mardi 30 juin 2020

TRACY HIGHTOP (Guitariste de Jane Lee Hooker) // Interview // Champagne And Reefer... Juillet 2020.


Aujourd’hui, c'est avec un immense plaisir que nous vous faisons partager une interview très rock'n'roll, avec une guitariste fan de rock, fan de blues, fan de musique, Tracy Hightop des JANE LEE HOOKER. En attendant leur prochain album qui ne devrait pas tarder, et en espérant les revoir bientôt chez nous en France...


Quel a été ton parcours avant de devenir Guitariste avec Jane Lee Hooker ? Comment as-tu découvert la musique ?
Tracy Hightop: J'avais environ 4/5 ans quand j'ai vu une émission de télévision américaine intitulée "The Partridge Family" et je suis devenu obsédée par le fait de jouer dans un groupe.
Mes parents - qui étaient très sympas - m'ont acheté une batterie Ludwig d'occasion lors d'une vente aux enchères.
Et c'est comme ça que tout a commencé. Je jouais constamment de la batterie.
Vers l'âge de 9 ans, mes parents m'ont acheté ma première guitare acoustique, probablement dans l'espoir que je me tourne vers un instrument moins bruyant.
Mais je n'ai jamais vraiment aimé la guitare acoustique et ce n'est que vers 13 ans qu'une fois de plus, ma mère m'a acheté une guitare électrique et un ampli d'occasion dans un vide-grenier.
La guitare était une épave et mes mains étaient petites,  il m’a fallu énormément d'efforts pour réussir à en jouer.
Au lycée, j’ai beaucoup écouté du rock sudiste et Muddy Waters.
Je jouais les solos sur les albums de Muddy Waters.
J'avais un grand ami à JHS (lycée), qui savait jouer tous les solos de rock sudiste, et il m'a vraiment inspiré (Jay Koppelman).
Mais je continuais la batterie, et je ne prenais ma guitare que lorsque mes parents rentraient du travail. Quand je suis allée à l'université, j’ai repris ma guitare car je ne pouvais pas apporter ma batterie, et là-bas j'ai rencontré un guitariste incroyable, Alain Whitman, qui avait sa chambre au même étage que moi.
Il m'a beaucoup appris sur la manière de jouer les solos et m’a donné un livre, "The Heavy Guitar Bible" que j'ai encore à ce jour.

Raconte-nous les premiers groupes dans lesquels tu as joué ?
Tracy Hightop: Le premier groupe dans lequel j'ai joué dans un club était un groupe hardcore de Long Island appelé "The Violent Gas Attendants".
C'était un groupe génial et je suis tombée amoureuse de ces rythmes de batterie déchainés.
J'étais la seule fille du groupe et nous étions influencés par d'autres groupes hardcore de New-York comme les Crumbsuckers, les Six and Violence et Agnostic Front.
J'avais 18 ou 19 ans.

Comment as-tu rencontré les autres membres de Jane Lee Hooker, comment s'est passée la formation du groupe ?
Tracy Hightop:  J'ai rencontré Mary dans The Wives (batterie) et nous avons voyagé ensemble dans tous les États-Unis avec beaucoup de plaisir pendant de nombreuses années.
En 1997, j'ai joué de la batterie pour un groupe punk entièrement féminin appelé Spermicide, et Tbone était la guitariste.
J'ai réalisé que Tbone était capable de jouer des pistes de rock et de blues classiques incroyables, et avec notre ami Nelsha, nous avons formé HELLDORADO qui était le premier groupe dans lequel je jouais de la guitare pour de vrai.
J'ai rencontré Ron en tournée avec The Wives et je l'ai vu jouer de la batterie avec New Republic vers 1993/1994 ? Il m'a époustouflée et nous sommes devenus des amis très proches.
Ron et moi avons joué dans un groupe de reprises de Plasmatics et nous avons été invités par les Plasmatics originaux à jouer au mémorial de Wendy O. Williams au CBGB’s.
Ça a été un moment très fort pour moi. J'ai tout fait pour recruter Ron comme batteur pour Helldorado et il a fait notre première démo avec nous.
Finalement, je ne pouvais pas le voler à son groupe, et Snuka et Helldorado ne se sont jamais remis de son départ.
Il est sans conteste mon batteur préféré que je connais personnellement (je ne connais pas personnellement Stewart Copeland) et après tant d'années, nous jouons enfin ensemble dans JLH. Ron a également joué dans Bad Wizard avec Tbone, nous avons donc tous une amitié de plus de 20 ans.
Jane Lee Hooker s’est formé au départ juste pour le plaisir. Je pensais que nous allions juste faire des reprises de blues, car Tbone et moi pouvions jouer ensemble pendant des heures.
Quand nous avons été présentées à Dana, il est devenu évident qu’ensemble nous avions quelque chose de spécial, et nous sommes devenus sérieux.

Un mot sur le choix du nom du groupe ?
Tracy Hightop:  Au début, nous cherchions toujours un nom.
Nous avions des listes et des listes de noms. Nous avons demandé à un propriétaire de club local de nous laisser jouer tous les mercredis soir, mais nous avions besoin d'un nom.
Je ne me souviens pas laquelle de nous a trouvé "Jane Lee Hooker" - un nom en l'honneur de l'une de nos plus grandes influences, John Lee Hooker - mais nous avons gardé ce nom pour ces soirées.
En quelques semaines, nous avions de plus en plus de monde, nous avons créé une sorte de buzz, et les choses ont décollé très rapidement.
Comme nous ne voulions pas perdre l'élan que nous avions pris en tant que Jane Lee Hooker, nous avons décidé de garder ce nom.
L’idée n’était pas d’inventer un nom original, mais ce nom est resté et comme nous ne cesserons jamais d'aimer John Lee Hooker, nous l’avons gardé.








