mercredi 14 avril 2021

LIVE STREAMING // V1NCEM4N // Concert From Alidia 21 Avril 2021 à 18h30.

 

MERCREDI 21 AVRIL à 18h30:
Concentré de Pop et de Rock, VINCEMAN fait cohabiter ses influences «anglaises»
 (Beatles , Stereophonics) avec un son et une attitude plus «américaine» 
(Foo Fighters, Stone Temple Pilots).





SURPRISE DU JOUR // Mick Jagger with Dave Grohl // Le Clip // EAZY SLEAZY.

 

La surprise du Jour
Mick Jagger with Dave Grohl

Le Clip ICI
EAZY SLEAZY.




GRANT HAUA // Interview // Be Yourself ... 12 Avril 2021.



Pour commencer cette interview avec toi GRANT HAUA, aujourd'hui nous aimerions évoquer tes premières années en Nouvelle Zélande. Quels ont été les moments fort de ta jeunesse, l’adolescence, l'école, tes amis et ta famille ?

Grant Haua.  J'ai grandi en zone rurale en Nouvelle Zélande, je suis allé dans une petite école de campagne avec environ 80 enfants âgés de 5 à 10 ans, presque tous maoris, c'était cool, on jouait au rugby et au football en hiver, on pêchait et on nageait dans la rivière pendant les longs étés, nous avons beaucoup de plages de sable blanc ici et beaucoup de fruits de mer, mon père était et est toujours un excellent pêcheur, d'ailleurs ce soir c'est poisson frais que j'ai pêché ce week-end ! Je vis sur une terre ancestrale sur laquelle j'ai grandi, mon école est toujours là juste en bas de la route, et beaucoup de mes vieux amis d'école sont toujours là aussi. Quand j'ai eu 11 ans, nous sommes allés à la "grande école" en ville, c'était cool aussi mais d'une manière différente, aujourd'hui les enfants maoris sont en minorité, mais à l'époque il y avait beaucoup plus d'enfants, et j'ai pu rencontrer beaucoup de personnes extérieures à ma région, les Kiwis (néo-zélandais, ndt) sont très branchés sport, je jouais au rugby le week-end, mon père était l'entraîneur de mon équipe. Ma mère entrainait une équipe de netball aussi, donc nos samedis d'hiver c'était du sport et encore du sport, et l'été à la pêche. Aujourd'hui, quand je regarde en arrière, je ne retiens que toutes ces choses que nous faisions en famille, le sport, les amis, la pêche avec papa et mon frère, ma mère qui me donnait de la glace quand j'étais malade... Ces souvenirs sont précieux pour moi et le seront toujours.

Quelles ont été tes premières découvertes musicales, tes premières influences et tes idoles ?


Grant Haua.
Michael Jackson dans les premières années, avouons-le, le mec était un grand, plus grand que quiconque. J'ai toujours été fan de la Motown et de musique soul parce que ma mère était une grande fan de Smokey Robinson et de Sam Cooke, et les chanteurs de cette époque sont toujours des références pour moi : Otis Redding, Jackie Wilson, Wilson Picket, ces gars-là savaient chanter. Mon père est aussi un bon chanteur, lui c'était plus les groupes de guitare, Dire Straits en particulier, c'est à partir de ces groupes que j'ai développé un respect pour cet instrument.

Comment t'es venue l'envie d'apprendre à jouer de la guitare et à quel âge a tu commencé à apprendre la guitare ?

Grant Haua. Mon petit frère en a eu une pour Noël quand il avait 11 ans, il est devenu très bon très vite, il a commencé à jouer très jeune, vers 12 ans, pour un groupe de culture maori, et ça m'a vraiment inspiré pour apprendre aussi, d'autant que toutes les filles semblaient aimer ça, donc c'était une incitation supplémentaire ! Du coup, comme j'ai un an de plus que mon frère, j'ai commencé vers 13 ans.

La musique Maorie est perçue ici en Europe comme incantatoire, sacrée, presque religieuse, et dans ce sens peut avoir des points communs avec le Blues : est-ce que ta culture polynesienne t'a naturellement poussé vers le Blues ?

Grant Haua. Je pense que la culture maori m'a poussé vers la musique en général, c'est un peuple très musical, avec une certaine aisance avec le rythme, pour moi le Blues est devenu évident la première fois où j'ai entendu la version de Mary Had A Little Lamb de Stevie Ray Vaughan, le fait que ce soit une comptine vient ajouter un supplément de fraîcheur, le blues a des aspects durs, des chansons qui parlent de pertes, d'amour perdues, mais aussi des chansons d'espoir et de rédemption, c'est l'ancêtre du RocknRoll, c'est pourquoi j'aime le Blues.

La rencontre avec Michael Barker qui allait devenir ton batteur dans votre groupe Swamp Things a été décisive dans ta carrière : ses nombreux contacts dans le milieu du disque t'ont ouvert les portes des festivals en Australie, mais aussi aux Etats-Unis. Ces concerts dans d'autres continents t'ont-t-ils fait prendre conscience que ton talent pouvait être reconnu dans le monde entier ?

Grant Haua. Certainement ! Parfois, nos ventes de CD dépassaient celles des artistes beaucoup plus gros dans ces festivals, ce qui me confortait dans l'idée que nos chansons étaient plutôt bonnes, ma confiance s'est renforcée lentement à partir de ces performances, et m'a confirmé que je tenais la route, même si je suis toujours nerveux en live, je me suis rendu compte au fil des années que c'était plutôt bénéfique.

Autant dans tes chansons que dans ta vie, tu cultives l'art de la simplicité. Pourtant, être perçu de manière positive sans artifices peut se révéler très difficile. Penses-tu que le public te réserve cet accueil car il perçoit ta sincérité ?

Grant Haua. Honnêtement, je ne sais pas, mais je peux dire que les les paroles et la musique des chansons de l'album sont inspirées et motivées par une expérience personnelle, je pense que c'est un facteur parce que c'est le simple récit honnête d'une histoire ou d'une expérience d'un point de vue personnel, peut-être dans ce monde moderne où tout est produit en masse, c'est bien d'entendre à nouveau quelque chose comme ça, mais je panique parfois parce que je mets un peu trop mon cœur dans mon écriture, mais écrire une bonne chanson honnête parfois c'est ce qu'il faut, les grandes chansons d'amour ont toutes cela en commun.

Tu as fait traduire en français tes textes pour les inclure dans le livret du CD. C'est une attention que peu d'artistes ont envers leur public. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Grant Haua. J'aurais aimé pouvoir m'en attribuer le mérite, mais je dois remercier mes amis de Dixiefrog pour cela parce que c'était leur idée, et j'en suis venu à réaliser que ces petites choses supplémentaires sont vraiment appréciées par l'acheteur, je suis vraiment heureux de cette décision.

Deux guitaristes invités de marque sont présents sur ton album, tous deux issus de l'écurie Dixie Frog : Neal Black sur Addiction, et Fred Chapellier sur This is the place... Est-il important pour toi de mettre en avant le collectif d'un label, comme une famille, une cohésion musicale ?

Grant Haua.
Absolument, nous avons tous nos forces individuelles mais ces forces peuvent être améliorées avec la force des autres, et Fred et Neal sont des mecs forts, et oui, cela ressemble à une famille au label, et j'espère pouvoir aider si nécessaire pour l'avenir les projets que les autres artistes ont, la force vient aussi du nombre, tout comme les gars de Motown, les gars de Stax et les gars de Chess.

Te souviens-tu du tout premier concert que tu as donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Grant Haua.
Oui, très clairement, mon premier concert a eu lieu dans ma ville natale de Tauranga, j'étais le guitariste, nous avons fait des reprises de Deep Purple, Bad Company, Hendrix, nous étions particulièrement mauvais si je me souviens bien.

Comment procèdes-tu pour écrire tes chansons, entre le moment où vient l'idée d'un texte d'une melodie et celui de l’écrire ?

Grant Haua. Je commence généralement par un riff ou une sorte de crochet, puis j'écris des paroles qui collent à ce groove ou à cette mélodie, plus le groove est rauque plus les paroles suivent, plus le groove est tendre plus les paroles suivent, et inversement, parfois j'ai un sujet en tête et je crée un groove à partir du sujet... Je trouve souvent la majeure partie de mes paroles pendant que je conduis, ça passe le temps et ça me fait arriver plus vite à destination.

Si tu devais te définir, quelle serait ta phrase ou ta devise ?

Grant Haua. Je n'en sais rien mon pote, peut-être un "Blues Balladeer"

Aujourd'hui, quels sont tes groupes préférés ? Sont-ils les mêmes qu'avant ? Quel genre de musique préfères-tu écouter ? Y a-t-il une chanson ou un album qui restera pour toujours ?

Grant Haua. J'adore toujours les grands chanteurs de soul que j'ai mentionnés plus tôt, j'écoute souvent des groupes plus modernes comme Tedeschi Trucks et Alabama Shakes, des jeunes gars comme Marcus King, des groupes de bluegrass chevronnés comme les Steeldrivers, Otis Taylor que j'ai incroyablement seulement récemment découvert, mes goûts de guitare varient énormément, de Ry Cooder à des shredders comme Guthrie Govan, et j'écoute souvent des maîtres comme Oscar Peterson et Ella Fitzgerald en dégustant un bourbon devant YouTube, j'adore regarder de vieilles séquences live de Freddie King et Albert Collins sur YouTube aussi, j'ai trop de groupes préférés, mon époque préférée serait le milieu des années 60 au milieu des années 70.

Qu’est-ce que tu fais lorsque tu ne travailles pas? Quels sont tes passions et tes passe-temps?

Grant Haua. Je pêche et j'adore regarder mes fils jouer au rugby.

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi?

Grant Haua. Je n'ai besoin que d'une guitare, de cordes et d'une canne à pêche, je peux faire mes propres disques, et choper un flux, ça fera l'affaire !

