inspiré par les mangas cette fois ci développant un univers Cyberpunk très futuriste comme que Armitage III ou bien Gunmm mais aussi par le monde cinématographique grâce des films cultes comme Blade Runner de Ridley Scott.
Une fois de plus Anton Kabanen nous propose un Heavy Power Metal bercé par des ambiances pop, dance, voir par moment symphoniques, gorgé de claviers aux sonorités typiquement eighties le tout agrémenté de refrains imparables qui vous scotche définitivement le bulbe rachidien. Une belle réussite doté d’une production haut de gamme qui brille par son incroyable efficacité ! Du grand art à n’en pas douter. Cerise sur le gâteaux deux très belles reprises "Battle Hymn" de MANOWAR et plus surprenant "They Don't Care About Us" ( HIStory: Past, Present and Future) un morceau du roi de la Pop Michael Jackson dans une version très réussi empreint de classe et de respect !
C’est avec le prolifique et sympathique Anton Kabanen la maître incontesté de la bête en noir que nous avons pu nous entretenir afin d’en savoir un peu plus sur ce monde Steampunk rétro futuriste ! Magnéto Anton c’est à toi !



Vous avez eu la chance d’effectuer une longue tournée Européenne en tête d’affiche du 29 Octobre au 18 Novembre 2019 avec en Special Guest MYRATH quel regards portes tu sur cette tournée ?

Anton Kabanen. C’était notre seconde tournée en tête d’affiche. Je m’en souviens c’était une tournée sympathique et réussie. Après avoir fait cela pendant dix ans c’est bien de voir que les choses planifiées se passent comme prévues et qu’il y a aussi de belles surprises. On n’a pas à se plaindre sur ce point. Nous avons hâte de retourner sur les routes prochainement mais nous avons aussi un planning à respecter.

Qu’essayes-tu de transmettre au public lorsque tu es sur scène ?

Anton Kabanen. Pour nos perspectives ce qui est le plus important c’est que les gens viennent voir nos shows, et rien d’autre. Je me focalise sur ce point. C’est une échappatoire d’une heure et demie. Tu dois continuer de vivre. Appréciez la musique et le spectacle. Qu’est-ce que l’on peut demander de plus ? C’est pour cette raison que nous sommes là. Pour donner de belles émotions.

Que représentes pour toi un bon concert ?

Anton Kabanen. Quand le son et le groupe ne font qu’un. Lorsqu’il y a une bonne atmosphère. Parfois tu es très fatigué ou malade, ce qui affecte ton humeur. Quand tu es en bonne santé tu sais à quoi ressemble un bon son. Ce sont des choses classiques et basiques, qui font que tout se passent bien. C’est ce qui fait un bon show pour nous.

Il y a beaucoup d’harmonies de guitares est ce important pour toi de retranscrire au plus près de leur version albums les morceaux lorsque tu es sur scène ?

Anton Kabanen. Absolument, mais ce n’est jamais facile. Il n’y a pas de mon point de vue de concerts parfaits d’un point de vue prospectif. Ce n’est pas le sujet, nous ne sommes pas là pour jouer un spectacle sans erreurs. En tant que groupe, tu joues tous les soirs des choses différentes qui permettent de rafraichir le show et d’apporter des éléments nouveaux et de l’excitation. C’est une forme de tension qui doit être exécutée de la bonne manière. Nous savons ce qui va se passer à quatre-vingt-dix pourcents. Il y a toujours cette partie obscure que tu ne connais pas. C’est comme cela qu’on fonctionne.

En décembre 2019, vous avez reçu un disque d’or à Helsinki un disque d’or j’imagine que cela été un moment important pour toi et la formation ?

Anton Kabanen. Oui nous étions très contents et nous ne nous y attendions pas. Cela a été une énorme surprise, disque d’or pour le premier album. C’était le premier disque d’or de notre carrière. Aucun des membres du groupe n’avait jamais reçu une telle récompense. C’était très sympa, cela veut dire aussi qu’il y a un but. Les gens aiment la musique, le groupe, les concerts que nous aimons faire et donner. C’est comme un point d’ancrage dans le temps. Nos plus grands shows se sont déroulés fin d’année 2019 et ce sont de loin les meilleurs. Ce sont de très bons souvenirs de notre carrière.

N’as-tu pas l’impression que tout est allé très vite pour BEAST IN BLACK concerts en en tête d’affiche, trois albums, un disque d’or !

Anton Kabanen. Effectivement d’un certain coté cela fut rapide, d’un autre coté on a toujours été dans des formations pour faire de la musique. Ce n’est pas comme si c’était notre premier groupe. C’est pour cette raison que des grandes tournées et des albums ont été enregistrés. Pour chaque membre du combo on se demande pourquoi s’est arrivé si vite dans notre univers musical. D’abord c’est une récompense émotionnelle car le public a accepté notre musique. Les premiers fans sont les fans de notre premier opus, ce sont eux qui nous donnent des vues, des likes sur YouTube, sur toutes les plateformes partout dans le monde. Tout va ensemble. Et cela fait quelque chose auxquelles nous ne nous attendions pas. Merci à tous les fans ! Et nous espérons que cela n’est que le début. Nous avons encore de l’appétit pour réaliser encore beaucoup plus de belles choses.