Quelles sont tes influences musicales ?
Tracy Hightop:  Mes groupes préférés sont The Rolling Stones, Lynyrd Skynyrd et X.
J'aime aussi beaucoup The Police et j'ai passé beaucoup de temps à jouer de la batterie sur tous leurs albums.
J'ai grandi en jouant de la guitare avec Muddy Waters, John Lee Hooker, Johnny Winter et les Stones.

Votre clip "Mama said" est un clip et un d'œil au clip "Waiting on a friend" des Rolling Stones. Qui a eu cette idée, comment s’est passé le tournage ?
Tracy Hightop: C'était mon idée, j’en ai parlé à la célèbre réalisatrice Lola Rock n Rolla qui a tout monté.
C’est un génie, elle a tourné et réalisé la vidéo dans la plupart des lieux réels de la vidéo d'origine.

Depuis la création du groupe en 2013, comment décrirais-tu votre évolution ?
Tracy Hightop: Nous avons commencé en tant que groupe de bar, et lorsque nos étoiles sont entrées en collision et que nous avons rencontré Dana, nous sommes passées à un autre niveau de jeu et d'écriture.
Dana est un auteur-compositeur incroyable et nous avons très vite commencé à écrire des compos ensemble.
Le niveau de musicalité a continué à monter et à monter, puis avec la tournée, nous sommes devenues une unité incroyable. Tina, Mary et moi avions joué dans tellement de groupes ensemble pendant tant d'années que nos côtelettes se multipliaient à chaque fois que nous étions dans la même pièce.
La rencontre avec Ron, qui est de loin l'un des plus grands batteurs de la planète, nous a amenées à un niveau de musicalité et d'écriture encore plus élevé.
J'ai toujours dit qu'avant de rencontrer Dana, nous nous entrainions juste pour devenir suffisamment bonnes pour avoir Dana dans le groupe.
Maintenant, j'ajoute qu'avant que Ron ne rejoigne le groupe, nous nous entrainions juste pour être assez bien pour avoir Ron dans le groupe.
Ce groupe a toujours eu une trajectoire orientée vers le haut !

Vos 2 albums ont été produits par Matt Chiaravalle, qui est réputé comme extrêmement créatif, avec un travail très personnel. Comment s’est passée votre rencontre, qu’a-t-il apporté à JLH ?
Tracy Hightop: Matt est un génie. Il tire le meilleur parti de nous en nous laissant être nous-mêmes et en le capturant très facilement.
C'est aussi un mec génial avec qui nous avons plaisir de partager des moments, nous travaillons tous ensemble de manière transparente.
Ce qui est amusant, c’est que Matt a enregistré et produit la toute première démo de Spermicide et la démo de Helldorado.
Il a une véritable empreinte dans notre histoire, nous le connaissons depuis plus de 20 ans.

Comment créez-vous vos chansons, de la compo à l'enregistrement?
Tracy Hightop: Nous le faisons de deux manières : Dana est une auteure très prolifique, c’est toujours elle qui écrit et envoie de nouvelles chansons au groupe.
Je me réveille, je regarde mon téléphone, et ce sera un autre morceau incroyable que Dana a écrit ce soir-là sur sa guitare ou son clavier.
Puis le groupe se réunit et jam dessus. Notre nouvelle chanson, « Jericho » en est un parfait exemple. L'autre manière est d’aller simplement en studio avec un riff de guitare, et Dana va créer sur place une mélodie et des paroles, puis nous laissons mijoter.
Les deux façons sont passionnantes.









Tu joues souvent sur une Gibson Les Paul, quelles sont tes autres guitares et quelles sont tes préférées ?
Tracy Hightop: J'en ai d'autres. Pendant les premières années de JLH, j'ai utilisé une SG 1968 customisée avec 3 micros Humbuckers qui sonnent fort et ont un son très chaud.
Ensuite, je suis revenue sur Les Pauls que j'ai toujours privilégié car elles sont confortables à jouer.
La guitare qui a le meilleur son et que je possède est la 68 SG. Ma guitare préférée est la Goldtop Les Paul Deluxe 1976.

On espère un 3ème album, quand est-il prévu ?
Tracy Hightop: Oui, nous y travaillons! Nous l'avons écrit et nous l'enregistrerons en septembre!

Si tu devais définir Jane Lee Hooker en un mot ?
Tracy Hightop: Blues rock à grande vitesse.

Comment as-tu vécu la période de confinement ? Avez-vous pu réussir à travailler avec le groupe ?
Tracy Hightop: Ça a été un défi. Il est difficile de croire que cela s'est produit, mais cela s'est produit et nous y avons fait face de notre mieux.
Nous avons perdu un ami proche.
Au début, on enregistrait des riffs et des morceaux de chansons et on se les envoyait les unes aux autres.
On faisait des visio par Zoom. C'était triste, franchement, parce que cela nous manquait d'être ensemble.
Dès que la situation est devenue plus sûre, nous avons commencé à nous retrouver dans la cour arrière de Dana à Bay Ridge avec des guitares, des batteries et des poubelles à seulement 2 m de distance, mais enfin ensemble.