Merci a toi de ce moment que tu nous a consacrer si gentiment et a très bientôt sur une scène Française.

Grant Haua. Merci beaucoup et pareil à toi.


Th Cattier - Photo : DR

mardi 13 avril 2021

SWEET SCARLETT // Chronique CD // "Rockin' That Soul" Sortie le 28 Mai 2021.

 
Artiste : Sweet Scarlett
Album :
Rockin' That Soul
Date de Sortie : le 5 fevrier 2021.
Label : L'autre distribution
Genre : Rock

Ce groupe que j'ai découvert au festival Rock Aisne à Chauny m'avait agréablement surpris et a priori a attiré l'attention de pas mal de gens : un groupe qui en veut, et un groupe qui a un vrai sens de la famille, puisque Patrick (le Papa) tient la guitare et a su transmettre sa passion de la bonne musique à ses deux fistons Rémi (batteur) et Vincent (bassiste). Et comme il faut trouver une voix, c'est Caroline, la compagne de Rémi, qui prend la place de chanteuse avec merveille pour former le groupe Sweet Scarlett.

Avec les deux précédents albums, le groupe a réussi à se faire programmer dans plusieurs festivals et premières parties, qui a permis à Sweet Scarlett de faire ses griffes sur des scènes françaises et conquérir un public de connaisseurs.

Aujourd'hui, avec ce 3ème album "Rockin That Soul",  Sweet Scarlett sait transmettre leur passion et leurs multiples influences. Le blues, la soul, et une pincée de funk music en font évidemment partie, sans oublier un son rock très années 70.

Les riff cinglants et très funky égrainent cet album avec justesse et un feeling qui n'appartient qu'à Patrick tant sur scène qu'en studio. Un album où ces 9 compositions nous replongent au fin fond des années où le rock sonnait autour de noms comme Bad Company, Led Zep, Jimi Hendrix, preuve s'il en est, l'avant-dernier titre et seule reprise  de l'album est un bel hommage à Jimi Hendrix avec ce "All Along The Watchtower" très réussi, où la voix si douce et si sexy de la belle Caroline qui décidément a tout pour nous plaire, fait des miracles...

En un mot, ce nouveau disque de Sweet Scarlett est vraiment fait pour nous, les aficionados de ce rock qui nous fait vibrer depuis si longtemps. Sweet Scarlett en a fait un vrai petit écrin afin de nous offrir ces 10 morceaux extrêmement réussis.

En attendant la reprise des concerts, si vous ne les avez pas encore vus, voici votre prochain rendez-vous...

Voir ICI le clip Into The Deep

Et également ICI en Version LIVE


Les Titres :

Into the Deep
Dance it Out
Rockin' That Soul
Final Call
Jostle
Hold My Mercy
Last Time
Set my Riff
All Along The Watchtower
Mandala

Thierry Cattier

 

lundi 12 avril 2021

SARI SCHORR // En concert @ On tour // UK Tour 2021.

 


Scott Taylor MASON HILL // Interview // Against The Wall... 1 Février 2021.



MASON HILL c’est avant tout une belle histoire comme on les aime de celle qui prouve que le Rock c'est aussi une affaire d’amitié !

MASON HILL née de la rencontre de deux jeunes adolescents de 14 ans Scott Taylor (Chant) et James Bird (Guitare) sur les bans l’école de Glasgow et qui décide de monter leur propre groupe.
Un destin tout tracé, il faut dire que James Bird est considéré dès son plus jeune âge comme un surdoué un véritable jeune prodige de la six cordes et à très vite eu l’opportunité de partager au Royaume Unis la scène avec Zakk Wylde son héros de toujours.
Scott Taylor n’avait quant à lui qu’un seul rêve en tête faire du Rock’n Roll.
La rencontre était inévitable, les deux lascars étant fait pour s’entendre. En 2013 ils fondent MASON HILL et recrute le batteur Craig McFetridge, le bassiste Matthew Ward et le guitariste Marc Montgomery prêt à conquérir le monde.

En 2015 il déboule sur le devant de la scène avec un premier Ep éponyme qui leur permet d’ouvrir pour de nombreuses formations de prestige comme Graham Bonnet (Rainbow), Snakecharmer (ex-Whitesnake, Thunder & Wishbone Ash members), Marco Mendoza (Whitesnake, Thin Lizzy, Ted Nugent, The Dead Daisies) et de partir au côté de Dan Reed Network en 2018 sur leur tournée Anglaise.
Après ces multiples périples sur les routes, le gang de Glasgow est enfin de retour avec son premier méfait Against The Wall enregistré en Novembre 2019 sous la houlette de Chris Sheldon (Biffy Clyro, The Foo Fighters) entre Glasgow et New York.
Produit de main de maître Against The Wall nous offre un panel de morceaux éclectiques œuvrant dans le rock alternatif, Classic-rock et hard rock mélodique le tout gorgé d’influences Pop qui s’avère d’une redoutable efficacité.
Il suffit de jeter une oreille sur les singles "Find My Way" ou "D.N.A." pour s’en convaincre. Six ans auront été nécessaire pour concocter ce premier opus qui devrait permettre aux écossais de franchir un cap grâce à une palette musicales variés puissante et calibré pour les radios. C’est avec le sympathique Scott Taylor que votre serviteur a pu s’entretenir pour découvrir ce nouveau combo qui risque très rapidement de faire des émules dans l’hexagone et bien au-delà. Une interview découverte avec un chanteur visiblement heureux de parler de son tout premier bébé Against The Wall !
Magnéto Scott c’est à toi !



Vous avez donné un de vos dernier concert le 7 Février 2020 quel souvenir en gardes tu ?

Scott Taylor.
Oui c’était trois semaines avant le confinement et le 20 mars aussi. Nous étions un peu déçus. Le show était impressionnant et le public était magnifique. C’est une expérience comme un show doit l’être. Nous n’avons pas apprécié le fait que c’était notre dernier spectacle. C’est difficile de se remémorer cet instant. Nous avons adoré le show et aussi la sortie de notre premier album. Nous avons terminé le spectacle et nous sommes rentrés chez nous. Nous n’avons plus joué devant un public. Cela fait presque un an déjà. C’est fou quand tu y penses : un show et puis plus rien. C’est très étrange comme sensation.

Comment décrirais-tu le groupe sur scène pour tous ceux qui ne vous ont pas encore vu sur scène ?


Scott Taylor.  Je le décrirais comme cinq gars passionnés. Aucun de nous ne vient de milieu aisé. Juste cinq types d’Ecosse qui se sont rencontrés. Nous nous amusons beaucoup sur scène. Si tu viens nous voir tu trouveras une large palette d’émotions. Nous avons le meilleur bassiste, Matthew qui saute partout et Marc qui fait tous les solos. C’est une unité qui a trouvé son équilibre. Nos fans sont satisfaits. C’est une agréable ambiance.

Comment s'est déroulé le processus d'écriture des onze titres que l'on trouve sur Against The Wall ?

Scott Taylor.  Nous avons travaillé sur l’écriture de l’album pendant des années et des années. Durant toutes ces étapes nous avons écrit ces chansons sont différentes dans le style. On aurait pu faire un album pour chacun des titres car nous avions élaboré tellement de versions différentes. Pour chaque titre nous avions un peu plus de dix versions. Cela aurait pu faire un album juste avec une seule chanson [Rires]. Nous avons effectivement onze titres. Nous avons essayé non pas d’être perfectionniste mais nous voulions que ces titres soient très proches pour ce projet. C’est un projet de vie. C’est génial de voir le travail accompli et que l’ensemble se combine bien.

Avez-vous eu l'opportunité de jouer certains nouveaux morceaux sur scène ?

Scott Taylor.  Nous avons proposé ces titres en live le plus tard possible. Nous ne les avons pas joués en live afin de ne pas trop révéler nos titres et surtout la façon dont nous progressions. Chacun pouvait faire sa propre expérience avec l’album qui allait sortir. Il y a plein de fans clandestins et c’est notre plus gros atout. Tous ces gens sont impressionnants pour cette raison.

L’enregistrement s’est déroulé à Glasgow au Riverside Studios en Novembre 2019 mais les voix ont été enregistré à New-York pourquoi ce choix ?


Scott Taylor.  Le groupe a enregistré à Glasgow. Nous étions en contact avec Brian Sperber. Nous voulions enregistrer les voix avec lui grâce à son expérience dans la vie. C’était une bonne décision car c’était pendant le Covid. C’était triste car il n’y avait pas grand-chose d’excitant à faire. Durant les chansons je portai un masque et j’étais fatigué. J’étais chez lui et je n’ai pas quitté la maison. Je suis rentré par avion avec mon masque. La vie a complètement changé sur ce que j’ai appris. J’’ai enregistré les voix avec des professionnels. C’était une superbe opportunité et je l’en remercie.

Est-ce que c’est la première fois que tu allais à New York ?


Scott Taylor.  Oui c’était la première fois. C’était le confinement. Il n’y avait personne dans les rues et nous avons conduit dans tout Manhattan pour visiter les lieux. C’était une ville fantôme. Nous avons traversé la ville en vingt cinq minutes et à ce moment là j’ai ressenti une sensation étrange comme dans le film « Je suis une légende ». As-tu vu ce film ? Je pense aussi à ce film quand je suis à Paris et qu’il n’y a personnes dans les rues.

Lorsque tu as enregistré tes parties vocales à New York est ce que certains morceaux ont été un défi au niveau vocal ?

Scott Taylor.  Comme je le disais auparavant nous sommes des gars normaux et j’ai dû m’adapter à des situations concernant les procédés de l’album et le son. J’ai du vraiment m’y tenir et j’ai dû m’instruire lors de cette expérience avec l’aide de l’assistance. C’est pourquoi la vie change et j’ai dû tenir ma voix pour chanter pour atteindre la qualité exigée. Ce n’était pas facile mais je suis si content d'avoir étépoussé vers ces limites. Tu as toujours besoin de quelqu’un qui te pousse pour aller au bout des choses.

