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lundi 7 juin 2021

BURNING WITCHES (Lala et Larissa) // Interview // The Witch of the North... 2 Avril 2021.



BURNING WITCHES
est une formation qui a débuté son périple en 2015 en Suisse à l’initiative de Romana Kalkuhl, composé de cinq belles suissesses le combo s'est très vite imposé en Allemagne à la suite de la sortie de leur tout premier méfait ! Les belles pratiquent un Heavy Metal Traditionnel de grande qualité fortement influencé par JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN ou encore DIO pour n'en citer que quelques-uns ! Depuis la sortie de leur premier album éponyme en 2017, elles n'ont cessé de tourner principalement chez nos amis Teutons et d'enquiller les opus !

En 2018 elles reviennent avec Hexenhammer puis en 2020 avec l'excellent Dance With The Devil qui leur permettra de visiter d'autres contrées jusqu'à lors inexploré et de se faire un nom sur la scène Européenne en ouvrant pour des gangs comme GRAVE DIGGER OU DESTRUCTION. Aider par une signature chez Nuclear Blast et l'apport précieux de Schmier (Chanteur et bassiste de DESTRUCTION) qui gère à la fois leur carrière mais aussi la production de leurs albums ! Un plus non négligeable qui leur a permis de très vite se faire remarquer au niveau médiatique ! Nos sorcières ont dû pourtant faire face à de nombreux écueils avec le départ en Juin Seraina Telli remplacé immédiatement par Laura Guldemond (SHADOWRISE) un séisme majeur auquel Romana Kalkuhl a su faire face grâce à une détermination sans faille.

S’en est suivi le départ de Sonia Nusselder la guitariste et l’arrivée de Larissa Ernst. Un turn over qui ne semble pas les avoirs déstabilisé bien au contraire.
Alors que Dance with The Devil venait tout juste de sortir les voilà de retour avec une nouvelle galette The Witch Of The North, qui les transporte vers les froids polaires les belles inventant à chaque fois une nouvelle histoire pour définir le concept visuel de leur nouvelle progéniture.
Ce nouvel opus se veut une fois plus comme un vibrant hommage au Heavy des années 80 très efficace doté d'une production moderne exceptionnelle ! Une autre particularité de nos charmantes princesse métallique est de proposé sur chaque offrande une reprise d'un grand classique de formations légendaires issus des eighties après Jawbreaker de JUDAS PRIEST, Holy Diver de DIO, Batlle Hyms de MANOWAR c'est au tour du classique de SAVATAGE Hall Of The Montain King !

Une belle surprise tant l'exercice n'est pas simple avec comme invité ni plus ni moins que Chris Caffery le guitariste de SAVATAGE et de TRANS SIBERIAN ORCHESTRA ! Une crédibilité hors norme pour BURNING WITCHES qui vous garantit quelques frissons, une belle réussite.

Si vous aimez le Heavy Metal des années 80 version 2020 pas de doute The Witch Of The North est fait pour vous.

Pour en savoir un peu plus sur ce gang féminin rendez-vous était pris avec Lala et Larissa la toute nouvelle recrue afin d'en connaitre un peu plus sur le parcours de ces sorcières pas comme les autres. Magnéto Mesdemoiselles c'est à vous !



Les 10,11 12 et 25 09 2020 vous avez ouvert pour DESTRUCTION à Leipzig, Jaromer,Munich et Dortmund quels souvenirs en gardez vous  de ces shows ?

Larissa.
Oui c'est vrai nous avons eu la chance de pourvoir donner ces concerts pendant la pandémie. Le public était limité dans le cadre des restrictions sanitaires mais nous sommes heureuses de l'avoir fait. On voulait fait quelque chose de bien pour les fans et puis cela a été un vrai plaisirs d'ouvrir pour nos amis de DESTRUCTION. J'étais très heureuse car ce sont les premier shows que j'ai pu donner au coté de BURNING WITCHES.


Justement comment as tu vécu ses premiers concerts en tant que nouvelle guitariste de BURNING WITCHES?


Larissa.
C'était tout simplement incroyable. J'étais très nerveuse et en même temps très excité. Mais lorsque je suis monté sur scène et que j'ai senti toute cette énergie, c'était explosif. Toutes les filles donnent tout ce qu'elles ont.

Lala.
On est très fier d'elle, elle s'en est vraiment bien sorti sur scène, elle a été incroyable. Elle a une énergie extraordinaire et c'est ce que nous recherchions. Elle a bien jouer ces parties de guitares , c'est une guerrière, on l'aime

Larissa.
Moi aussi je vous aime.


Larissa est ce que l'intégration a été facile au sein de BURNING WITCHES ?


