Affichage des articles dont le libellé est Dagoba. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dagoba. Afficher tous les articles

dimanche 9 juin 2024

DAGOBA (Shawter) // INTERVIEW // Mai 2024.


DAGOBA
au fil des années est devenu une icône Metal de la scène Française. Le gang est devenu un orfèvre du Death Mélodique en s'imposant sur les scènes Française et Européenne. Après un By Night au tendance électro sous le signe du confinement, le gang Marseillais revient en force avec Different Breed et une nouvelle signature chez Verycords qui a déjà produit les albums Post Mortem Nihil Est de 2013 et Tales of the Black Dawn de 2015. DAGOBA a de quoi repartir sur de bonne base après ces années difficiles dû à la pandémie. Toujours produit, enregistré, composé et écrit par Shawter au Eagle Black Studio et mixé et masterisé par Chris Coulter aux Decimal Studios. Different Breed est en quelque sorte aux sources avec un album très sombre et agressif qui devrait plaire aux fans de la première heure tout comme aux nouveaux venus. A travers ses 11 morceaux Different Breed délivre riffs massifs, orchestration, passages indus et refrains entêtants avec l’empreinte typique de DAGOBA mais dans une sonorité remise au goût du jour. C’est un voyage dans un monde à l’atmosphère générale abrupte, sombre et mélancolique mais avec un message rempli d’espoir. Une réussite totale qui confirme que DAGOBA fait partie de la race des seigneurs et est loin d’avoir dit son dernier mot. Shawter veille aux grains et est bien déterminé à aller encore plus haut sans jamais se renier, DAGOBA est de retour qu’on se le dise. Magnéto Shawter c’est à toi !

Tu as donné beaucoup de concerts et tu reviens d’une série de dates qui ont eu lieu du 3 mai au 24 mai à La Luciole à Alençon. Comment se sont passées ces nouvelles dates ? Je suppose que tu as joué des nouveaux titres du nouvel album.

Shawter. On a profité du mois de janvier pour bosser la scénographie qu’on a proposé pour la tournée promotionnelle de ce nouvel album. Ces quelques dates nous ont permis de la tester en production réelle. Tout se passe bien, on a vraiment un accueil formidable et effectivement on a pu proposer au fil des sorties les nouveaux singles de Different Breed notre prochain opus.

Comment ont été accueillis ces nouveaux morceaux ?

Shawter. Pour être transparent je crois que c’est le meilleur accueil qu’on est eu depuis le début de notre carrière. Il y a cent pour cent de retours positifs sur les réseaux, pour les personnes qu’on rencontre en live qui nous fait part vraiment de leur contentement. Tout le monde est très excité par cette sortie et franchement cela fait vraiment chaud au cœur. C’est toujours une satisfaction quand ce que l’on propose plait à ce point. Ça nous met dans un état de confiance optimale pour la sortie de l’album.

Comment tu expliques ça ? C’est vrai que tous les commentaires sont excellents par rapport au singles sortis. 

Shawter. J’ai la tête dans le guidon parce que je compose pour le groupe. Je ne mets jamais en tête de composer quelque chose qui pourrait ou qui va plaire au départ. Je fais de la musique que j’aimerais entendre et qui me plait à moi. Et après advienne que pourra. C’est un peu la magie de notre métier, je ne peux qu’être super content de ce qui est en train de se passer pour nous. J’apprécie ce moment.

En 2022 tu as fait aussi une énorme tournée avec Infected Rain qui a commencé le 16 février à Munich et qui s’est terminé le 7 mai à Gothenburg en Suède ? Comment as-tu vécu cette tous ces concerts ?

Shawter. Ce n’était pas une des plus longues tournées, on a la chance d’avoir pu jouer aux Etats Unis en Asie plusieurs fois en Europe et donc on est rompu à l’exercice depuis le temps et effectivement celle-ci avait une saveur particulière parce qu’elle intervenait après ce trop long confinement. Je t’avoue que le travail principal pour cette tournée a été une préparation physique parce que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas foulé les planches et pour se remettre en condition c’était surtout ça de la préparation physique et un petit peu mental aussi car mine de rien Dagoba est un groupe qui est très souvent sur la route, Avec ce confinement on avait repris un peu des habitudes de patachon à la maison, avec la famille quotidiennement. Il a fallu aussi se refaire à l’idée que faire partie d’un groupe c’est dire au revoir à ces proches, bien sûr pour les retrouver mais de vivre cette séparation momentanée pour assumer notre carrière.

Est-ce que tu fais attention à ta voix très puissante lorsque tu es en tournée ?