Est-ce que tu as appris beaucoup de choses à New York en travaillant avec Brian Sperber ?

Scott Taylor.  J’ai surtout appris que si je ne chantais pas juste, ma voix sonnait trop aigue. Je devais trouver la juste tonalité avec la basse et être dans la bonne position et avoir une voix plus enrouée. La plupart des choses je le fais avec passion et comment je le ressens. Je n’ai pas pensé à autres choses que cela. Vraiment c’est passionnant.

As-tu assisté à l'enregistrement des autres membres du groupe dans les studios de Glasgow ?

Scott Taylor. Oui j’étais présent aussi pour la contribution des gens qui étaient là dans le studio, afin de monnayer cet album et de le promouvoir. Nous étions là aussi pour nous amuser et c’était une expérience originale. Et c’était bien de voir les copains jouer ou faire ce qu’il devait faire. J’ai vraiment un groupe très sérieux et nous sommes impliqués ensemble.

Pourquoi avoir fait appel à Chris Sheldon (Biffy Clyro, The Foo Fighters) pour le mixage ?

Scott Taylor.  Pour être honnête nous ne l’avons pas vu venir. Nous connaissions son travail et comment il est incroyable. Notre management a eu la capacité de l’appeler. Au moment où nous avons eu l’information nous avons sauté sur l’occasion pour le choisir. J’ai vraiment le sentiment qu’il a apporté sa touche personnelle sur la finalisation de l’album et je le remercie d’avoir fait parti de l’aventure. J’ai hâte de retravailler avec lui. C’est incroyable.

Quel son aviez-vous en tête pour cet album ?


Scott Taylor.  Nous sommes très méticuleux. Avant d’enregistrer l’album nous avons enregistré des morceaux par nos propres moyens. Au début nous avions une idée très précise sur ce que nous allions faire et parce que le temps c’est de l’argent car nous n’avons pas le luxe que d’autres groupes peuvent avoir. Nous n’avions pas le temps de répéter en studio. Le producteur nous a challengés sur le son et plein de trucs du même genre. Jim a trouvé de fabuleuses tonalités de guitares. C’est album est fabuleux incluant aussi la batterie. C’était un processus très travaillé et dur. J’encourage aussi les autres groupes à faire leur production et faire le tri afin de ne pas avoir un stress de malade après.

Vous avez sortie trois singles “Against The Wall”, "Find My Way" et "DNA". Quel est le thème de ce morceau ?

Scott Taylor.  Cette chanson est un essai. Nous voulions montrer que nous aimons ce que nous faisons. Je pensais à ce que la musique voulait dire pour moi et le lien de fabrication qui m’a amené à la musique. Je ne sais pas ce que j’aurais fait dans la vie si je n’étais pas allé dans cette voie. Je sais que les membres du groupe sont d’accord avec moi. Ils ressentent la même chose. Nous étions faits pour cela ou en tout cas nous devions essayer de le faire. Oui c’est ça le bon ADN, j’y suis allé avec ça et avec la musique que Jim et les membres du groupe ont donné pour ce titre. Cela diminue le feeling parce que c’est tellement rapide et que nous aimons ce que nous faisons. La chanson est venue d’un trait. C’est un procédé absolument rapide et je suis fier de celle-ci. Cela montre tout ce que nous aimons.

Comment as-tu vécu le tournage du clip de DNA ?

Scott Taylor. 
Sur cette vidéo j’ai utilisé des lentilles de contact que tu peux voir dans la vidéo où j’ai les yeux complètement rouges. Je n’en ai jamais porté pas plus que mes potes. Il y a eu des clips sur YouTube sur des gars qui essayaient de mettre des lentilles de contact en vingt minutes [Rires]. Il y a eu plein de larmes, et de douleurs. Heureusement il n’y a pas eu d’accident. Tout le monde a été content du résultat de cette vidéo. Cela valait le coup de souffrir un peu.
 




1 Février 2021.
Pascal Beaumont  
Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)


mercredi 7 avril 2021

FOLSOM // Chronique CD // "Bonzai" Sortie Aout 2020.

 
Artiste : Folsom
Titre du Ep : Bonzai
Date de sortie : Août 2020.
Label : Folsom
Genre :
Stoner Rock Blues

Encore une belle découverte tout droit venue d'un mélange Parisien et Lyonnais. Le groupe Folsom s'est créé en 2013 et depuis sillonne les routes de France pour prêcher la bonne parole, celle de la musique rock comme on l'aime.

Après un premier album très prometteur produit par le groupe en Juin 2016 "Bad Ways", Folsom revient aujourd'hui avec ce EP de 5 titres enregistré pendant la pandémie Covidienne. Nous voici envahis par ces riff de guitare sales et ravageurs qui nous titillent les sens. L’énergie de ce groupe transperce les murs de nos enceintes, et en attendant de pouvoir les voir sur une scène, on peut se délecter de ces quelques titres.

Avec ces 4 lascars, le rock sonne bon la  France, et leur Blues Heavy Rock rempli d'énergie et de leur passion nous fait vibrer également.

La preuve en images : profitez du clip "Son of a gun" en cliquant ICI.

Ce EP est une vraie pure expérience, bienvenue dans le monde de Folsom ... On en sortira certainement pas indemne, mais une chose est sûre on en redemande !

 

FOLSOM :
Peter Cattet : Chant et guitare
Florian Garcin : Guitare Lead
Léo Flank : Batterie & Percussions
Théo Defranoux : Basse.

Les titres :
1.Son of a Gun
2.Bonzaï
3.Get my money
4.Free
5.Hot dogs
6.Covid 19 (Lockdown Bonus Track)


Thierry Cattier


mardi 6 avril 2021

THEO CHARAF // Balade Parisienne // Mars 2021.

 

Théo Charaf en balade à Paris à l'occasion de la Promotion de son 1er album.


A 27 ans, Théo joue de la guitare et chante, avec le supplément d’âme qui lui appartient si fortement, un folk teinté de Blues.

Un album traversé par les esprits de Mississippi John Hurt, Blaze Foley ou tous ces autres folksingers aux grands espaces cabossés par les chaos de leur existence...

Les 10 titres cet album vous raviront par la douceur et par la force de ce songwriter Français tout droit venu de la Croix Rousse à Lyon. 



Une voix, une guitare, ce jeune artiste nous offre une vraie sensibilité, dont la simplicité efficace n'a d'égal que sa gentillesse. Un album à se procurer d'urgence.


Th Cattier - Photo : Th. Cattier / Shooting Idols 

 

DEAD VENUS // News Video "Flowers & Pain" Avril 2021.

 


La vidéo de  "Flowers & Pain" Clic ICI

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Tout savoir sur le groupe le site  Clic ICI

 




dimanche 4 avril 2021

LIVE STREAMING // Archie Lee Hooker // Concert Le Réacteur Samedi 17 avril 2021 à 20h.


Bâti sur un fondement d’authenticité, de passion et d’innovation, Archie Lee Hooker & The Coast to Coast Blues Band est un groupe qui s’est imposé à tous dans le monde de la musique.

Fondé par Archie Lee Hooker, le neveu de John Lee Hooker, Archie et son groupe de musiciens de premier plan sont aujourd’hui unanimement reconnus pour leurs prestations convaincantes pétries de soul qui laissent leur public sur sa faim.

Aujourd’hui, ils viennent d’enregistrer « Living In A Memory », un nouveau CD de 12 titres originaux. Ce recueil d’histoires sortira sur le label Dixiefrog dans le monde entier le 16 avril 2021.


Live Stream YouTube ICI


Membres du groupe :
Archie Lee Hooker (Lambert – Mississippi) : chant
Fred Barreto (Brésil) : guitare
Matt Santos (Brésil) : orgue Hammond & harmonica
Nicolas Fageot (France) : basse
Yves “Deville » Ditsch (Luxembourg) : batterie

LIVE STREAMING // SUPERDOWNHOME // Concert Le Réacteur Vendredi 16 avril 2021 à 20h.

 
Superdownhome est un duo italien qui s’est formé en 2016.

Les deux membres ont choisi de collaborer et de monter ce groupe ancré dans la tradition du blues rural, tout en y rajoutant leurs inspirations personnelles faites de rock ‘n’ roll, de country, de folk et de punk.

Leur premier EP met en vedette une contribution de Popa Chubby sur deux titres.
En Février 2018, le duo a assuré la première partie de 6 des 8 concerts d’une tournée italienne de

Popa Chubby.

En Mai 2019, ils ont fait paraître l’album « Get My Demon Straight ». Un disque masterisé par Brian Lucey (The Black Keys – Liam Gallagher).


Live Stream YouTube ICI

 

 

samedi 3 avril 2021

GAELLE BUSWEL // Interview // Just Like The Wind... Paris 2 Avril 2021.

 
A l'occasion de la sortie de son nouvel opus "Your Journey", Gaelle Buswel nous a accordé une interview où elle revient sur les moments phares de sa carrière, et nous dévoile quelques belles anecdotes.

C'est avec un grand plaisir que nous avons pu avoir cet échange avec Gaelle, qui nous a donné de son temps en répondant à nos questions avec toute la sincérité qui la caractérise.

Bonne lecture !
 


Quelles ont été tes premières découvertes musicales, tes premières influences et tes idoles ?

Gaelle Buswel. Il y en a eu pas mal, ça allait de Neil Young à Janis Jopling, en passant par Joe Cocker... Toute la période de Woodstock, car c'est ce qu'écoutaient mes parents. J'ai adoré découvrir Jonny Lang quand j'avais 15 ans ça été une vraie révélation cet artiste. Il y a eu aussi dans mes premières influences Bonnie Raitt et Pura Fé dans les influences qui m'ont inspirés. Et c'est marrant mais ado j’adorais aussi écouter Pink mais en acoustique.  

