jeudi 26 février 2026

ANGRA // NEWS // 30 ans de l'album "HOLY LAND" à l'Olympia 23 Septembre 2026.

  
LE GROUPE BRESILIEN ANNONCE UN CONCERT ANNIVERSAIRE 
LE 23 SEPTEMBRE 2026 A PARIS, A L’OLYMPIA ! ( Mise en vente le 2 mars à 10h00)


 
23 mai 1995 : à Paris, dans une Locomotive ultra-blindée, la France découvre sur scène ANGRA, un p’tit groupe brésilien qui s’est fait connaître quelques mois plus tôt avec son premier album : « Angel Cry ».
 
Un an et demi plus tard, en novembre 1996, à l’occasion d’une tournée française de sept dates, le quintette originaire de Sao Paulo fête, avec le public de l’hexagone, le succès de « Holy Land », un ambitieux concept album qui va marquer à jamais l’histoire du Heavy Metal à travers ses hymnes power metal mâtinés d’arrangements symphoniques et de rythmes tribaux.
 
Le guitariste/compositeur Rafael Bittencourt se souvient : « Nous étions confiants et impatients d'aller plus loin. C'était le moment idéal pour expérimenter, prendre des risques et repousser nos limites. Nous étions jeunes, inspirés et avions la chance rare de pouvoir nous consacrer à la musique de manière professionnelle, tout en réalisant notre rêve de reconnaissance internationale. Pour exprimer qui nous étions, j'ai eu l'idée de raconter l'histoire de la découverte du Brésil, de la colonisation européenne et de sa rencontre avec les cultures africaines et indigènes. Pendant la période Holy Land, le groupe a atteint son apogée, tant sur le plan individuel que collectif. Rien ne pouvait nous arrêter. Une période fabuleuse que je n'oublierai jamais ».
 
Son histoire d’amour avec les Français, ANGRA la scelle au printemps 96 lors d’une série de showcases acoustiques durant laquelle le chanteur Andre Matos et le guitariste Kiko Loureiro font preuve d’une proximité rare avec l’assistance. On ne le savait pas encore mais, à sa manière, ANGRA venait d’engendrer une génération de fans aussi passionnés que fidèles et, par la même occasion, fait enfin renaître un intérêt pour un style de musique tombé en désuétude depuis trop longtemps dans notre pays.
 
Cette belle aventure se poursuivra en 1998 et 1999, années durant lesquelles ANGRA se produira aux quatre coins de la France, au Printemps de Bourges (avec Dream Theater), aux Eurockéennes de Belfort (avec Metallica) et remplira le Zénith de Paris, lors d’un concert mémorable où le groupe sera même rejoint sur scène par Bruce Dickinson d’Iron Maiden ! 
 
Les années 2000 seront cependant plus tumultueuses car affectées par différents changements de line-up, Rafael Bittencourt s’efforçant de garder le navire à flot contre vents et marées.
 
2026 marque donc les 30 ans de la sortie de « Holy Land » et du fameux concert donné le 15 novembre 96 dans le cadre atypique de l’Aquaboulevard de Paris, qui avait donné lieu à l’enregistrement du mini album « Holy Live ». 

Un anniversaire qu’ANGRA a décidé de célébrer de belle manière avec le public français à l’occasion d’un concert exceptionnel, qui se déroulera le mercredi 23 septembre 2026 à l’Olympia, lors d’une soirée scindée en deux parties : l’une consacrée à l'intégralité de « Holyland » suivie d'un second set couvrant les autres moments forts de la riche discographie du groupe. Ce show permettra aussi de rendre hommage à feu Andre Matos, décédé en juin 2019. Pour l’occasion, le guitariste Kiko Loureiro (qui a officié durant 10 ans au sein de Megadeth) sera même de retour de manière ponctuelle au sein d’ANGRA !




dimanche 8 février 2026

THE DEWEYS & THE BLACK CAT ORCHESTRA (Stephane (Guitare Chant) Hervé (Guitare Chant))// INTERVIEW // Decouverte d'une petite perle "Windwalker".