Comment ressens-tu les pressions sociales qui se multiplient aux Etats-Unis, le mouvement « Black lives matter », la révolte contre les violences policières, le racisme… ?
Tracy Hightop: C’est difficile pour moi d’imaginer qu’à ce stade, nous sommes toujours confrontés au racisme et aux inégalités.
Comment est-il possible que je puisse marcher dans la rue à côté de quelqu'un qui ne pense pas que tous les humains et toute l’humanité sont égaux?!
Cela me met en colère au point que je doive me raisonner pour ne pas me rendre malade.
Je suis musicienne depuis toujours, j'ai même l'impression que les vies noires comptent PLUS.
La musique m'a apporté plus de joie dans ma vie que toute autre chose (autre que ma famille) et tout ce que je fais musicalement vient des Noirs avant moi.
J'ai plus de respect pour ces pères fondateurs que quiconque.

Pour finir, si tu ne devais conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait ta sélection et pourquoi ?
Tracy Hightop:  Un disque : "Hard Again" de Muddy Waters, un film : “Le Parrain”, un livre : "Une prière pour Owen", de John Irving. 

Merci à Tracy pour cette interview.



Th Cattier - Photo : Collection Jane Lee Hooker et Shooting Idols, Th. Cattier



samedi 27 juin 2020

ANGELHEADED HIPSTER // Nouvel Album - hommage à la musique de Marc Bolan & T. REX.


AngelHeaded Hipster, un hommage à la musique de Marc Bolan & T. REX (Nick Cave, U2, Elton John, Joan Jett...), nouvel extrait : Kesha "Children of The Revolution"

The songs of Marc Bolan & T.Rex ANGELHEADED HIPSTER un extraordinaire album hommage à l'un des plus grands artistes britanniques de tous les temps, Marc Bolan

Kesha nous offre une puissante interprétation du classique de T.Rex "Children of The Revolution" avec l'aide de Hal Willner.

Nick Cave, Elton John, U2, Peaches, Joan Jett, Kesha, Devendra Banhart, Beth Orton, Elysian Fields… ont repris et réimaginé certains des plus grands succès de T-Rex, comme « Jeepster », « Bang A Gong (Get It On) » et
« Ride A White Swan ».

Produit par le producteur légendaire Hal Willner, malheureusement décédé récemment, l’album AngelHeaded Hipster sera accompagné d’un documentaire hommage à Marc Bolan et T. Rex, les magiciens androgynes du Glam.

Regardez "Cosmic Dancer" interprété par NICK CAVE ICI


Télé Matin sur France 2 en parle Voir ICI

Featuring:

MARC ALMOND • DEVENDRA BANHART • BØRNS • NICK CAVE • HELGA DAVIS • ELYSIAN FIELDS • PERRY FARRELL • GAVIN FRIDAY • EMILY HAINES • JESSE HARRIS • JOAN JETT • KESHA • KING KHAN • SEAN LENNON & CHARLOTTE KEMP MUHL • NENA • MARIA McKEE • FATHER JOHN MISTY • JOHN CAMERON MITCHELL • GABY MORENO • BETH ORTON • PEACHES • TODD RUNDGREN • U2 feat. ELTON JOHN • LUCINDA WILLIAMS • VICTORIA WILLIAMS with JULIAN LENNON 




GREY DAZE // Nouvel Album "Amends" Sortie Juin 2020.



Grey Daze "Amends" leur nouvel album tant attendu est maintenant disponible ! Cliquez ICI.

Bien avant d’être la voix inoubliable de Linkin Park, attirant des millions de fans, avant tous ses autres projets, Chester Bennington créé Grey Daze, son propre groupe.
Près de vingt ans après leur séparation, le groupe annonce la sortie de son nouvel album "Amends". L’album regroupe onze titres avec des inédits, des chansons réenregistrées du groupe et des rééditions de titres indisponibles depuis des années avec la bénédiction des proches de Chester, tragiquement disparu en 2017.

FACEBOOK ICI


vendredi 26 juin 2020

TOYBLOIDS // Nouvel Album "'Modern Love" Sortie 26 Juin 2020.


JOUR DE SORTIE


Confectionné à partir d'amour, de sueur, de larmes et de paillettes : notre 2ème album MODERN LOVE est tout à toi !



Clip du nouveau single SHINYKID + lien ICI


CD et Vinyles sont dispo partout en France
Et en concert le 16 septembre à La Maroquinerie


mercredi 24 juin 2020

FRED CHAPELLIER - GAELLE BUSWEL - 58 SHOT - SOHO RIOT // Live Report : Paris "Fête de la Musique" Radio Perfecto 21 Juin 2020.




Pour reprendre le retour à la "presque" normale des concerts avec cette fête de la musique 2020, chose qui n'est pas commune aujourd’hui, on célèbre plusieurs évènements en un... l'anniversaire des 3 ans de Radio Perfecto, les 25 ans de carrière de Fred Chapellier, la fête de la musique et la fête des papas.
Pour ouvrir, un nouveau groupe de rock "Soho Riot" qui vient tout frais tout chaud de sortir leur premier EP et qui assure grave avec un guitariste excellent, dommage pour moi je n'ai pas pu assister à tout le set.
Puis vient le tour d'un autre fleuron de la nouvelle scène rock de Belfort, "58 Shot", du rock qui déménage avec 4 garçons plus fougueux les uns que les autres, devant une petite quinzaine de privilégiés, leur set de 50 minutes nous donne un gout de reviens-y...  Après avoir bien décrassé nos oreilles restées fermées depuis ce 14 mars, c'est une vraie belle découverte que ce "58 Shot".