Vous êtes de retour sur le devant de la scène après cette pandémie quel est ton état d’esprit au vu de ce qu’a vécu l’humanité ?

Anton Kabanen. Il y a une certaine nervosité qui existe lorsque que tu reviens après un long break, mais aussi de l’excitation quand tu recommences à jouer après si longtemps. Il y a certaines chansons que tu adaptes avec l’humeur et tes sentiments du moment. Il y a quelques années quand on était actif en tournée ce n’était pas si différent. A mon niveau tu t’adaptes rapidement pour les morceaux de la setlist. Ces titres qui par la suite ne te paraissent pas étrangers après un long break. La question est de savoir comment tirer profit de ces titres pas seulement musicalement mais aussi techniquement. Je me rappelle certaines chorégraphies et le feeling entre le public et le combo de ce fait il serait difficile de se prélasser sur scène. Heureusement ce n’était absolument pas le cas et ce fut très excitant.

Une bonne partie des musiciens pour pallier le manque de concerts ont donné des shows virtuels, ce n’est pas le cas de BEAST IN BLACK vous ne semblez pas attiré par ce genre d’exercice !?

Anton Kabanen. Nous ne sommes pas fans de shows virtuels. S’il n’y a aucune possibilité de jouer en live nous ne voulons pas perdre notre temps et nous préférons concentrer nos efforts sur du contenu artistique ou de nouvelles chansons brillantes, des vidéos pour la musique ou des paroles pour les prochains albums. Fondamentalement quand on ne peut pas faire de concert live, on essaie d’être créatif dans le contenu sur quoi construire avec le groupe. Il y a toujours quelque chose d’artistique à construire dans ce contexte. C’est pour cela qu’on ne se focalise pas sur les shows virtuels. Bien sûr tu peux en faire pour ajouter des tas d’éléments que tu ne pourrais pas faire sur un concert normal. Dans ce genre de d’évènements il y a un manque d’audience. Il manque quelque chose et c’est bizarre. Pour moi les prestations virtuels bien produits ou les livestream dans les stades, ça ressemble à des vidéos qui ont été faites avec une seule prise. Je préfère regarder des clips de musique éditées et parfaites dans les détails. C’est une sorte de compromis entre le fait de faire des vrais concerts et des shows virtuels. Nous ne sommes pas friands de ces live virtuels. Aucun de nous dans le groupe ne l’est. C’est bien car on ne se bat pas pour ça. On veut donner des shows avec du public, pas être sur scène sans public.



« Dark Connection » est votre troisième opus, comment cette fois ci avez-vous envisagé le processus de composition alors que nous étions en pleine pandémie ?

Anton Kabanen. Nous avons travaillé de la même manière que pour les deux albums précédents. L’enregistrement, la production et la masterisation a pris plus de temps que d’habitude. Je ne vais pas me blâmer pour ça parce qu’on trouvait qu’on ne laissait pas aller quand je travaillais sur différentes chansons en studio. Il fallait se décider sur ce qui était bon ou pas, sur la section des instruments. Alors j’ai fait marche arrière pour trouver d’autres alternatives dans le paysage sonore de BEAST IN BLACK pour toute la partie mixage et le reste. Quant au Covid, nous avions pris notre temps. Mais il y a eu aussi beaucoup plus de difficultés. J’ai fait quelques mises à jour sur les systèmes d’exploitation au studio, beaucoup de nouvelles entrées à connecter avec les instruments. Il était temps de mettre à jour ces choses-là. Avant que je puisse commencer à faire quelque chose je devais d’abord mettre le système à jour. Une fois que j’ai eu le son désiré pour l’opus, j’ai réalisé que je voulais avoir d’autres outils pour faire avancer le processus. Ensuite il y a eu des problèmes techniques concernant les ordinateurs. Donc nous avons eu de véritables soucis pour l'enregistrement ce qui fait que cela nous a pris beaucoup trop de temps pour mettre en boite cet opus. Mais je devais le faire, il n’y avait pas d’autres issues. S’il n’y avait pas eu le Covid, nous n’aurions pas enregistré quoi que ce soit. Nous aurions donné des concerts et nous aurions sortis l’opus en 2023.

Tu es à la fois guitariste, claviériste, producteur, tu as aussi mixé l’album est ce que ce n’est pas un gros challenge de cumuler toutes ces taches ?

Anton Kabanen. Non pour moi cela ne représente pas un défi, je fais cela depuis bien longtemps. Honnêtement enregistrer un album ce n’est pas quelque chose qui m’amuse. Le plus agréable est de composer. Enregistrer, produire et mixer c’est quelque chose que je dois faire afin de donner vie aux morceaux. Mais heureusement il y a beaucoup de petits moments que j’apprécie comme lorsque nous enregistrons tous ensemble, les prises de guitares, celles de chant ainsi que mes parties. Ce sont ces moments que nous aimons tous, nous créons les chansons et c’est une bonne chose. Mais a la fin tu dois tout assembler et cela me rend dingue ! Rires.

