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vendredi 25 juin 2021

ORDEN OGAN (Sebastien "Seeb" Levermann)// Interview // Voyage Au Coeur De L'espace... 24 Février 2021.

 
ORDEN OGAN, la formation teutonne est de retour quatre ans après la sortie de Gunmen un opus qui nous plongeait au cœur du Far West et de ses pistoleros. Un album qui leur a permis de s'imposer sur la scène allemande et de sillonner l'Europe de long en large en tête d'affiche avec RHAPSODY OF FIRE en première partie, un signe qui ne trompe pas. Après le succès de Gunmen avec lequel ils ont pu franchir un palier conséquent, la partie n'était pas simple pour Seeb qui se devait de revenir avec une galette aussi efficace et puissante que son dernier méfait.
Un vrai challenge avec ce nouveau concept qui s'avère déjà crucial pour la suite de leurs aventures ! D'emblée, la pochette nous plonge dans une ambiance totalement différente. Exit les terres arides de l'ouest Américain, bienvenue dans un monde futuriste angoissant et sombre ou les robots sont les maitres de la planète et prennent le pouvoir sur la race humaine désespéré. Si l'opus n'est pas un véritable concept, notre stakhanoviste du Metal a tout de même développé une petite histoire sur plusieurs titres qui donne une couleur très noire à l'ensemble ! Impossible pour notre ami de résister à une créativité exacerbée qui l'emmène vers de nouveaux horizons toujours plus éloignés les uns des autres.
Musicalement, le bougre a cette fois-ci décidé de mettre en avant des sonorités électroniques afin de ne pas se répéter tout en restant dans le speed mélodique avec des chœurs puissants et accrocheurs secondés par une avalanche de riffs mélodiques et brutaux. Malgré toutes ces années l'ombre de BLIND GUARDIAN est toujours omniprésente. Pour mettre tous les atouts de son côté, Seeb et son gang n'ont pas hésité à faire appel à des invités prestigieux tel Gus G (Ex OZZY OSBOURNE, FIREWIND) ou Ylva Eriksson (BROTHERS OF METAL) histoire de pimenter un peu l'affaire. Seeb comme à son habitude s'est chargé de la production qui cette fois ci suite à de nombreux problèmes techniques s'est avérée un véritable casse-tête. Ajouté à cela de nombreux changements de line up, le départ du fidèle guitariste Tobias Kersting remplacé par Patrick Sperling, l'arrivée du bassiste Steven Wussow et le passage de Nils Löffler à la guitare après avoir été le bassiste de la formation pendant huit ans! Un vrai puzzle humain qui aurait pu s'avérer très déstabilisant même pour une formation aguerrie comme ORDEN OGAN !
Heureusement le capitaine Seeb, véritable meneur de troupes à su réagir au plus vite afin de remettre le navire à flot. Il faut dire que Sebastien Levermann de son vrai nom est un véritable homme-orchestre doté d’une énergie exceptionnelle qui lui permet d’affronter toutes les tempêtes quelles qu’elles soient. Notre Seeb, comme il aime être appelé, est une énigme absolue cumulant les rôles de chanteur, guitariste, compositeur, producteur, ingénieur du son, il s’occupe même du mixage à ses heures perdues, un véritable stakhanoviste du Metal.
De quoi donner le tournis ! Une polyvalence impressionnante qui fait de lui le seul et unique maître à bord. ORDEN OGAN est sa chose c’est évident et lui seul peut décider de son avenir. En définitive, Final Days s'avère être une œuvre très intéressante à bien des égards et montre toute l'étendu musicale d'ORDEN OGAN capable de surprendre tout en restant simple et fidèle à ses racines. La nouvelle cuvée surpasse toutes nos espérances les plus optimistes et s'avère être une magnifique réussite qui prouve que le Power Metal est loin d'être mort et à encore des jours radieux devant lui. Final Days ne peut que réjouir tous les fans qui les suivent depuis leurs tout débuts.
Afin d'en savoir un peu plus sur cette nouvelle thématique futuriste, Shooting Idols a soumis à la question le sieur Sebastien "Seeb" Levermann pour en savoir un peu plus ce musicien aux multiples talents et percer les mystères de Final Days. Entretien avec un artiste toujours aussi sympathique, détendu, serein et confiant dans son nouveau groupe qui semble lui donner entièrement satisfaction après de multiples péripéties, une vraie libération ! Magnéto Seeb, c'est à toi !


Le 28 09 2019 tu as donné ton dernier concert de la tournée Gunmen à Bestwig au Fort Fun en Allemagne quel souvenir en gardes tu ?