A quel âge as-tu commencé à apprendre à jouer d'un instrument puis commencé à écrire tes premières chansons ? Te souviens-tu de tes premières créations ?

Gaelle Buswel. J'ai commencé la guitare à 13 ans dans une MJC de quartier, et les 1ères chansons que j'ai commencé à bosser à la guitare c’était du Francis Cabrel !! Je l’adorais et je l'adore toujours autant.
Et c’était super pour apprendre à mêler le chant et la guitare en même temps. C’était juste pour m'accompagner. J'ai arrêté pas mal d'années la guitare avant de reprendre quand j'ai vraiment voulu commencer à composer.
Mes premières créations ont surtout été des textes en français, J'ai écris pour une comédie musicale à la Fac qui s'appelait « Couleurs d'amour » et qui était basée sur les différences sociales, sur les différences de couleurs de peaux.... On avait monté une association avec des copines, on était toutes d'origines diverses et on voulait juste essayer d'ouvrir les yeux des gens sur ces différences que les gens créent et qui ne devraient pas exister.  

Comment procèdes-tu pour écrire tes chansons, entre le moment où vient l'idée d'un texte et celui de l’écrire ?

Gaelle Buswel. Il n'y a pas de règles, souvent c'est parce qu'il vient de se passer quelque chose qui m'a marqué ou touché et du coup je me jette sur la guitare et le papier en même temps et je laisse l'émotion me guider. Puis après on revient 200 fois sur ce qu'on vient de faire pour voir comment on peut le faire évoluer, et des fois ça nous emmène encore ailleurs :)  

Te souviens-tu du tout premier concert que tu as donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Gaelle Buswel. Oh oui ! C’était folklorique et tellement drôle c’était le Balajo de Bastille à Paris et j'avais joué et chanté la ballade de Jean Batailleur de Zachary Richard en 1er, j'avais 15 ans peut être. J'étais à fond dans le côté acoustique folk. Et en même temps j'étais toute seule à la guitare et c’était le plus simple pour pouvoir jouer partout sans être dépendante de qui que ce soit. C'était super formateur.
Par la suite j'ai eu un groupe de Funk Rythm and Blues de covers, c’était mon premier groupe avec des vrais musiciens et une section cuivres lol et le 1er concert était au Petit Journal Montparnasse de Paris.
Et ensuite mon 1er vrai grand concert en composition blues rock c’était au Soubock de Cauville en 2009 si je ne dis pas de bêtises.
Voilà là t'as tous les débuts haha.

Depuis ton 1er album « Yesterday’s Shadow » en 2012, tu collabores avec Neal Black. Comment s'est passée votre rencontre ?

Gaelle Buswel. Neal c'est mon papa spirituel de la musique !! C'est une superbe rencontre ! C'est grâce à Neal que j'ai lancé mes projets solos.
Et tu vas rire mais on s'est rencontré via myspace !! haha. A l'époque j'avais joué avec mon 1er groupe de compos qui s'appelait  « Cam On » et on avait joué au Soubock en 2009 et curieuse que je suis j'avais looké toute la programmation qui passait et je suis allée écouter en détail ce que faisait Neal et les autres artistes sur myspace et j'ai adoré, je lui ai envoyé un message juste pour dire bravo, trop la classe, je t'ai découvert grâce au Soubock.... Et là il me répond, waouh merci mais quelle voix tu as, tu veux qu'on bosse ensemble ?
Et c'est parti de là,  si cet email ne serait pas parti, je ne serais pas là à discuter de ma musique avec toi aujourd’hui !! Neal m'a poussé à développer mes compos ! Et à le faire sans rien attendre de personne,  sans être dépendante des autres, juste en fonçant et en le faisant le plus sincèrement et honnêtement possible. J'adore bosser avec Neal !


Tu as tourné dans plusieurs pays (Japon, Etats-Unis, etc...), comment ressens-tu l’accueil et les réactions de tous ces publics différents ? Gardes-tu quelques souvenirs marquants de tes concerts à l’étranger à partager avec nous ?

Gaelle Buswel. C'est génial !! chaque culture est différente, mais chaque public nous a toujours accueilli dans le respect et la bienveillance ! Et c'est fabuleux quand tu peux aller à la rencontre d'un public américain où la musique que nous faisons vient de chez eux. Et de les voir fiers que l'on porte leur musique en Europe c’était hyper encourageant. Et au Japon c'est incroyable car les gens lorsqu'ils sont fans d'un groupe, ils sont fans à vie et il peuvent être fan de métal, de rock, de musique classique de pop en même temps. Et le Japon nous avons pu y aller car des fans japonais demandaient nos albums dans les Tower Records. Et une boutique à réussi à contacter mon distributeur de l'époque pour avoir des cds de yesterdays shadow et black to blue dans sa boutique. Et je me rappellerai toujours, la 1ère fois que nous sommes allés jouer au Japon à Tokyo, il y avait un fan qui rêvait de nous rencontrer et qui nous suivait depuis déjà 6 ans, le jour du concert il ne pouvait pas venir car il travaillait , du coup on lui a donné rdv dans un café pour le rencontrer, il était trop ému et nous a offert plein de petits cadeaux trop mignon !! Pour moi c’était important car c’est peut être grâce à lui que nous nous sommes retrouvés là-bas ! Et je suis toujours contente de rencontrer les premiers fans qui nous ont soutenu et qui sont encore là aujourd'hui !! on existe grâce à eux et en tant qu'indé c'est fabuleux de se dire que des gens aiment notre musique autant qu'un groupe connu.

Tu as fait les premières parties de Jonny Lang, Beth Hart, Ringo Starr, Mathieu Chedid, Vintage Trouble, ZZ Top, Status Quo et beaucoup d'autres. Peux-tu nous faire partager quelques souvenirs de ces premières parties ? As-tu gardé des liens avec les artistes que tu as rencontrés ?

Gaelle Buswel. Oh lala il y en a plein des souvenirs !!! Ce sont des artistes fabuleux !!!
Jonny Lang, c'est un artiste, humain en or. Je le connaissais déjà avant de faire la tournée et son manager nous suivait beaucoup, donc cette tournée était fabuleuse.
Ringo Starr c'était drôle car on avait que 7 minutes pour faire la balance et pendant notre balance quelqu'un vient me taper sur l'épaule et en me retournant je vois Ringo Starr qui me dit "Hey Salut Gaelle, je suis Ringo, je suis super content que tu fasses notre 1ère partie". Et mon réflexe a été de regarder les garçons pour voir s'ils voyaient la même chose que moi, si ce n’était pas une hallucination. Et j'ai répondu bêtement « hi » bouche bée ! Dans mon regard on avait l'impression que je découvrais la vie haha. Il a dit bonjour à tout le monde, puis s'est assis à la batterie derrière moi, pour faire une vidéo, nous avons de super souvenirs en photo de ce moment.
Des fois sur des 1ères parties tu ne sais pas si tu vas rencontrer les artistes ou pas. Et Ringo, on s’était dit qu'on ne le verrait pas. Et je me souviens il était avec Greg Bissonette, et Greg est resté tout le temps de notre petit concert à nous écouter depuis la console retour. Matthieu Chedid avait fait pareil,il avait assisté à tout notre concert et nous avait félicité.  
Et ZZ Top , on avait rigolé car à notre balance au Zenith de Nancy ; y'a un mec qui vient nous filmer et qui nous fait coucou, c'était juste Billy Gibbons. On a passé un super moment avec lui à la fin du concert ! Vraiment on a eu la chance de rencontrer des artistes qui ont marqué l'histoire de la musique mais qui en plus sont d'une gentillesse incroyable et d'une grande simplicité et ça, ça fait du bien.  

Avec ton nouvel album "Your Journey", tu as enregistré à ICP et tu as fini avec un détour par le fabuleux studio de Abbey Road. Raconte nous cette aventure ?

Gaelle Buswel. Ahhhhhhh j'ai toujours du mal à trouver les mots ! Car cette aventure est juste dingue, grandiose, inimaginable ! On pouvait pas rêver mieux ! Et surtout de toute ma vie je n'aurais jamais pensé qu'un jour je puisse enregistrer là-bas ! Et grâce à TOUS nos fans nous y sommes allés.
Tu sais quand tu te retrouves juste devant la porte d'entrée où il y a écrit Abbey Road, Studios tu sais pas si tu dois pousser la porte, tellement tu n'oses pas y rentrer !!
Tous les plus grands ont franchi cette porte, et on se sentait tout petits, on osait même pas parler dans les couloirs haha. Et puis l'arrivée dans le studio, c'est une vague d'énergie incroyable que tu te prends en pleine face quand tu pousses la portes ! Je me souviens Laurian, notre clavier a versé sa petite larme et c’était hyper émouvant de voir l'émotion que chacun avait. Et pourtant ce n'est qu'un studio avec des machines, des instruments me diront certains, mais non c'est ici que les précurseurs du Rock sont passés et c'est pas rien. Pour nous ça représente énormément de se dire que nous avons notre petite place parmi les plus grands à ce moment là. Il y a une énergie folle qui émane des murs de ce studio, chaque coin, recoin de ce studio raconte une histoire, une anecdote. Il y a dans un coin le piano sur lequel Obladi Oblada a été enregistré par exemple. Les garçons étaient là, what c'est à cet endroit précis que telle chanson à été jouée.... franchement il faut le vivre pour le croire et le ressentir.  Et franchement merci à tous de nous avoir permis d'aller aussi loin.
Blues Mag a sorti un reportage de ce que nous avons vécu à Londres, je vous conseille fortement de le lire pour vous plonger intégralement dans cette aventure unique.

Tu as choisi le crawfounding en 2014 pour "Black to Blue", et pour "Your Journey". Est-ce une expérience qui te permet d'être plus proche de ton public ?