Tu as déclaré que pour Dark Connection le rôle des claviers et des synthétiseurs avait joué un rôle majeur !?

Anton Kabanen. J’ai toujours dit que ce qu’une chanson demande nous nous devons de lui donner. Cela ne dépend pas d’une vue subjective, tous les musiciens apportent leur pierre à l’édifice et ensuite nous voyons ce dont le titre à besoin, tel type de clavier ou tel instrument. Ça se fait de manière très basique et simplement, tu dois écouter le morceau et trouver ce qu’il lui faut pour être complet. Bien sûr j’adore les claviers et le son des synthé des années 80. Mais tu dois croire en tes envies subjectives sur un titre, tu entends ça dans ta tête, c’est ainsi que se déroule le processus d’écriture pour moi. J’entends les mélodies d’un morceau et je dois les retranscrire pour qu’elles prennent vie c’est aussi pourquoi il y a beaucoup de claviers. Mais à chaque fois je me pose la question : ‘Qu’est-ce que je dois apporter pour que cette chanson soit bonne’ ? Pour moi un bon titre est ce type de morceau ou tu as de la guitare, du piano, des riffs, des chorus, des équations simples pour mettre en place des mélodies. Ce sont des très belles mélodies et quelque chose résonne avec tout ça et tu sais alors que c’est un bon morceau. A la fin c’est la vue subjective des compositions qui s’impose, ‘est essentielle pour ce que demande une chanson.

BEAST IN BLACK est très inspiré par les eighties, recherches tu ce feeling qui existait dans les morceaux des années 80 dans tes compositions ?

Anton Kabanen. Oui tout simplement parce que ce type de musique résonne en moi et pourquoi cela résonne en moi ? Pour un musicien tu dois te pose cette question, quel type de riffs, quel rythme joue le batteur, quelles précautions ont t’ils pris et surtout quels types de mélodies chante les chanteurs ainsi que celle joué par un instrument Et lorsque tu analyses tout ça tu réalises pourquoi tu aimes cette musique ! C’est arrivé dans les années 80/90, ils avaient un sens énorme de la mélodie et la compréhension pour savoir comment les crées. Ils y arrivaient d’une manière simple au niveau de la progression des accords de guitares, la chanson doit engendrer cela, elle t’attrape de gauche à droite et j’aime ça, le morceau résonne en moi. C’est une musique que j’apprécie depuis mon enfance, je regardais un dessin animé Les Maîtres de l'Univers (He-Man and the Masters of the Universe) et j’adorais la bande son , la musique m’a ébloui. J’appréciais aussi tous les films des années 80/90 et toutes ces choses se sont ancré en moi. Plus tard lorsque j’ai commencé à jouer de la guitare, j’ai compris ce qui passait à travers ces morceaux, j’ai ressenti ces influences, ces progressions de cordes, ces types de rythmes, ces sons, ce sens de la mélodie, je ne sais pas c’est un procédé très intuitif chez moi. Dans BEAST IN BLACK nous ne nous disons pas que nous allons jouer dans un style années 80, cela n’a jamais été le cas. L’idée est simple, faisons de la musique, je veux composer et écrire quelque chose qui soit bon musicalement mais je n’essaye pas de sonner délibérément dans un style particulier. Ensuite lorsque le morceau est prêt, je peux alors le catégoriser, je peux dire ce titre a été influencé par du disco, des éléments symphoniques ou bien du Heavy Metal.

Vous venez de sortir votre premier extrait de l’album 'Moonlight Rendez-vous ‘pourquoi avoir choisi de mettre en avant ce morceau ?

Anton Kabanen. Pour nous c’était assez clair lorsque nous avons sélectionné ce titre tout simplement par qu’il devait avoir une orientation assez Pop. Dès 2018 nous savions que cet opus serait orienté plus Pop. Le texte est très fort et inspiré elle se rapproche le plus du concept et sont intéressantes si on s’intéresse au sujet. Il y a cette ambiance Pop avec cette longue intro d’une minute avant que le chant arrive qui est très inhabituel pour un premier single. Sur d’autres chansons il y a différent types d’intro instrumentales qui ne pouvait pas être sélectionné pour un single. Tu as une chose clair qui apparait avant que la voix arrive, ce n’est pas une atmosphère qui se dégage comme sur d’autres titres en intro. C’est une mélodie sombre, très forte qui se développe ensuite arrive le riff principal de guitares. C’est un rappel pour celui qui écoute, tu as apprécié cette intro, ensuite tu entends ce riff Heavy et puis la voix arrive. Tout cela amène l’auditeur dans la chanson avec ce tempo assez lent qui est en rapport avec le monde de Blade Runner qui a énormément influencé ce titre et qui a un rôle essentiel au niveau du concept. Pour nous il était évident que si il y avait une chanson pour décrire l’ambiance de cet album c’était bien celle-là. C’est un morceau assez long mais nous ne voulons pas ennuyer les personnes qui l’écoute, ils devraient l’apprécié. Ensuite on verra ce qui arrive dans un deux ou cinq ans. On a fait un test sur le temps, on saura dans cinq ans si nous avons fait le bon choix mais nous ressentons cela comme ça ensuite nous verrons bien sur la longueur. Un artiste doit faire ce qu’il ressent et ce qu’il pense être bien, l’émotion n’a rien à voir avec les statistiques. On ne peut pas se dire ok d’habitude ce type de morceau est parfait pour être un single. On n’a pas toujours ce type d’analyse. Bien sûr tu as des bons titres qui peuvent faire l’affaire mais c’est mieux de choisir quelque chose de frais que un single typique, c’est pourquoi nous avons choisi l’album 'Moonlight Rendez-vous'.

