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jeudi 28 mai 2026

JOSEPH MARTONE // INTERVIEW // Une ambiance bien a lui avec ce nouvel album "Endeayours" avril 2026.

 


Cinq ans après son album "Honey Birds", Joseph Martone est de retour avec son nouvel album "Endeayours" Encore une belle réussite enregistrée en Italie, à l'Auditorium Novecento de Naples et au studio Al Mare de Ravenne, avec la participation de prestigieux collaborateurs (Fabio Rondanini de Calibro 35 à la batterie et Francesco Giampaoli à la basse, déjà actif au sein des groupes Hugo Race Fatalists et Sacri Cuori), et au Studio Cimetière de Québec, au Canada, cet album marque la consolidation du partenariat d'écriture de  Joseph Martone avec son ami et collaborateur de longue date, Ned Crowther (The Fernweh, Smokey Angle Shades), et bénéficie de la production remarquable de Mike Dubue et Taylor Kirk, du groupe folk-blues canadien Timber Timbre. L'album comprend également les contributions suggestives de deux voix féminines, celles de Rebecca Noelley et Marianna d'Ama.

L'occasion rêvée avec cette interview d'en savoir plus sur Joseph Martone .... 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Joseph Martone : Je suis né dans le sud de l'Italie, mais mes parents ont émigré aux États-Unis, où j'ai passé la majeure partie de mon adolescence. Plus tard, ils sont retournés en Campanie. Je suis profondément attaché aux deux cultures, de part et d'autre de l'Atlantique.

Quelles ont été vos premières influences musicales ?

Joseph Martone : À leur retour, mes parents ont repris une salle d'arcade et l'ont transformée en bar. Mes amis et moi, on s'y installait pour jouer. Un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir essayé de trouver "Whipping Post" des Allman Brothers. Pas facile !

Quels groupes vous ont inspiré à faire de la musique ?

Joseph Martone : Par où commencer ? Je trouve l'inspiration partout. J'organise des concerts dans mon bar, et je suis souvent inspiré par ces groupes de musiciens qui tournent, qui ne sont peut-être pas célèbres, mais qui se construisent une carrière et un mode de vie, et qui me prouvent que c'est toujours possible, même à petite échelle. Ce sont eux qui me poussent à persévérer.

Vous souvenez-vous du premier concert auquel vous avez assisté ?

Joseph Martone : J'ai vu Radiohead à Rome assez tôt. Ils étaient époustouflants.

Avec ce deuxième album, pouvons-nous parler d'évolution ?

Joseph Martone : On évolue toujours, non ? Je suis plus âgé et un peu plus marqué par la vie après un divorce et toutes sortes de hauts et de bas, alors ce serait malhonnête de ma part si la musique ne reflétait pas cela.

Parlez-nous de votre processus de création. Comment composez-vous vos chansons ?


Joseph Martone : Je travaille souvent sur des idées avec Ned. Ce processus est toujours passionnant car nous avons des approches très différentes, et pourtant nous nous respectons et nous nous faisons une confiance absolue.



Comment s'est déroulé l'enregistrement de cet album, "Endeavours"?

Joseph Martone : C'était un vrai bonheur. Nous nous sommes installés dans un magnifique studio ancien au centre de Naples. Il y règne une ambiance Rat Pack. Du coup, chaque matin, j'entrais en studio avec l'impression d'être Dean Martin sur le point d'enregistrer quelque chose d'exceptionnel.

Votre processus créatif a-t-il évolué entre votre premier album et celui-ci, 
"Endeavours" ?

Joseph Martone : Le sujet est peut-être différent, mais le processus reste similaire. Je partage des idées avec Ned pendant l'écriture, puis j'essaie d'enregistrer les chansons le plus spontanément et authentiquement possible.

Peux-tu nous parler un peu de la pochette de l'album ?

Joseph Martone : Beaucoup de mes amis sont très doués artistiquement. Nous voulions une image qui suscite plus de questions que de réponses. "Endeavours" parle de se retrousser les manches et d'affronter la tempête de front. Il faut continuer d'avancer dans la vie, quoi qu'il arrive.

En quelques mots, pouvez-vous décrire l'atmosphère de chacun des neuf morceaux ?

Joseph Martone : 
Overboard – On plante le décor, on lève le rideau.
Saint Marie – Une ballade de meurtre à l'italienne.
Time Is A Healer – Traverser l'obscurité pour trouver la lumière.
Bright Morning Doubt – Se séparer, mais sans s'effondrer.
Endeavours – Le morceau titre. C'est le fil conducteur de l'album.
Lying Low – Il s'agit d'un personnage qui vient de sortir de prison. C'est un homme brut qui doit se débrouiller pour survivre.
True Times – Une chanson qui mûrissait en moi depuis longtemps. Elle me tient particulièrement à cœur.
On The Mend – Une sorte de flux de conscience.
Wounded Love – Le genre d'amour dont il est difficile de se détacher, même quand on sait qu'il est néfaste.

Si vous ne deviez garder qu'une seule chanson ou un seul album, lequel choisiriez-vous ?

Joseph Martone : Kratfwerk : "Man Machine"

Qu'écoutez-vous en ce moment ?

Joseph Martone : J'adore le dernier album de The Smile.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Joseph Martone : Retrouver mon vieil ampli et repartir en concert !

Un dernier mot ?

Joseph Martone : À bientôt sur la route !

Merci a toi 



 

Avril 2026 
Interview Thierry Cattier 
Photos DR


vendredi 18 avril 2025

NINA ATTAL // INTERVIEW // Le nouvel album "Tales Of A Guitar Woman" on en parle maintenant - Avril 2025

 
Toujours un grand plaisir de pouvoir rencontrer et parler avec la douce Nina Attal. Voilà encore quelques belles révélations et une interview en profondeur pour parler de ces moments de préparation et de genèse de ce magnifique album avec ces 2 clips "One Way" et "Keep on Running" réalisés par son frère.
Nous vous laissons découvrir en image cette rencontre qui nous offre un bien belle interview.