58 Shot
58 Shot


Le temps d'installer le matériel de l’équipe des 4, Gaëlle Buswel, Michal, Jb et Steve, les premières notes résonnent peu à peu dans ce studio du Music Live. Ça fait si longtemps qu'eux aussi n'ont pas joué ensemble, aujourd’hui s'annonce comme un retour sur terre.
Aujourd’hui il vont nous offrir un set d'une heure qui commence par une version de "Selfish game" très bluesy. L’énergie est là, on enchaine avec "25 Hours" très relevé. Puis c'est au tour d'un morceau extrait de l'album "Black to Blue" de 2004  "Black Delta Dirt", et enfin une très belle version acoustique de "Help" des Beatles, un duo entre Gaëlle et Michaal pour un moment d'intimité partagé.
Et une reprise très puissante de "Jealousy" tube de Frankie Miller, que Gaëlle interprète toujours aussi fabuleusement.
Le final avec "Soldier of Love" termine ce très bon concert de Gaëlle pour la fête de la musique 2020.
Quelques moments de battements pour installer le matériel du Monsieur Fred Chapellier et ses Gents.





Fred Chapellier / Soho Riot / 58 Shot / Gaelle Buswel

Michaal Benjelloun et Neal Black




Fred Chapellier, guitare en bandoulière prêt pour envoyer du lourd, c'est avec un titre "Le Blues" extrait de son album "Blues Devil" en 2003 que le concert commence. Une belle osmose, 6 minutes de blues comme on les aime. Enchainé avec un "Aint no fool" ça groove ce soir sur "Radio Perfecto". L'idole de Fred, Peter Green, toujours présent, c'est au tour de "If you be my baby" et "Black magic woman", Fred Chapellier sait faire vibrer vos cordes sensibles avec le jeu de sa 6 cordes, un vrai bonheur. Un troisième titre de Peter Green et non des moindres, "Love that burns" on est partis dans ce blues si charnel pour 9 minutes de bonheur et de rêve.
Un monsieur qui passait par là... Neal Black qui sort un nouvel album ces jours-ci vient faire le bœuf avec Fred Chapelier et ses Gents, pour 3 titres  "Alabama Flamenco", "Why do people act like that", "As the Years Go Pasing By". On sent un vrai feeling qui passe entre ces deux-là, Fred et Neal se retrouvent souvent au coin des routes de France pour un petit bœuf et ce soir pour fêter la musique, quoi de mieux pour nous.
On enchaine avec un morceau un peu plus Funky comme son nom l'indique ... "Funk It" .Et une version  de "Night Work" très très groovy.
Fred appelle tous les groupes présents ce soir pour terminer la soirée dans un bœuf très amical, pour une version  de "Come Together" qui réunit dans ce studio de Music Live tous les membres de chaque groupe ainsi que le public. Tous réunis autour de Fred Chapellier pour un moment où on peut ressentir qu'ils ont tous envie de rejouer de la musique et de reprendre la route, ce soir ils ont tout donné, avec en prime tellement de sourires partagés ça fait vraiment du bien à tous.
Pour clôturer avec un dernier titre de Fred Chapellier "The gents" avec ses Gents à lui on l'attends très vite sur d'autres dates.

Et encore un grand merci à tous, ce fut vraiment un beau retour et une belle fête de la musique 2020 que l'on n'oubliera pas.




SetList :

Gaelle Buswel
Intro
Selfish game
25 Hours
Promises
Black Delta Dirt
Help
So blue
Jealousy
Soldier of Love

Fred Chapellier
Le blues
Aint no fool
If you be my baby
Black magic woman
Love that burns
Alabama Flamenco - Neal Black
Why do people act like that - Neal Black
As the Years Go Pasing By - NEal Black
Funk It
Night work
Come Together (boeuf)
The Gents

Th Cattier - Photos : Shooting Idols, Th. Cattier

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dimanche 14 juin 2020

DECES Marc Zermati Samedi 13 Juin 2020.


Une grande figure du Punk Rock en France est décédé à l'âge de 75 ans, il fut le fondateur du magasin de disques l'Open Market, des festivals Punk de Mont-de-Marsan et fondateur du label Skydog.


Il nous a quittés Samedi d'une crise cardiaque. Condoléances à ses proches.
RIP





vendredi 12 juin 2020

ANETTE OLZON // Interview // Février 2020.


