mardi 5 février 2019

IT CAME FROM BENEATH Lorenzo Di Biase // Interview // Un méfait Clair-Obscur.

 
IT CAME FROM BENEATH est une formation originaire de Lyon qui a fait ses premières armes en 2010 et pratique un Deathcore des plus redoutables.
Après deux Ep (It Came From Beneath,The Last Sun)en 2010 et 2015 et un album dans la besace When No Light Remains, le gang Lyonnais revient cette fois ci avec Clair-Obscur leur second méfait enfanté dans la douleur et qui a au final engendré le départ peu avant la sortie de la galette d’Etienne Lopez et Alexis Merle les deux principaux acteurs du processus de composition et d'enregistrement.
Un vrai séisme, Clair-Obscur a laissé des traces tant le travail a été intensif, difficile et prenant. Julien Ropert le batteur accompagné de ses acolytes a été épargné par le marasme et demeure le seul membre original d’IT CAME FROM BENEATH.
Si la gestation de leur second opus a été longue et compliqué le résultat est quant à lui bluffant de technicité et d’efficacité.
Ne vous fiez pas à la pochette très artistique et bien loin des cliché Deathcore, Clair-Obscur vous ravage le cervelet jusqu’à la moelle sans vous laisser un seul instant de répit.
Un Deathcore sans concession qui vous carbonise les neurones à tous les étages.
Impossible pour French Metal de faire l’impasse sur un tel brulot.
C’est avec le tout nouveau guitariste Lorenzo Di Biase que votre serviteur a pu s’entretenir pour éclaircir les pérégrinations du combo a travers les méandre du temps. 

Un entretien instructif avec un musicien très motivé déterminé à emmener IT CAME vers de nouveaux horizons.
Magnéto Lorenzo c’est à toi !




Bonjour quel souvenir gardes tu de votre release party le 17 Novembre 2018 au Warmaudio à Décines-Charpieu ?

Lorenzo Di Biase. J’en garde un très bon souvenir. C’est vraiment l’aboutissement de beaucoup d’année de travail.
Il y a eu bien sur la sortie de l’album mais là le fait de faire la release party nous a donné le sentiment de le présenter à tout le monde ce soir-là.
Cela fait extrêmement plaisir et on en a profité pour présenter notre nouveau guitariste Alexis Merle. Suite au départ d’Etienne Lopez, un des guitaristes qui a composé l’album.
Après l’album pour des raisons personnelles il a eu besoin de prendre du recul par rapport à la musique.
On s’est séparé en très bon terme, on a passé une très bonne release party, on a pu tous jouer ensemble. Les anciens membres sont venu jouer à nos coté le temps d’un morceau, cela a été vraiment une grosse fête.

As-tu été surpris par le départ d’Etienne Lopez un des pilier de IT CAME FROM BENEATH ?

Lorenzo Di Biase. Oui et non, IT CAME FROM BENEATH c’était aussi un peu son bébé, surtout l’album.
Il s’est énormément investi dans Clair/ Obscur. Après pas surpris tant que ça, je pense qu’il en était à un point, sans rentrer dans le détail, il avait besoin de temps pour lui et de s’accorder un peu de repos.
Le fait qu’il ait composé, enregistré, mixé l’album lui-même l’a conduit a faire quelques sacrifices.  Maintenant il a besoin de s’occuper un peu de lui-même.

Avez-vous rencontré des difficultés pour trouver un nouveau guitariste ?

Lorenzo Di Biase. On a eu de la chance de trouver un guitariste assez rapidement.
Tout s’est fait normalement, on a mis une annonce pour une audition et on a reçu des candidatures.
En fait la première personne que l’on a auditionnée physiquement parce que l’on nous a aussi envoyé des vidéos, avait l’air motivé, sérieux et intéressé.
On a tout de suite matché et humainement c’était parfait.
C’est quelqu’un de très très doué à la guitare.
On n’a vraiment eu aucun souci à ce niveau-là.
On a joué ensemble pour la première fois lors de la release party.
Il a eu un peu prêt un mois et demi pour apprendre les morceaux, ça ne fait pas tant de temps que ça, il s’en est bien sorti.

Quel souvenir gardes-tu du Poet Festival à St Sauveur ?