Larissa.
Dès le départ tout s'est très bien passé, j'ai senti toute l'amitié qui régnait au sein de la formation. C'est un peu comme une famille.. On fait plein de choses ensembles et ca m'a beaucoup aidé pour m'intégré, on fait du shopping, des barbecues, c'est vraiment sympa. Ce groupe ressemble vraiment à une famille lorsque l'on ne se voit pas pendant quatre jours on se demande ce qui arrive. Hey les filles vous êtes passé ou ? Rires ! J'ai envie de vous voir je ne veux pas resté seule ! C'est toujours bien lorsque l'on est ensemble, on ne peut pas resté éloigné les unes des autres plus de quelques jours.


Le
29/01/2019 vous avez ouvert pour GRAVE DIGGER à Paris au petit bain vous souvenez vous de ce concert ?


Lala.
Oui bien sur c'était sur un bateau, on était très préoccupé sur scène parce que la péniche bougeait avec les vagues des autres bateaux. Tout le public faisait du Headbanging  et j'adore ça mais cette fois ci c'était très spécial, tout bougeait je n'était pas rassuré. Mais j'ai pu jouer normalement et j'ai essayé de faire au mieux. Tout le groupe était dans cet état d'esprit, il faisait chaud, le concert était complet, on a apprécié ce show malgré les conditions un peu particulières.


Larissa quel a été ton implication dans le processus d'écriture de ce nouvel album?


Lala.
Larissa répond ne sois pas timide Rires!

Larissa.
Romana a de très bonnes idées, elle est arrivé avec beaucoup de riffs et de parties rythmiques. Lala s'est occupé des parties de batteries, Jeannine s'est chargé des parties de basses et Laura des voix, c'est un travail de groupe.

Lala.
Cela a été a la fois une bonne et une mauvaise période pour nous.Le mauvais c'est que l'on ne pouvait pas jouer ensemble par contre la bonne chose c'est que l'on a eu tout le temps nécessaire pour se concentrer et se consacrer a l'écriture, on a pu travaillé au mieux sur les structures des chansons. C'est très différent comparé à ce que l'on avait vécu pour l'opus précédent. Tout n'a pas été bon ou mauvais mais chaque titre a été très travaillé.


Larissa comment est tu devenu la nouvelle guitariste de BURNING WITCHES ?


Larissa.
En fait tout n'étais pas nouveau pour moi. Je les connaissais depuis déjà un bon moment. Je connais Romana depuis l'âge de cinq ans, nous avons grandi ensemble, on a joué ensemble et fait de la musique alors que nous étions adolescentes. Ce n'était pas comme si j'arrivais dans un tout nouvel environnement.


Pour l'enregistrement vous avez une nouvelle fois travaillé avec le tandem V.O. Pulver (PRO-PAIN, DESTRUCTION, NERVOSA, PÄNZER) et Schmier (DESTRUCTION) comment avez vous vécu ces sessions studios en pleine pandémie ?


Lala.
Tout s’est très bien passé, c’est très facile  de travailler avec Schmier et V.O. Pulver, ils nous connaissent très bien, ils sont à nos cotés depuis les tout début de BURNING WITCHES. A chaque fois que nous rentrons en studio chacun sait ce qu’il à a faire et fait son truc.


Avez-vous l’impression que c’est plus difficile pour une femme de s’imposer dans le monde du Metal ?


Lala.
Oui au début on a eu des expériences pas forcément agréable. Certains pensait que nous étions juste un groupe de jolies filles qui se préoccupaient plus de leur look que de la musique. Il nous a fallu faire nos preuves et se faire accepter en tant que musicienne notamment au niveau scénique. C’est ce que nous voulions, on adore ce que nous faisons et rien d’autres.

Ya t’il des morceaux qui ont été un challenge a enregistré en studio ?

Lala.
Oui pour moi en tant que batteur le défi a été d’enregistrer les parties de baterrie de « The Witch Of the North », c’est un rythme spécial, c’est du 6/8 et je n’étais pas habitué. Mais j’ai adoré enregistrer toutes mes parties pour les titres de cet album. J’ai travaillé et je les ai enregistré.

Larissa.
Pour moi qui a pas une chanson été plus particulièrement difficile a enregistrer que les autres. En géneral c’est un défi de composer, de trouver de bonnes mélodies pour les parties solos qui s’intégrent bien dans les morceaux.

Lala. Oui elle s’est vraiment bien débrouillé, j’adore ses solos et l’intro de « Flight of Walkyrie »

Pourquoi avoir choisi « Flight of Walkyrie » comme premier single extrait de l’album ?

