Cinq ans après son album "Honey Birds", Joseph Martone est de retour avec son nouvel album "Endeayours" Encore une belle réussite enregistrée en Italie, à l'Auditorium Novecento de Naples et au studio Al Mare de Ravenne, avec la participation de prestigieux collaborateurs (Fabio Rondanini de Calibro 35 à la batterie et Francesco Giampaoli à la basse, déjà actif au sein des groupes Hugo Race Fatalists et Sacri Cuori), et au Studio Cimetière de Québec, au Canada, cet album marque la consolidation du partenariat d'écriture de Joseph Martone avec son ami et collaborateur de longue date, Ned Crowther (The Fernweh, Smokey Angle Shades), et bénéficie de la production remarquable de Mike Dubue et Taylor Kirk, du groupe folk-blues canadien Timber Timbre. L'album comprend également les contributions suggestives de deux voix féminines, celles de Rebecca Noelley et Marianna d'Ama.
L'occasion rêvée avec cette interview d'en savoir plus sur Joseph Martone ....
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Joseph Martone : Je suis né dans le sud de l'Italie, mais mes parents ont émigré aux États-Unis, où j'ai passé la majeure partie de mon adolescence. Plus tard, ils sont retournés en Campanie. Je suis profondément attaché aux deux cultures, de part et d'autre de l'Atlantique.
Quelles ont été vos premières influences musicales ?
Joseph Martone : À leur retour, mes parents ont repris une salle d'arcade et l'ont transformée en bar. Mes amis et moi, on s'y installait pour jouer. Un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir essayé de trouver "Whipping Post" des Allman Brothers. Pas facile !
Quels groupes vous ont inspiré à faire de la musique ?
Joseph Martone : Par où commencer ? Je trouve l'inspiration partout. J'organise des concerts dans mon bar, et je suis souvent inspiré par ces groupes de musiciens qui tournent, qui ne sont peut-être pas célèbres, mais qui se construisent une carrière et un mode de vie, et qui me prouvent que c'est toujours possible, même à petite échelle. Ce sont eux qui me poussent à persévérer.
Vous souvenez-vous du premier concert auquel vous avez assisté ?
Joseph Martone : J'ai vu Radiohead à Rome assez tôt. Ils étaient époustouflants.
Avec ce deuxième album, pouvons-nous parler d'évolution ?
Joseph Martone : On évolue toujours, non ? Je suis plus âgé et un peu plus marqué par la vie après un divorce et toutes sortes de hauts et de bas, alors ce serait malhonnête de ma part si la musique ne reflétait pas cela.
Parlez-nous de votre processus de création. Comment composez-vous vos chansons ?
Joseph Martone : Je travaille souvent sur des idées avec Ned. Ce processus est toujours passionnant car nous avons des approches très différentes, et pourtant nous nous respectons et nous nous faisons une confiance absolue.
Comment s'est déroulé l'enregistrement de cet album, "Endeavours"?
Joseph Martone : C'était un vrai bonheur. Nous nous sommes installés dans un magnifique studio ancien au centre de Naples. Il y règne une ambiance Rat Pack. Du coup, chaque matin, j'entrais en studio avec l'impression d'être Dean Martin sur le point d'enregistrer quelque chose d'exceptionnel.
Votre processus créatif a-t-il évolué entre votre premier album et celui-ci, "Endeavours" ?
Joseph Martone : Le sujet est peut-être différent, mais le processus reste similaire. Je partage des idées avec Ned pendant l'écriture, puis j'essaie d'enregistrer les chansons le plus spontanément et authentiquement possible.
Peux-tu nous parler un peu de la pochette de l'album ?
Joseph Martone : Beaucoup de mes amis sont très doués artistiquement. Nous voulions une image qui suscite plus de questions que de réponses. "Endeavours" parle de se retrousser les manches et d'affronter la tempête de front. Il faut continuer d'avancer dans la vie, quoi qu'il arrive.
En quelques mots, pouvez-vous décrire l'atmosphère de chacun des neuf morceaux ?
Joseph Martone :
Overboard – On plante le décor, on lève le rideau.
Saint Marie – Une ballade de meurtre à l'italienne.
Time Is A Healer – Traverser l'obscurité pour trouver la lumière.
Bright Morning Doubt – Se séparer, mais sans s'effondrer.
Endeavours – Le morceau titre. C'est le fil conducteur de l'album.
Lying Low – Il s'agit d'un personnage qui vient de sortir de prison. C'est un homme brut qui doit se débrouiller pour survivre.
True Times – Une chanson qui mûrissait en moi depuis longtemps. Elle me tient particulièrement à cœur.
On The Mend – Une sorte de flux de conscience.
Wounded Love – Le genre d'amour dont il est difficile de se détacher, même quand on sait qu'il est néfaste.
Si vous ne deviez garder qu'une seule chanson ou un seul album, lequel choisiriez-vous ?
Joseph Martone : Kratfwerk : "Man Machine"
Qu'écoutez-vous en ce moment ?
Joseph Martone : J'adore le dernier album de The Smile.
Quels sont vos projets pour les prochains mois ?
Joseph Martone : Retrouver mon vieil ampli et repartir en concert !
Un dernier mot ?
Joseph Martone : À bientôt sur la route !
Merci a toi