Savourez avec joie ce beau moment avec Nina.

La video ICI


Comment vas-tu depuis notre dernière rencontre ? 

Nina Attal : Ça va très bien. Beaucoup de choses qui se passent et tout va pour le mieux donc... non non très contente de tout ce qui se passe en ce moment.

Peux-tu nous parler de la naissance et de la création de « Tales Of A Guitar Woman » ? 

Nina Attal : Alors cet album, un petit peu dans la même... dans la continuité déjà de l'album précédent « Pieces Of Soul » qui était sorti en 2021 ... J'ai vraiment voulu garder mon processus de création, qui est le même depuis un moment, qui est tout simplement de prendre ma guitare, de m’asseoir sur mon canapé, d’écrire des chansons, guitare/voix et en fait je ponds beaucoup d'idées et au fur et à mesure du temps j'arrive à avoir les idées claires sur ce qui vaut le coup, ce qui vaut moins le coup et en fait j'essaie d'écrire mes chansons sous cette forme là, vraiment guitare/voix et qu'elles fonctionnent comme ça. Je ne vais pas instrumenter la chanson, tant qu'à mon sens elle ne fonctionne pas telle quelle et donc voilà je mets pas mal de temps. Cet album « Tales Of A Guitar Woman », j'ai commencé à l'écrire il y a trois ans déjà donc voilà tout ça, ça prends du temps, ce processus... et puis ensuite, hé bien je maquette sur l'ordinateur, sur logic pour…cette fois-ci c'est moi qui ai tout écrit : les batteries, les basses, les claviers. Et après, évidemment, quand j'envoie aux musiciens pour entrer en studio, évidemment ils embellissent tout parce que, bon parce que je reste que guitariste et chanteuse, ce n'est pas ma spécialité les autres instruments. Donc voilà, eux ils embellissent avec aussi leur savoir, leur expérience et puis on rentre en studio, on joue les morceaux live et puis voilà, ça donne l'album.  

Depuis ton album précédent « Pieces Of Soul », tu composes et travailles différemment. Parles nous en ? 

Nina Attal : Hé bien exactement de cette manière là, je tiens vraiment maintenant à être seule pour l'écriture parce que c'est la manière la plus authentique que j'ai trouvé pour écrire de la musique et de cette manière là, j'arrive à être 100 % moi-même et a livré ce que j'ai au fond de moi et donc...pour moi pour l'instant c'est très important de...voilà...de commencer le processus de création toute seule, parce qu'aussi, voilà, je me mets pas de limites, j'essaie de sortir du cadre et il y a ce côté qui est aussi un peu pudique parfois et du coup j'aime bien, j'aime bien aller jusqu'au bout de mes idées sans qu'on me dise forcément quoi faire tout de suite. Donc c'est important pour moi. Et puis ensuite, pour les paroles, depuis aussi « Pieces Of Soul », je me fais aider par Gunnar Ellwanger, qui est le chanteur du groupe Gunwood, et en fait moi j'écris les paroles, j'écris un peu les grandes lignes on va dire. Évidemment c'est moi qui apporte les thèmes que j'ai envie d'aborder, qui sont très souvent très personnels...on pourra en reparler après... et du coup il m'aide un peu à mettre en forme  les paroles et à remettre un peu de poésie là-dedans. Donc voilà. Pour l'instant je suis très contente avec cette manière de faire et heu je suis très fière de ce que ça donne.

Les sujets profonds tels que la guerre, la maladie, les enjeux écologiques sont abordés ici. Un côté un peu plus fortement engagé.  

Nina Attal : Oui, un côté plus engagé. Ben je crois que ça vient aussi avec l'âge...je sais pas …non mais voilà j'ai 33 ans maintenant et je pense que le monde dans lequel...avec le monde dans lequel on vit, on ne peut plus trop se permettre de ne plus donner...sans donner forcément ses opinions que ce soit politique ou quoi, on ne peut plus passer à côté des choses et se dire ça n'existe pas ou...donc forcément … En plus, voilà, c'est des sujets, c'est universel, enfin qui aime la guerre ? Qui aime le changement climatique ? Enfin c'est des choses qui me paraissent évidentes et je pense que ça me paraît évident de le crier tout fort on va dire. Après j'ai pas la prétention de vouloir changer les esprits ou enfin de dire, voilà avec ce que je fais je vais changer les choses. C'est pas du tout ça mais c'est dire que, voilà, en temps que femme aujourd'hui, de 33 ans, je pense aussi à fonder une famille, enfin il y a des choses très personnelles là-dedans et tu te dis : ben quelle est ma place dans ce monde là qui devient complètement dingue.. qui l'a toujours été  mais bon moi je suis en plein dedans...ça fait partie voilà de ma génération, on est en plein dedans. Donc j'avais envie d'aborder tout ça et en revanche, dans l'album, c'était clair dès le départ dans ma tête que j'allais évoquer tout ça à travers des personnages et les histoires de plusieurs personnages. Et donc, c'est à travers eux que je raconte finalement des choses personnelles. A travers leurs histoires à eux. D'ailleurs...pas sur toutes les chansons de l'album mais quand même la majorité, ces personnages ont un prénom. J'ai vraiment essayé de les faire incarner ces histoires et de raconter tout ce que j'avais envie de raconter à travers eux et qui, par ailleurs font écho à chacun de nous parce que pour moi la musique ça doit être aussi...ça doit faire appel à des sentiments qu'on a tous et ça doit parler à chacun...à toutes les personnes qui écoutent ma musique. 

Chaque titre raconte l'histoire d'un personnage différent. Parle-nous de ce concept ? 