Lala.
Nous avons sorti un premier Ep a été « The Circle of Five » pour introduire Larissa et son shred. Nous avons choisi cette chanson car pour nous elle est magnifique. Tu seras étonné si tu l’écoutes pour la première fois car l’intro est si lente. Ensuite elle te touche directement droit au cœur parce qu’après on accélère. Cette chanson contient tous les éléments. C’est lent puis rapide, avec une humeur et le son mélancolique, la batterie détonante, les solos superbes et rapides. C’est mélodique et avec la puissance du Metal. Tout. Je ne sais plus quoi dire d’autres (Rires).



Vous êtes allés très récemment en Pologne pour réaliser une vidéo pour votre single quel souvenir gardez-vous de ce périple ?


Larissa
. Le voyage a été bon car nous avons utilisé un tour bus pour nous rendre en Pologne. C’était cool de se retrouver ensemble encore une fois. On avait l’impression que nous étions en tournée même si c’était pour faire le show et une vidéo. C’était un voyage amusant avec le groupe pour les photos et les vidéos, le tournage du clip. Une véritable expérience.

Lala.
Oui ce sont des pros. Nous croyions être à Hollywood [Rires]. Il y avait toutes ces machines qui fabriquaient de la neige, toutes ces lumières et le décor. C’était fou et il faisait froid.


Quel est le titre choisi pour ce nouveau single ?


Lala. Surprise, Surprise !

Comment avez-vous réussi à inviter Chris Caffery le guitariste de SAVATAGE sur la reprise « Hall Of The Mountain King » un de leur classique ?


Lala.
C’est un ami de Romana. Elle lui a demandé s’il pouvait jouer le solo sur la reprise. Il a accepté. Il était si content de le faire. C’est une personne super cool et il est si gentil. Une superbe personne. C’est un honneur que de l’avoir comme invité et artiste. C’était une idée de Laura car tu peux voir la pochette de notre album faite par Claudio Bergamin. Il y a les montagnes et la grande sorcière que nous appelons Freya. Nous sommes représentées comme des guerrières. Nous avons la montagne sur la pochette de l’album et pour faire de toute la montagne des concerts. C’était une superbe idée de sa part. Ce qui est bien avec Laura c’est qu’elle a beaucoup d’idées. J’ai bien dit beaucoup [Rires]. C’est facile et super de jouer avec les guitaristes. C’est merveilleux.


Est-ce que cela a été difficile de trouver une nouvelle chanteuse après le départ de Seraina Telli en Juin 2019 ?


Lala
Non. En fait on a trouvé Laura grâce à la connexion avec notre ancienne guitariste. Laura a apporté à BURNING WITCHES un niveau supérieur parce qu’elle a cette voix agressive et mélodique que beaucoup de chanteurs recherchent. Sa portée n’est pas si haute mais elle peut faire beaucoup de choses avec sa voix. Sa voix rend BURNING WITCHES plus épicée et plus agressive mais elle est connue pour ses refrains entrainants. On ne peut pas demander mieux. Elle est si parfaite.


Larissa. Elle fracasse tout sur scène grâce à son énergie.


Lala.
En plus son énergie sur scène : Oh mon dieu ! Elle donne des coups de pieds, fait des choses acrobatiques sur scène. C’est dingue. Elle a une voix si puissante : c’est ce dont nous avons besoin quand tu joues du Heavy Metal. Tu as besoin de mélodie, d’agressivité et d’une voix puissante et lourde. Elle a tout pour elle, elle est magnifique, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est pour ça que nous l’aimons tant comme notre guitariste de shred. C’est celle qui déchire tout [Rires]. Maintenant Larissa rougit. Non je plaisante.


Qui a eu l’idée du titre de l’album « The Witch Of The North»?


Lala.
Nous avons une histoire à propos de ce titre. C’est la première chanson écrite par Romana. Cela sonnait comme quelque chose venant du nord et elle a dit que ce serait bien que le titre de la chanson soit « The Witch Of The North ». Plus tard cela nous a donné l’idée de faire un album concept. Laura a rassemblé toutes les idées et les histoires sur le Metal du nord et la mythologie pour écrire sur les racines, les dieux afin de combiner toutes ces histoires en une seule. Mais bien sûr c’est différent de la mythologie du nord. C’est juste une connexion. La première chanson nous a amené à faire cet album concept.


Comment vois-tu le décor pour cette tournée sur scène ? Avec des glaciers sur scène ?


Lala.
La glace va fondre donc il n’est pas question d’avoir la fonte des neiges sur scène. Pour le prochain concert nous mettrons le feu. Nous avons tellement envie de donner des concerts et cela va être incroyable à n’en pas douter. Et c’est sur la glace va fondre !


Que retire tu des shows acoustiques que vous avez donnés au le 29 Mai 2020 dans le cadre de la Corona Acoustic jam et au Little Creek studio ?