Lorenzo Di Biase.  C’était un festival hyper sympa et très organisé, c’était fluide sur scène.
L’idée c’était ce sont des gars qui organisent leur propre festival.
On a eu la chance qu’il faisait très beau, en même temps ca été difficile car la chaleur était très forte et ça a duré pendant tout le festival.
On a vu des formations jouer en peine après midi et qui on eu très peu de monde en face d’eux du fait de la très forte chaleur.
En plein soleil s’est difficilement supportable.
Après nous on a joué et on s’est bien amusé, on a eu des soucis techniques c’est dommage.
Mais on en garde un bon souvenir dans l’ensemble.

Pourquoi avoir appelé votre premier opus Clair/Obscur ?

Lorenzo Di Biase. En fait au fur et à mesure de la composition de l’album, on s’est rendu compte qu’on avait vraiment le sentiment de faire un clair/obscur sur notre musique.
Il y avait des choses qui s’opposaient au sein de l’album et même au cœur de chaque titre. On avait des passages très lents, très lourds et d’autres très rapide avec des Blast Beat.
Ca a fait une sorte d’oxymore dans les musiques qu’on trouvait hyper intéressant.
On a eu ce terme clair-obscur qui est apparu et que l’on a voulu mettre en avant tout au long de l’opus. Après on a gardé cette idée en tête et ça a abouti à la pochette.

Quel est le symbole de cette pochette ou on voit une plume traversé par un clou ?

Lorenzo Di Biase. C’est l’interprétation d’un clair/obscur selon Annick Robert, l’artiste peintre qui a dessiné la pochette, c’est une peinture.
Pour l’anecdote c’est la tente de notre batteur.
C’est une personne avec qui on avait envie de collaborer.
On lui a proposé le projet et elle a gentiment accepté.
Au final on lui a juste donné la directive de faire un clair/obscur comme elle le sentait suivant ses envies et ce qu’elle voulait faire.
Elle nous a envoyé cette toile et au moment où on l’a reçu, on s’est dit que c’était exactement ce que l’on cherchait.
Tout l’intérieur de l’opus, les plumes sont aussi une nature morte qu’elle à peint.
Elle a conçu deux tableaux pour nous. C’est pour cela que l’on n’a pas mis notre logo directement sur la pochette.
On s’est dit que c’était tellement pur et simple dans le bon sens du terme qu’on a voulu en rajouter le moins possible.

C’est votre premier opus ?

Lorenzo Di Biase. Non on a enregistré un album “When No Light Remains" qui est sorti entre les deux Ep (Ndr: It Came From Beneath(2010), The Last Sun (2015)
Il regroupait pas mal de morceau de notre premier Ep.

Avez-vous travaillé avec les mêmes musiciens entre le premier opus et Clair-obscur ?

Lorenzo Di Biase. Non, entre chaque production il y a toujours eu des line up un peu différents.
Cen ‘est pas une volonté de notre part, c’est comme ça, on a du changé de musiciens à chaque fois.

Comment s’est déroulé le processus d’écriture de Clair-Obscur ?

 
Lorenzo Di Biase. Tout a débuté avec Julien qui est notre batteur mais aussi le plus vieux membre de la formation.
Il joue aussi de la guitare et il a travaillé avec nos deux autres guitaristes dans le petit home studio d’Etienne.
Ils ont partis de rien, ils n’avaient vraiment aucune idée, pas de morceaux pré produit à l’avance.
Cela a été vraiment un travail d’équipe et sauvant leur inspiration du moment.
Il y avait des jours où il ne se passait rien pendant pas d’heures et d’autres jours ou en 1 heure la moitié d’un morceau sortait.
 
Tu n’as pas participé à l’écriture et l’enregistrement ?

Lorenzo Di Biase. Non. Je suis arrivé il y a deux ans et demi, c’était au moment où les pistes de guitares ont été réalisé et enregistré.
Lorsque je suis arrivé, il n’y avait plus rien a faire en terme d’enregistrement.
J’ai participé à la production au niveau du mixage et du mastering.
J’ai pu donner mon avis et orienter un peu certaines choses. J’ai aussi participé au travail d’identité visuel.

Comment avez-vous travaillé le son de Clair-Obscur ?