Nina Attal : Donc ouais, chaque chanson c'est l'histoire d'un personnage, qui d'ailleurs eux- mêmes portent des prénoms. Donc on a... alors je vais pas raconter forcément toutes les chansons mais on a
dans « Backdoor », l'histoire de Abbey et Bobby qui vivent une vie assez cadrée, paisible mais qui finalement se manque un peu de risque et d'aventure, qui les ronge un petit peu au quotidien. Ça c'est pareil c'est des choses qui … je me pose souvent cette question de dire voilà finalement être heureux c'est à la fois... il y a ce paradoxe entre à la fois vivre une vie paisible et finalement avoir besoin de très peu de choses pour être heureux et en même temps parfois avoir ces envies d'aventures et de risques et de vivre des choses intenses mais qui voilà ne sont pas forcément  possible aussi dans la durée et puis la vie c'est la vie. C'est pas toujours des choses incroyables, c'est aussi aller faire ses courses et faire des lessives donc heu c'est des choses qui me tourmentent un peu voilà...assez souvent... On a l'histoire de Suzy qui est une jeune fille qui toute sa vie s'est cachée pour voilà... a caché ses opinions et s'est sentie peut-être illégitime de faire de la musique. Alors elle, dans la chanson, elle fait du violon mais voilà a baissé la tête trop de fois. Aussi un côté un peu hymne féministe voilà. Moi je sais que j'ai toujours, je me suis toujours sentie légitime de faire de la musique et de faire du blues et de faire ce que je fais. Je ne me suis jamais remis en question là-dessus, enfin j'ai jamais laissé personne me faire douter de ça mais je sais que ça peut-être un sujet aussi pour beaucoup de gens, pas que des femmes mais … Donc voilà, j'avais envie de parler de ça dans cette chanson. Il y a l'histoire de Ben dans «  Keep On Running » qui souffre de dépression et qui voilà a un petit perroquet en animal de compagnie, qui essaie de lui faire sortir un peu la tête de l'eau. Et voilà, après tout ça c'est des messages d'espoir évidemment parce qu'encore une fois pour moi on fait aussi de la musique. Il faut toujours qu'il y ait de la lumière et de l'espoir donc tout ça ne se veut pas du tout déprimant, ça se veut plein d'espoir et voilà. Dans « Can'T Be Undone » c'est un enfant qui fuit son pays qui est en guerre et en fait c'est le pays qui parle à l'enfant. Donc dans la chanson, le « je » ça représente le pays qui lui dit : « T'inquiète pas, je ne t'en voudrai pas de me quitter, sauve ta peau et pars loin ». Bon voilà, plein de choses comme ça dans cet album. Des trucs assez profonds. 

Le choix des textes mélangés en français ou en anglais ? Comment décides-tu le thème qui sera en Anglais ou en Français ? 

Nina Attal : Ça vient très très naturellement. En fait, comme je suis pas forcément... déjà je n'écoute pas forcément moi-même beaucoup de musique en français donc en fait le français, en musique en tout cas, j'ai une relation un petit peu, un peu plus réservée on va dire... au français et c'est pour ça que quand j'écris des chansons il faut que ça vienne très très très naturellement. Si je me force, même ne serais-ce qu'un demi pour cent , ça ne fonctionne pas. Donc en fait, quand j'écris une chanson je me dis : « ha tiens ça...les accords...tout ça, ça m'inspire le français «  , je le fais en français point. Et voilà. Après c'est vrai que l'anglais c'est ma musique de cœur de musique. C'est ça que j'écoute depuis que je suis gamine et depuis plusieurs années enfin je suis vraiment bilingue. D'ailleurs aujourd'hui je vis en Suisse, à Zurich et donc évidemment personne ne parle le français là-bas donc je parle anglais depuis 5 ans. C'est ma langue du quotidien. Je parle anglais avec mon compagnon enfin donc...  j'ai en plus de ça, j'ai vraiment une relation de plus en plus intime on va dire avec l'anglais donc c'est vrai que … c'est vrai que le français c'est un peu plus compliqué. Mais j'ai adoré faire ces chansons en français, je suis hyper contente et j'ai eu des bons retours aussi sur le fait que ça se mélange bien parce que c'est toujours aussi un peu risqué on va dire. Mais pareil je ne me prends pas trop la tête. Je ne me dis pas, il faut faire un album tout en français, un album tout en anglais, ça marche mieux çi, ça marche mieux ça. Vraiment je suis mon instinct et mon cœur et voilà. Et tout se passera bien. 



Tes idées selon la langue s'adaptent-elles en anglais ou en français ? 

Nina Attal : Non, ouais je fais jamais ça. Je fais jamais de traduction dans ma tête. C'est soit c'est en français, soit c'est en anglais et ça marche comme ça dès le départ. D'ailleurs souvent les chansons que moi j'aime chanter en français et ce qui me vient naturellement, c'est souvent, justement, des chansons qui vont totalement sortir des clichés de la chanson française et tout, parce que voilà  ce n'est pas un style de musique moi qui me parle et que j'affectionne particulièrement. Il y a des choses que j'aime bien mais moi je suis restée coincée à Balavoine, Starmania, France Gall voilà. Ça je suis fan mais sinon Michel Berger, mais après sinon le reste... C'est juste pas ma sensibilité artistique. Et du coup quand une chanson me vient en français, c'est parce que la musique elle est très très loin de ce qu'on pourrait faire d'une chanson française. Donc par exemple, justement dans l'album, ça va être des chansons soit mélancoliques, des balades ou alors vraiment presque des influences américana et là je me dis : «  ha oui là le français ça marche parce qu'en fait c'est pas dans le premier degré. Pour moi ça c'est hyper important. Et par contre,non je ne fais jamais de traduction dans ma tête. C'est soit l'un, soit l'autre dès le départ et voilà. En tout cas, c'est ma manière de faire et voilà je trouve que ça fonctionne pour moi en tout cas. 