Gaelle Buswel. Oh oui vraiment. C'est pas juste nos albums ce sont les vôtres aussi !! il y a une part de chacun d'entre eux dans toutes nos folles aventures !

Certains des titres de ton nouvel album "Your Journey" ont déjà été joués en concert avant leur enregistrement. Cela a-t-il une influence dans la manière de les travailler ensuite en studio ?

Gaelle Buswel. Pas forcément, sur certains on a juste voulu pousser le truc encore plus loin.  

Comment se passe le processus de création, entre les premières ébauches d'écriture et de composition du titre jusqu'à son enregistrement en studio et sa production ?

Gaelle Buswel. Souvent ça part d'un riff, d'un bout de guitare voix, d'un bout de texte, et puis on le développe. Sur cet album j'ai beaucoup collaboré avec mon équipe et ça c’était super, plus que sur les autres albums. Tout le monde avait des choses à dire et s'est impliqué à fond et c'était une superbe énergie collective, bon avec trop de morceaux au final haha, on a pas pu tout garder.
Angela Randall a beaucoup écrit avec moi, j'adore bosser avec elle, et parfois elle arrivait, "Gaëlle tu m'as inspiré ça j'ai écris une chanson sur toi et notre discussion d'hier".
Steve a composé à la guitare dans un premier temps comme pour "Your Journey", "Razor's edge", "All you Gotta Do", il faisait des lalalla et j'essayais de développer la ligne de chant avec lui et je commençais à écrire les 1ères idées. Il chantait même des idées de riffs de guitare et avait déjà l'idée de la rythmique à développer et de l'arrangement.
Michaal avait plein d'idées de riffs, de guitare voix  comme sur "Promise", "Perfect Lullaby"... et même il s'est mis à écrire sur le texte de "Louder". Il m'envoyait des tonnes de mémos. Et idem il avait des idées bien précise pour certains arrangements.
Moi j'arrivais avec des idées de Guitare Voix en disant bon je joue ça mais en fait ça, il faut que ça fasse ça à cet endroit là et là ça envoie haha....
On a eu ce morceau "Last Day" où c’était la première fois qu'on composé à 4 en même temps, Michaal est arrivé avec le gros riff de Guitare et on a développé toute la chanson, Steve, Michaal, JB et moi ensemble dans le petit garage de JB. C'etait une nouvelle façon de travailler pour moi mais c’était super. Chacun a quasi écrit ses parties musicales,  parfois orienté par l'un ou par l'autre.
Il y a un processus de travail à raconter sur chaque chanson mais ce serait trop long à raconter !
En studio, ils avaient tous des idées plus farfelus les unes que les autres qui fusaient dans tous les sens. Le trio Didier, Michaal, Steve derrière une console c'est assez fun à voir ! "What Might have been" c'était n'importe quoi, ils sortaient tous les instruments d'ICP pour les intégrer à la chanson, j'avoue sur le coup j'ai eu peur, Didier me disait t'inquiètes Gaelle fais-nous confiance. Ça m'a sortie de mon confort habituel de laisser la folie sortir de chacun d'entre nous, on se connaît depuis longtemps, donc on sait qu'on va tous dans la même direction, même en passant par des moments barrés. Même Laurian était au pays des claviers et sur place ça lui a inspiré pas mal de choses. Heureusement nous avions eu 12 jours d'enregistrement, ce qui laissait une grande part à la créativité du moment fou du jour pour développer des idées en plus, une fois sur place c'est là que la magie opère.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel tu aurais aimé jouer ?

Gaelle Buswel. Oh oui Steven Tyler est le prochain sur ma liste hahaha



Comment as-tu vécu cette période de la pandémie de coronavirus depuis un an ?

Gaelle Buswel. Écoute, c’était pas facile, y' a eu des hauts et des bas comme tout le monde, de gros changements de vie également et cette période est extrêmement anxiogène.  Je me suis vraiment demandée ce qu'on allait devenir à un moment donné et je me suis mise une pression folle car je me sentais responsable vis à vis de mon équipe et des fans qui attendaient cette sortie d'album, et avec laquelle nous étions complètement coincés a cause de la pandémie.
Mais si je dois garder le positif que ça m'a apporté, c'est que j'ai pris un énorme recul sur l'enregistrement de l'album. D'habitude t'enregistres, y 'a la promo et tu pars en tournée. Là il n'y avait rien et du coup j'ai pu vraiment apprécier cette phase d'avoir ce bébé à moi pendant quelques temps, avant de le partager et ça c'était super. Et aujourd'hui j'essaye de mettre beaucoup de choses en place pour booster le moral des troupes et qu'on puisse tous à garder le cap équipe et fans en même temps.

Depuis la COVID, tu as fait l'expérience du Live streaming sur le net, ce qui permet au public de ne pas couper le lien avec toi, mais comment ressens-tu la différence de cette nouvelle forme de communication ?

Gaelle Buswel. Ah je ne suis pas fan de ce système, on vient du live et nous ce qu'on aime c'est vivre un concert en direct avec les gens dans une salle. Mais on s'adapte, on essaye de pas trop en faire, car l'objectif c'est de se retrouver à l'entrée des salles de spectacles le jour où tout repartira, car c'est là que la musique a sa meilleure place et son meilleur échange émotionnel.
Quand on en fait on essaye de donner une autre dimension au live en streaming, ce qui est en live en streaming ne sera pas la même chose que sur scène et vice et versa:)

Aujourd'hui, quels sont tes groupes préférés ? Sont-ils les mêmes qu'avant ? Quel genre de musique préfères-tu écouter ? Y a-t-il une chanson ou un album qui restera pour toujours ?

Gaelle Buswel. Oui ce que j'ai aimé jeune, je l'aime toujours autant, surtout Jonny Lang haha, aujourd'hui j'essaye d'écouter d'autres groupes aussi, j'aime le rock et la folk avec toujours autant de passion. Mais j'aime beaucoup le gospel, certains morceaux d'opéra, des artistes récents de pop.... c'est suivant l'humeur et les découvertes, j'essaye d'être curieuse un maximum. J'avoue ces dernières années mon gros coup de cœur était "The Temperance movement", malheureusement le groupe a arrêté.
Je viens de créer une playlist spotify avec tous mes coups de coeur quand j’étais ado, je pense que ça fera sourire certaines personnes haha. Mais ce sont toutes les chansons qui ont eu un impact très fort sur ma vie à un moment donné.

Qu’est-ce que tu fais lorsque tu ne travailles pas? Quels sont tes passions et tes passe-temps?


Gaelle Buswel. Je suis H24 à développer ce projet, on travaille tout le temps haha.
mais j'adore voyager, les randonnées, tout ce qui peut me faire prendre l'air et surtout voir mes amis !!

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi?

Gaelle Buswel. Haha c'est trop cruel !!
Un disque : Signs de Jonny Lang , ça occuperait mes journées pour travailler les lignes de chant.
Un film "Les Goonies", juste parce que ce qui te ramène aux bons moments de ton enfance peut te faire tenir toute une vie !!!
3ème !!! ma guitare !! comme ça j'aurai le temps de composer et d'écrire au calme haha

Merci de nous avoir consacré un peu de ton temps et à bientôt sur scène.

Gaelle Buswel.
Merci à) toi et à très vite.



Th Cattier - Photo : Th. Cattier / Shooting Idols

 

vendredi 2 avril 2021

DEAD DAISIES // Chronique CD // "Holy Ground" Sortie le 22 janvier 2021.

 


Artiste :
The Dead Daisies
Titre de l'album : Holy Ground
Date de Sortie : 22 Janvier 2021
Label : Dead Daisies
Genre : Rock


Voici le cinquième album du groupe. La parfaite alchimie a encore été réalisée.

Après le départ de John Corabi et Marco Mendoza, ils sont quatre aujourd'hui, dont Glenn Hughes au chant et basse, Doug Aldrich et David Lowy à la guitare et  Deen Castronovo à la batterie. Le gros son est de la partie.

Le feu d'artifice démarre dès "Holy Ground (Shake The Memory)". Tous les ingrédients sont présents prêts à faire exploser la cocotte.

La voix de Glenn Hughes survole cet album, avec de grosses performances sur "Righteous Days" ou "Like No Other". Sa basse nous envoûte, avec sa virtualité et sa juste pesanteur.
La bonne humeur transpire par tous les pores. Le jeu appuyé de Castronovo sur ses fûts accompagne les riffs distillés tout au long de cette nouvelle production.
En cela "My Fate" ou "Saving Grace" en sont de très bons révélateurs.

Les compositions sont très abouties, et cette dynamique place la barre très haut. Doug Aldrich enfile les soli comme des perles.
"Bustle And Flow" trouve une énergie insoupçonnée, en ne s'éloignant pas de la veine préférée de Glenn Hughes. Se glisse aussi une reprise de “30 Days In The Hole” de Humble Pie, en duo entre Glenn Hughes et Deen Castronovo.
Avant de nous quitter, "Far Away", longue ballade, met tout le monde d'accord, sur le fait que cet album est extraordinaire.

"Holy Ground" a été enregistré dans le sud de la France au Studio LaFabrique, produit par Ben Grosse. Il en résulte un son musclé et puissant. L'osmose parfaite entre les musiciens, et une modernité affichée pour ce grand classique!!!!



Ricken


Cristiano FILIPPINI Flames Of Heaven // Interview // Le retour au Paradis... 18 Décembre 2020.