Lala.
C’était la première fois que l’on faisait un show acoustique. Nous pensions à nos fans. C’est la pandémie et tout le monde est triste. Tout le monde est confiné et seul. C’est une bonne idée de le faire car les gens peuvent encore voir des shows. C’est pour cette raison que nous avons joué les trois titres. Les fans ont adoré. Larissa a rejoint le groupe comme invité. Et on se disait : allez Larissa rejoint notre groupe, ou quelque chose comme ça [Rires]. Elle l’a très bien fait. Pour nous c’est différent, je ne suis pas guitariste. Ce n’est pas la même chose de jouer de la guitare électrique par rapport à l’acoustique. Tu dois jouer terriblement bien pour faire sonner la chanson. Mais cette femme la fait. Elle a tout ce qu’il faut pour le shred. Encore merci à tous les invités : Courtney Cox (THE IRON MAIDENS), Noelle Dos Anjos (NUNGARA, ALKOHOLIKA).


Pour toi Lila comment définirais tu un bon batteur et pour toi Larissa un bon guitariste ?


Lala.
Un bon batteur pour moi est quelqu’un qui n’a pas besoin de surjouer une chanson. Une fois que tu surjoues une chanson ça ne ressemble pas à une chanson. C’est une chanson individuelle. La chose est la suivante. Romana fait des riffs et je la suis dans ses riffs spécifiques. Je suis le rythme et ajoute des rudiments. Parce que si je surjoue ce ne serait pas possible. Certains batteurs surjouent. Pour moi c’est beaucoup trop. Tu ne dois pas vendre la chanson en elle-même. Tu ne dois pas frimer (Elle imite et surjoue le bruitage de la batterie avec un cri pour le final). Larissa c’est ton tour de parler.

Larissa.
Pour moi un bon guitariste c’est quelqu’un que tu peux voir et qui aime jouer de son instrument et étaler la joie que cela lui procure quand il joue. Aussi avec le public et les gens qui t’écoutent. Tu te connectes avec eux pour mettre de la magie.

Lala
Quelle bonne réponse whaouh. Très bonne réponse. La réponse vient du cœur.


Comment vivez-vous le confinement el la pandémie ?


Lala Nous sommes contentes de rester à la maison, il y a aussi de la tristesse. Nous ne pouvons pas jouer et faire des concerts mais nous continuons à nous entrainer. Nous faisons ce que nous pouvons. Nous continuons à pratiquer les mêmes routines à nous entrainer deux fois par semaines, et à nous voir tous les jours. Et quoi d’autre : faire la cuisine, faire du shopping. Après les interviews nous irons faire du shopping. J’espère que Larissa m’achètera une chemise ou quelque chose.

Larissa.
Oui [Rires].


Qui a eu l’idée de la pochette de l’album ?


Lala.
Tous les membres du groupe comme je l’ai mentionné au départ. Le concept et la bataille de cet album sera « The Witch of the North ». Nous avons donné nos idées à Claudio Bergamin, il nous a adressé son projet et nous avons vraiment aimé. Nous lui avons précisé l’idée des montagnes et des guerrières. Nous avons obtenu exactement ce que nous voulions. Cela parait classique et épique. La grande sorcière s’appelle Freya. La déesse de l’amour et de la sorcellerie [Rires].

Larissa.
C’est une collaboration impressionnante.


Avez-vous quelque chose d’important à rajouter à propos de ce nouvel album ?


Lala.
C’est notre quatrième album « The Witch of the North » et la pochette de l’artiste Claudio Benjamin est magnifique. Nous avons composé treize titres dont une reprise. La plupart des chansons sont rapides et mélodiques à la fois, avec des guitares et des riffs agressifs. Nous avons composé une ballade « Lady Of The Woods » et pour nous c’est la plus belle ballade que nous ayons composées. La première fois que je l’ai entendu avant le mixage, j’ai eu la boule au ventre. Et nous avons aussi un invité le père de Romana qui est un chanteur d’opéra et nous avions eu l’idée qu’il pouvait chanter sur ce titre. Nous sommes heureuses que cela se soit bien passé. La sortie de l’album est prévue le 28 mai et nous sommes impatients de montrer à nos fans ce qu’il s’y trouve et ce que « The Witch of the North » fera à ta propre vie de magique [Rires].

Larissa. Je suis terriblement heureuse et je suis impatiente de la sortie de l’album. Quelques semaines encore à attendre.


Espérant vous revoir à Paris.

Lala.
On ne peut plus attendre de jouer. Partout ou n’importe où. Jouer en public nous manque terriblement. On a hâte de revenir à Paris : Bonjour, Bonsoir (Ndr : En français dans le texte). Larissa parle mieux le français.