Sebastien "Seeb" Levermann.
Le concert était excellent, on a d’ailleurs filmé ce show, tu peux le retrouver en Bonus dans notre nouvel album Final Days. Il y avait beaucoup de caméraman, on a passé un bon moment. Ensuite la pandémie est arrivée et j’ai fais beaucoup de choses mais je ne suis pas sur de tout me rappeler. Mais toute la période Gunmen a vraiment été bien pour nous. Nous avons pu faire notre première tournée en tête d’affiche en 2017 avec comme première partie RHAPSODY OF FIRE, c’était une belle affiche. Cela a été une très bonne tournée, il y avait beaucoup de dates sold out. Gunmen a été un album important dans notre carrière qui nous a permis de prendre un nouvel essor. On a pu jouer au Japon, aux Etats Unis. On a aussi participé à de nombreux festivals à travers le monde comme le Hellfest. On était prêt à écrire de nouveaux morceaux et c’est ce que nous avons fait. Il y avait une tournée qui était planifiée pour 2020 avec RAGE et GRAVE DIGGER (Ndr : La tournée devait démarrer le 24 Septembre 2020) et qui devait être la première partie de notre tournée mondiale. C’était une affiche fantastique mais on a du tout annuler en raison de la pandémie. On prévoit une nouvelle tournée en fin d’année avec WIND ROSE et BROTHERS OF METAL mais je pense que nous allons la déplacer à l’année prochaine c’est plus réaliste (Ndr : La tournée est prévu pour Février 2022). On a eu beaucoup de travail, de bons moments, beaucoup de gens se sont intéressés à nous, il y avait beaucoup de monde lors des concerts, le public chantait les paroles ils les connaissaient par cœur. On a vraiment été impressionné. On s’est rendu compte chaque soir ou presque que l’on était en train de devenir un groupe de Metal populaire.

Un signe qui ne trompe pas car cette fois ci c’est RHAPSODY OF FIRE qui ouvrait pour vous ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Oui et pour la nouvelle tournée nous devions avoir GRAVE DIGGER et RAGE ce qui montre bien que nous avons franchi un grand pas avec Gunmen. En 2011 cela aurait été l’inverse nous aurions assuré la première partie de GRAVE DIGGER. Mais les temps changent. C’est une des choses que j’apprécie le plus, tu peux voir tous les anciens fans de Metal s’intéresser à ORDEN OGAN mais aussi les jeunes fans de Metal. C’est vraiment cool pour nous d’avoir ce package GRAVE DIGGER, RAGE et de voir que cela attire de nouveaux fans plus jeunes ! Rires C’est un peu notre public et c’est vraiment bien.

Comment s’est déroulé le processus d’écriture de Final Days comparé à celui Gunmen ?

Sebastien "Seeb" Levermann.
Pour chaque album nous avons toujours changé de thématique, nous ne voulons pas rentrer dans certaines habitudes. J’aime beaucoup agir ainsi aussi  parce que tu ne sais jamais ce qui va arriver et cela te permet de garder une certaine fraicheur. Quand on a commencé à écrire les morceaux de Gunmen, l’idée était partie des deux premiers titres que nous avions composés et qui était dans l’esprit de l’Ouest avec ces mélodies et ces harmonies typiques et là on s’est dit ok on va pouvoir faire un bon album. C’était très simple. Pour Final Days on n’avait aucune idée. Nous sommes un combo qui est très proche de son public autant que nous le pouvons.
On a progressé à chaque opus et aux concerts il y avait à chaque fois plus de monde qui venait nous voir. Si on peut après les concerts on va à la rencontre de nos fans pour parler avec eux prendre des photos, signer des autographes. C’est toujours instructif, les gens te racontent toujours des choses intéressantes, comment ils ont découvert le groupe, ils te parlent aussi parfois des moments difficiles qu’ils ont vécus, ces rencontres sont une des meilleures choses du métier.
Lorsque nous avons discuté avec nos fans bien après la sortie de Gunmen beaucoup nous demandait mais dans quel univers allez vous nous emmener avec le prochain opus ? Allez-vous nous envoyer dans l’espace ? Lorsqu’une centaine de personnes te parlent de l’espace, tu te dis que ce n’est pas une mauvaise idée. Pourquoi ne pas faire un album basé sur le thème de la science fiction ?
Ca c’est la partie facile de parler de l’écriture des nouveaux titres. Cette fois ci cela a été plus difficile. Le problème c’est que mon ami Toby (Ndr: Tobias « Tobi » Kersting - guitariste qui a quitté le groupe en 2020) qui était à nos cotés depuis le premier opus…
On a senti au début de l’année 2018 qu’il se passait quelque chose, il y avait un truc qui ne collait plus. Je ne veux pas trop rentrer dans les détails mais parfois dans la vie tu te retrouves face à des situations que ce soit au niveau privé ou autre de plus en plus difficile, tu n’arrives plus à faire ce que tu as envie et de la façon dont tu veux le faire. On avait l’impression que cela ne fonctionnait plus et que nous n’allions pas pouvoir travailler de la même façon que d’habitude pour cet opus. Pour moi spécialement cela représentait un gros problème car je ne voulais pas que cela arrive. Tobi à toujours fait un travail incroyable à nos cotés.
On a continué à écrire de nouveaux titres. J’ai dit à Dirk notre batteur qu’il fallait continuer à écrire et faire un album complet car je trouvais que les morceaux que l’on avait composés n’étaient pas assez bons. Mais lui m’a répondu qu’il pensait que c’était certainement les meilleurs morceaux que l’on ait jamais écrit. Je connais la situation qui est en ce moment mauvaise pour toi. Il m’a dit qu’il pensait que je n’appréciais pas les titres à leur juste valeur parce qu’émotionnellement je n’étais pas bien.
Il m’a dit : "Tu adores Tobi, la situation est merdique, il faut que tu produises cet album que tu fasses ce que tu as à faire, chante apporte ta magie à cet opus et lorsque ce sera fini tu trouveras que c'est certainement notre meilleure opus. Et je suis heureux aujourd'hui qu’il ait dit ça parce qu’il avait raison. J’ai réalisé que cet opus est encore plus fort que Gunmen. Beaucoup de journalistes et de gens à qui j’en ai parlé m’ont fait ressentir cela. C’est un album très spécial, il y a tant de personnes qui nous disent que cet opus est bon, que c’est l’album de l’année. Même les journalistes ce qui n’est pas commun, en général ils sont plus modérés et ne parle pas trop dans les détails.
C’est vraiment bien et je suis très heureux avec Final Days.