Shawter. En tournée surtout quand les dates s’enchainent il y a trente dates d’affilées, honnêtement je ne bois pas une goutte d’alcool. Et je suis le premier au lit et le dernier levé. Je favorise vraiment le repos et j’essaie de maintenir une hygiène de vie impeccable parce que je connais l’angoisse que c’est quand on n’est pas à cent pourcent au niveau vocal. Je l’ai déjà vécu dans le passé et cette angoisse là quand on est à une minute de monter sur scène et que l’on ne se sent pas à cent pour cent je veux vraiment éviter de la revivre même si ce sont des sacrifices de temps en temps voire, même souvent, on aimerait faire la fête avec les copains. Sur la route malheureusement il faut aller se coucher vite mais bon c’est le bénéfice risque je le connais. C’est mon conseil pour ceux qui vont sur scène, ce genre de timing. Préservez-vous parce que cela vaut le coup à la fin.

Quand tu rentres de tournée, est ce qu’il y a un temps d’adaptation ou de réadaptation à la vie normale ?

Shawter. Clairement un sas de décompression qui reprend pour moi et durant trois, quatre jours parce qu’on est habitué à un nouveau bio toc. On est tous les jours avec les copains et les équipes techniques. Tous les jours on se réveille, on est dans une nouvelle ville, les transports, en rentrant la décélération est brutale. Il y a un petit blues qui part assez vite qui est compensé par le fait qu’on retrouve notre famille et nos proches. Il y a ce plaisir-là qui compense.

Different Breed arrive deux ans après l’album By Night chez Verycords avec qui tu as déjà travaillé .  Est-ce que tu as changé le processus d’écriture ou tu as continué comme tu sais le faire depuis des années ?

Shawter. J’ai changé le processus, d’habitude pour tous nos précédents albums avant de commencer la composition je me retourne sur notre discographie et je me demande ce que je n’ai pas encore proposé. Ce qui me permet d’amener une nouvelle touche, de proposer une nouvelle facette du groupe, album après album. Après huit albums on a composé comme ça cette fois ci. Je me suis dit pourquoi ne pas se retourner sur ma discographie et me demander à quel moment je m’étais vraiment régalé en appuyant sur la sauvegarde au moment de composer. Je me suis replongé dans les émotions et mes précédents disques. J’ai pris des notes, voilà. C’est le moment quand tu as fait ce riff-là, tu t’es régalé.  Quand tu as fait cette compo tu avais vraiment le sourire à la fin. J’ai fait tout ce travail de listing et après je me suis plongé dans la composition pour vraiment donner une dimension, je vais dire fun à l’enregistrement et peut être que ça se ressent effectivement. Après les gens ils verront à juste titre un retour au source forcément. Retourner sur notre discographie. C’était le petit changement de process que j’ai eu pour Different Breed.

Tu t’es éloigné de ce côté électro présent sur certains albums. Est-ce que c’était important de s’éloigner de cette tendance ?

Shawter. Non je ne l’ai pas du tout calculé comme ça. Les arrangements qui sont classiques ou plus électro, ils interviennent après le processus d’écriture des riffs. En fait quand un riff se prêtre plus à un arrangement électro je mets de l’électro et quand ça s’adapte mieux avec un arrangement classique je mets du classique. Cela ne va pas plus loin que ça. J’ai toujours un amour viscéral pour l’électro tout comme j’ai un amour viscéral pour les riffs et l’orchestration, mais il n’y a pas de volonté particulière de s’éloigner de ces aspirations-là.

Depuis 2021 il y a deux nouveaux. Théo à la batterie, Kawa à la basse qui sont arrivés et ont assuré la tournée 2022. Comment s’est passé finalement cette intégration ?

Shawter. Cela a été assez facile pour ce qui concerne Théo à la batterie. En réalité il avait déjà fini la tournée Black Nova avant celle de By Night en remplacement de Bastos qui a cette époque-là avait connu un heureux événement qui n’avait pas pu assurer une bonne partie de la tournée. Théo était déjà là depuis un bon moment en réalité. En ce qui concerne Kawa il était déjà tour manager pour le groupe, il était déjà dans l’équipe technique, il connaissait le rythme de nos tournées, les chansons par cœur donc c’était une intégration très naturelle.

Tu composes tout. Tu écris, enregistres et produis. Est ce qu’ils t’apportent aussi des idées ?

Shawter. Ils n’apportent pas nécessairement des idées en revanche ils amènent leurs validations. Cela a toujours été important pour moi que chaque membre du groupe s’amuse à jouer chacun de nos riffs sur scène. Ça ne m’intéresse pas de composer quelque chose qui pourrait ne pas plaire à cent pour cent à tel ou tel membre de l’équipe. Donc ils apportent clairement leur validation.

Tu es polyvalent et tu produis l’album. Tout a été enregistré à l’Eagle Black Studio à Marseille, mixé et masterisé par Chris Coulter avec qui tu travailles depuis un certain temps. Comment s’est passé l’enregistrement par rapport aux précédents ?