Tu collabores avec Gunnar, Gunnar Ellwanger de Gunwood. Parles-nous de cette collaboration ? 

Nina Attal : Alors avec Gunnar on se … moi je connaissais Gunwood depuis longtemps et en fait c'est marrant... ça été une rencontre hyper importante pour moi parce que il faisait, alors il y a quelques années maintenant...je ne me rappelle plus...avant le covid...je ne sais plus quelle année...il faisait un concert au Trianon pour leur sortie d'album Gunwood et, pour ce concert, ils avaient des invités. Il y avait notamment La Chica, Ben l'Oncle Soul, parce que Gunnar bosse beaucoup avec Ben l'Oncle Soul aussi, et il devait y avoir Yarol Poupaud et donc Yarol a pas pu faire le concert, je ne sais plus pour quelle raison, et donc il voulait absolument avoir...ben de la guitare quoi...enfin un guitariste, une guitariste, un peu en mode solo et tout ça et ils ont pensé à moi. Ils m'ont appelé et donc, ben je suis arrivée, voilà, dans ce grand, dans ce joli bazar on va dire. Et du coup j'ai rencontré tout le monde. On ne se connaissait pas forcément très bien avec Gunwood et Gunnar et donc heu, hé bien voilà, les répets, le concert...on a tout de suite vraiment sympathisé et d'ailleurs ça a été un concert pour moi même, personnellement, hyper important parce qu'en fait, à l'époque leur tourneur hé bien voilà ont eu un petit crush sur moi et donc ils m'ont dit : « bah on voudrait te...voilà...te faire tourner quoi et donc... A l'époque j'ai même signé avec le tourneur la même soirée, bon bref. C'était une soirée très importante. Et après avec Gunnar, on s'est vu et moi j'aimais beaucoup déjà l'écriture de Gunnar dans Gunwood. Je trouvais ça très...a la fois très simple et très poétique. Un petit peu à l'image...je sais pas...j'allais dire Bob Dylan mais non pas vraiment en fait parce que Bob Dylan c'est plus complexe à comprendre mais Gunnar il a vraiment ce talent de dire des choses très belles et très simplement. Et c'est exactement ça que je voulais pour ma musique. Et en fait quand on a travaillé sur Pieces Of Soul, c'était tellement évident...enfin...je lui ai envoyé des textes, je lui ai dit : « voilà ça parle de ça...machin...mais bon la forme c'est pas encore ça ». Et il m'a envoyé une version et tout de suite ça a cliqué. C'était exactement ce que je recherchais. Et voilà. Et depuis on se quitte plus. 



Victor Mechanick participe sur ton album «  Tales of a Guitar Woman ». Comment s'est passée votre rencontre et la façon de travailler ensemble ? 

Nina Attal : Ben Victor c'est pareil. C'est une connexion. C'est un peu la scène rock parisienne, justement la famille Yarol Poupaud, Raoul Chichin et tout ça. Et bon c'est vrai que en tant que guitaristes, finalement on se connaît tous. C'est une petite famille et voilà. On essaie toujours de se renvoyer l’ascenseur on va dire. Et donc Victor je l'ai croisé plein de fois et... Il jouait d’ailleurs sur une tournée aussi avec Yarol. On faisait des co-plateaux avec Yarol donc on se voyait. Et Victor moi j'ai adoré...j'adore son premier album qu'il a sorti.  Je suis allée le voir en concert...voilà juste en spectatrice et tout. Et donc Victor c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, qui a vraiment un talent pour aussi la scène. Il a une énergie. Enfin il représente vraiment aussi un coté seventies que moi j'adore. Et du coup sur cet album, avec donc Mathieu Gramoli qui est mon batteur et avec qui j'ai produit l'album, avec son label, on voulait un invité, plusieurs invités et puis on a tout de suite pensé à Victor. Et en fait à la base, j'avais un morceau qui était déjà écrit, qui s'appelle «  Missed Something » qui est sur l'album, et donc je lui ai dit : « hé bien Victor, est-ce que tu voudrais venir chanter le morceau avec moi ? ». Il m'a dit Ok. On l'a fait en studio. Ça allait très rapidement, c'était super. Et on s'est dit : «  Ouais c'est quand même dommage de pas écrire un truc ensemble ? ». Et donc, on avait un peu de temps en studio donc on a pris nos guitares, on a trouvé des accords. C'est venu très très simplement. Voilà on était content de la grille tout ça. Puis on s'est dit : «  bon on ne se concerte pas, on ne se dit rien, on ne se donne pas de mots clefs, rien du tout. On va écrire des paroles chacun dans un coin de la pièce, moi j'écris les couplets, toi tu écris les refrains ». Et c'est ce qu'on a fait, et en fait on est arrivé avec exactement le même thème de paroles et la chanson elle marchait comme ça tel quel et donc on l'a gardé. Et on a gardé le truc le plus spontané possible et donc ça a donné le morceau « Pas la Peine » qui est aussi sur l'album. Et donc voilà, c'est pareil avec Victor ça fonctionne quoi. On a les mêmes références, on a la même culture musicale et c'est chouette, c'est cool. Des rencontres comme ça, un peu magiques, c'est cool. 

La vie entre Zurich et Paris t'apporte-t-elle une différence de vision sur le monde et sur ta façon de travailler ? 