 
Si le nom de Cristiano Filippini est inconnu en France, son nouveau projet Flames Of Heaven devrait faire des émules très rapidement au vu de l'excellent album qu'il nous offre en ce début d'année, une bien belle surprise comme il en arrive quelquefois.
Œuvrant dans un Power Metal symphonique notre guitariste compositeur orchestrateur de talent à déjà à son actif deux opus solo The First Crusade (2010) et Flames of Passion (2011) et a collaboré à de nombreux projets symphoniques comme Swords And Flames ou 17 titres extrait de ces deux premiers méfaits ont été interprété et revisité par l’Orchestre Symphonique G. Rossini au Théâtre G. Rosssini de Pesaro.
Il faut dire que notre ami est un véritable petit prodige multi polyvalent, un touche à tout qui n'hésite pas à s'aventurer dans les domaines les plus divers et variés comme pour le film « Il Ritorno del Cigno » basé sur la vie de Gioachino Rossini dont il a composé la bande originale.
S'il a débuté par la guitare à l'âge de seize ans il s'est très vite orienté vers l’étude du piano, de l’orchestration et de la composition et a suivi des cours de composition au Conservatoire de Pesaro « Gioachino Rossini » en s'investissant dans la production musicale.

Il fonde d'ailleurs très rapidement son propre label « Cristiano Filippini Music Productions » dédié à la production de ses œuvres symphoniques épiques.
Pour cette nouvelle offrande Flame Of Heaven notre ami s'est entouré d'une pléiade de musiciens plus talentueux les uns que les autres à commencer par le guitariste Michele Vioni qui s'est fait remarqué sur You Tube comme l'un des guitaristes les plus populaire au monde accompagné de Marco Pastorino au chant qui a sévi au sein de Virtual Symetry et Temperance.
Ajouté à cela le bassiste Giorgio Terenziani (Arthemis) et la batteur Paolo Caridi qui a notamment collaboré avec Geoff Tate, Dave Ellefson (Megadeth) et vous avez là un cocktail magique pour vous concocter une petite pépite de Metal Symphonique redoutablement efficace.
Cerise sur le gâteaux le mixage et le mastering ont été assuré par Matias Kupianen (Stratovarius) et Mika Jussila (Nightwish, Stratovarius, Avantasia) tandis que la pochette et le logo ont été réalisé par Stan W. Decker (Dragonforce, Timo Tolkki's Avalon, Rage, Masters Of Disguise).

Pour épicer le tout le gang s'est adjoint les services de l'orchestre symphonique Rossini , les parties orchestrale ayant été enregistré au Lunik Studio Red à Pesaro.
Le résultat est bluffant de dextérité , nos italiens nous délivrant une œuvre magistrale balancé entre un Power Metal Symphonique et un Hard Rock bien ancré dans les années 80 le tout gorgé de parties orchestrales, tout simplement magnifique.
Du grand art assurément. Pour découvrir ce nouveau venu sur la scène Européenne Shooting Idols s'est entretenu avec le maestro Cristiano Filippini. Petit retour sur la conception d'un opus qui ravira tous les adorateurs de Power Metal épique.
Magnéto Christiano c'est à toi !





Après deux albums solo The First Crusade (2010) et Flames of Passion (2011) tu nous reviens avec « Flames Of Heaven ». Comment est né ce nouveau projet ?


Cristiano Filippini. On peut dire que ce n'est pas un projet dans le sens où c'est un groupe, style groupe moderne. Le nom du leader se situe en haut et le nom du groupe en bas.
Je suis le principal compositeur. Je compose et produit tout. Je fais les arrangements et l’orchestration avec le combo. Nous avons décidé que j'avais le droit d'écrire mon nom [Rires].
Ce n'est pas que j'ai envie d'être l'acteur principal ; pour ma part c'est un groupe unique, le seul groupe. Les autres groupes où j’étais impliqué sont des albums solos d’artistes.
J'ai commencé à seize ans à composer du Heavy Metal et du Hard Rock mais ce n'était pas évident de trouver les bons musiciens près de chez moi pour créer un combo.
J’ai décidé de faire une carrière solo. J’ai choisi une carrière symphonique parce que j'aime bien les pistes d’enregistrements. C'était la seule façon de faire quelque chose par soi même.
Quand mon premier album solo est sorti, Marco Pastorino notre chanteur m'a appelé pour me demander si je voulais monter un groupe de Metal avec lui.
J’ai rencontré les autres gars dans la foulée mais j'ai attendu le bon moment pour le faire. La raison est que je devais choisir les musiciens parfaits pour coller à ce groupe et produire des albums.

Est ce que cela a été dur de choisir les bons musiciens pour ce projet ?

Cristiano Filippini. Oui. Marco Pastorino m'a contacté en 2010. Cela fait déjà dix ans.
J'ai attendu six ou sept ans pour trouver les autres membres du groupe. Je voulais les meilleurs.
J'ai Michele Vioni qui est le guitariste le plus regardé sur la toile avec trente sept millions de vue sur la chaine YouTube.
Il était mon professeur près de la ville ou je vis. Je lui ai offert le rôle de guitariste principal et avec lui nous avons pensé aux autres membres tels que le batteur et le bassiste.
Comme c’étaient des amis de Michele Vioni et comme j'ai trouvé Michele Vioni ce fut facile de compléter le groupe. Mais pour le trouver j'ai dû attendre sept ans [Rires].

Est-ce que la composition des titres de l'album a été difficile ?

Cristiano Filippini. Non. J’ai toujours dit que lorsque je trouverais le bon groupe, je devais être prêt pour sortir l'album. J’ai toujours composé avec beaucoup d'idées de chansons.
Cela a pris deux ans pour composer, orchestrer et faire les arrangements de l'album et deux ans pour le produire. C’était très long. Il y a eu aussi le Covid et des situations difficiles à gérer.
J’ai beaucoup appris de ce premier album. Le prochain sera plus facile et plus rapide à réaliser. Et il sera moins onéreux avec les mêmes résultats escomptés.

Est ce que tu as travaillé seul en studio ou avec les autres membres de la formation ?

Cristiano Filippini. J’ai tout composé en studio et tous les instrumentaux dans différents studios.
J’ai enregistré les vocaux à Udinese. Pour ce qui est des guitares elles ont été enregistré dans le studio de Michele Vioni. Nous avons utilisé cinq studios différents.
J’ai rejoint Mathias à Helsinki pour faire le mixage. Finalement cela représente sept ou huit studios dans sa totalité.

Tu as travaillé avec l'orchestre symphonique Rossini quel souvenir gardes-tu de cette expérience ?

Cristiano Filippini. Pour moi c'est très utile. J’ai travaillé sur le périmètre symphonique et appris beaucoup de chose sur les arrangements, les balances sur les instruments, les cordes, le matériel les percussions.
Ce n'était pas simple et pas économique. Mais je devais aussi rajouter des instruments virtuels que j'avais pour rendre le son encore plus énorme.
C'était bien entendu très important d'avoir un vrai orchestre notamment pour les violons.
Pour certains instruments tu peux utiliser des sons virtuels mais pas pour le violon.
Pour le prochain album j'utiliserai moins d'orchestre car je me suis rendu compte pendant le mixage que beaucoup de choses que j'avais composé ne rendent pas bien à l'écoute ou on les entend très mal.
Car il y a beaucoup de distorsions de guitares, avec la basse et les claviers.
Le prochain album il y aura moins d'arrangements parce que parfois on ne les entend pas.
C’est donc une perte de temps.


Comment as tu travaillé au niveau de la composition des parties orchestrales, je suppose que c'est totalement différent comparé à l'écriture de morceaux traditionnel de Power Metal ?

Cristiano Filippini. Oui, c'était complètement différent. J'ai travaillé en tant que guitariste de hard rock comme toujours, et en même temps comme compositeur symphonique.
J’ai essayé d'être bon dans les deux domaines. J’ai commencé à travailler sur l'album sur mon ordinateur et les autres gars m'ont aidé pour l'orchestration sur le papier.
On devait travailler en binôme parce que quand tu enregistres avec un vrai orchestre tu n'as pas le droit à l'erreur. Il arrive parfois que la note ne sonne pas juste à cause du processus d'enregistrement.
Il peut y avoir pas mal d'erreurs dans le processus d'orchestration.
C’est difficile mais si on travaille à deux c'est plus facile.

Comment s’est dérouler le travail de mixage avec Mathias Kupiainen (Stratovarius) et Mika Jussila (Nightwish, Stratovarius, Avantasia).?

Cristiano Filippini. Travailler avec eux fut une partie de plaisir et je dois le dire facile.
Nous avons commencé sur le mixage en travaillant en ligne pendant un mois ou deux.
Puis j'ai rejoint Mathias pour la partie principale du mixage pour travailler ensemble.
Cela ne marche pas si on ne le fait pas de visu. Après on a rejoint Mika qui est dans la même ville à vingt minutes en voiture.
Il a été sympa car il m'a montré toutes les pièces du studio. Il m'a raconté pas mal d'histoires amusantes à propos des processus d'enregistrement concernant la période du groupe STRATOVARIUS
C’était amusant de travailler avec lui.

Est-ce que ce fut une bonne expérience de travailler avec eux sur la production, la masterisation et le mixage ?

Cristiano Filippini. Oui c'était la partie la plus importante. J’ai du apprendre beaucoup de choses. Durant le mixage j'étais avec eux tout le temps.
Ce que je peux dire c'est qu'ils ont construit le son. Le son était très bon mais j'ai choisi le volume des parties : par exemple je voulais avoir les voix au dessus...
et pour la masterisation je ne suis pas un expert.
Il me faut apprendre beaucoup de choses. J'ai demandé à Mika de faire de son mieux.
C’est quelque chose que je dois connaitre un peu plus car je n'y connais pas grand chose.
En plus j'avais d'autres priorités pour réaliser l'album.
Pour le prochain peut être. Je ne suis pas sur.

Est ce qu'il y a des chansons qui ont été un défi à enregistrer ?

Cristiano Filippini. Le plus grand défi fut « Lightning In The Night ». C'est une chanson rapide.
La plus rapide de l'album aussi pour les voix. Pas facile d'enregistrer. C’est un peu plus de défi que les autres.

Quel a été l'impact du confinement sur Flames Of Heaven ?