Pour soutenir ce single vous avez sorti un clip très futuriste bien dans l’esprit du concept ! ?

Anton Kabanen. Cela a été une très bonne expérience. L’écriture de l’histoire a été par elle-même très amusante, cela a été un vrai plaisirs. Mais la captation a été longue, très complexe avec beaucoup d’éléments à mettre en place. Heureusement nous avons trouvé la bonne personne pour gérer cette captation, Katri Ilona Koppanen en a été le directeur artistique il s’est aussi chargé de l’écriture du script. Il était passionné par le thème, cela lui a pris beaucoup de temps, six mois de sa vie. Il ‘est totalement investi et nous sommes très satisfait du résultat, on ne pouvait pas demander plus.

A l’écoute d’un titre comme « Highway To Mars » j’ai immédiatement pensé à SURVIVOR et « Eyes Of Tigers » notamment au niveau du break avez-vous voulu en quelque sorte rendre hommage à SURVIVORS ?

Anton Kabanen. Comme je l’ai dit de nombreuses fois dans d’autres interviews c’est une question de ressenti et de point de vue. En tant que compositeur je donne au morceau ce dont il a besoin, quel type de riffs faut -il, quel partie musicale convient. Je le ressent ainsi, j’ai entendu ce riff, ce que j’ai écrit au niveau de l’instrumentation, que ce soit au niveau des claviers, la partie qui fait qu’on pense à « Eyes Of Tiger », ce même feeling c’est juste quelque chose qui es venu par intuition. Lorsque j’écris une chanson cela vient naturellement et ensuite je réalise que cela ressemble à une sensation familière qui peut apparaitre comme une copie, ça peut être un test et on peut se dire alors il faut écrire quelque chose d’autres mais j’ai toujours dis que cela venait de l’inconscient, rien n’a été recyclé ou copié. Tout ce qui a été composé est influencé par ta vie et ton vécu, il y a de bonne choses que tu apprécies dans la musique et qui reste inscrite dans ton subconscient, tu les gardes pour longtemps, c’est dans ton cœur, je ne peux pas m’interdire d’utiliser une mélodie parce que c’est trop proche de ce qui a déjà été fait auparavant. Si c’est quelque chose de différent c’est bien, ça sonne bien et ça continue à mettre en valeur tes propres influences, couches après couches, tout ce que tu absorbes musicalement tu peux les utiliser, elles sont en toi, tu dois t’en servir, ça se ressent quand tu apprécies quelque choses ou que tu n’aimes pas.


9 Septembre 2021.
Pascal Beaumont   / Laurent Machabanski (Traduction)
Photos Thierry CATTIER / Shooting Idols


dimanche 21 novembre 2021

NATALIA M.KING // Chronique CD // "Woman Mind Of My Love" Sortie le 5 Novembre 2021.

 
Artiste : Natalia M.King
Album : Woman Mind Of My Love
Date de Sortie : 5 Novembre 2021.
Label : DixieFrog
Genre : Blues

"Woman Mind Of My Own", le nouvel album de Natalia M. King est un joyau. Et elle a bourmingué longtemps, à travers les Etats-Unis, en faisant tous les boulots possibles!

La musique dans le baluchon, c'est son réconfort. Depuis sa prime jeunesse, elle gratte la guitare. Dans des groupes, ou en solo, elle écrit, compose et chante. Mais ce n'est pas en Californie qu'elle rêve de réussir, c'est en France!
Maquettes, concerts, premières parties, disques... Tout s'enchaine harmonieusement. C'est un monde de blues et de rock qui s'ouvre à elle. Son énergie fait merveille.

La soul music explose. La rage originelle fait place aux racines.  Il n'y a pas de production grandiloquente, seulement la musique et le feeling. Elliott Murphy vient d'ailleurs faire une apparition sur une superbe reprise de John Mellencamp, "Pink houses". Il n'est pas le seul. Grant Haua la rejoint sur "(Lover) You Don’t Treat Me No Good". Une version des plus poignantes voit le jour sur ce disque.
One more try de George Michael est sublimée ici. Dépouillée de ses arrangements, l’essentiel nous saute aux oreilles. Nous sommes dans son salon!