Te souviens-tu du premier morceau que tu as composé ?

Sebastien "Seeb" Levermann.
Je ne suis pas sur mais je pense que  probablement le premier titre composé et plus ou moins terminé a été « Inferno ». On a débuté avec les claviers et j’ai su à ce moment que c’était le début de grandes expérimentations. Pour les autres je ne sais pas vraiment « Hollow » a été le dernier écrit.

As-tu utilisé des titres composés auparavant comme tu l’avais fait lors des sessions de Gunmen ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Je pense que ce sont tous des nouveaux morceaux, ils ont été composés spécialement pour cet album. Nous avions envie de titres frais et cela a bien fonctionné, tout est récent.


Comment s'est déroulé le processus d’enregistrement cette fois ci sachant que c'est toi qui a produit Final Days ?

Sebastien "Seeb" Levermann. En studio, c’était assez similaire au précédent mais cette fois c’était un peu plus compliqué. Il y a eu tous ces importants changements de line up qui nous ont déstabilisés. La première chose que nous avons enregistrée cette fois ci a été la batterie, on l’a fait en Décembre 2019, puis les guitares c’est assez étrange.
On a ensuite enregistré les parties de basse et les voix. J’ai joué une bonne partie de toutes les prises guitares, les solos ont été enregistré bien entendu par Patrick Sperling. Mais les guitares rythmiques, la basse, les claviers et les voix ont été enregistrées par mes soins. Ce n’est pas quelque chose d’improbable c’est ce que nous faisons habituellement.
Lorsque nous étions ensemble, on travaillait sur les démos, sur les riffs, l’étape suivante étant de les enregistrer. Cela n’avait pas de sens de les envoyer à Nils Löffler l’autre guitariste pour lui dire de jouer les riffs. Lorsque nous avons enregistré les solos c’était en plein milieu de la pandémie.
On a eu  des sessions où les musiciens étaient très éloignés les uns des autres et de moi.
On enregistrait très loin les uns des autres. Par la suite la sortie de l’album a été reportée par deux fois, je tiens à le mentionner car je ne voulais pas le sortir s’il n’était pas totalement terminé. J’avais l’impression que des forces diaboliques ne voulaient pas que cet opus sorte.
On a rencontré tellement de problèmes, tout allait de travers, on a rencontré tous les soucis inimaginables. Tout ce qui pouvait ne pas fonctionner ne fonctionnait pas c’était incroyable.
Je n'ai jamais produit un album dans des conditions pareilles, on a eu tellement de soucis. Quand on a enregistré les parties de batteries il m’a fallu rester cinq jours en studio pour commencer à enregistrer les batteries  car à chaque fois quelque chose ne fonctionnait pas que ce soit les micros, les peaux de batterie qui lâchaient, des choses qui cassait en studio que personne ne casse normalement.
J’ai du changer 9 fois de studio pour enregistrer les parties de guitares car il n’y avait plus de courant et puis à chaque fois on dépassait les délais et on devait partir et rien n’était prévu. Lorsque je suis revenu dans mon propre studio, rien ne fonctionnait, il y avait un énorme bourdonnement en bruit de fond lorsque j’allumais tous les appareils.
Mais le pire de tout est arrivé lors du mixage. Je ne veux pas trop rentrer dans les détails techniques mais j’ai du remixer tous les morceaux parce qu’ils ne sonnaient pas bien ce qui était impossible, le son était différent entre certains morceaux alors que j’utilisais des réglages identiques. Mais je n’arrivais pas à bien les faire sonner, il y avait trois titres mixés et j’ai du refaire tous les autres et repartir à zéro. Je ne pouvais pas sortir les titres avec un mixage inégal.
J’étais très imprégné par les chansons dans l’esprit où elles avaient été écrites. J’étais surpris j’étais si proche du son que nous avions crée ensemble.
Et lorsque nous avons écouté le tout c’était un désastre complet, j’ai du tout remixer et cela nous a énormément retardé notamment au niveau de la captation des vidéos. Il y a tout un tas de personnes impliquées, les acteurs, les compagnies et le covid nous ont totalement retardées.
Tout a été un désastre complet, nous avons eu des problèmes pour le tournage des clips, on ne pouvait pas filmer là ou nous le voulions. Il a fallu faire avec et se débrouiller avec les différentes équipes, c’était vraiment l’enfer. Je pense que pour le prochain opus il n'y aura aucun problèmes c’est évident. Rires !