Nina Attal : Complètement. D’ailleurs je le dis souvent mais je pense que cet album il est aussi tel qu'il est parce que je l'ai écrit là-bas et que, en fait, il y a une espèce de sérénité qui se dégage d'où j'habite. En Suisse évidemment, la nature elle est omniprésente, il y a les montagnes, les lacs, les forêts, enfin. Et du coup je me sens sereine quand je suis là-bas et je pense que la musique du coup que je fais et que j'écris là-bas, elle...y'a ça qui se dégage aussi et j'aime mon cocon que j'ai construit là-bas. Ça m'aide à être confiante, à prendre du plaisir à faire ce que je fais et c'est vrai que...on en parlait en off mais Paris c'est... moi je suis parisienne, je suis née à Paris, j'ai grandi à Paris mais maintenant que je n'y suis plus, je me rends compte à quel point le rythme est intense quand je viens. Et c'est vrai que ça...maintenant je me dis que c'est plus possible pour créer des choses. C'est trop quoi. Et donc j'ai vraiment besoin de mon petit cocon et d'être chez moi et d'être heureuse aussi pour écrire de la bonne musique. Contrairement au blues où il faut être malheureux et bon voilà moi je me sens plus sereine à aussi écrire et ça fait du bien, et c'est complètement grâce à là où je vis. C'est sûr , c'est sûr.  

 Toujours important pour toi la famille. Ton compagnon Marvin qui joue les claviers et a fait la photo de la pochette de l'album, ton frère qui se charge des clips et bien sûr ta maman. Parle nous de tout ce monde et de ces relations si fortes. 

Nina Attal : Oui c'est eux, au quotidien clairement, clairement c'est eux qui me boostent, qui me soutiennent...les moments down, les moments up...ils sont toujours là pour moi. Ils ont toujours les mots justes. Bon moi j'ai la chance d'avoir des parents qui m'ont toujours soutenue dans ce que je voulais faire, dès mon plus jeune âge et qui m'emmenaient, j'avais 14 ans, dans les jams à Paris et qui m'ont toujours...mais par contre qui vraiment, qui quand même, me mettaient des coups de pieds au cul en me disant : «  tu sais, c'est un métier qui est difficile donc, vas-y, faut que tu te donnes à fond. Tu ne peux pas le faire à moitié ». Et donc c'est aussi grâce à eux tout ça, que, que voilà j'ai réussi à avoir cette carrière, et aussi très tôt. Et au quotidien, ils ont...c'est ma maman, par exemple, elle est très importante pour moi parce qu'elle est toujours très neutre dans ce qu'elle dit donc parfois je me prends des gros coups de pied au cul, parfois elle me conforte mais elle sait toujours ...c'est marrant parce qu'elle sait toujours prendre le recul nécessaire pour finalement ne plus être une maman mais être de bons conseils pour moi en tant qu'artiste ou même en tant que femme . Et elle ne me dit pas juste ce que j'ai envie d'entendre. Et pour moi c'est ça le véritable amour et c'est ça qui est moteur pour moi. Et oui, mon compagnon Marvin, il m'a aidé voilà pour faire les photos. A chaque fois que je lui demande : «  ah on peut aller faire des photos ? On peut aller faire des images et tout ? « . Il est toujours voilà...il est jamais réticent, il cherche toujours à m'aider. Et en plus voilà, ils sont tous talentueux, mon frère pareil. Alors évidemment, ils sont comme des collaborateurs hein ? Ils sont rémunérés, enfin voilà. On n'est pas en mode traitement de faveur, enfin voilà, je tiens à le souligner quand même. Mais par contre ils me connaissent tellement bien qu'en fait c'est évident de travailler avec eux parce que, pareil mon frère je lui envoie des choses, il sait très bien ce qu'il doit faire, il sait très bien comment me mettre en valeur, mettre ma musique en valeur parce qu'il me connaît. Et oui nos relations, que ce soit ma famille, mon compagnon, tout ça , c'est hyper important. Et comme je le disais tout à l'heure, ça va avec ce que je disais, j'ai besoin d'être heureuse et d'avoir de l'amour autour de moi pour aussi faire ce que je fais parce que c'est vrai que c'est dur parfois. On est un petit peu parfois au bord du précipice, on a envie de s'écrouler mais bon c'est aussi eux qui nous relèvent donc … non c'est hyper important. C'est dur d'en parler. 

Quels sont les instruments que tu as utilisé pour ton album «  Tales of A Guitar Women » ? 

Nina Attal : Alors beaucoup de guitares. Ben non évidemment ma fidèle guitare électrique mais cet album il est très tourné aussi autour de la guitare acoustique, de la folk. J'ai guitare classique, beaucoup de dobro, des lap steel des pédal steel , square neck, voilà tout ce qui...il y a du violon. Alors ce n'est pas moi qui l'ai fait mais c'est Caroline Calen, elle est super talentueuse et qui est aussi la chanteuse d'un groupe qui s'appelle Madlen Keys...allez écouter. Mais oui j'ai vraiment voulu élargir la palette au maximum de...j'ai des douze cordes aussi...de guitares et de vraiment...mon instrument il fallait absolument qu'il soit au centre de cet album et d'ailleurs ça aide aussi de composer avec ma guitare parce que justement j'essaie toujours d'aller plus loin, que ce soit dans les riffs, dans les parties rythmiques. Je ne me contente jamais de juste quelque chose de simple, de plaquer des accords ou quoi donc voilà tout ce qui pouvait être fait à la guitare a été fait à la guitare. Il y a très très peu de claviers et les claviers qu'il y a, c'est vraiment vintage. C'est de l'orgue, Rhodes, Wurlitzer, Mellotron, mais il n'y a aucun synthé voilà. C’était vraiment ma volonté d'être le plus possible ancrée, voilà, dans les seventies quoi et voilà. Et je voulais donner justement cet aspect à l'album, un petit peu plus folk américana parfois et garder quand même ce côté électrique, blues et rock. Et donc c'était ça le challenge sur cet album là. 
 
Pour ta formation Electric Ladyland, utilise-tu le même matériel ?  