Lorenzo Di Biase. Ce qui s’est passé c’est que cela a été très difficile d’obtenir ce que l’on souhaitait.
On avait des exigences que l’on voulait atteindre.
On a décidé de faire notre mixe, c’est Etienne qui s’en ait chargé avec l’aide De Pierre Gervais et de Fabrice bois.
Ensuite on a fait un premier jet de master avec Fabrice Bois dans son studio puis on a finis le mastering avec Aurélien Aulab qui a apporté cette touche qui se démarque au niveau du son, surtout en ce qui concerne les parties de batteries.

Est-ce qu’il y a des morceaux qui ont été un challenge à préparé lors de ton arrivé dans la formation ?

Lorenzo Di Biase. Déjà, j’ai dû apprendre tous les morceaux que l’on a joués en live dans un temps impartis.
Cela a été un bon challenge.
Lorsque je suis arrivé au sein de la formation j’avais un mois et demi pour apprendre les titres.
Il y avait déjà des chansons du nouvel opus qui n’étaient pas encore sorti mais que l’on interprétait sur scène.
J’ai dû commencer par travailler sur ces titres. Il y avait quand même un niveau technique auquel je n’étais pas forcément habitué même si cela me plaisait.
Au début j’ai dû me faire un peu violence pour apprendre certaines façons de jouer qui étaient différentes; Il y a quand même un style très particulier mais au final tout s’est très bien passé.
Maintenant je suis beaucoup plus à l’aise.


Quel a été ton parcours musical avant IT CAME FROM BENEATH ?

Lorenzo Di Biase.  J’ai surtout joué au sein de combos locaux.
Je jouais dans des groupes de Metalcore et de Metal Alternatif. C’était de petites formations, ce n’était pas quelque chose d’aussi émergent que IT CAME FROM BENEATH.
C’est là où j’ai fait mes premières armes en tant que musicien.
Au final lorsque j’ai été auditionné par ICFB et j’ai pu intégrer le combo.
J’ai appris les morceaux de mon côté, j’ai passé une audition pour les jouer avec eux et voir ce que cela donnait.
Ça s’est super bien passé, on a vraiment matché, on s’est super bien entendu tout de suite sur l’aspect humain qui était primordial mais aussi sur le côté musical.

Pourquoi avoir choisi "Decline" comme premier single ?  

Lorenzo Di Biase. C’est un des premier titre que l’on a composé pour l’opus, son format assez court favorisait bien le fait d’en faire un clip et un single.
On trouvait qu’il était assez représentatif, il permet de faire une bonne transition entre l’Ep et ce que l’on annonçait avec ce nouvel album.
Cela nous a paru naturel de le faire. Et puis comme on connait le titre depuis assez longtemps , on s’est dit que ce serait bien d’en faire autre chose que  simplement la musique que l’on a l’habitude de jouer en concert.

C’est facile de choisir un single ?

Lorenzo Di Biase. Non pas forcément parce que c’est ce qui va faire qu’ils vont écouter l’album et s’intéresser à notre musique.
C’est clair que c’est un challenge de choisir un single.
Mais on est hyper fier de tous les morceaux. A priori je peux dire que l’on aurait pu prendre n’importe quel titre comme single, aucun ne nous aurait déplu.
Tous les titres nous plaisent même si on sait qu’il y en a qui se prêtent moins à l’exercice du single que d’autres notamment au niveau des durées.
"Decline" résume bien ce que l’on fait, il y a un peu de tout des break down, des Blast Beats et une fin un peu travaillé avec des mélodies de guitares.
Tous ces éléments fait qu’on s’est dit que ce serait une bonne initiative de le choisir pour single.

Pensez-vous déjà à mettre en avant un deuxième morceau ?

Lorenzo Di Biase. Oui, en fait on va s'atteler à filmer un clip en Janvier que l'on sortira probablement fin février si on s'en sort bien.
(Ndr : Il s'agit du morceau "Fading Lights”).
On compte ensuite en tourner un troisième qui devrait sortir en Mai ou Juin. Puis on sortira une vidéo basé sur la musique de Clair/Obscur et qui sera différente de ce que l'on a proposé jusque maintenant.
Il y aura un thème visuel très travaillé.

Est ce que vous compter élaborer un scénario pour ce nouveau single ?

Lorenzo Di Biase. Je ne peux pas te dire quel titre va être clippé mais il y aura forcément un scénario qui sera proposé.
On sera en train de jouer mais ce sera différent de "Decline".
On va apporter en image une relation avec Clair/Obscur qui sera plus poussé.
 
Quel thème développer vous a travers "Decline" ?