Nous trouvons également la trace des engagements de Natalia. A ne pas rater également l’interview de Natalia un beau moment de grâce sur Shooting Idols. Ainsi "Aka Chosen", le premier single, est un étendard LGBT brandi bien haut. Ce coming-out au début de l'album en fait une pièce maîtresse. L'âme du blues et du gospel vont nous étreindre pendant tout cette écoute au coeur du rythm'n'blues.

Inévitable!!!

 


Les Titres

1 Woman Mind Of My Love
2 Aka Chosen
3 Forget Yourself
4 Pink houses
5 So Far Away
6 (lover) you don't treat me no good
7 Sunrise to Sunset
8 Play on
9 One more Try

Midnight Riffer

samedi 20 novembre 2021

Roger Kasparian // Expo photos // Les Sixties à Paris Le Meridien @ A partir du 2 Décembre 2021 au 02 Mars 2022.

 
Pour sa réouverture, le JAZZ CLUB étoile propose pour une durée de 3 mois une exposition photo d’une série de 30 tirages argentiques de Roger Kasparian qui est l'un des grands photographes, témoin de la naissance des sixties retraçant en image le passage à Paris des plus grands noms de la musique pop, rock, jazz et yéyés.

Roger Kasparian, les folles années 60 et le Jazz Club Etoile

Roger Kasparian, photoreporter, réalise dans les années 60 des centaines de photos des plus grandes icônes de la musique.
Il a ainsi fixé sur pellicule toute la vague des yéyés mais aussi les musiciens anglais et américains, Coltrane, Monk, Nina Simone, Ella, Ray Charles, les Rolling Stones, les Beatles, les Kinks,
Gainsbourg , Dutronc
…pour n’en citer que quelques-uns…
C'est sans aucun doute ce qui le lie au Jazz Club Etoile, scène ouverte et éclectique où les légendes d'hier croisent et inspirent celles de demain.
Ce club s'attache depuis sa création à proposer une programmation musicale foisonnante où bon nombre de stars de la musique ont foulé sa scène devenue mythique.



A l'occasion du vernissage qui aura lieu le 2 Décembre 2021 à partir de 19H,
la présentation sera suivi d'un concert exceptionnel de Laurence Jones

Laurence Jones, âgé de 27 ans et originaire de Liverpool, fait partie de cette jeune génération biberonnée aux disques de ses parents, qui redécouvre le
plaisir simple d'un bon riff, d'un solo de guitare, d'un refrain entraînant. Lui a démarré très tôt, puisque la légende dit qu'avec son premier trio, il tournait déjà à 17 ans en compagnie de Johnny Winter ou Walter Trout ! Le jeune surdoué britannique a déjà sorti 6 albums outre-Manche et a foulé pour la 1ère fois le sol français au Jazz Club Etoile en 2019.
(M.Valentin - Le Parisien)



mercredi 17 novembre 2021

Yann Charles Passion Rock // Expo photos // Paris Café Caumartin @ A partir du 18 Novembre 2021.

 

EXPO PHOTOS "Passion Rock" par  Yann Charles à partir du 18 novembre prochain
Yann Charles expose ses clichés au Café Caumartin.
Passez prendre un verre et admirer son excellent boulot dans un non moins excellent endroit résolument ROCK!
"A partir du 18 Novembre 2021, venez partager ma passion pour le Rock et la photo au Café Caumartin avec l'expo "Passion Rock" où j'exposerais quelques uns des clichés marquants de mes années passées à parcourir les scènes et les festivals.



lundi 15 novembre 2021

MANDOKI SOULMATES // Interview // Utopie pour les réalistes - 23 Septembre 2021.

 
Mandoki Soulmates est un projet unique et original oscillant musicalement entre le Jazz et le Rock Progressif née de l'esprit créatif de Leslie Mandoki musicien polyvalent à la fois chanteur, batteur mais aussi producteur ce qui lui à permis de travailler avec des artistes aussi prestigieux que Phil Collins ou Lionel Ritchie pour n’en citer que quelques-uns.
D'origine Hongroise il fuit son pays en Juillet 1975 pour échapper au régime communiste après avoir été emprisonné 17 fois et s'installe à Munich en Allemagne pour développer ses activités musicales. Il participera aux cotés de Dschinghis Khan un groupe de Pop Rock au concours de l'Eurovision en 1979 et atteindra la quatrième place, le titre du même nom sera un succès en Europe et lui permettra de débuter sa carrière musicale et de se faire un nom rapidement.
Il entamera par la suite une carrière solo et publiera six albums de 1982 à 1997 tout en développant son activité de producteur. En 1993 il crée Mandoki Soulmates suite à une conversation avec Jon Lord (Deep Purple, Whitesnake) un projet pharaonique regroupant des musiciens prestigieux tel Ian Anderson (Jethro Tull), John Helliwell (Supertramp), Al Di Meola, Peter Maffay et  Jesse Siebenberg (Supertramp), Jack Bruce (Cream), Nick van Eede (Cutting Crew), Chris Thompson (Manfred Mann’s Earth Band), Bobby Kimball (Toto), David Clayton-Thomas (Blood, Sweat and Tears).
Un casting impressionnant avec lequel il enregistrera pas moins de onze albums avec des line up différents mais toujours de très grande classe. Le dernier en date étant Utopia for Realists sorti en 2019, un album concept très ambitieux et complexe. Le voilà de retour avec Utopia For Realists : Hungarian Pictures" une œuvre magistrale enregistré en public à Berlin et suite logique de l'opus précédent . Pour en savoir un peu plus sur Leslie Mandoki et sa carrière impressionnante nous avons soumis à la question ce musicien sympathique, très engagé politiquement luttant contre l'oppression et la censure la liberté étant un étendard qu’il défendra tout au long de sa carrière, pour qu'il nous présente ce combo hors norme qui risque de faire très rapidement des émules au sein de l'hexagone au vu de la qualité exceptionnelle de cette galette et de son passage très remarqué à l'Olympia le 1 mars 2017.
Un entretien enrichissant qui nous permet de découvrir un personnage complexe et profondément humain pour qui le Jazz Rock est un sacerdoce. Magnéto Leslie c'est à toi !