Nina Attal : C'est pas complètement différent. C'est un peu différent, enfin...bon le truc c'est que voilà quand on est en tournée, on voyage en train donc forcément je ne peux pas non plus prendre tout. J'aimerais bien mais jusqu'à temps que j'ai un vrai guitar tech … bon je prends toujours ma guitare électrique. Après non, les pédales il y a pas mal de choses qui diffèrent. Il y a un côté beaucoup plus brut aussi dans Hendrix, il y a moins d'effets de modulation on va dire, même si j'en ai quand même quelques uns. C'est surtout les pédales qui vont différer et puis oui les sons. Alors pour des questions d'organisation, pareil, parfois j'ai la même guitare mais dans l'absolu, ce n'est pas forcément les mêmes strat et tout ça donc...voilà. Mais on essaie de rassembler au maximum pour des questions d'organisation.

La formation de Electric Ladyland, hommage féminin à Jimi Hendrix, qui a débuté pour une date unique du Blues sur le Zinc à Beauvais il y a 3 ans et continue pour notre plus grand plaisir, parle- nous de cette « expérience » notamment le groupe, les invités et les titres choisis. 

Nina Attal : Oui c'est un super beau projet qui existe, oui c'est ça, depuis 3 ans et on est toujours sur la route avec. En fait, Electric Ladyland, ça se veut être un collectif. Donc le noyau dur du groupe c'est moi et les 3 musiciennes : Antonella Mazza, Laëza et Léa et ensuite l'idée, oui, c'est d'accueillir des femmes musiciennes. Donc évidemment le concept c'est 100% féminin donc que des femmes musiciennes. Mais d'accueillir, d'élargir un peu la famille. On a parfois Jessie, guitare/voix, on a parfois Gaëlle qui fait à la voix et moi je veux que dans l'avenir ça s'élargisse encore plus. Peut-être Caroline au violon ? Enfin essayer de sortir des sentiers battus. On a Léna à la harpe. Donc voilà ça se veut être vraiment un collectif et l'idée c'est de...c'est aussi de réinterpréter les morceaux d'Hendrix et son répertoire parce que c'est impossible de se mettre dans la tête d'Hendrix donc tout de suite on s'est dit, on va faire le truc à notre sauce, on a réarrangé les morceaux, aussi parce que voilà les tessitures de voix, tout ça, ça ne fonctionnait pas donc il y a beaucoup de choses qui sont réinterprétées. Et d'ailleurs, voilà, je pense que tout le monde y trouve son compte parce qu'on joue à la fois des classiques, à la fois des morceaux moins connus du grand public donc finalement que tu sois fan ou pas d'Hendrix, je pense que c'est un concert qui est cool à venir voir et...voilà on prend beaucoup de plaisir à faire ça et puis surtout, moi personnellement, c’était vraiment un challenge parce que Hendrix c'est très exigeant techniquement, que ce soit la guitare, la voix, guitare/voix. Et donc pour moi c'était vraiment un challenge et j'ai vraiment, quand j'ai commencé ce projet, j'ai vraiment senti que mon niveau, vraiment j'avais fait un pas en avant quoi. Et donc, ben pour ça, c'est aussi super de sortir un peu de sa zone de confort quoi.

Après ce 1er concert à Beauvais du coup ? 


Nina Attal : Ouais mais on avait tellement bossé qu'on s'est dit : « non pas que pour un concert ! Allez on va en faire d'autres «    

Y a-t-il quelques titres que tu as testé ? 

Nina Attal : Oui ben ça...alors il y a des incontournables que si on les jouait pas je pense que les gens ils seraient triste donc voilà : The Wind Cries Mary, Little Wing...enfin des trucs comme ça. Donc bon les classiques il fallait absolument qu'on les fasse. Et après, moi j'ai vraiment...enfin mon album préféré d'Hendrix c'est Axis : Bold as Love. Il y a beaucoup de morceaux que j'ai chopé sur cet album. Et puis il y a un truc aussi de production, enfin que je trouve hyper intéressant, moins rough quoi. Et voilà, après on fait «  Who Knows » qu'il a joué avec le Band of Gypsys. Enfin on essaie un peu de...Hendrix n'a pas eu une carrière très longue donc bon au final on arrive quand même à s'y retrouver mais après c'est pareil, le répertoire il va bouger. On va jouer de nouveaux morceaux, voilà, on va essayer de pas garder un truc figé. Mais voilà, après concrètement moi je suis la directrice musicale de ce projet, donc concrètement je me suis fait plaisir et j'ai pris mes morceaux préférés. Et après je les ai donné aux filles pour les jouer, mais... Bon j'avoue je me suis fait plaisir égoïste un petit peu. 

Et des titres qui n'ont pas été retenus ? 

Nina Attal : Bonne question. Je ne m'en rappelle pas. Je ne crois pas non. Heu si à un moment on faisait justement Have You Ever Been (To Electric Ladyland), because...euh because pardon ! Tu vois c'est le côté anglais ! Je vais faire ma Jean-Claude Van Damme !...parce que ça faisait écho au nom du groupe mais ce morceau il était super dur à faire sonner parce que justement il est sur Axis Bold as love je crois ? Non, ben non il est sur Electric Ladyland et bref, il est très produit sur l'album et du coup c'est très dur à faire sonner. Il y a des morceaux d'Hendrix qui sont à la fois aussi  très plats et les dynamiques sont très dures à choper donc ce morceau tu vois on l'a ...en cours de route on l'a abandonné par exemple. Même si moi je l'aime beaucoup mais c'était pas facile à faire en live, voilà. 

Vous reste-t-il quelques morceaux non retenus ? 