Tu as produit de nombreux groupes dans ton studio comme RHAPSODY OF FIRE ou ASPHYX est ce que cela a une influence sur ta façon d’écrire ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Non pas vraiment. Si tu es un producteur mais aussi un vrai musicien tout ce qui te vient au niveau de l’inspiration est naturel mais tu es forcément à l’écoute mais c’est une information pour moi. Tout m’inspire en fait. Mais pour ORDEN OGAN j’ai toujours essayé de faire mon truc à moi. Nous ne sommes pas le style de formation qui se dit écrivons un morceau qui pourrais sonner comme…On fait notre truc. On peut sur certains titres ressentir l’influence de quelqu’un d’autre mais pas d’un combo spécifique.

Comment as-tu rencontré Patrick Sperling votre nouveau guitariste et que vous a-t-il apporté musicalement ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Je dois développer un peu plus car sinon les gens ne vont pas tout comprendre de notre situation. Tout d’abord en 2018 j’ai eu une douleur au bras et je ne pouvais plus jouer de la guitare. Ca s’est passé pendant la tournée des festivals. Nous ne voulions surtout pas annuler les shows. Nous voulions vraiment jouer. La seule façon de le faire était de prendre Nils notre bassiste. C’est logique car c’est un guitariste phénoménal. C’était une perte de temps de le prendre comme bassiste. J’ai toujours été le guitariste, et il n’y a pas de sujet à ce propos.
Alors nous avons apporté la basse et la guitare et je ne faisais que chanter. Les gens semblaient adorer ce changement. Les fans sont venus nous voir pour nous dire qu’ils adoraient. J’aimais aussi. J’étais efficace sur scène juste avec le micro. Même les gars de POWERWOLF sont venus nous voir pour nous dire qu’ils avaient appréciés et nous conseillaient de rester dans ce type de configuration.
Alors on s’est dit qu’on allait faire comme cela. Je peux interagir avec le public d’une meilleure manière.
Et je pense que je chante un petit mieux. C’est la première chose qui est arrivée. De passer de la basse à la guitare, donc nous sommes toujours à la recherche d’un bassiste. Nous avons recruté un bassiste d’un groupe de Metal symphonique Steven. Tout est allé très vite.
Qui doit-on prendre comme bassiste ? Tout le monde faisait la moue. Le nom de Steven(Ndr : Steven Wussow le nouveau bassiste depuis 2019) a été mentionné. Je l’ai appelé et il a répondu présent. Pour tous ceux qui étaient impliqués dans le projet, le sentiment qui prévalait est que c’était ce qu’il fallait faire. C’était la démarche logique. C’est le premier nom qui est sorti à l’esprit.
Pour Steven ce sentiment était aussi partagé car il était libre de tout engagement.
Le changement a été facile à réaliser. Pour Patrick ce ne fut pas aussi simple.
Quand nous avons su qu’il fallait prendre un autre guitariste car Tobi n’était plus disponible pendant un moment, nous pensions à pas mal de guitaristes.
Nous recherchions des gars techniques dans le style Death Metal qui est techniquement très difficile à jouer à la guitare. Tu dois être un guitariste expérimenté et spécialement si tu joues super vite ainsi que les solos. C’est le premier point. Deuxièmement ORDEN OGAN est le groupe le plus sympathique au monde. Le groupe est réaliste, humble, très relax et nous sommes toujours tous de bonne humeur. Il n’y a pas de combat dans ce groupe.
Tout le monde est reconnaissant de ce que nous pouvons faire. Nous nous moquons les uns et les autres. C’est super et c’est vraiment un groupe à part entière. Il n’y a pas toutes ces conneries sur l’égo.
Si on doit recruter un gars il doit toujours être aussi relax que le groupe ainsi il rentrera dans le moule. Aussi il ne doit pas avoir des attitudes bizarres. Comme je l’ai dit personne comme nom ne nous venait à l’esprit. J’ai eu un coup de fil d’un ami qui m’a indiqué le nom de Patrick Sterling.
Avant de donner mon propre avis, il m’a indiqué qu’il jouait comme Zakk Wylde quand il était jeune,  et il habitait à trente minutes de chez moi. C’est un grand fan d’ORDEN OGAN, et en plus c’est un professeur de guitares ; donc on peut faire les tournées avec lui.
C’est comme si on avait gagné à la loterie, c’est trop beau pour être vrai. Je l’ai appelé et la première chose qu’il a faite est de se moquer de moi. Ne penses pas que je me moque de toi ; mais j’attendais d’un moment à l’autre cet appel.
Nous avons conclu par un accord mutuel notre engagement. Tous les titres avaient déjà été composés, fondamentalement il a joué tous les solos. C’est vraiment un guitariste fantastique et un super type. Nous sommes devenus de vrais amis depuis un an. Je pense que c’est la plus belle composition d’ORDEN OGAN que nous n’ayons jamais eu.