Le 21 Août 2021 vous avez donné un concert à Budapest dans la basilique St. Stephen je suppose que c’est un des premiers que vous ayez donné quel souvenir en gardes tu ?

Leslie Mandoki.
C’était un concert très spécial, un moment de vie car nous n’avions pas donné de show depuis un long moment en raison de la pandémie. C’était très beau de pouvoir enfin ressortir et jouer devant 33 000 personnes. On a choisi de n’interpréter que des nouveaux morceaux, de la nouvelle musique du nouvel album. Il y avait vraiment une ambiance magnifique.

Tu as écrit un titre à propos de Budapest, « Return To Budapest » qu’avais tu envie d’exprimer par rapport à ce titre ?

Leslie Mandoki. Je suis née à Budapest et j’y ai passé toute mon enfance, c’est gravé dans ma mémoire. C’est aussi là que j’ai débuté en tant que musicien, j’y ai eu mes premiers succès avec mon groupe qui est un mixte de Jazz et de prog Rock. Nous avons aussi beaucoup expérimenté. Ça a été un moment merveilleux dans ma vie de retourner dans ma ville surtout avec ce nouvel album. C’était assez surréaliste, fantastique de revenir avec ces chansons en Anglais qui sont assez complexe et ce combo.

Comment décrirais-tu Mandoki Soulmates ?


Leslie Mandoki. C’est un groupe cela fait plus de 20 ans que nous sommes ensemble.

Tout a débuté avec la rencontre de Jon Lord ?


Leslie Mandoki. Oui c’était il y a 18 ans pour les 50 ans du Rock. On avait monté ce projet Legend Of Rocks Mandoki Soulmates All Stars il y avait Peter Frampton, Ian Anderson, Jack Bruce, Steve Lukather, Chris Thompson, Bobby Kimball, Jon Lord et beaucoup d’autres. Jon m’a fait écouter quelques morceaux, il avait en tête un projet dans cet esprit et il m’a demandé si j’étais intéressé. On s’est retrouvé à Londres pour en parler, il m’a fait écouter les premiers morceaux qu’il avait composé et ils étaient tous excellent. On a réalisé alors qu’on pouvait développer ce projet mais nous eut des problèmes de copyright que nous n’avons pas pu obtenir notamment pour les morceaux de classiques qui étaient tombé dans le domaine public et ça a compliqué tout. On pensait inviter tous ces musiciens prestigieux avec qui on avait joué pour Legend Of Rock puis Jon Lord a perdu sa bataille contre le cancer et ça a donné par la suite un album très spécial certainement un de mes meilleurs.

Sur scène vous jouez plus de quatre heures comment arrivez-vous à réaliser de telle performances chaque soir ?

Leslie Mandoki.  Oui, c’est parce qu’on est plein d’énergie et que l’on est des jeunes musiciens Rires. On adore jouer live, les gens adorent ce genre de prestations, on fait sept rappels parfois, ça vient tout simplement du plaisir de jouer.

Est-ce que cela vous demande beaucoup de préparation en amont ?

Leslie Mandoki. Non, d’abord tout est écrit sur des partitions et puis j’organise tout. J’envoie à chaque musicien les parties musicales. Lorsqu’ils viennent répéter ils sont prêts. Finalement avec cette méthode c’est assez facile.

Comment s’est déroulé le processus de composition de Utopia For Realists ?