 
Originaire du Sud Ouest de la France,  The Deweys est un trio à géométrie variable, qui fonctionne au gré des rencontres et des invitations. Au début de The Deweys, il y a l'envie commune de retravailler à deux guitares (et autant de voix) et un harmonica des standards rock, folk, pop en les revisitant à la lumière minimale d'une formation serrée. Le résultat est un déshabillage radical de titres taillés pour bien autre chose mais qui prennent une couleur inattendue. Il y a aussi un univers sonore particulier qui ramène instantanément l'auditeur dans un terrain familier et fantasmé à la fois, évoquant la persistance d'un juke joint perdu quelque part entre le Mississipi pour son côté bayou, et les grands espaces du Colorado pour ses chevauchés fantastiques. Les trois musiciens ont lâché une maxime en forme d'étiquette : western gothique, ou comment en deux mots évoquer la musique que jouerait Robert Mitchum dans la nuit du chasseur, s'il avait joué d'autre chose que ses flingues.
 
En ce mois d'octobre 2025, The Deweys sortent leur nouvel opus "Windwalker" et c'est à cette occasion que nous avons décidé d'aller à la rencontre de deux de ces membres pour en savoir un peu plus sur eux. Bienvenue dans le monde de The Deweys.



Pouvez vous nous parler de vos parcours respectifs ?

Stéphane : j’ai joué dans quelques groupes dans les années 90, une période bien bruyante, notamment avec Trashcan Juice (2 albums chez Nova Express) avec qui on a fait pas mal de concerts entre 96 et 99, et quelques belles premières parties de groupes de l’époque. Après, j’ai débranché la guitare et joué des choses plus tranquilles, pour le plaisir et sans aucun projet musical jusqu’à The Deweys. finalement, la musique, ça ne te quitte jamais vraiment…

Hervé: Premiers groupes de 17 ans à 30 ans à Paris (punk, noise etc..) puis pause pendant 10 ans (redécouverte du chant choral) puis arrivée à Pau, rencontre de musiciens pour un projet rock Bunk! et ensuite The Deweys !

Quelles sont vos premières influences musicales ?

Stéphane : Nos influences communes se sont resserrées autour d’un son rock / folk / country / blues, soit les bases de la musique américaine. On peut citer Nick Cave, Johnny Cash, Madrugada  et Calexico comme gros piliers…

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Stéphane : Au boulot! Où l’on découvre que les collègues sont aussi musiciens… Nous avons fait un concert pour la fête de la musique et puis, on a réduit la formation à 3 musiciens (Stéphane - guitare; chant- , William -harmonica-  et Hervé - guitare; choeurs-), avant d’inviter plus tard Gaël (violon)
 
Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?

Stéphane : The Doors, Iggy Pop, Nick Cave

Hervé:
 Les groupes des 80's : U2, Police Et très jeune (10 ans) les influences des frangins: un frère écoutait The Ramones et AC/DC et l'autre Pink Floyd, Neil Young...

Quelle est la signification du nom du groupe The DEWEYS ?

Stéphane : Nous sommes bibliothécaires et Melvil Dewey est l’inventeur du système de classification décimale des documents en bibliothèque. Il s’agit donc d’un clin d’oeil appuyé et sympathique à notre “Saint patron”. Et en plus, ça sonne…
 
Te souviens-tu de votre premier concert ?

Stéphane : C’était dans une galerie d’art pour le vernissage d’une exposition, ça nous a fait penser au velvet…Pas de compos, que des reprises, mais il y avait déjà un univers et un son très personnel (va reprendre Billie Jean en version folk)
Hervé: Il y avait bcp de bruit et pas de place pour jouer lol !

Aujourd'hui avec ce deuxième album peut on parler d'évolution ?

Stéphane : Oui, clairement.  D’abord nous avons intégré Gaël (violon) dans le groupe et son arrivée a ouvert le son des Deweys à de nouvelles couleurs.
Windwalker est différent du premier album, moins brut, plus produit, mais on y retrouve le même choix de créer des atmosphères et un univers, encore plus cinématique avec les cordes et les percussions.

Parlez-nous de votre façon de travailler. Comment procédez-vous pour la création des titres ?


Stéphane :En général, j’arrive avec le gros d’un morceau ou le morceau fini et les copains creusent l’atmosphère et enrichissent la composition. Mais c’est quelque chose qui va probablement changer à l’avenir, ne serait-ce que pour éviter de se répéter dans la structure des morceaux.