Anette Olzon c'est avant tout un destin hors norme, la fée Métal s'étant penché sur son berceau à sa naissance.
La belle à fait ses débuts en 1999 avec ALYSON AVENUE qui pratiquait un Métal Symphonique bien avant l'heure et avec lequel elle sortira deux albums (Presence of Mind, Omega) ce qui lui permis de faire ses premières armes en tant que chanteuse.
C'est en 2007 que sa vie va subitement basculé grâce à NIGHWISH qui fit appel à elle pour remplacer Tarja Turunen qu'il venait purement et simplement de virer à la fin de leur tournée mondiale en 2005.
Un véritable challenge qu'elle réussit haut la main non sans difficultés car remplacer une chanteuse aussi charismatique et talentueuse n'est pas chose aisée.
S'en suivit deux albums Dark Passion Play en 2008 et Imaginaerum en 2011 qui permirent à NIGHTWISH d'atteindre des sommets de popularité jamais égalé.
Son rêve était enfin devenu réalité devenir une chanteuse célèbre reconnu de tous.
Durant cinq années elle enchaina les concerts à travers le monde, avant de subir le même sort que Tarja et de se voir évincer en 2012 sans aucun ménagement.
Un choc pour cette nouvelle princesse du Métal qui mettra plusieurs mois à s'en remettre tant la blessure fut profonde.
Pour ne pas sombrer elle se jeta à corps perdu dans l'écriture et fit son grand retour en 2014 avec Shine son premier opus solo une petite merveille Pop Rock qui rassura ses fans mais en surprendra aussi beaucoup d'autres tant le propos musical est éloigné du monde du Métal.
En 2017 elle participa au projet THE DARK ELEMENT au coté de Jani Liimatainen l'ancien guitariste de SONATA ARTICA qui la voit revenir vers un univers musical nettement plus Métal oscillant entre le Métal Symphonique et un coté nettement plus popisant.
Ensemble ils sortiront deux albums The Dark Element en 2017 et Songs the Night Sings en 2019.
Oscillant entre divers projets elle réapparait à l'initiative du label Frontiers avec OLZON/ALLEN ou elle partage le chant avec Russel Allen((Symphony X, Adrenaline Mob), un projet entièrement composer par Magnus Karlsson (Primal Fear, Place Vendome, Kiske/Somerville) le nouveau prodige de la six corde et véritable stakhanoviste de ce type d'album sur commande.
Le bougre à d'ailleurs contribuer à de nombreux galettes dans cet esprit dont les fameux ALLEN/LANDE(projet qui associait les chanteurs Russell Allen (Symphony X, Adrenaline Mob) et Jorn Lande (ex-Ark, ex-Masterplan).
Worlds Apart s'avère une franche réussite et permet à Anette de briller de mille feux face à un Russel Allen en grande forme dans un registre allant du Power Métal au Hard Fm le tout saupoudré de ballades.
Pas mal pour un album de commande ou nos deux protagonistes n'ont eu de droit de regard sur absolument rien au niveau artistique, se chargeant simplement d'assurer leurs parties vocales sans jamais se rencontrer.
Le tout étant concocter par une main de maître par Magnus Karlsson qui s'est aussi chargé des parties de basses et de claviers, la batterie étant assuré par Anders Köllerfors, le reste étant l'œuvre du label.
Inutile de vous dire que nous avons sauté sur l'occasion pour en savoir un peu plus sur le parcours atypique de la charmante Anette Olzon !
Entretien découverte avec une chanteuse épanouie heureuse de pouvoir parler de ses différents projets. Magnéto Anette c'est à toi !

 

En 2018, avec ton nouveau groupe The Dark Element, tu as donné deux concerts au Japon l'un à Tokyo et l'autre à Osaka quels souvenirs en gardes tu ?
Anette Olzon. Oui c’était de très bon show.
En fait à Tokyo il y avait tellement de monde qui voulait nous voir tout comme la formation japonaise que tout le monde nous attendait.
OSAKA était aussi sympathique.
Ce fut une tournée vraiment agréable.

Est-ce que tu apprécies le Japon ?
Anette Olzon. J’ai toujours aimé le Japon.
C’est mon pays favori pour visiter.
Les fans japonais sont très polis et vraiment attachants.
J’adore vraiment faire des tournées là bas.

Qu'est ce qu'un bon concert pour toi en tant que chanteuse ?
Anette Olzon. Premièrement pour moi un bon show c'est lorsque ta voix sonne juste.
Tout te parait facile et relaxant quand tu chantes.
Évidemment les fans et le public doivent aussi prendre du bon temps.
Ils se manifestent en applaudissant, et participent avec toi juste pour leur plaisir.

Est-ce que les tournées te manquent ?
Anette Olzon. J’ai adoré faire le tour du monde en tournée. Les fans représentent quelque chose de magique.
Mais je pense que c’était beaucoup trop pour NIGHTWISH.
Je n’étais pas souvent à la maison et mes amis me manquaient beaucoup ainsi que ma famille.
J’aimerais sans aucun doute retourner en tournée mais pas aussi longtemps qu’avec NIGHTWISH.
Je crois que c’était beaucoup trop.

Quelles sont les relations que tu entretiens avec les fans ?
Anette Olzon. Les fans sont toujours gentils et amicaux et te donnent des cadeaux. Tes fans tu les rencontres peut être occasionnellement dans les concerts mais aussi sur Instagram, Facebook ou YouTube. J’apprécie de rencontrer ceux qui aiment ma musique et suis très reconnaissante de tous leurs soutiens que je reçois.

Le nouveau projet Russell Allen/Anette Olzon sortira le 6 mars prochain. Est-ce que cette collaboration est une idée de la maison de disque à la base ?
Anette Olzon. Oui c’est l’idée du label Frontiers.
Ils avaient besoin de quelqu’un pour chanter avec Russell et ils ont pensé à moi.
Ils m’ont envoyé un email et m’ont demandé si je souhaitai participer à ce projet.