Nina Attal : Il y a de tout, tout et n'importe quoi. Enfin dans les tiroirs, il y a vraiment...il y a des morceaux que j'aime beaucoup et qui, là ne marchaient pas sur l'album mais oui, que je vais sûrement ressortir et retravailler. Il y a des trucs, ça vaut pas du tout le coup. Il y a des trucs ça va être poubelle ou je ne sais pas, je le donnerai à quelqu'un qui en veut bien mais ouais, ouais, les tiroirs sont bien remplis et...après j'ai toujours un peu du mal à aller repiquer des trucs que j'ai fait parce que finalement je suis quand même beaucoup dans l'instant et ce que j'ai pu écrire il y a 3 ans est-ce que ça me correspond aujourd'hui ? Pas sûr, sauf si vraiment tu le retravailles. Tu te dis : «Bon là il y a vraiment une bonne base » mais généralement je préfère repartir de zéro. Et puis, en plus, quand tu écris un album, tu essaies quand même toujours de penser à un fil conducteur, un fil rouge, enfin tu vois que ça fasse sens, qu'il y ait de la cohérence. Et en fait je trouve que ça s'entend quand tu es allé chercher un truc d'il y a, enfin tu vois, il y a plusieurs années et que tu le mets au milieu. Ça s'emboîte moins avec les autres choses que tu peux faire maintenant. Donc bon je ne suis pas forcément fan de ça mais faut jamais dire non.

En ce moment tu répètes pour les concerts. Comment ça se passe ? 


Nina Attal : Écoute, là pour l'instant, c'est des répets assez simples. On va faire la résidence, la date parisienne, tout ça à la rentrée donc là on a quelques concerts de chauffe on va dire, donc justement c'est le moment pour nous de voir ce qui marche, ce qui marche pas. La majorité du concert ce sera évidemment le nouvel album, pas tout mais j'aime bien toujours aussi aller piocher dans des anciens albums donc... Là par exemple j'ai choisi deux morceaux de « Pieces Of Soul », un morceau de « Wha », voilà. Il y a quelques petites reprises, un petit peu aussi pour faire écho aussi à Hendrix. Voilà, essayer de faire un bon mélange de tout ce que je fais aujourd'hui et de qui je suis et voilà.  Après franchement, j'ai une super team et tout vient très naturellement. Les morceaux ils sont aussi, de l'album, ils sont aussi joués live. C'est déjà du jouage, c'est de la musique live donc en fait très naturellement en répet, tout fonctionne déjà et il y a juste à jouer et à kiffer. Faut juste, voilà, qu'on retrouve les grandes lignes, les thèmes, les riffs des morceaux pour si retrouver mais sinon je pense que c'est...ça roule presque tout seul. Après cela ne veut pas dire que je ne ferai pas des bêtises au 1er concert mais non, non, ça se passe bien. 

Quels sont tes projets à venir ? 


Nina Attal : Et bien justement les concerts. Maintenant jouer l'album sur la route, un concert parisien d'ici la fin de l'année 2025, annoncé bientôt. On a aussi...on ressortira une réédition de l'album à la rentrée. J'en dis pas plus, c'est une petite info comme ça. Voilà justement pour garder un petit peu l'enthousiasme autour de l'album. Et voilà oui les concerts c'est le plus important. De toute façon c'est le nerf de la guerre donc c'est important de venir nous voir et nous soutenir, si on passe vers chez vous ! Et voilà. 

As-tu envie de rajouter quelque chose, faire passer un message ?  

Nina Attal :
 Ben non...allez ouais...allez écouter l'album. Évidemment, toujours être … ben voilà moi je suis très aussi sur les réseaux sociaux parce que c'est mon lien direct avec les gens donc voilà, sans être une influenceuse, et bien c'est cool de garder le contact. Les gens se renseignent sur ce qu'il se passe. Donc n'hésitez pas à me contacter, m'écrire. Donc voilà j'aime toujours être en lien avec vous donc c'est aussi important et puis ça permet d'avoir les infos sur ce qui se passe et voilà quoi !

Dernière petite question : as-tu complété ta passion pour les tatouages ? 


Nina Attal : Hé bien écoute oui parce que je m'étais dit qu'à chaque nouvel album, un nouveau tatouage. Donc je me suis fait tatoué le nouvel album. Je ne peux pas le montrer là parce qu'il est pas visible. Il est plutôt intime on va dire, sur une partie du corps que je ne peux pas montrer. Mais je me suis fais tatoué, ouais, mon nouvel album. Mais je me suis un peu calmée quand même...ouais, ouais. Il n'y a plus trop de place donc...tranquille. Mais j'ai fait le nouvel album.

Shooting Idols : Hé bien merci à toi

Nina Attal : Merci Thierry.   

16 Avril 2025
Interview Thierry CATTIER
Photos : Th Cattier / Shooting Idols

 

jeudi 10 août 2023

STORMHAVEN (Julien) // INTERVIEW // Nouvel Album "Blindsight" 18 Avril 2023.

 



Vous venez de Toulouse Pouvez vous nous présenter le Groupe ?

Julien :
Nous sommes un groupe de Toulouse et avons commencé en 2010. J'ai moi-même formé le groupe avec un copain de la fac de musique à l'époque où l'on faisait du jazz depuis déjà 3 ans et on s'est dit que l'on allait faire un peu de métal. On a trouvé les autres membres en passant des annonces sur différents sites. Voilà comment Stormheaven est né. J'ai toujours voulu avoir mon groupe et composer des morceaux.

D'où vient l'idée du nom du Groupe"STORMHAVEN"?

Julien : Je voulais quelque chose à la fois dur et un peu plus doux. Je ne savais pas trop ce que je voulais avec le groupe au début. Il se trouve qu'aujourd'hui, après 4 albums, on s'est à peu près trouvés. Je voulais quelque chose d'assez brutal mais de très mélodieux, très propre aussi. Et donc avec Stormheaven ça me permettait, avec le nom, d'avoir un peu le meilleur des deux.