Lorenzo Di Biase.  Comme son nom l'indique c'est quelqu'un qui perd pied et qui sombre peu à peu dans la folie.
Il a tendance à voir son déclin et voir s'effondrer tout ce qui le touche et qu'il aime.
C'est une introspection que l'on peut aborder de la façon dont on veut en fonction de ses propres expériences.

Quels sont les textes dans lesquels tu te retrouves particulièrement ?

Lorenzo Di Biase. Personnellement je me retrouve énormément dans "Decline" mais aussi dans "As The World Eats Itself" qui parle d'une personne qui a tendance à décevoir les gens et qui au final essaye de faire sa propre vie.
Ca ne parle pas forcément dans un sens direct mais c'est quelque chose que j'ai ressenti.
La façon dont le thème est abordé me rappelle énormément de choses.
Ce qui est intéressant c'est que ça rappelle énormément de choses a tout le monde.
Cela a été écrit d'une façon tellement sincère que les gens vont se rappelé de souvenirs qui sont lié à ce thème.

Il y a aussi des invités sur certains titres comme Johan G.(CELESTE) ou Jean Claude Vandoom (CULT OF OCCULT)ce sont des amis à vous ?  

Lorenzo Di Biase. Oui, en fait ce sont de super potes à nous.
Le chanteur de CELESTE que l'on retrouve sur le titre "Fading Lights" chante sur un passage dont la musique ressemble a sa propre formation, c'est pour cela que l'on a fait appel à lui sur ce morceau.
A la base il n'était pas très emballé car ce n'est pas quelque chose qu'il aime faire.
Mais quand il a découvert la partie musicale il a vu que ca collait bien et cela aurait été dommage de ne pas le faire.
C'est pour cela que son passage est en français car il chante dans la langue de Molière au sein de CELESTE.
On a voulu garder un peu d'authenticité.
Pour "Unworthy" c'est pareil, Jean Claude est le chanteur de CULT OF THE OCCULT c'est un grand combo de Punk.
On lui a proposé parce que sa voix collait super bien avec le titre et ca a fonctionné parfaitement.

En févier dernier vous avez tourné a travers toute l'Europe quel souvenir en gardes tu ?


Lorenzo Di Biase. A cette époque je n’étais pas encore dans le groupe.
Mais d'après ce qu'ils mont raconté ca été très Rock’n’roll autant sur la mise en place de la tournée, les visas, les invitations que sur la route.
Ils ont eu un très gros accident en Russie avec un semi remorque, le van a été totalement détruit.
Ils y a eu vraiment des gros souci sur cette tournée.
J'ai pour l'instant joué en Belgique et en France à leur coté. En 2019, il est prévu qu'on joue en Angleterre et en Europe.

Pourquoi avoir choisi ce nom IT CAME FROM BENEATH ?

Lorenzo Di Biase.  Il n'y a pas de raison particulière.
C'est inspiré par un film de science fiction des années 60 que Julien adorait au moment de la formation du combo.
La tendance a cet époque était d'avoir des noms à rallonge.
Julien était fan de ce film It Came From Beneath The Sea et il a proposé de garder ce nom en enlevant The Sea car c'était trop long et il avait aussi envie de se différencier.
On a gardé ce nom, en abrégé ca fait ICFB ou IT CAME, c'est ainsi que l'on appelle le groupe quand on en parle entre nous, on ne prononce jamais le nom en entier.
On adore ce genre de nom.

Comment est née ta passion pour le Metal et la guitare ?

Lorenzo Di Biase. Le fait de devenir guitariste s'est fait bêtement.
C'est simplement parce que je faisais de la musique avec un groupe de potes pour se marrer.
A cette époque j'étais chanteur mais je ne savais pas chanter, c'était un problème.
On avait un seul guitariste et on trouvait que ca ne le faisais pas d'avoir une seule guitare.
J'avais un peu d'argent de côté, je devais avoir 13 ou 14 ans et j'ai décidé d'acheter une guitare.
Mes parents on bien voulu me faire prendre des cours. J'ai eu un professeur particulier et en prenant mes cours on en est venu a savoir ce que j'avais envie de jouer.
J'vais envie de développer une certaine technicité, c'était intéressant.
C'est mon prof qui m'a dirigé vers le Métal ce n'était pas forcément une musique qu'il écoutait mais il m'a fait rentre doucement dedans. Ensuite j'ai pu me faire ma propre expérience en écoutant des formations que je découvrais a travers les magazines.
Mais c'est le fait de me mettre à la guitare qui a fait que je me suis tourné vers le Metal. Avant je jouais du Punk Rock et du Rock.