Larissa.
Un petit peu. Je m’appelle Larissa, j’aime la musique. (En français dans le texte).



2 Avril 2021.
Pascal Beaumont  
Laurent Machabanski (Traduction)

samedi 3 avril 2021

GAELLE BUSWEL // Interview // Just Like The Wind... Paris 2 Avril 2021.

 
A l'occasion de la sortie de son nouvel opus "Your Journey", Gaelle Buswel nous a accordé une interview où elle revient sur les moments phares de sa carrière, et nous dévoile quelques belles anecdotes.

C'est avec un grand plaisir que nous avons pu avoir cet échange avec Gaelle, qui nous a donné de son temps en répondant à nos questions avec toute la sincérité qui la caractérise.

Bonne lecture !
 


Quelles ont été tes premières découvertes musicales, tes premières influences et tes idoles ?

Gaelle Buswel. Il y en a eu pas mal, ça allait de Neil Young à Janis Jopling, en passant par Joe Cocker... Toute la période de Woodstock, car c'est ce qu'écoutaient mes parents. J'ai adoré découvrir Jonny Lang quand j'avais 15 ans ça été une vraie révélation cet artiste. Il y a eu aussi dans mes premières influences Bonnie Raitt et Pura Fé dans les influences qui m'ont inspirés. Et c'est marrant mais ado j’adorais aussi écouter Pink mais en acoustique.  

A quel âge as-tu commencé à apprendre à jouer d'un instrument puis commencé à écrire tes premières chansons ? Te souviens-tu de tes premières créations ?

Gaelle Buswel. J'ai commencé la guitare à 13 ans dans une MJC de quartier, et les 1ères chansons que j'ai commencé à bosser à la guitare c’était du Francis Cabrel !! Je l’adorais et je l'adore toujours autant.
Et c’était super pour apprendre à mêler le chant et la guitare en même temps. C’était juste pour m'accompagner. J'ai arrêté pas mal d'années la guitare avant de reprendre quand j'ai vraiment voulu commencer à composer.
Mes premières créations ont surtout été des textes en français, J'ai écris pour une comédie musicale à la Fac qui s'appelait « Couleurs d'amour » et qui était basée sur les différences sociales, sur les différences de couleurs de peaux.... On avait monté une association avec des copines, on était toutes d'origines diverses et on voulait juste essayer d'ouvrir les yeux des gens sur ces différences que les gens créent et qui ne devraient pas exister.  

Comment procèdes-tu pour écrire tes chansons, entre le moment où vient l'idée d'un texte et celui de l’écrire ?

Gaelle Buswel. Il n'y a pas de règles, souvent c'est parce qu'il vient de se passer quelque chose qui m'a marqué ou touché et du coup je me jette sur la guitare et le papier en même temps et je laisse l'émotion me guider. Puis après on revient 200 fois sur ce qu'on vient de faire pour voir comment on peut le faire évoluer, et des fois ça nous emmène encore ailleurs :)  

Te souviens-tu du tout premier concert que tu as donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Gaelle Buswel. Oh oui ! C’était folklorique et tellement drôle c’était le Balajo de Bastille à Paris et j'avais joué et chanté la ballade de Jean Batailleur de Zachary Richard en 1er, j'avais 15 ans peut être. J'étais à fond dans le côté acoustique folk. Et en même temps j'étais toute seule à la guitare et c’était le plus simple pour pouvoir jouer partout sans être dépendante de qui que ce soit. C'était super formateur.
Par la suite j'ai eu un groupe de Funk Rythm and Blues de covers, c’était mon premier groupe avec des vrais musiciens et une section cuivres lol et le 1er concert était au Petit Journal Montparnasse de Paris.
Et ensuite mon 1er vrai grand concert en composition blues rock c’était au Soubock de Cauville en 2009 si je ne dis pas de bêtises.
Voilà là t'as tous les débuts haha.

Depuis ton 1er album « Yesterday’s Shadow » en 2012, tu collabores avec Neal Black. Comment s'est passée votre rencontre ?

Gaelle Buswel. Neal c'est mon papa spirituel de la musique !! C'est une superbe rencontre ! C'est grâce à Neal que j'ai lancé mes projets solos.
Et tu vas rire mais on s'est rencontré via myspace !! haha. A l'époque j'avais joué avec mon 1er groupe de compos qui s'appelait  « Cam On » et on avait joué au Soubock en 2009 et curieuse que je suis j'avais looké toute la programmation qui passait et je suis allée écouter en détail ce que faisait Neal et les autres artistes sur myspace et j'ai adoré, je lui ai envoyé un message juste pour dire bravo, trop la classe, je t'ai découvert grâce au Soubock.... Et là il me répond, waouh merci mais quelle voix tu as, tu veux qu'on bosse ensemble ?
Et c'est parti de là,  si cet email ne serait pas parti, je ne serais pas là à discuter de ma musique avec toi aujourd’hui !! Neal m'a poussé à développer mes compos ! Et à le faire sans rien attendre de personne,  sans être dépendante des autres, juste en fonçant et en le faisant le plus sincèrement et honnêtement possible. J'adore bosser avec Neal !