Leslie Mandoki. C’est très spécial. On a été joué à New York invité par l’organisateur des Grammy Awards. On a joué et on a donné un très bon concert. On a eu 7 rappels, une standing ovation. Le New York Time a écrit un article sur nous pour dire qu’il venait de faire une belle découverte. Tout le monde a été enthousiasmé par ce que l’on a fait, ils ont été impressionnés. Ça été un moment très fort pour nous. C’était un honneur de jouer à New York pour nous. Ensuite je suis retourné à Los Angeles, j’ai retrouvé ma maison, mes enfants et j’ai passé un très bon moment. J’ai parlé avec mes enfants, je leur ai dit que j’avais quelque chose en tête et c’était Utopia For Realists. Je me suis donc mis à travailler dans mon studio puis je suis parti en chine en tourné. J’étais assis à l’arrière d’une limousine, très fatigué et on me conduisait à l’aéroport de Beijing. Mon fils m’a appelé il était au studio, je lui ai dit que je rentrais à la maison et que je serai là dans 12 heures. Lui m’a répondu qu’il fallait que je me rende à Bali pour travailler et enregistrer. Pour lui c’était beaucoup mieux pour composer, c’est ce que j’ai fait, j’ai trouvé de merveilleux musiciens et j’ai travaillé 20h par jour sur cet opus, c’est ainsi que nous l’avons conçu.

Finalement l’écriture est une phase de travail assez facile pour toi !

Leslie Mandoki.
Oui mais ça dépend vraiment du moment. Il faut comprendre quand le temps d’écrire est venu et là tu as tout à coup un tas d’idées, tu sens que musicalement tu as quelque chose à dire. Tu as les mélodies qui et viennent et les rythme qu’il te faut. Il faut combiner tout ça tout en apportant quelque chose de neuf au niveau Jazz et Prog Rock. Pour moi ce qui est important c’est de combiner les deux.



Tu as débuté en 1975 en Hongrie je suppose qu’à l’époque ce n’était pas simple d’assumer une vie de musicien !

Leslie Mandoki.  C’était très difficile. Mais on savait tous que le Rock Progressif était une musique pour une nouvelle génération mais il y avait beaucoup de gens qui n’appréciait pas et qui essayait de tout faire pour empêcher cette musique d’émerger. On n’était pas très apprécié, il y avait des gens qui nous haïssaient. C’était très compliqué d’être un musicien de Jazz Prog Rock par que finalement cette musique c’est un peu un symbole de liberté. On n’a jamais réussi à obtenir un passeport pour sortir de nos frontières afin de jouer dans d’autres pays, on n’avait pas de liberté, on ne pouvait pas aller jouer à Paris ou Amsterdam, Londres, New York, Los Angeles, Berlin. C’est pourquoi nous avons quitté notre pays en nous échappant, en creusant un tunnel avec un de mes meilleurs amis Gábor Csupó et d’autres opposants au régime. Par la suite Gábor a eu du succès aux Usa, à Hollywood comme animateur, scénariste, réalisateur, producteur et graphiste. Un de ses premier grand succès a été sa collaboration sur la série The Simpsons. On devait s’échapper, je suis arrivé en Allemagne à l’âge de 22 ans comme réfugié. J’ai dû recommencer ma vie à zéro.

Je suppose qu’aujourd’hui tu dois être fier de revenir dans ton pays en homme libre !

Leslie Mandoki.  Oui bien sûr. Je vis en Allemagne et aussi parfois à Los Angeles mais je suis toujours très heureux de revenir en Hongrie, de jouer là-bas et de rencontrer des amis, des gens de ce pays, j’adore ça. Mon retour a été un très beau moment de ma vie et j’apprécie cette situation.

Tu es aussi producteur depuis de nombreuses années tu possèdes ton propre studio au lac Starnberg en Allemagne, tu as eu l’opportunité de travailler avec des artistes prestigieux comme Phil Collins

Leslie Mandoki. Phil est une personne extrêmement gentille, il a un talent incroyable en tant que musicien. Pour moi c’est un génie de différentes manières. Travailler avec Phil a été exceptionnel, on a passé des moments merveilleux ensemble. C’est une légende du Rock. C’était assez unique d’avoir un tel compositeur a mes coté dans mon studio, j’ai vécu des moments magiques. On avait installé deux batteries et on a joué ensemble, ce sont des moments importants de me vie de musicien et producteur. Phil et moi sommes resté très proches, c’est un génie ! On a pu aborder tant d’aspects différents de la vie, sa façon de chanter, de composer, toutes ces formes de talents. Cette rencontre a été merveilleuse.

Tu es un musicien accompli et polyvalent à la fois chanteur, batteur compositeur, producteur !

Leslie Mandoki. J’ai une situation très privilégiée car j’ai la chance de travailler avec des musiciens extrêmement talentueux. C’est un privilège pour moi de collaborer avec toutes légendes, ce sont des icones du Rock. (Ndr : Ian Anderson (Jethro Tull), Jack Bruce (Cream), Nick van Eede (Cutting Crew), Chris Thompson (Manfred Mann’s Earth Band), Bobby Kimball (Toto), David Clayton-Thomas (Blood, Sweat and Tears), John Helliwell (Supertramp), Al di Meola, Mike Stern, Randy Brecker, Till Brönner, Bill Evans, Cory Henry, Richard Bona, Tony Carey (Ritchie Blackmores Rainbow), Jesse Siebenberg (Supertramp), Steve Bailey et Julia Mandoki). C’est merveilleux d’avoir un tel line up. Cet opus est le meilleur que j’ai jamais réalisé.