Cristiano Filippini. Force est de constater avec le virus et le confinement j'ai eu plus de temps pour améliorer le mixage et la masterisation, et de produire un vidéo clip de plus de ce nous avions élaboré dans notre planning.
Pour nous ça représente six mois de retard avant de pouvoir enregistrer l'album. Pour nous cela nous a aidés dans ce cadre.

« We Fight For Eternity » et « Far Away » sont les deux singles extrait de Flame Of Heaven pourquoi avoir choisi ces deux titres ?

Cristiano Filippini. Je pense que « Far Away » a le meilleur refrain pour passer en radio.
Pour « We Fight For Eternity » c’était la meilleure chanson de Power Metal.
Quand j'ai voulu faire la vidéo, j'avais planifié « Far Away »  mais comme il y avait le covid nous avons changé nos plans.
Beaucoup de choses ont changé et j'ai eu le temps de réfléchir du aux économies de budget de produire un autre clip.
J’ai demandé au patron de notre label laquelle il voulait sortir comme single.
Il a choisi « We Fight For Eternity » peut être à cause du fait que pour lui c'était la meilleur titre de l'album et le deuxième fut « Far Away ».
Pour conclure, cela a été facile de choisir les deux titres. Seulement pour toi un scoop : nous sommes en train d'enregistrer la prochaine vidéo sur le titre « Against The Hellfire ». Et une autre si le budget le permet.



18 Décembre 2020.
Pascal Beaumont  
Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)


jeudi 1 avril 2021

Les 50 plus grands disques du Rock // The DOORS - Disque 26

 
Artiste : The Doors
Titre de l’album : L.A. Woman
Date de sortie : 19 Avril 1971

L’album « L.A. Woman » est le sixième et dernier album studio des Doors sorti du vivant de Jim Morrison.
L'album, beaucoup plus orienté blues rock que les autres productions du groupe, il est enregistré entre novembre 1970 et janvier 1971, et ne sort qu'en avril 1971, peu avant la mort de Jim Morrison.

Après le départ de leur producteur Paul A. Rothchild en novembre 1970, le groupe et Bruce Botnick commencent la production de l'album à l'atelier des Doors à Los Angeles.

La plupart des morceaux sont enregistrés live en studio, avec toutefois quelques overdubs pour des parties de clavier de Ray Manzarek.
Les musiciens Jerry Scheff (basse) et Marc Benno (guitare rythmique) participent à l'enregistrement.

C'est le seul album studio des Doors avec Morrison qui ne sera pas suivi d'une tournée ; celui-ci étant parti pour Paris le 21 mars, avant la sortie de l'album. Il y meurt le 3 juillet 1971à Paris.

Sorti avec une pochette bordeaux aux angles arrondis et à la pochette en vitrophanie (le centre est découpé, la photo du groupe est sur une petite plaque de plastique, le fond jaune est la sous-pochette, qui propose de l'autre côté une gravure étrange d'une femme crucifiée sur un pylône..., L.A. Woman va casser la baraque.

"Riders On The Storm" la chanson qui clôture l'album, est certainement la plus belle chanson des  Doors... 
Cet album achève parfaitement, la discographie des  Doors avec Jim Morrison.
Plus qu'un témoignage des dernières session studio des  Doors cet album reste encore aujourd’hui un vrai bijou.

Les Titres de l’Album:
1. The Changeling
2. Love her Madly
3. Been Down so Long
4. Cars Hiss by my Window
5. L.A. Woman
6. L’America
7. Hyacinth House
8. Crawling King Snake
9. The WASP
10. Riders on the Storm

Les Musiciens:

Jim Morrison: Chant, Piano et Percussions
Robby Krieger: Guitare
Ray Manzarek: Piano et Guitare
John Densmore: Batterie

Les Musiciens Additionnels:

Marc Benno : Guitare Rythmique
Jerry Scheff : Basse



Mitch BERTRAND





mercredi 31 mars 2021

MASON HILL // Chronique CD // "Against The Wall" Sortie le 5 Mars 2021.

 
Artiste : Mason Hill
Titre de l'Album : Against the Wall
Date de sortie : 5 mars 2021
Label : 7Hz Productions
Genre : Rock

Un premier EP sorti il y a 6 ans, une floppée de concerts, et maintenant, la sortie du premier album. Il a été enregistré en novembre 2019 à Glasgow, et à New York pour les voix.

Le quintette écossais montre les muscles, en nous gratifiant d'un rock énervé dans "Hold on" ou "Against The Wall", et très bien produit. Mais il sait aussi jouer en douceur, avec des titres plus mélodieux comme "Where I Belong" ou ""Who We Are".

La voix de Scott Taylor fait merveille, dans tous les registres, et le gros son s'invite très souvent ("Find my way") pour nous percuter de plein fouet. Quelques faiblesses apparaissent parfois, et nuisent à la cohérence de l'ensemble.

Cet album est une belle promesse, celle de les retrouver sur scène, pour profiter en live de ce disque. On est impatient d'apprécier la dynamique de cette première réalisation.
On écoute sans restriction, car le meilleur reste à venir!



Ricken


EVANESCENCE // Chronique CD // "The Bitter Truth " Sortie le 26 Mars 2021.

 
Artiste : Evanescence
Titre de l'Album : The Bitter Truth
Date de sortie : 26 mars 2021
Label :  Universal Music
Genre : Métal

L'attente a été longue! Dix ans d'impatience.
Ce quatrième album est fidèle à l'image du groupe. Les prestations vocales de Amy Lee sont magnifiques. Son registre nous embarque de l'émotion la plus pure à l'agressivité totalement assumée.

Divers styles sont abordés ici. Du trip-hop sur "Wasted On You", du metal gothique pour "Blind Belief", "Feeding The Dark", "Better Without You", du rock, de la pop, de la mélancolie, cela nous offre une palette riche en émotion.

C'est un savant équilibre entre les ambiances proposées par le combo. Bien entendu, le piano reste un point d'ancrage sur cette production. Il imprègne la plupart des compositions. Les titres plus entrainants ne font pas défaut, révélant des arrangements toujours pertinents.

Cette alchimie séduisante réalisée dans cet album, qui distille rythmes accrocheurs, mélodies subtiles et efficacité révèle, s'il en était encore besoin qu' Evanescence n'a pas encore tout dit.

C'est un retour magistral du mythique groupe de métal alternatif américain. On attend avec impatience une tournée, et pourquoi pas avec Within Temptation, comme il était prévu...


Ricken

mardi 30 mars 2021

LIVE STREAMING // Jaasper // Concert Le Forum à Vaureal 1 avril 2021 à 20h30.

 

@jaasperdanslecockpit te donne rendez-vous demain, jeudi 1er Avril à 20h30 sur Facebook et YouTube pour son concert Live Stream !

Il sera en direct partour sur Facebook : sur la page du Forum, sur sa page Jaasper, sur la page @principeactif et également sur @lesax_acheres !

@reseau_combo95 nous présentera Jaasper dans une interview jeudi !

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dimanche 28 mars 2021

MIKE ZITO // Interview // Quarantine Blues ... Mars 2021.

 
C'est avec un très grand plaisir que nous avons pu nous entretenir avec Mike Zito et revenir un peu sur son parcours, sa jeunesse et sa carrière.

Grâce à ce moment privilégié, nous avons pu recueillir lors de cet entretien quelques anecdotes sur ce grand guitariste qui se fait trop rare à notre goût dans notre pays.

En attendant de pouvoir le revoir très vite ici en France, voici cette interview que nous avons le plaisir de partager  avec vous.


Pour commencer cette interview avec toi Mike, nous aimerions d’abord évoquer tes premières années. Tu as grandi à  St. Louis dans le Missouri, comment s'est passée ta jeunesse ?

Mike Zito.
Oui, je suis né et j'ai grandi dans les quartiers sud de St. Louis. Ma jeunesse a été globalement amusante. Nous étions pauvres et nous vivions à 5 dans un petit appartement de 4 chambres.

Quels souvenirs gardes-tu de ces premières années, l’adolescence, l'école, de tes amis et ta famille ?

Mike Zito.  J'ai reçu une éducation catholique, je suis allé à l'église du lundi au vendredi avant l'école, puis à nouveau le dimanche.
Mon père adore la musique de big band et nous en avons beaucoup écouté quand j'étais jeune. Mes frères et sœurs sont tous beaucoup plus âgés que moi et mes parents sont nés dans les années 1920. je me suis épanoui un peu tardivement dans le monde qui m'entourait.

Quelles ont été tes premières découvertes musicales, tes premières influences et tes idoles ?

Mike Zito. Michael Jackson et Frank Sinatra ont été mes premières influences. J'ai regardé le Jackson 5 à la télé quand j'étais enfant et mon père adorait Frank Sinatra.
J'ai entendu une guitare pour la première fois à 8 ans - c'était Eddie Van Halen qui jouait "Eruption". Cela a tout changé.

Tu commences très tôt à jouer de la guitare et à la fin de ton adolescence, tu fais partie de la scène musicale locale de Saint-Louis. Comment tout cela c'est il passé ?

Mike Zito. J'ai commencé à jouer de la guitare à l'âge de 8 ans. Je n'ai pas pris beaucoup de leçons, j'ai quasiment tout appris par moi-même.
J'ai chanté dans des groupes à l'école et j'ai commencé à travailler dans un magasin de musique à 18 ans. C'est là que j'ai reçu ma véritable éducation musicale.
J'y ai travaillé pendant 10 ans et j'ai commencé à jouer sur la scène locale à St. Louis.
Des groupes de rock, des groupes de country, du rythme et du blues - j'ai joué tout ce que je pouvais.

 Après avoir joué et sorti ta musique de manière indépendante (notamment l'album "Blue Room" retravaillé récemment et ressorti chez Ruff Records) tu travailles en même temps au Guitar Center de St. Louis. Comment gérais-tu le travail et la musique ?