Tu as tourné dans plusieurs pays (Japon, Etats-Unis, etc...), comment ressens-tu l’accueil et les réactions de tous ces publics différents ? Gardes-tu quelques souvenirs marquants de tes concerts à l’étranger à partager avec nous ?

Gaelle Buswel. C'est génial !! chaque culture est différente, mais chaque public nous a toujours accueilli dans le respect et la bienveillance ! Et c'est fabuleux quand tu peux aller à la rencontre d'un public américain où la musique que nous faisons vient de chez eux. Et de les voir fiers que l'on porte leur musique en Europe c’était hyper encourageant. Et au Japon c'est incroyable car les gens lorsqu'ils sont fans d'un groupe, ils sont fans à vie et il peuvent être fan de métal, de rock, de musique classique de pop en même temps. Et le Japon nous avons pu y aller car des fans japonais demandaient nos albums dans les Tower Records. Et une boutique à réussi à contacter mon distributeur de l'époque pour avoir des cds de yesterdays shadow et black to blue dans sa boutique. Et je me rappellerai toujours, la 1ère fois que nous sommes allés jouer au Japon à Tokyo, il y avait un fan qui rêvait de nous rencontrer et qui nous suivait depuis déjà 6 ans, le jour du concert il ne pouvait pas venir car il travaillait , du coup on lui a donné rdv dans un café pour le rencontrer, il était trop ému et nous a offert plein de petits cadeaux trop mignon !! Pour moi c’était important car c’est peut être grâce à lui que nous nous sommes retrouvés là-bas ! Et je suis toujours contente de rencontrer les premiers fans qui nous ont soutenu et qui sont encore là aujourd'hui !! on existe grâce à eux et en tant qu'indé c'est fabuleux de se dire que des gens aiment notre musique autant qu'un groupe connu.

Tu as fait les premières parties de Jonny Lang, Beth Hart, Ringo Starr, Mathieu Chedid, Vintage Trouble, ZZ Top, Status Quo et beaucoup d'autres. Peux-tu nous faire partager quelques souvenirs de ces premières parties ? As-tu gardé des liens avec les artistes que tu as rencontrés ?

Gaelle Buswel. Oh lala il y en a plein des souvenirs !!! Ce sont des artistes fabuleux !!!
Jonny Lang, c'est un artiste, humain en or. Je le connaissais déjà avant de faire la tournée et son manager nous suivait beaucoup, donc cette tournée était fabuleuse.
Ringo Starr c'était drôle car on avait que 7 minutes pour faire la balance et pendant notre balance quelqu'un vient me taper sur l'épaule et en me retournant je vois Ringo Starr qui me dit "Hey Salut Gaelle, je suis Ringo, je suis super content que tu fasses notre 1ère partie". Et mon réflexe a été de regarder les garçons pour voir s'ils voyaient la même chose que moi, si ce n’était pas une hallucination. Et j'ai répondu bêtement « hi » bouche bée ! Dans mon regard on avait l'impression que je découvrais la vie haha. Il a dit bonjour à tout le monde, puis s'est assis à la batterie derrière moi, pour faire une vidéo, nous avons de super souvenirs en photo de ce moment.
Des fois sur des 1ères parties tu ne sais pas si tu vas rencontrer les artistes ou pas. Et Ringo, on s’était dit qu'on ne le verrait pas. Et je me souviens il était avec Greg Bissonette, et Greg est resté tout le temps de notre petit concert à nous écouter depuis la console retour. Matthieu Chedid avait fait pareil,il avait assisté à tout notre concert et nous avait félicité.  
Et ZZ Top , on avait rigolé car à notre balance au Zenith de Nancy ; y'a un mec qui vient nous filmer et qui nous fait coucou, c'était juste Billy Gibbons. On a passé un super moment avec lui à la fin du concert ! Vraiment on a eu la chance de rencontrer des artistes qui ont marqué l'histoire de la musique mais qui en plus sont d'une gentillesse incroyable et d'une grande simplicité et ça, ça fait du bien.  

Avec ton nouvel album "Your Journey", tu as enregistré à ICP et tu as fini avec un détour par le fabuleux studio de Abbey Road. Raconte nous cette aventure ?