Shawter. Même méthode d’enregistrement. Cependant ce qui a changé c’est que pour By Night c’était la première fois de ma carrière que ça m’arrivait je n’avais pas pu me rendre au studio de mixage à cause du confinement. On avait dû faire le mix online, envoyer des pistes et faire des retours sur le mix. Alors que cette fois ci vu qu’on a tous été libéré de cette contrainte j’ai pu enfin aller à Londres et rencontrer Chris Coulter en personne pour finaliser la production de l’album.

Je suppose que l’expérience a été intéressante de travailler avec lui.

Shawter. Oui c’était super intéressant. On s’est rendu dans les studios qui appartiennent au manager historique de The Cure et Depeche Mode. Les studios qui ont été fréquenté par ces deux énormes groupes et c’était quelque chose. En plus j’aime beaucoup la vibe anglo-saxonne en ce qui concerne leur approche de la musicalité. C’était une superbe expérience en effet.


Voici l'interview en vidéo de "Shawter" de Dagoba. 

ICI


Interview 13 Mai 2024
Pascal Beaumont / Photo DR
 
Pascal Beaumont et Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)

lundi 27 mai 2019

DAGOBA Vendredi 21 Juin 2019 // HELLFEST Clisson Evidemment.


DAGOBA Vendredi 21 Juin 2019 // HELLFEST Clisson.

Les Marseillais, d’album en album, conservent la recette qui a fait leur succès : un groove metal à tendance indus ultra énergique. C’est sans relâche que les Phocéens acharnés de travail allient habilement puissance et mélodie pour un résultat toujours éclatant. Et ce ne sont pas les habitués du Hellfest qui diront le contraire puisque DAGOBA vient éclabousser les planches clissonnaises de son énergie débordante pour la 5ème fois.

Infos Cliquez ICI








lundi 12 juin 2017

DOWNLOAD FESTIVAL 9 Juin 2017 à Bretigny sur Orge

En ce vendredi 9 juin 2017, s’ouvre la deuxième édition du Download Festival France. Cette année changement de lieu, Le Festival se déroulera sur la Base aérienne de Brétigny sur Orge.
Première grosse surprise, des kilomètres de bouchons avant accéder au site.
Enfin ! Nous découvrons un Lieu plutôt sympathique avec une bonne organisation.
Parmi la foule, des gens festifs, agréables, à ma grande surprise « ambiance bon enfant ! »
Stand Fender, T-Shirt, Piercing, Tattoo, Restauration….un camping pour les festivaliers et certains concerts uniquement réservés aux campeurs.
Le groupe américain Pierce the Viel, nous délivre un concert post-hardcore, un live joyeux, insouciant et sans prise de tête.
Je me dirige vers une scène plus petite pour découvrir le groupe The Cadillac Three. Le trio américain envoi un son très Southern Rock, dans le genre Lynyrd Skynyrd. Première grosse surprise de cette journée, ils vont assurer une belle prestation !
Il aura fallu attendre 5 ans pour voir le retour en France de Blink 182, autant dire que ce groupe était attendu. Un public venu des quatre coins de l’hexagone pour entendre ces légendes du pop punk. Pas de surprise le groupe enchaine les hits devant une foule en mode karaoké.
Changement de scène, Dagoba, un groupe Death Métal Marseillais qui occupe la place. Le public est présent et participe, les dernières notes de musique envoyées et nous quittons l’endroit après avoir assisté à un très bon show.
En allant me restauré, je trouve une petite scène, le groupe Hollandais The Charm The Fury  a ouvert les hostilités, cette formation Post-Hardcore envoie du lourd, je me pose un instant ! Ok, Il faut bien l’avouer je suis sous Le « Charm » de la chanteuse Caroline Westendorp, la jolie demoiselle ne joue pas les princesses, sur scène, c’est une vrai guerrière…une « Fury ».
Moment très attendu, Gojira (Ex Godzilla), Ils sont de nouveau à l’affiche de la deuxième édition. Ce groupe Français de Métal extrême, qu’il est inutile de présenter fête ces 20 ans d’existence. Pour leur prestation qui aura durée 1 H 15 environ, le public ne s’est pas trompé, un show bien huilé pour ce groupe emblématique et ambassadeur du métal français à l’étranger.
Il est 21H45 quand la tête d’affiche de ce vendredi investit la Mainstage 1. Linkin Park vient clôturer cette journée en dévoilant un nouvel opus déroutant mais percutant Pour Chester et ses acolytes, le changement musical est bien présent. Si ce virage musical n'a pas forcément plu à tous les fans de Linkin Park, ils étaient pourtant bien présents, et en grand nombre, pour soutenir le groupe. Pour conclure leur show, Linkin Park a offert une belle brochette de ses plus grands classiques à son public.



Mitch B / Photo: Shooting Idols / Mitch B