Comment s’est passé l’enregistrement de cet album "WindWalker" ?

Stéphane : C’est un enregistrement qui a pris beaucoup de temps entre les premières et les dernières prises (un an environ). Le premier album a été enregistré en 2 sessions bien distinctes, où  notre projet artistique s’est défini. Pour faire bref, on est passé de l’idée de démo à l’idée d’album.
Pour Windwalker, nous avions tous les titres en entrant en studio avec l’ordre des morceaux et la composition de l’album dans sa version vinyle. Chaque face comporte 4 titres, 1 reprise par face et chaque face se termine par un duo avec une voix féminine (Leelou). Ensuite, nous avons bénéficié d’un projet d’écriture entre le conservatoire de Pau et la salle de musiques actuelles (Ampli) pour faire écrire les arrangements pour quatuor à cordes. Ensuite, nous avons ajouté des percussions, une contrebasse et des textures sonores, ce qui a ajouté quelques sessions… Puis le mix et le mastering et ouf, on y est!
 
Est ce que le processus créatif a évolué entre le 1er ep de 2020 et cet album ?

Stéphane: A part l’écriture des arrangements, le processus est resté à peu près le même. La différence notoire est sans doute sur le titre Windwalker qui a fini de s'élaborer en studio avec des éléments que nous n’avions pas envisagés au départ (le carillon, les percussions sur la fin et l’envolée des cordes).

Peux tu nous dire quelques mots sur la pochette ?

Stéphane : C’est DZO un artiste palois dont nous connaissions le travail, qui a accepté de travailler sur cette pochette et on le remercie pour cette belle identité visuelle. Nous avons fait quelques sessions de travail avec lui pour définir ce que nous voulions, et le texte de Bring me the night l’a particulièrement inspiré pour le corbeau… Tout est dessiné, il y a énormément de détails et de petits éléments à découvrir, des choses cachées, des significations ésotériques, on peut se perdre dans cette pochette.
 
Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

Hervé: Du jazz et du classique...pas bcp de rock

Stéphane : Gabriel Sullivan, le Live God de Nick Cave et je me replonge dans Bowie…
 
Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Stéphane : Nous finissons la promo de l’album (showcases, radios)et prospectons pour trouver des dates; on aimerait bien faire un clip sur un des singles (peut-être The gaslamp memories), et on commence à penser au troisième album. La période est donc plutôt créative!
 
Quelque chose à rajouter ?

Stéphane : Non, je crois que tout est là, merci pour tes questions, et au plaisir de se croiser en vrai !



Janvier 2026 
Interview Thierry Cattier 
Photos Patrice Martins De Barros



vendredi 6 février 2026

MAGMA // LIVE REPORT // Paris @ Le Triton 27 Janvier 2026.

 

Magma est revenu aux origines, en formation resserré, sur 5 jours du 27 au 32 janvier, dans la salle du Triton. Ils étaient 5 pour, comme toujours, proposer une musique aussi puissante que structuré. 

 Mardi soir j'ai redécouvert le noyau dur de Magma : une voix ( ou deux, quand Christian Vander chante ) et une puissante section rythmique, cœur et ossature du groupe, avec un tout nouveau bassiste et ces musiciens ont balancé du très lourd ! Mais Magma on adore ou on déteste, il n'y pas de juste milieu, car cela va au-delà de la musique. 

Magma c'est une expérience, un instant de fusion avec le répertoire dense et brûlant des musiques des forces de l'univers...Si vous n'êtes pas zeuhl, vous n'êtes pas prêt à ce voyage au fond de vous même.... 

Mais pour moi ce fut un moment rare avec Christian Vander qui battait avec une puissance à faire pâlir nombre de groupes de métal, tout en étant d'une précision hallucinante. Mais qui devenait légèreté quand il chantait avec une voix aérienne et envoûtante... 

Le maître du tempo était accompagné par Simon Goubert et Thierry Eliez aux claviers et à la voix,  Charles Lucas à la basse électrique, Rudy Blas à la guitare électrique et Hervé Aknin au chant.

Ce fut encore un très grand concert, sublimé par la proximité avec les musiciens, dans cette toute petite salle, qui fut un écrin pour ce joyau musical.



28 Janvier 2026
Victor Sevilla
Photos : Victor Sevilla