Gaelle Buswel. Ahhhhhhh j'ai toujours du mal à trouver les mots ! Car cette aventure est juste dingue, grandiose, inimaginable ! On pouvait pas rêver mieux ! Et surtout de toute ma vie je n'aurais jamais pensé qu'un jour je puisse enregistrer là-bas ! Et grâce à TOUS nos fans nous y sommes allés.
Tu sais quand tu te retrouves juste devant la porte d'entrée où il y a écrit Abbey Road, Studios tu sais pas si tu dois pousser la porte, tellement tu n'oses pas y rentrer !!
Tous les plus grands ont franchi cette porte, et on se sentait tout petits, on osait même pas parler dans les couloirs haha. Et puis l'arrivée dans le studio, c'est une vague d'énergie incroyable que tu te prends en pleine face quand tu pousses la portes ! Je me souviens Laurian, notre clavier a versé sa petite larme et c’était hyper émouvant de voir l'émotion que chacun avait. Et pourtant ce n'est qu'un studio avec des machines, des instruments me diront certains, mais non c'est ici que les précurseurs du Rock sont passés et c'est pas rien. Pour nous ça représente énormément de se dire que nous avons notre petite place parmi les plus grands à ce moment là. Il y a une énergie folle qui émane des murs de ce studio, chaque coin, recoin de ce studio raconte une histoire, une anecdote. Il y a dans un coin le piano sur lequel Obladi Oblada a été enregistré par exemple. Les garçons étaient là, what c'est à cet endroit précis que telle chanson à été jouée.... franchement il faut le vivre pour le croire et le ressentir.  Et franchement merci à tous de nous avoir permis d'aller aussi loin.
Blues Mag a sorti un reportage de ce que nous avons vécu à Londres, je vous conseille fortement de le lire pour vous plonger intégralement dans cette aventure unique.

Tu as choisi le crawfounding en 2014 pour "Black to Blue", et pour "Your Journey". Est-ce une expérience qui te permet d'être plus proche de ton public ?


Gaelle Buswel. Oh oui vraiment. C'est pas juste nos albums ce sont les vôtres aussi !! il y a une part de chacun d'entre eux dans toutes nos folles aventures !

Certains des titres de ton nouvel album "Your Journey" ont déjà été joués en concert avant leur enregistrement. Cela a-t-il une influence dans la manière de les travailler ensuite en studio ?

Gaelle Buswel. Pas forcément, sur certains on a juste voulu pousser le truc encore plus loin.  

Comment se passe le processus de création, entre les premières ébauches d'écriture et de composition du titre jusqu'à son enregistrement en studio et sa production ?

Gaelle Buswel. Souvent ça part d'un riff, d'un bout de guitare voix, d'un bout de texte, et puis on le développe. Sur cet album j'ai beaucoup collaboré avec mon équipe et ça c’était super, plus que sur les autres albums. Tout le monde avait des choses à dire et s'est impliqué à fond et c'était une superbe énergie collective, bon avec trop de morceaux au final haha, on a pas pu tout garder.
Angela Randall a beaucoup écrit avec moi, j'adore bosser avec elle, et parfois elle arrivait, "Gaëlle tu m'as inspiré ça j'ai écris une chanson sur toi et notre discussion d'hier".
Steve a composé à la guitare dans un premier temps comme pour "Your Journey", "Razor's edge", "All you Gotta Do", il faisait des lalalla et j'essayais de développer la ligne de chant avec lui et je commençais à écrire les 1ères idées. Il chantait même des idées de riffs de guitare et avait déjà l'idée de la rythmique à développer et de l'arrangement.
Michaal avait plein d'idées de riffs, de guitare voix  comme sur "Promise", "Perfect Lullaby"... et même il s'est mis à écrire sur le texte de "Louder". Il m'envoyait des tonnes de mémos. Et idem il avait des idées bien précise pour certains arrangements.
Moi j'arrivais avec des idées de Guitare Voix en disant bon je joue ça mais en fait ça, il faut que ça fasse ça à cet endroit là et là ça envoie haha....
On a eu ce morceau "Last Day" où c’était la première fois qu'on composé à 4 en même temps, Michaal est arrivé avec le gros riff de Guitare et on a développé toute la chanson, Steve, Michaal, JB et moi ensemble dans le petit garage de JB. C'etait une nouvelle façon de travailler pour moi mais c’était super. Chacun a quasi écrit ses parties musicales,  parfois orienté par l'un ou par l'autre.
Il y a un processus de travail à raconter sur chaque chanson mais ce serait trop long à raconter !
En studio, ils avaient tous des idées plus farfelus les unes que les autres qui fusaient dans tous les sens. Le trio Didier, Michaal, Steve derrière une console c'est assez fun à voir ! "What Might have been" c'était n'importe quoi, ils sortaient tous les instruments d'ICP pour les intégrer à la chanson, j'avoue sur le coup j'ai eu peur, Didier me disait t'inquiètes Gaelle fais-nous confiance. Ça m'a sortie de mon confort habituel de laisser la folie sortir de chacun d'entre nous, on se connaît depuis longtemps, donc on sait qu'on va tous dans la même direction, même en passant par des moments barrés. Même Laurian était au pays des claviers et sur place ça lui a inspiré pas mal de choses. Heureusement nous avions eu 12 jours d'enregistrement, ce qui laissait une grande part à la créativité du moment fou du jour pour développer des idées en plus, une fois sur place c'est là que la magie opère.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel tu aurais aimé jouer ?