Mike Zito. J'ai sorti mon premier album en 1998 - "Blue Room". Après cette sortie, j'ai commencé à travailler au Guitar Center. J'ai toujours travaillé le jour et joué de la musique la nuit.
Je n'ai quitté mon travail que bien plus tard dans la vie :)

Te souviens-tu du tout premier concert que tu as donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Mike Zito. La première fois que j'ai joué devant des gens et que j'ai été payé, j'avais 18 ans et j'ai joué dans un groupe de reprises de R&B à St. Louis dans un bar appelé "Caleco's".

Tu as rencontré Devon Allman quand tu travaillais au Guitar Center de St. Louis et en 2008 vous fondez la Royal Southern Brotherhood, un supergroupe de blues et de blues rock américain qui comprend Cyril Neville, Devon Allman, Charlie Wooton et Yonrico Scott. Comment s'est passée cette collaboration tant en concert qu'en studio ? As-tu quelques anecdotes sur ces annnés-là ?

Mike Zito. Je connaissais Devon Allman depuis quelques années avant de travailler avec lui au Guitar Center, mais nous sommes devenus des amis plus proches à cette époque.
Nous avons fondé la Royal Southern Brotherhood en 2012. C'était un merveilleux groupe de musiciens qui a changé ma vie pour toujours - musicalement et spirituellement.
C'était un moment merveilleux qui ressemble maintenant à un rêve. Parfois, nous nous sommes battus, parfois nous avons pleuré - mais nous avons beaucoup ri et joué beaucoup de bonne musique partout dans le monde.



Comment procèdes-tu pour écrire tes chansons, entre le moment où vient l'idée d'un texte, d'une mélodie, et celui de l’écrire ?


Mike Zito. Ca dépend en quelque sorte. J'écris des chansons de différentes manières, je prends ce que le bon Dieu me donne. En général, je pars sur un texte qui me plait ou une partie de guitare, et ça roule.

En 2012 "The Wheel" tu fondes ton nouveau groupe, avec Scot Sutherland à la basse, Lewis Stephens aux claviers, le batteur Rob Lee et Jimmy Carpenter au saxophone et tu signes avec Ruf Records, plus qu'un label, une famille, et tu sors "Gone to Texas" avec entre autres en invités, Sonny Landreth et Delbert McClinton au chant et l'harmonica. Un CD dédié à l'État du Texas, certains parlent d'un tournant dans ta carrière, parle-nous de tout ca?


Mike Zito. Oui, en même temps que j'étais dans la Royal Southern Brotherhood, j'ai commencé mon groupe solo avec The Wheel, un groupe de musiciens avec qui j'avais aimé travailler.
Le premier album était "Gone to Texas" en 2013, où je raconte mon arrivée au Texas, le fait de devenir clean, sobre et de changer ma vie.
Je pense que mes textes sont devenus plus ouverts, les gens ont pu comprendre les luttes que j'avais traversées et que j'étais joyeux d'être libéré d'une vie de dépendance.

En concert, en studio ou en tant que producteur, comment te prépares-tu, y a-t-il une différence dans l'approche ou ta façon de travailler ?

Mike Zito. Oui, tous très différents mais pareils. En live, j'essaie d'être physiquement et mentalement prêt à écouter et à être ouvert, mais aussi à rester concentré dans l'instant présent.
En tant qu'artiste en studio, j'essaie de prendre conscience de la magie qui pourrait se produire et d'écouter mes ressentis. J'écoute mon producteur et je prends une direction du mieux que je peux.
Je veux toujours que la musique sonne et se sente bien.
En tant que producteur - c'est un travail différent, on est tous ensemble. Être producteur signifie surtout être responsable du projet d'album tout entier, dans les délais que nous avons fixés.
Ce n'est pas aussi artistique, c'est plus un travail. Parfois, j'arrive à aider l'artiste à faire quelque chose de créatif, mais surtout je suis une deuxième paire d'oreilles pour assurer l'artiste que la musique sonne bien ou pas. Tout dépend du projet. Certains artistes me donneront beaucoup d'espace pour être créatif et d'autres non.

Tu as produit les albums de Samantha Fish, Albert Castiglia, Ally Venable, Jeremiah Johnson, Jimmy Carpenter entre autres... Comment choisis-tu les groupes que tu produis ?

Mike Zito. Eh bien, j'ai généralement de la chance de travailler avec eux. La plupart du temps, ce sont les artistes ou les maisons de disques qui me choisissent.

Tu as aménagé un studio d'enregistrement, le studio Marz près de chez toi dans une petite ville au Texas : travailler dans ton propre studio, pour toi ou pour d'autres groupes a-t-il changé ta façon de travailler ?

Mike Zito. Cela m'a certainement donné du temps. Du temps pour être créatif et prendre des risques que je ne pourrais pas prendre lorsque le temps est limité dans un autre studio.

Tu viens de créer ton propre label "Gulf Coast Records" basé au Texas avec entre autres Albert Castiglia, John Blues Boyd, Billy Price, Jimmy Carpenter, Tony Campanella, Kat Riggins, Diana Rein, Kat Riggins, Sayer & Joyce, et bien d'autres à venir. Comment te sens-tu en patron de Label ? Tu dois gérer différement le côté artistique et le business musical ?

Mike Zito. Certainement... J'ai beaucoup appris tout au long de mon parcours - Thomas Ruf m'a beaucoup appris sur le fonctionnement des maisons de disques. C'est un mélange entre s'assurer de ne pas perdre d'argent et continuer à faire la musique que nous voulons faire et promouvoir. J'aime diriger le label avec mon partenaire, Guy Hale. Nous formons une très bonne équipe. J'aime toujours faire des disques et sortir de la nouvelle musique.



Tu as tourné un peu partout dans divers pays, as-tu déjà constaté une différence dans les réactions ou au travers de tes rapport avant ou après concert entre le public Américain, Européen ... Français, Allemand ou autres ? Gardes-tu quelques anecdotes sur certains concerts, et notamment te souviens-tu de ta premiere scène en France ?


Mike Zito. Parfois, aux États-Unis, le public est bruyant et peut-être pas toujours à l'écoute - cela dépend du lieu. En Europe, je dirais que le public écoute plus attentivement.
C'était un peu étrange au début parce que tout le monde est très calme pendant que le groupe joue - je n'étais pas habitué à ça.
Un de mes premiers spectacles en France dont je me souviens était à Paris avec RSB - près du Moulin Rouge. C'était un vieux théâtre très cool. J'ai trouvé le public français très réceptif, pas trop calme.
Mon tout premier concert était en Suisse - pas un bruit dans le public jusqu'à la fin du spectacle, personne n'applaudissait après les chansons - ils ont attendu que le spectacle soit terminé, puis ils se sont levés et ont applaudi. J'étais sûr qu'ils ne m'aimaient pas, ni ma musique :)

En Mars 2020, ta tournée en Europe est annulée suite à la pandémie, tu rentres au Texas et en 14 jours tu composes, enregistres et mixes l'album "Quarantine Blues" avec des musiciens comme Joe Bonamassa, Walter Trout, Eric Gales, Robben Ford, Sonny Landreth, Luther Dickinson, Albert Castiglia, Anders Osborne et, de manière significative, Chuck's petit-fils, Charles Berry III. Comment as-tu vécu cette période trouble ?

Mike Zito. J'ai fait un album intitulé "Rock n Roll: A Tribute to Chuck Berry" sur Ruf records en 2019 et c'est l'album qui présente tous ces merveilleux guitaristes.
J'ai fait un album gratuit intitulé "Quarantine Blues" au printemps dernier lorsque notre tournée a été annulée.

En ce mois de Février 2021, tu repars sur les routes pour de vrais concerts avec un vrai public : comment appréhendes-tu cela avec les distanciations etc etc ?

Mike Zito. Eh bien, nous n'avons que quelques spectacles que nous pouvons assurer en ce moment - pas vraiment une tournée. Les spectacles au Texas ont été plutôt bons - mais oui, distanciés et masqués.

En ce moment, plus les années passent, plus le monde va de travers... Crises sanitaires, mouvements sociaux… Que penses-tu de tout cela ?

Mike Zito. Je pense que les temps changent constamment. Nous vieillissons et les jeunes s'approprient le monde - c'est le leur, pas le nôtre.
J'essaye d'être ouvert d'esprit - mais je continue à faire ce que j'aime, je ne change pas ma voie musicale.

Si tu devais te définir, quelle serait ta phrase ou ta devise ?

Mike Zito. "Laisse ton ego, joue de la musique, aime les gens." - Luther Allison.

Aujourd'hui, quels sont tes groupes préférés ? Sont-ils les mêmes qu'avant ? Quel genre de musique préfères-tu écouter ? Y a-t-il une chanson ou un album qui restera pour toujours ?

Mike Zito. J'écoute Johnny Winter, Kenny Burrell, Lyle Lovett, John Hiatt, John Scofield, Muddy Waters - tous les jours - chaque semaine.
Van Halen "1" - sera toujours l'album préféré de ma jeunesse.

Qu’est-ce que tu fais lorsque tu ne travailles pas? Quels sont tes passions et tes passe-temps?

Mike Zito. J'apprécie vraiment ma famille. J'ai une femme merveilleuse et 5 enfants de 10 à 26 ans. Nous voyageons, nous jouons, nous profitons - c'est ce que j'aime faire.

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi?

Mike Zito. Muddy Waters - "Hard Again" - pour moi il a tout, des chansons, du chant et de la guitare - une musique merveilleuse.
"Raging Bull" - mon film préféré de tous les temps - en noir et blanc, et le meilleur jeu d'acteur qui soit.
Ma femme - Laura. C'est ma meilleure amie dans ce monde et j'adore passer du temps avec elle - je dois l'emmener (même si elle ne serait pas contente de la musique et du film que j'ai choisis !)

Merci a toi Mike et à très vite.


Th Cattier - Photo : Th. Cattier / Shooting Idols