Est ce que c’est ta première rencontre avec lui ?
Anette Olzon. En fait je ne le connaissais pas avant. On ne s’est toujours pas rencontré.
Nous avons échangé par email. Alors je ne le connais pas vraiment.
Nous avons enregistré l’album et j’ai chanté. Il a fait sa partie aux USA.
C’est de cette manière que nous avons travaillé. Cela a bien fonctionné.
C’est bien que tu n’entendes pas sur l’album le fait que l’on ne se soit pas rencontré même si j’aurai bien aimé le rencontrer.
Une personne très sympathique par mail. En plus il est né la même année que moi.
C’est encore mieux. [Rires]

Est ce que c’est ta première rencontre avec lui ?
Anette Olzon. En fait je ne le connaissais pas avant.
On ne s’est toujours pas rencontré. Nous avons échangé par email.
Alors je ne le connais pas vraiment. Nous avons enregistré l’album et j’ai chanté.
Il a fait sa partie aux USA. C’est de cette manière que nous avons travaillé.
Cela a bien fonctionné. C’est bien que tu n’entendes pas sur l’album le fait que l’on ne se soit pas rencontré même si j’aurai bien aimé le rencontrer.
Une personne très sympathique par mail. En plus il est né la même année que moi. 
C’est encore mieux. [Rires]

Comment s’est passée la collaboration ? Avez-vous travaillé ensemble sur les chansons de l’album ?
Anette Olzon. C’est Magnus Karlsson qui a écrite les chansons et produit l’album.
Il m’a envoyé des morceaux. Quelques chansons titres avaient déjà la voix de Russell et d’autres où j’ai commencé à chanter.
De ce fait on ne s’est pas parlé. J’ai chanté et je les ai adressées à Magnus.
En fait j’étais libre de faire ce que je voulais au niveau de toutes les harmonies. Russell était aussi très libre.
Comme nous avions déjà les morceaux on pouvait faire ce que l’on voulait pour que les mélodies soient opérantes.


As-tu adapté ta voix par rapport à lui ?

Anette Olzon. Oui, c’est toujours le cas quand tu chantes avec quelqu’un d’autre.
Lorsque Russell chantait sur certaines chansons j’ai du m’adapter à sa voix et surtout sur les refrains.
Quand nous chantions sur la même mélodie je devais penser un peu comment j’allais m’adapter avec les chœurs et bien sûr quand il était seul comment il appréhendait la chanson.
Sinon en général c’est la façon dont tu chantes avec ta propre voix en essayant toujours de chanter en unité, ce qui signifie en harmonie.

Est-ce que cela a été un défi de chanter avec un autre chanteur ?
Anette Olzon. Je ne sais pas pour lui mais c’est toujours un challenge.
Il chante et je chante après sur sa mélodie.
Chaque chanteur a sa propre caractéristique.
Il peut s’agir d’une fin, d’une note que l’on tient un peu plus longtemps et ce sont des choses que tu ne fais pas en temps normal.
Tu dois y penser un peu. Autrement j’ai déjà chanté avec d'autres chanteurs dans d’autres formations.
Ce n’était pas nouveau pour moi, mais c’est la première fois que j’enregistrai tout un album avec un autre chanteur.
C’était vraiment amusant dans le sens où ce n’était pas difficile.

Est-ce que tu aimerais le refaire ?
Anette Olzon. Oui bien sûr. J’aimerais collaborer et partager la scène avec d’autres chanteurs.
Mon premier groupe était un groupe de reprise, et nous étions deux chanteurs.
Un  gars avec qui nous partagions tous les deux le chant.
C’était plaisant d’avoir surtout un ami sur scène pour partager le fardeau d’être un chanteur. [Rires]

Pourquoi avoir choisi « Worlds Apart » comme premier single ?
Anette Olzon. Encore une fois c’est la compagnie de disque qui a choisi le single.
Bien entendu j’ai demandé une autre chanson.
Ils ont pensé que c’était la meilleure chanson pour commencer.
Alors c’est ce qu’on a décidé de faire.

Quelle est la chanson que tu souhaitais comme single ?
Anette Olzon. J’adore « No Sign Of Life ».
C’est celle que je préfère. C’est une bonne chanson qui détient avec Rusell un chorus puissant.
Ce n’est pas aussi accrocheur que « Worlds Apart ».
C’est très intéressant et plus métal que « Worlds Apart » qui est un rock plus mélodique.
La compagnie de disque ne voulait pas de mon choix alors on a du faire avec « Worlds Apart ». [Rires]

As-tu participé à l'écriture des textes ?

Anette Olzon. Non je n’ai pas participé à l’écriture ni à la musique. Russell et moi nous n’avons écrit aucune parole.
Je ne peux pas te dire de quoi parle cette  chanson.
Si tu regardes la pochette de l’album cela peut être comme « Worlds Apart ».
Nous sommes éloignés les uns des autres ou cela peut signifier que tu es sur une autre planète.
Mais seul Magnus connait la véritable histoire de ce qui se cache derrière cette chanson.
C’est bien de ne pas connaitre toute l’histoire de l’écriture du titre.
Tu peux décider toi-même à quoi tu dois réfléchir et aux mots que tu chantes.

Sur ces onze chansons y a-t-il un texte dont tu te sens plus proche ?