En 2012 tu as été décoré de l’Ordre du Mérite de la République Hongroise qu’as-tu ressenti toi qui avait fui ce pays 37 ans plus tôt ?

Leslie Mandoki. Oui lors de la cérémonie j’ai ressenti un sentiment merveilleux. La réception était fantastique, c’était une période de ma vie ou j’étais heureux. J’étais aussi très impressionné et très fier.

Le 1 Mars 2017 vous avez joué à l’Olympia , qu’essayes tu de transmettre lorsque tu es sur scène ?  

Leslie Mandoki. J’essaye de transmettre de l’humanité. On est pris par toutes ces nouvelles technologies, les réseaux sociaux, il faut revenir a plus d’humanité, c’est ce que j’essaye d’exprimer à travers ma musique pour moi c’est important.

Le monde devient selon toi de plus en plus inhumain, l’être humain étant totalement relégué au second plan en quelque sorte !

Leslie Mandoki.  Oui on est tous dans une chambre d’écho, un flot d’infos qui ne s’arrête jamais dans une société sans humanité. Cet album célèbre aussi la fin de cette sombre crise du Covid.

Justement comment as-tu vécu la situation sanitaire et le confinement ?

Leslie Mandoki. Ça a totalement changé ma vie. Pour moi et tout le monde autour de moi. Nous ne pouvions pas sortir, c’était un problème très sérieux. Ça a touché tout le monde artistique que tu sois peintre, écrivain, réalisateur, cinéaste. Il faut un contact direct avec ton public, un échange. Pour nous les musiciens c’est un privilège merveilleux que les gens nous laissent pénétrer leur âme, ils sont en communion avec nous, c’est une relation très profonde. Maintenant le temps est venu pour nous de leur donner quelque chose en échange.

Que retires tu de l’expérience des shows virtuels que tu as donné dans ton studio ?

Leslie Mandoki. C’était intéressant, je devais imaginer d’une façon très forte que le public était présent. Il fallait faire jouer son imagination, j’essayais de faire comme si je jouai devant et pour un public.

Vous avez enregistré un concert pour célébrer le trentième anniversaire de la chute de Berlin c’était un évènement important pour toi ?

Leslie Mandoki. Je suis née et j’ai vécu derrière ce mur. J’ai pu m’en échapper. Quand mon père est décédé alors que j'avais l’âge de 16 ans, il m’a dit : « Mon fils s’il te plait promet moi que mes petits enfants n’auront pas à vivre cela, qu’ils seront libres et que la presse et les médias seront libre aussi ». Je lui ai dit père on vit derrière ce rideau de fer ! Mon père m’a répondu : « Regarde ce n’est pas pour toi ce rideau de fer, trouve ton chemin, vie tes rêves et ne rêve pas ta vie ! » C’est une phrase mais pour moi cette vision devait se réaliser un jour, le mur devait tomber et c’est arrivé. C’était si unique, si beau, un moment historique lorsque le mur est tombé, c’était un rêve. Maintenant jouer 30 ans après à Berlin pour célébrer cet évènement historique d’une manière officielle…. A la fin du concert ça a été un instant merveilleux, très fort émotionnellement. J’ai adoré le faire et je suis très heureux d’avoir joué ce jour-là.

En 1979 tu as participé au concours de l’Eurovision avec Dschinghis Khan ton premier groupe vous êtes arrivé quatrième quel souvenir gardes-tu de cette période ?

Leslie Mandoki.  Oui. Rires. Je ne parlais pas Allemand à l’époque. Je voulais créer un grand studio pour enregistrer des albums de Jazz Rock j’ai collaboré avec cette formation et nous avons été numéro 1. Ce n’étais pas vraiment quelque chose de sérieux car je suis avant tout un musicien de Jazz Rock et là nous faisions de la Pop.

Quels sont les évènements qui ont été les plus marquants tout au long de ta carrière musicale ?

Leslie Mandoki. Avoir pu rencontrer Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev. C’est cette rencontre qui m’a le plus impressionné. Il est venu dans mon studio car à l’époque je travaillais sur un projet de charité pour lui. C’était très émouvant de le rencontrer.

Pour conclure que souhaites tu rajouter qui te parait important ?

Leslie Mandoki. Utopia For Realists est de loin notre meilleur album et ce qui est très spécial c’est que c’est un peu la bande son de la fin de l’ère du Covid. On a fourni un énorme travail sur ces compositions, j’ai toujours cherché a enregistrer cette musique un peu Folk. C’est un rêve qui se réalise, que le Rock Prog puisse être joué avec la virtuosité du Jazz Rock. Un autre aspect c’est ce Dvd qui montre toute cette animation incroyable qui arrive, l’enregistrement du concert…. C’est quelque chose de très spécial. Ce n’est pas seulement notre meilleur album mais c’est aussi un opus unique et typique avec un public adorable.




Paris 23 Septembre 2021.
Pascal Beaumont
Photos DR