Comment définiriez vous votre music ?


Julien :
Je dirais que c'est un mélange entre du rock progressif et du death metal. Du rock progressif pour les connaisseurs, je dirais Deep Purple, Kansas mélangé à des groupes de Death Prog à la Opeth.

Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?


Julien :
Le groupe qui m'a le plus marqué, je dirais Deep Purple. A l'époque, lorsque j'avais 14/15 ans, je faisais du piano et bizarrement c'est un groupe qui m'a permis de me raccrocher. J'ai pris la guitare de mon père et j'ai commencé à grattouiller. Et du coup je pense que Deep Purple c'est peut-être le pilier avec le côté prog, psyché et rock

Comment procédez-vous pour la création des titres ? Ensemble, séparément ?

Julien :
Pour la création des titres, en général je vais pondre un morceau. Ça va faire le tour des différents membres qui vont tailler, affiner le morceau. Une fois que la structure musicale est à peu près cohérente, j'essaie d'écrire des paroles dessus et je refais un petit tour d'affinage du morceau une fois qu'elles sont écrites pour vérifier que tout s'imbrique bien. Et ça nous fait un morceau.


Comment s'est passé l'enregistrement de BLINDSIGHT votre 4eme album ?

Julien :
La grande différence, pour cet album, c'est que l'on a essayé d'y mettre les moyens cette fois-ci. Jusqu'ici on a fait 3 albums avec du fait maison. On travaillait avec un gars qui avait un studio, qui nous enregistrait les batteries et qui nous faisaient les mix. On était globalement content du résultat mais, là, on voulait vraiment un truc au-dessus. Du coup on a essayé de faire les choses bien. On a enregistré les batteries en premier. Tout le reste, par contre, on l'a fait à la maison. Que ce soit tous les instruments, les prises voix. On a tout envoyé au Studio Fredman un studio suédois. C'est ce qui a vraiment changé pour cet album

Ressentez-vous une façon différente de travailler depuis votre 1er album en 2014 ?

Julien :
Je pense que l'on s'est un peu plus retrouvés en terme de style et de manière de composer. Moi-même je fais peut-être un peu mieux le tri entre les bons et les mauvais riffs. J'ai tendance maintenant, je pense, à proposer que des morceaux à peu près finalisés au groupe tandis qu'avant c'était plutôt des idées en vrac et on voyait un peu où l'on allait. Je pense que c'est surtout ça. Plus j'avance plus je sais vers quoi je veux aller.

Vous reste-t-il quelques morceaux non retenus ?

Julien : Il y en a. Bizarrement c'est assez dur à quantifier. J'ai en tête deux morceaux que l'on a pas retenus et qu'on a pas vraiment maquettés non plus mais il y a également un nombre quasi incalculable de riffs qui sont dans "le cimetière des riffs" que je ressort de temps en temps. Il y a certaines bonnes idées. Il m'arrive de retomber dessus 1 ou 2 ans après. Je me disais que c'était naze et au final, non, je me dis que c'est bien et je les ressorts. Donc il y a vraiment un paquet de choses en réserve. En tout cas on a pas prévu de bonus pour l'instant mais on a quelques petites choses de prêtes s'il le fallait.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous rêvez de jouer ?

Julien : Je pense que si l'on avait la chance de jouer avec Opeth ce serait une opportunité incroyable. Bien évidemment, j'aimerais bien jouer avec Deep Purple mais je crois pas que ça puisse se faire car notre style est beaucoup plus bourrin d'une part. Le fait que le line-up ait changé par rapport à moi qui suis resté sur le "Made in Japan" avec le groupe original. Ce serait trop Opeth pour moi.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?


Julien :
Pour les mois à venir, continuer la com autour de l'album, continuer d'enregistrer des clips, travailler sur nos visuels et puis trouver des dates pour défendre l'album sur scène ce qui est déjà pas mal.

Votre 1er fois sur scene

Julien : Notre première scène c'était dans une cave à Toulouse donc le terme monter sur scène c'était pas tout à fait ça. C'était un peu rock'n'roll ! Je me souviens que les autres groupes qui étaient présents n'étaient pas du tout dans notre style. C'était plutôt Hardcore. Du coup le public n'était pas conquis d'avance même s'il y avait les copains. Je sais que les membres du groupe m'ont fait pas mal de remarques à ce sujet. C'est la première date où j'ai gardé mes lunettes. D'ailleurs on voit des photos de moi avec les lunettes et à la fin du concert on ne les voit plus. Elles étaient par terre quelque part. Donc j'ai vite compris que c'était pas possible. C'était dans un petit bar qui s'appelle Les caves de la Notte à Toulouse. Un endroit minuscule qui devait pas faire plus de 15m2 mais ça reste un super souvenir évidemment.

Quelque chose à rajouter ?

Julien :  Je pense que cet album, comme j'ai décris le style tout à l'heure, pourrait plaire aux fans de prog mais peut-être, aussi, de prog un peu plus ancien. Je pense que pour ceux qui aiment vraiment la veine prog rock ils découvriront des riffs et des trucs bien sur cet album.

Pour finir, si vous ne deviez conserver 3 choses: un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

Julien :
Je pense que j'emporterais le "Made in Japan" de Deep Purple. Un film.. j'en aime tellement sinon je pense à un bon livre pour développer un peu l'imagination, d'avoir des choses à raconter. C'est vrai que j'aime bien les livres un peu fantastiques qui racontent des histoires. Je trouve que c'est pas mal pour aider à composer. Et pour le film, s'il faut n'en garder qu'un .. c'est dur ! Un petit "Retour vers le futur", un truc marrant.

L'interview en Vidéo ICI


HardRock Café
18 Avril 2023
Interview Thierry CATTIER
Photos Th CATTIER / SHOOTING IDOLS
ReTranscription William Chopin