Anette Olzon. Il y a pas mal de chansons sur l’amour et sur la tristesse de l'amour.
Nous nous sommes tous retrouvés dans cette situation ne serait ce que peut être une, deux ou trois fois dans notre vie.
Le titre « One More Chance » est une chanson désespérée sur le fait que tu veuilles une autre chance avec quelqu’un d’autre.
C’est une situation que tu ne voulais pas et tu demandes à cette personne d’essayer à nouveau.
Ce titre reflète ce que nous avons tous subis,  l’histoire des cœurs brisés.
L’amour est important quand tu es jeune. Tu as des relations et des ruptures.
Peut être qu’un garçon a trouvé une autre petite amie.
Ce n’est pas le cas pour tous. Mais pour la plupart nous avons eu des histoires tristes.
Notre amour et notre vie sont plus difficiles pour certaines que d’autres.
L’amour est toujours un bon sujet sur lequel tu peux écrire [Rires].
C’est une bonne chose, intéressante.

Est ce qu’il y a eu des morceaux difficile à enregistrer au niveau vocal ?
Anette Olzon. Oui quand tu chantes avec un garçon c’est difficile de trouver la clé correcte.
Peut être qu’il a une voix plus basse et moi plus haute.
C’est toujours difficile de faire marcher ensemble les voix. Pour la chanson « Worlds Apart »  je suis allé une fois en studio et j’ai chanté la mélodie qu’avait écrite Magnus.
C’était trop bas. Ca ne sonnait pas bien.
Je n’étais pas contente du résultat et j’ai dit à Magnus que cette chanson ne collait pas.
Il m’a suggéré de la faire avec une autre mélodie.
J’ai changé la mélodie sur le couplet et chanté beaucoup plus haut.
Ce fut un défi sur cette chanson.
Quand j’ai su quoi faire, j’ai pu me l’approprier.


Est-ce difficile transmettre de l’émotion à travers ta voix sur des textes que tu n’as pas écrits ?
Anette Olzon. Oui, c’est plus facile de chanter sur des chansons que j’ai écrites parce que je sais de quoi je parle.
Les paroles de Magnus ne sont pas difficiles à comprendre.
Si tu chantes sur un morceau écrit par un autre, il peut y avoir beaucoup d’interprétations, de métaphores dont tu ne comprends pas le sens.
Il peut s’agir d’un papillon alors que cela parle d’amour ou autre chose.
Tu dois deviner de quoi il s’agit.
Sinon j’essaie de penser en général à ce que je chante et comment je devrais le chanter.
Je ne crois pas que ce soit dur mais c’est toujours plus facile de chanter sur tes propres textes.

Tu as mis toute ton âme sur ton premier album solo  « Shine ».
Anette Olzon. Oui c’est un album très personnel. J’ai écrit les chansons et les mélodies.
Les morceaux sont très proches de moi.
La plupart des textes racontent ce qui m’est arrivée dans la vie, ce que j’aime.
C’est un album particulier.
Ces titres réveillent en moi de l’émotion, bien plus que si je chante pour quelqu’un d’autre qui a écrit les compositions.

Est ce que travaille sur un nouvel opus solo  ?
Anette Olzon. En fait j’écris actuellement des chansons pour un album solo.
Tous les soirs j’écris de nouvelles chansons.
Je n’ai aucune idée si ce sera des paroles aussi profondes sur moi-même car je l’ai déjà fait.
Quand tu écris il s’agit toujours d’un point de départ où tu peux raconter une histoire.

Est ce que The Dark Element  est un groupe ou plutôt un projet ?
Anette Olzon. Je crois que c’est toujours un projet.
Cela dépend bien sûr de ce qui se passe par la suite.
Lorsque nous avons sorti le second album, mon partenaire Jani( Nrd: Jani Liimatainen ex SONATA ARTICA) a rejoint le groupe INSOMNIUM.
Il a été très occupé par les tournées.
Tout dépend du nombre de concerts que l’on pourra faire car pour le moment on a refusé beaucoup de concerts.
Son emploi du temps est très surchargé.
Donc je ne le vois pas comme un groupe car cela dépend uniquement de pouvoir faire des tournées ou quelque chose de plus pour THE DARK ELEMENT.

Est ce que tu te sens plus libre en solo ou dans une formation  ? Qu’apprécies-tu le plus ?

Anette Olzon. Il y a plein de bonnes choses qui sont appréciables quand tu joues en solo et dans un groupe.
Dans un groupe c’est plus facile si tu veux faire plein de tournées, des concerts.
Il y a énormément de gens qui partagent le fardeau, et le côté business.
Tu partages tout. Quand tu travailles en solo, c’est toi qui décides de tout.
Tu décides de ce que tu veux faire et du style de musique.
Mais tu es très seule car tu dois engager des musiciens pour qu’ils puissent jouer avec toi.
Tu dois tout régler ainsi que le coté business. Actuellement j’aime bien les deux aspects.
Dans les deux cas il y a des bons et des mauvais cotés.

Tu as donné un concert il y a deux ans avec ton tout premier groupe ALYSON AVENUE. Comment était ce retour aux sources ?
Anette Olzon. C’était vraiment bien et on s’est bien amusés.
Ce sont tous mes meilleurs amis, D’être avec eux sur scène. Le groupe a commencé en 1989.
Cette expérience s’est passée il y a longtemps.
Même si nous sommes plus vieux avec des cheveux gris etc…
C’était un réel plaisir de chanter ses anciennes chansons.
Nous les avons enregistrés et sauvegardées. C’était beaucoup de plaisir.