Il y a trois singles qui sont sortis  "In the Dawn of the AI", "Heart of the Android" et « Let the Fire Rain », le dernier en date . Quelle est l’histoire de ce titre ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Nous avons toujours ce sujet de science fiction dans notre composition et notre manière d’écrire. Dans les derniers jours le monde pouvait s’écrouler comme par exemple le contrôle de l’intelligence artificielle, ou un astéroïde venant sur terre et tuant toute vie sur terre.
Aussi surprenant il y avait une chanson sur un virus tueur et nous avons décidé de ne pas le mettre sur l’album. C’était la bonne chose à faire.
On entend des choses sur le virus tous les jours. Nous avons enlevé d’autres chansons que j’aimais bien. Il y a des champs sémantiques où on peut se connecter pour des thèmes principaux comme « Black Hole».
Immédiatement tu penses à l’espace et à la science fiction. Mais j’aime utiliser des métaphores aux mots pour signifier quelque chose de complètement différent.
C’est le fait de ton propre sentiment de ta propre dépression qui te fait aller bas et toucher le fond.
« Heart of the Android », notre second single les gens pensent que c’est la machine qui pourrait développer une personnalité mais ce n’était pas notre intention.
C’est une personne qui a des fonctions à établir et c’est l’aspect d’utiliser ses fonctions et les gens ne s’en préoccupent pas.
C’est l’idée de travailler avec ordre mais j’aime bien aussi l’idée que les gens interprètent les chansons à leur manière. Au moins il y a deux interprétations pour les morceaux.
Pour « Let the Fire Rain », cela parait évident. C’est à propos de la guerre et de la mentalité de ce qu’on pourrait avoir sur la guerre nucléaire. Je ne veux pas en dire plus car cela pourrait endommager l’image ou l’idée de ce qu’ont les fans par rapport aux paroles.
J’aime que les gens se fassent leurs propres opinions. C’est une récompense pour nous quand les fans viennent nous dire qu’ils ont compris le message de la chanson. J’aime bien.

Quand on regarde les clips on en ressort avec une vision très pessimiste. Est-ce qu’il subsiste encore de l’espoir selon toi ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Pas beaucoup ! Rires. C’est vraiment moi. Je me considère comme un réaliste avec un peu d’optimiste mais si tu regardes comment est le monde actuellement si tu essaies de voir le monde tel qu’il est même en  étant réaliste c’est un peu déprimant.
Je ne parle pas seulement du coronavirus mais de toute la politique dans le monde en particulier ces quelques dernières années. Il y a des trucs dingues qui arrivent.
Je ne sais pas ce que font les autres mais je lis le journal allemand Die Welt, etje regarde CNN et les médias internationaux, les journaux anglais comme le Time, quand j’ai le temps.
Je ne le fais pas tous les jours. Si tu lis toutes les infos tu te demandes vraiment ce qui se passe. C’est dingue ce qui se passe sur cette planète.

Pour conclure que souhaites tu rajouter d’important à propos de ORDEN OGAN et ce nouvel album Final Days ?

Sebastien "Seeb" Levermann. Je pense que c’est un album progressif et varié. Dans un style plus profond comme des titres que nous avions écrit il y a très longtemps. « Inferno » est plus pop. « Let the Fire Rain » est un classique des années 80 au niveau des guitares électriques.
J’adore ce titre. C’est l’un des meilleurs que nous avons écrit. « Hollow » est un titre long,  progressif etintense. Et il y a une chanson triste et mélancolique « It Is Over » : un de mes moments favoris de l’album.
Ce morceau est la diffusion finale de l'humanité qui a fait l’unanimité à travers le monde qui fait que nous avons des amis français, allemand, russe, anglais japonais. Tout le monde au même moment.
C’est vraiment un bon moment sur l’album : les gens doivent vérifier par eux-mêmes et c’est l’une des meilleures productions que nous ayons eu.
Certainement le meilleur de tous les albums enregistré dans mon studio. J’ai le sourire, car je suis super fan. Un dernier mot qui est la chose la plus importante est de rester en bonne santé.
Ne soyez pas malades. C’est peut être le pire virus que l’on peut trouver sur la planète.
Ce n’est pas facile à vivre. Prenez soin de vous et la seconde chose est de ne jamais abandonner. L’économie va mal, beaucoup de gens sont dans le besoin et perdent leur travail.
Ce n’est pas encore la fin du monde. Tout va allez mieux ou ira mieux d’une manière ou d’une autre. Ne vous jetez pas par la fenêtre et surtout achetez notre dernier album pour avoir quelque chose de bon à écouter. Rires. C’est mon dernier mot.


24 Février 2021.
Pascal Beaumont  
Laurent Machabanski (Traduction)

dimanche 18 avril 2021

EGO KILL TALENT // Interview // The Call ... 24 Février 2021.