Quel a été ton parcours musical qui au final t'as conduit vers le Deathcore?


Lorenzo Di Biase. C'est l'énergie et la technicité que je recherche mais pas la technique à tout pris. J'ai vraiment envie de créer quelque chose ou je ne fait pas chier en jouant. C'est dans ce style que je me retrouve le mieux.

Comment est la scène Métal à LYON ?  

Lorenzo Di Biase. On est tous de Lyon sauf moi ! Rires
Je suis basé à une 1h de Lyon, je ne suis pas très loin de la Suisse.
C'est une ville ou le style est bien représenté. Il y a une bonne scène et de bons groupes.
Mais dans notre style pas tellement.
Il y a beaucoup de groupe typé Metal Core ce qui fait que la scène est assez développé.
Ca favorise un peu l'émergence du Metal.

Comment expliques-tu qu'il y ait tant de formations officiant dans le Metalcore ou le Deathcore ?

Lorenzo Di Biase. Je pense que cela vient de la direction ou les gens on envie d'aller en écoutant de la musique de base.
On a tendance a écouté" des musiques qui sont hyper bien produite.
Dans le Metalcore on a rarement des titres qui sont enregistré à l'arrache avec un son pourri.
Ce qui peut se faire dans le Punk Rock par exemple ou on cherche l'énergie avant tout et moins un son étoffé.
Du coup je pense vu que c'est une façon d'apporté le thème qui est très moderne ca plait aux jeunes et moi y compris et cela donne envie de s'orienter dans ce style là.

Pour le troisième opus allez-vous garder la même équipe ou auriez vous envie de travailler avec un producteur de renom ?

Lorenzo Di Biase. C'est une excellente question parce qu'on ne se l'ai jamais posé.
Je pense qu'on aurait envie de faire quelque chose de différent mais pas forcément avec un grand producteur qui serait connu mondialement.
Ce que l'on aimerait c'est garder une touche qui nous est propre.
Je pense que l'on a réussi a la mettre en place sur ce nouvel album et ce serait dommage de la perdre sur le prochain.
Je ne sais pas du tout si on retravaillera avec les mêmes personnes mais en tout cas je ne pense pas que l'on ait envie de travailler avec un grand producteur qui va nous faire sonner comme la moitié des autres formations de Death Metal.

C'est difficile de trouver la bonne personne qui vous donnera le son dont vous avez envie ?

Lorenzo Di Biase. Oui et non. Ca peut l'être, nous on a la chance d'avoir des amis depuis longtemps qui nous connaisse, qui savent ce que l'on joue, qui nous aime bien et qui apprécie notre musique.
Ils savent ou on veut aller, du coup c'est très pratique.

Que penses-tu pouvoir apporter musicalement au troisième opus ?

Lorenzo Di Biase. Une touche un peu différente, étant un des membres les plus jeunes de la formation.
Je pense apporter une touche un peu plus moderne, plus typé Djenj ou peut-être même Metalcore un peu plus prononcé ou progressif.
Mais bien sur sans dénaturer le style en apportant quelque chose de nouveau qui n'a pas pu être exploré.
J'adorerai exploré l'ambiance des titres avec des lead de guitares de partout, des samples.
On va se donner la peine de travailler dessus.

Pour conclure qu’as-tu envie de rajouter qui te semble important?

Lorenzo Di Biase.  J'ai envie de dire que Clair-Obscur c'est l'aboutissement d'un travail acharné, de nombreuses personnes qui ne sont même plus là pour défendre l'opus.
En tout cas au niveau du combo comme Alexis et Etienne et qui ont composé pour cet album.
Je me sens éternellement reconnaissant aux gens qui nous ont aidé a travailler sur ce projet.
C'est quelque chose qu'on a voulu mettre en place avec une idée bien précise.
Le fait d'y être arrivé avec des personnes qui nous sont chères, c'est hyper gratifiant.
Quand on tous les bons retours que l'on a jusqu'a présent, c'est vraiment du bonheur.

Merci pour cette interview !

Lorenzo Di Biase. Merci à toi



Paris Janvier 2019
Pascal Beaumont