Est pour cette raison que tu as collaboré avec SAPPHIRE EYES ?
Anette Olzon. Oui exactement. SAPPHIRE EYES ce sont tous mes amis et j’ai collaboré sur le nouvel album.
Niclas Olsson (Ndr: Niclas OLSSON (claviers) ex ALLYSON AVENUE) est le leader du groupe.
Il a son studio et c’est aussi mon meilleur ami. J’ai fait des enregistrements et je l’ai aidé.
C’est une bonne chose que de pouvoir s’aider les uns et les autres.

Est-ce que tu participeras à un autre album d’ALYSON AVENUE ?
Anette Olzon. Oui j’étais avec Niclas il y a de cela une semaine.
Nous en parlons souvent mais nous devons voir car il a été très occupé avec SAPPHIRE EYES.
Il a mis toute son énergie pour mixer l’album.
On s’est assis pour écrire quelques chansons.
J’espère qu’il trouvera de l’inspiration pour que l’on puisse travailler sur de choses nouvelles.
Nous sommes âgés maintenant. Niclas a plus de cinquante ans et j’ai presque cinquante ans. [Rires]
Cela dépendra de pas mal de choses.
Je suis sur que nous voudrions faire des nouvelles chansons.
Espérons que ça se fasse si on peut le faire ensemble.

Est-ce que c’était une bonne époque avec ALYSON AVENUE ?

Anette Olzon. Oui c’était en 1989 et je n’avais que dix sept ans. J’étais très jeune.
Je n’avais joué que dans un seul groupe auparavant.
C’était mon vrai premier groupe où nous jouions nos propres chansons. Nous répétions chaque semaine entre deux à trois fois par semaine.
C’était assez intense. Ce n’était pas seulement de pouvoir jouer de la musique.
Il s’agissait aussi de trainer avec tes amis.
Nous prenions des cafés, des bières, des pizzas et faisions la fête et on jouait de la musique.
Cette époque me manquent par rapport au fait d’être ensemble et de partager.
Maintenant on ne se voit plus. On a fait juste un album.
Et on a donné un ou deux concerts. Bien sûr avant il y avait beaucoup plus d’allant.
C’était plus amusant à cette époque.


Quel regard portes tu sur toutes ces années ?
Anette Olzon. Je chéris tellement de choses. J’ai chanté depuis que je suis toute petite et mon rêve était de devenir une chanteuse célèbre enfant. Mon rêve est devenu réalité avec NIGHTWISH. C’est pour cette raison que cette période est à mon sens caractéristique. Même s’il y avait énormément de déplacement durant les tournées. Les premières années de NIGHTWISH  m’ont permis de voir ce rêve se réaliser, de faire quelque chose à plein temps, de voyager à travers le monde et de voir les fans. C’est le plus gros souvenir dans ma carrière de chanteuse et ce sera toujours le cas.

Est ce que tu apprécies d’être une chanteuse célèbre et reconnue ?

Anette Olzon. Oui complètement. J’ai commencé avec ALYSON AVENUE au début de ma carrière.
Il y avait ce truc que tous les gens entendaient dans le business tout le temps.
C'était qu’ils n’écoutaient pas les groupes avec des chanteuses.
Ils voulaient uniquement des chanteurs. Les formations avec des chanteuses n’étaient pas « bankable ».
Ils ne pouvaient pas considérer que ce soit de la bonne musique.
Maintenant c'est l'inverse le statut des chanteuses épiques avec WITHIN TEMPTATION et LACUNA COIL a changé ces combos sont devenu populaires aujourd’hui.
Ce n’était pas le cas à l’époque.
C’est beaucoup plus facile d’être une chanteuse maintenant qu’à mes débuts.
C’était plus dur avant. Maintenant on veut des chanteuses alors qu’avant ce n’était pas le cas.
Actuellement  il y a vraiment des chanteuses magnifiques dans les groupes de rock qui possèdent des tessitures qui leur permet de réaliser des grondements ou des grognements qui sont absolument incroyables.

C’est une évolution car les chanteuses sont appréciées maintenant.
Anette Olzon. Absolument.
C’est une grande évolution de savoir que les chanteuses et les chanteurs ont le même statut dans la hiérarchie.
Tu peux être un chanteur de rock et avoir plein de fans et sentir la foule si tu es une chanteuse.
C’est beaucoup mieux maintenant.

Qu’as-tu appris avec NIGHTWISH ?
Anette Olzon. J’ai appris tant de choses avec ce groupe.
J’ai grandi en tant que personne.
J’ai appris comment se comporter sur scène devant une foule.
C’est un travail éprouvant d’être une chanteuse qui durent des jours et des semaines dans ce monde du business.
C’est un travail dur pour une chanteuse si tu es malade et que tu dois chanter.
Cela m’a donné une expérience énorme.
Par ce biais je suis devenue une autre personne que lorsque j’ai commencé dans le groupe.
C’était une expérience des leçons de la vie.
Tout le monde ne peut pas avoir cette chance.
C’est pour cette raison que je me doit de chérir toutes les choses que nous avons traversé ensemble.

Merci Anette !

Anette Olzon. Merci à toi.


Paris 27 Février 2020.
Pascal Beaumont / Laurent Machabanski