 
EGO KILL TALENT est un combo de Rock Brésilien originaire de Sao Paulo qui a débuté un 2014 et sorti son premier opus en 2017. Nos amis Brésiliens sont loin d’être des inconnus sur le territoire Français les bougres ayant déjà par deux fois en 2017 puis 2018 joué au Download Festival de Paris et ouvert entre autres pour WITHIN TEMPTATION au Zenith en 2018.
Trois années après leur premier méfait et de nombreuse tournée à travers le monde les voilà de retour avec deux Ep « The Dance » et « The Dance Between » tous deux sortis en 2020 et un album « The Dance Between Extremes » qui clôt une trilogie entamé une année auparavant et qui regroupe la globalité des morceaux paru précédemment auxquels viennent s’ajouter quatre nouveaux titres. Formé sous l’égide du chanteur Jonathan Correa et du guitariste Theo van der Loo accompagné du batteur Jean Dolabella (Ex SEPULTURA, Mike Patton) le gang Brésilien nous délivre un Rock puissant Heavy très groovy doté de sonorités Pop impressionnante qui vous scotchent les neurones à vitesse grand V du grand art.
Les bougres sont doués c’est une évidence à l’écoute de The Call ou bien encore Délivrance tous deux sorti en single.
Pour pimenter un peu plus l’opus nos mais ont fait appel à quelques Guests de prestige comme John Dolmayan (System of A Down) et Roy Mayorga (Stone Sour) ou encore le skateboarder Bob Burnquist (13 fois champion des X Games).
Enregistré aux célèbres 606 Studios, propriété des Foo Fighters la galette est doté d’un son énorme qui place d’emblée la formation brésilienne dans la cour des grands.
Pour en savoir un peu plus sur leur parcours hors norme nous avons soumis au jeu des questions réponses Jonathan Correa et Theo van der Loo. Voyage au cœur du Rock Brésilien !

Magnéto les gars c’est à vous !


Quel souvenir de votre concert au Zénith le 16 11 2018 en première partie de WITHIN TEMPTATION ?

Jonathan Correa. C’était incroyable. Je n’oublierai jamais ce concert. Je me souviens de notre arrivée en bus, de tous ces fans, c’était magnifique. Nous avons pu sortir et nous nous sommes baladés dans Paris, on a pu boire quelques verres, manger des plats français, j’adore votre nourriture, la cuisine française est une de mes préférées.

Theo van der Loo.
On a adoré tourner aux coté de WITHIN TEMPTATION, c’était vraiment bien. On a eu l’opportunité de jouer dans de belle salle, de découvrir de belles villes, on a pu jouer en Angleterre à Londres. C’est là où nous héros ont joué et c’était vraiment cool de pouvoir fouler les planches de la même scène qu’eux. Nous avons été bien traités par l’équipe de WITHIN TEMPTATION, ils ont pris soin de nous, c’était juste incroyable.
 
Vous avez aussi ouvert pour SYSTEM OF DOWN aux arènes de Nîmes le 20 juin 2018 ?

Theo van der Loo. Oui, c’était fabuleux. On a été très bien accueilli. Lorsque nous sommes montés sur scène et que nous avons vu tous ces gens, on était un peu tendu. Je regardai le public, je voyais leurs yeux, ils se disaient mais qui sont ces types ? Je n’étais pas étonné car il ne nous connaissait pas du tout. Je me suis dit allons y et quand le show a commencé, on a été enthousiasmé par l’accueil du public. Les français sont très gentils et très respectueux, cela a été un grand moment pour nous.

Vous avez trois Ep, un live (2015 : Sublimated,2016 :Still Here, 2017 :My Own Deceiver,2018 :Live in Europe 2017 et un album éponyme à votre actif comment expliques tu ce succès si rapide notamment en Europe ? .

Jonathan Correa.  Je pense que c’est un mixte de deux choses : le travail effectué et la chance. On a travaillé très dur pour tout ce que l’on a fait, composer, enregistrer, tourner des clips, le business, on s’est dépensé sans compter et on a essayé de donner le meilleur de nous-même. Au même moment nous étions très bien entourés par les personnes qui travaillaient avec nous. Ils nous ont aidé à progresser de manière intelligente. Ils ont pris les bonnes décisions et nous ont bien conseillé. C’est vraiment ce que je pense, on a été chanceux de saisir les bonnes opportunités au moment où elles se présentaient mais on a aussi travaillé très dur. Cela a été un gros investissement, il a fallu s’organiser pour obtenir tous les passeports et faire toutes les démarches administratives. Lorsque tu regardes tout ça, c’est énorme mais c’était ce qu’il fallait faire, pas à pas, étape par étape, ensuite il y a plein de bonnes choses qui arrivent.

Comment décrirais-tu le groupe sur scène ?

Theo van der Loo.
On aime être connecté avec notre public, on apprécie de leur transmettre toute notre énergie que l’on dégage lorsque l’on est sur scène. C’est pour cette raison que nous donnons tout car on sait que la foule en retour va nous transmettre toute son énergie. C’est un échange d’énergie et de passion. C’est excellent et c’est ce que l’on recherche avant tout.

Vous avez sorti trois Ep, un de trois titres qui faisait office de première partie The Dance en juillet 2020, un autre de sept titres le 11 décembre 2020, The Dance Between et ce nouvel Ep The Dance Between Extreme pourquoi ne pas avoir sorti tout simplement un album ?

Theo van der Loo. En fait on a enregistré en 2019 un album qui était supposé sortir en 2020 comme deuxième opus. Mais la pandémie est arrivée et on a dû changer tous nos plans de sortie et de promotion. On a décidé de diviser l’album en trois parties pour conserver l’intérêt des fans et continuer à exister sur cette période notamment au niveau des médias sociaux. Mais notre but à l’origine était de le sortir en une fois mais sans la promotion et une tournée pour soutenir l’album c’est la mort certaine pour un groupe. C’est pourquoi nous avons choisi de le sortir sous la forme de trois Ep tout simplement pour continuer à exister.