Gaelle Buswel. Oh oui Steven Tyler est le prochain sur ma liste hahaha



Comment as-tu vécu cette période de la pandémie de coronavirus depuis un an ?

Gaelle Buswel. Écoute, c’était pas facile, y' a eu des hauts et des bas comme tout le monde, de gros changements de vie également et cette période est extrêmement anxiogène.  Je me suis vraiment demandée ce qu'on allait devenir à un moment donné et je me suis mise une pression folle car je me sentais responsable vis à vis de mon équipe et des fans qui attendaient cette sortie d'album, et avec laquelle nous étions complètement coincés a cause de la pandémie.
Mais si je dois garder le positif que ça m'a apporté, c'est que j'ai pris un énorme recul sur l'enregistrement de l'album. D'habitude t'enregistres, y 'a la promo et tu pars en tournée. Là il n'y avait rien et du coup j'ai pu vraiment apprécier cette phase d'avoir ce bébé à moi pendant quelques temps, avant de le partager et ça c'était super. Et aujourd'hui j'essaye de mettre beaucoup de choses en place pour booster le moral des troupes et qu'on puisse tous à garder le cap équipe et fans en même temps.

Depuis la COVID, tu as fait l'expérience du Live streaming sur le net, ce qui permet au public de ne pas couper le lien avec toi, mais comment ressens-tu la différence de cette nouvelle forme de communication ?

Gaelle Buswel. Ah je ne suis pas fan de ce système, on vient du live et nous ce qu'on aime c'est vivre un concert en direct avec les gens dans une salle. Mais on s'adapte, on essaye de pas trop en faire, car l'objectif c'est de se retrouver à l'entrée des salles de spectacles le jour où tout repartira, car c'est là que la musique a sa meilleure place et son meilleur échange émotionnel.
Quand on en fait on essaye de donner une autre dimension au live en streaming, ce qui est en live en streaming ne sera pas la même chose que sur scène et vice et versa:)

Aujourd'hui, quels sont tes groupes préférés ? Sont-ils les mêmes qu'avant ? Quel genre de musique préfères-tu écouter ? Y a-t-il une chanson ou un album qui restera pour toujours ?

Gaelle Buswel. Oui ce que j'ai aimé jeune, je l'aime toujours autant, surtout Jonny Lang haha, aujourd'hui j'essaye d'écouter d'autres groupes aussi, j'aime le rock et la folk avec toujours autant de passion. Mais j'aime beaucoup le gospel, certains morceaux d'opéra, des artistes récents de pop.... c'est suivant l'humeur et les découvertes, j'essaye d'être curieuse un maximum. J'avoue ces dernières années mon gros coup de cœur était "The Temperance movement", malheureusement le groupe a arrêté.
Je viens de créer une playlist spotify avec tous mes coups de coeur quand j’étais ado, je pense que ça fera sourire certaines personnes haha. Mais ce sont toutes les chansons qui ont eu un impact très fort sur ma vie à un moment donné.

Qu’est-ce que tu fais lorsque tu ne travailles pas? Quels sont tes passions et tes passe-temps?


Gaelle Buswel. Je suis H24 à développer ce projet, on travaille tout le temps haha.
mais j'adore voyager, les randonnées, tout ce qui peut me faire prendre l'air et surtout voir mes amis !!

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi?

Gaelle Buswel. Haha c'est trop cruel !!
Un disque : Signs de Jonny Lang , ça occuperait mes journées pour travailler les lignes de chant.
Un film "Les Goonies", juste parce que ce qui te ramène aux bons moments de ton enfance peut te faire tenir toute une vie !!!
3ème !!! ma guitare !! comme ça j'aurai le temps de composer et d'écrire au calme haha

Merci de nous avoir consacré un peu de ton temps et à bientôt sur scène.

Gaelle Buswel.
Merci à) toi et à très vite.



Th Cattier - Photo : Th. Cattier / Shooting Idols