Comment s’est déroulé le processus de composition de cet opus comparé à votre premier méfait ?

Jonathan Correa. Le procédé à été identique à celui utilisé lors de la composition de notre premier album. Nous travaillions d’une façon très organique et dynamique au sein du combo. On ne se soucie pas de qui écrit quoi ce qui est important c’est que nous tombions amoureux de l’idée qui est proposé. Chacun peut contribuer et apporter ses idées de morceaux ça peut être un riff, une harmonie, ensuite nous les développons tous ensemble et nous les transformons pour en faire un morceau. C’est un processus très organique avec beaucoup d’intensité mais en commun ce n’est pas un travail individuel.

Pourquoi avoir choisi d’aller enregistrer au 606 Studios, propriété des Foo Fighters en Californie Northridge USA ?

Jonathan Correa.
On a toujours eu envie d’enregistrer aux USA, avant de choisir le studio on a avant tout chercher le bon endroit qui nous permettrait tous de se retrouver. On en a parlé avec le label qui travaille avec nous, l’idée intelligente était de trouver le bon endroit pour enregistrer ensemble mais aussi rencontrer les gens qui travaillent avec nous sur la promotion et la sortie de l’album. C’était bien pour nous d’enregistrer aux usa. C’était une bonne expérience pour tout le groupe, être ensemble pendant trois mois dans un pays étranger. L’idée était le 606, le studio des FOO FIGHTERS, on a tournée avec eux en Amérique du sud, ils nous avaient parlé de leur studio d’enregistrement. 

Theo van der Loo. Quelqu’un de leur management nous a suggéré d’enregistrer dans ce studio e on a trouvé que c’était une bonne idée et c’est comme ça que tout est arrivé. On y a passé un excellent moment, c’est une expérience qui a changé nos vies.

Qu’avez-vous appris lors de ces sessions d’enregistrement ?

Jonathan Correa. C’était très intensif au niveau de l’inspiration. C’est un endroit qui nous a beaucoup inspiré de même que le fait de tourner énormément, on a beaucoup appris. Nous retrouver dans le studio des FOO FIGHTERS, c’est un peu leur maison, c’était vraiment bien. On s’est retrouvé dans cet endroit qui représente une partie de l’histoire du Rock’n’roll c’est imprégné dans les murs, ça nous a beaucoup inspiré, ça nous a donné beaucoup d’énergie, une sorte de feu pour obtenir ce que nous cherchions. Nous avons enregistré dans de bonnes conditions, il y avait tant de choses à enregistrer, on a pu utiliser tous les moyens offerts par ce studio, tous les instruments ont été mis à notre disposition. C’était vraiment bien.

Avez-vous pu profiter un peu sur place ?

Theo van der Loo. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps libre parce qu’on a travaillé très dur. D’abord avant d’enregistré on a beaucoup travaillé en pré production et on a aussi répété énormément, on a aussi finalisé tous les textes. Le temps passé hors du studio a été essentiellement consacré à rencontrer des labels, ce genre de chose. On n’en a pas vraiment profité excepter lorsque de temps en temps on mangeait japonais.

Jonathan Correa. On a loué une maison pour y vivre tous ensemble. Après avoir passé une journée en studio lorsqu’on rentrait je cuisinais pour eux car j’adore cuisiner, on avait ces moments pour nous, c’était très marrants, ça nous a permis de passer de très bon moments ensembles. On a beaucoup appris les uns des autres.

Pourquoi avoir choisi « Deliverance » comme tout nouveau single après « Now » et « The Call » ?

Jonathan Correa.
On a pensé que c’était un morceau très fort avec un très gros potentiel. C’est ce que l’on a ressenti lors de l’écriture de ce morceau. On a passé beaucoup de temps dessus, on a pensé que c’était une chanson vraiment efficace, à la fois Heavy très douce, c’est puissant, le refrain est très fort.

Theo van der Loo.
C’est le type de morceau que nous aimons écouter lorsque nous sommes en voiture. Il y a un côté très mélodique, pop dans nos morceaux.

Theo van der Loo.
Oui c’est ce que nous aimons cette approche pop dans nos chansons parce qu’on écoute beaucoup de musique à la radio. Tous ces formations que l’on entend sur les ondes qui viennent des années 70, 80 ou 90 et qui ont un coté pop comme Phil Collins, Lenny Kravitz. On croit en ces mélodies très accrocheuses dans nos refrains. On adore ça.

Est-ce que c’est un défi de choisir un single ?

Theo van der Loo. Nous cherchons toujours a faire une vidéo pour soutenir le single. Un de nos rêve est de tourner un clip pour chaque morceau de l’album parce que l’on s’est totalement investi sur chaque chanson et que tous ces titres ont un énorme potentiel. Aujourd’hui on a donné 15 interviews et ce qui est intéressant c’est de voir que les journalistes ont apprécié des titres différents, ils ont apprécié l’album et c’est un très bon signe.

Pourquoi avoir fait appel à Amanda Lyberg la chanteuse du groupe américain Eva Under Fire pour le clip de votre dernier single ?

Theo van der Loo. Nous voulions changer un peu, sur les autres clips on voyait le groupe sur scène ou bien filmé en studio et cette fois ci on ne voulait pas être dans le clip. On était en contact avec elle, on voulait une actrice pour cette vidéo et on voulait aussi tourner aux usa.

On se souvenait d’elle c’est une actrice qui a tourné dans de plusieurs films (Ndr : The Retaliators 2021, Knockin Doorz Down 2020). et on a trouvé que ce serait parfait qu’elle tourne avec nous. On a déjà prévu de sortir un nouveau single « Our Song» qui devrait sortir prochainement. Mais c’est toujours difficile de choisir un single, pour ce titre on a filmé une vidéo, c’est un bon morceau, une très belle chanson.

Quels sont les thèmes que vous abordez à travers vos textes ?

Jonathan Correa.. La vérité, nous exprimons la vérité quel que soit le thème abordé. Ça peut être n’importe quoi, les relations humaines ou autres mais nous recherchons toujours la vérité. Nous exprimons quelque chose de réel, on sait que ça touche les gens le contraire de ce qui est irréel. On n’essaye pas de parler de quelque chose qui peut paraitre cool, on ne fonctionne pas comme ça, on ne va pas aborder un thème parce que c’est cool.

Est-ce que vous pourriez écrire un texte sur la pandémie ?

Theo van der Loo. Je n’y ai pas pensé mais ce qui m’intéresse surtout c’est les effets de cette pandémie sur les gens et l’humanité en général. Ce qui arrive maintenant on connait, on sait que c’est dur. Je préfère aborder le thème des effets émotionnels du virus sur l’être humain. C’est ça qui m’inspirerait au niveau de l’écriture.
 
Vous avez été invité par Bob Burnquist une star du skateboard (13 fois champion des X Games) pour un concert spécial Drive In au Allianz Parque Stadium à Sao Paulo comment avez-vous vécu cette expérience ?

Jonathan Correa. C’était très bien, on a joué dans ce grand stade à Sao Paulo, c’était un Driving Show, c’était spécial, on a récolté de l’argent pour aider à lutter contre le Covid 19, cet argent a servi à aider les hôpitaux et le personnel hospitalier Brésilien. On était vraiment très heureux de se retrouver sur scène, de pouvoir jouer ensemble. C’était bizarre parce que l’on jouait devant des voitures, il y avait une énorme rampe devant nous mais finalement c’était cool.

Vous avez plusieurs invités sur cet opus John Dolmayan (System of a Down), Roy Mayorga (Stone Sour) et skateboarder Bob Burnquist (13 fois champion des X Games) !


Theo van der Loo. Oui, pour nous c’est un rituel. John est un très bon ami depuis de nombreuses années, on en parlait depuis longtemps de faire quelque chose ensemble. Il vit à Los Angeles, et on a eu envie de faire appel à lui. Il s’est impliqué énormément dans cette chanson et ça a donné quelque chose de vraiment bien.

Comment s’est déroulé votre digital tour ?


Jonathan Correa.
C’était comme le Drive in concert, on a joué juste pour les caméras. On ne savait pas vraiment comment se comporter, c’est un peu comme Big Brothers, tu dois faire attention. Il y a des choses que tu ne peux pas faire devant une caméra, on avait ça en tête. Ça n’a rien à voir avec un concert réel, lorsque tu joues devant un public. C’est une chose que l’on devait faire mais c’était vraiment bizarre de jouer devant personne. On adore jouer mais quand tu joues dans ces conditions pour ce qui est supposé être un concert c’est bizarre. On a besoin d’échanger avec le public mais c’est bien d’avoir cette possibilité pour rester en contact avec notre public et de pouvoir jouer dans le monde entier grâce à ce système digital. On est très reconnaissant d’avoir cette possibilité de jouer.
 
D’où vient ce nom EGO KILL TALENT ?

Jonathan Correa.
C’est quelque chose de très profond. Tu es ton propre ennemi dans le sens ou tu te limites toi-même. Tu peux aller plus loin si tu libère ton esprit de toutes ces limites. Ne te limite pas toi-même, n’écoutes pas tes peurs, les voix dans ta tête qui te limite, tu es plus grand et plus fort que ça. C’est l’idée qui va avec EGO KILL YOUR TALENT. Tu peux te dire que le talent, l’inspiration vient de toi.

Comment voyez-vous votre avenir dans les prochains mois ?

Theo van der Loo.
La prochaine étape c’est d’assurer la promotion de l’album comme nous le pouvons pendant cette période dingue. On va donne le plus d’interviews possible, on va certainement faire d’autres vidéos live pour montrer le combo jouant le nouvel opus sur scène. On veut juste mettre en avant notre musique au maximum pendant cette période. On est en pleine écriture de nouveaux morceaux. Mais le plus important c’est de retourner sur scène le plus vite possible.

Qu’as-tu envie de rajouter qui te parait important ?

Jonathan Correa.
C’est un album qui vient du cœur, il signifie beaucoup pour nous. Musicalement il représente tout ce que nous aimons dans la musique, il y a des riffs, des parties de batterie Heavy, du groove, de très belles harmonies, c’est ce que nous aimons et c’est ce que nous avons essayé de faire avec cet opus.




24 Février 2021.
Pascal Beaumont  / Photo DR