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samedi 23 juillet 2022

NEAL BLACK // Interview // Wherever The Road Takes Me - 30 Years Best Of - Mai 2022.

 
Il y a des gens avec qui les rencontres sont toujours très belle et très chaleureuse.
Aujourdhui encore une fois voici l'interview d'un grand Monsieur qui es et reste d'une gentillesse et d'une disponibilité sans faille un grand parmi les grands ... Neal Black .
Place a cette interview et on en profite pour vous signaler ce Best of Sorti chez DixieFrog
un bon moyen de faire un arrêt au travers ce disque et remonté le fil de ces années.


Après 13 album sortis chez DixieFrog parle nous de ta rencontre avec DixieFrog ?

Neal Black: A cette époque, j'habitais à New-York et je travaillais sur un album. La femme de mon batteur était française et travaillait avec moi sur mon label Warner Brothers mais elle souhaitait créer sa propre entreprise. Du coup, elle m'a demandé de lui remettre mon album pensant trouver quelque chose en France. Elle est entrée en contact avec le label Dixiefrog et m'a rappelé quelques temps après de Paris où elle était avec Philippe Langlois Elle m'a dit qu'ils étaient intéressés par mon album et m'a demandé si je voulais signer un contrat. J'ai répondu oui, on signe ce contrat tous les deux. Elle m'a répondu qu'ils voulaient que tu prennes l'avion et que tu signes avec eux, ici à Paris. J'ai bien évidemment dis oui car c'était un rêve pour moi. Et donc, j'ai démarré avec l'équipe de Dixiefrog en 1993. Cette année marquera le 30e anniversaire de cette collaboration...

Tu sors aujourd'hui ta première compilation qui célèbre 30 ans de carrière, comment s'est fait le choix des titres de ce Best of ?

Neal Black:  C'était difficile de faire un choix mais j'ai été aidé par l'équipe de Dixiefrog  Philippe André François. Ils m'ont envoyé une liste de titres  parmi ceux qu'ils souhaitaient et de mon côté, je leur ai envoyé ma liste. En les comparant, on s'est rendu compte que nous avions sélectionné pratiquement les mêmes. Ce ne fût donc pas une difficulté. Le problème, c'est qu'après 12 ou 13 albums, il fallait sélectionner les bonnes chansons. On à donc tenu compte des favorites du public et des miennes.

Tu as réécouté l'intégrale de tes titres, comment as tu réagi par rapport à ça ?

Neal Black: J'ai été surpris par quelques titres car nous avons dans la compilation plusieurs chansons qui figuraient dans mes deux premiers albums qui sont, malheureusement, épuisés depuis plus de quinze ans. Et pour tout dire, je ne les avaient pas écoutées depuis longtemps. Cela à été malgré tout une bonne chose car en redécouvrant certaines d'entre elles je me suis dis que je pourrais les retravailler et leur apporter une autre influence. Par ailleurs, dans la sélection des chansons de la compilation, j'ai souhaité y mettre quelques une de mes préférées comme des titres du "BTC blues revue" connue du public dans sa version live et qui apparaît ici dans sa version studio.

Lesquelles ont été les plus surprenantes ?

Neal Black: Peut-être les deux chansons du premier album. C'était comme un flashback près de 32 ans après. Je me suis rappelé de l'ambiance de cette époque où l'on avait cette énergie ....

Pour le 2ème cd 'Live in Europe", un live inédit de 9 titres, comment le choix s'est il fait ?

Neal Black:  Le choix à été difficile car, comme tu le sais, lorsque l'on enregistre un live il y a toujours  des imperfections. Parfois la chanson est excellente mais il y a un petit souci avec la batterie ou avec le vocal. En concert ça passe et le public ne s'en rend pas compte. Mais lorsque nous avons réécouté les bandes, nous avons noté ces imperfections. Comme nous avions plusieurs versions de la même chanson nous les avons comparées afin de choisir celle qui nous paraissait la meilleure et c'est ce qui était le plus difficile.

Dans quelques jours tu participes au Tribute à Calvin Russel à Cléon, comment s'est passé ce projet ?

Neal Black: C'est Manu Lanvin qui a été à l'origine de ce projet. Il avait déjà collaboré et produit plusieurs albums de Calvin Russell. Durant le confinement,  le beau-frère de Calvin m'a contacté afin que j'enregistre un titre chez moi en vue d'un hommage en Live streaming. D'autres artistes comme Manu Lanvin et Elliot Murphy ont participé à ce projet. Plus tard, le beau frère de Calvin et Manu m'ont recontacté et m'ont proposé de refaire l'expérience  mais cette fois en Live. C'est comme ça que tout à commencé.

Quelles relations avais-tu avec Calvin ?

Neal Black: Je n'ai jamais rencontré Calvin mais je peux dire qu'il avait vraiment ces racines texanes. Son style était différent du mien mais nous avions en commun d'être accessibles. Lorsque tu voyais Calvin, il était le même sur scène qu'en privé. C'est une caractéristique au Texas. Si tu te trouves dans un bar ou un petit club, pour venir écouter du blues, du Rockabilly ou de la country il n'était pas impossible de voir débarquer Billy Gibbons ou Willie Nelson. Il ne venaient pas comme des stars, ils étaient là juste pour boire un coup et écouter de la musique.  Après les années de succès et la notoriété, ils restaient humbles et accessibles. C'est pareil avec Stevie Ray Vaughan. Lorsque j'ai démarré ma carrière, j'ai fais sa première partie sur plusieurs concerts et durant notre set plutôt que de rester backstage comme une star, il s'asseyait au bar et nous écoutait comme le public. Et ça, tu vois,  c'est vraiment une caractéristique texane.

Tu as écris pour divers artistes, est-ce une facon differente de travailler pour toi ?

Neal Black: Oui c'est différent et j'aime beaucoup ça. Sortir de mon univers et m'adapter à la personnalité de l'autre est comme une bouffée d'air pur. Que ce soit pour Gaëlle Buswel  ou Fred Chapelier, j'aime cette façon de travailler et parfois je trouve des idées pour ma musique en travaillant avec les autres artistes.

Parle nous un peu du matériel et des guitares que tu utilises ?

Neal Black: En ce moment j'utilise des Gibson et des Fender mais je continue à jouer beaucoup avec les guitares françaises LÂG. Cette société a d'ailleurs créé six modèles pour moi. Lorsque je me suis rendu à l'usine de fabrication ils m'ont demandé quel type de bois, quelle peinture, quels micros je souhaitais. Chaque guitare fabriquée était vraiment réalisée à 100% pour moi et ça c'est vraiment important pour un guitariste. Donc j'ai continué avec LÂG. Mais j'ai besoin de changer. Tu sais, c'est comme les vêtements que tu portes en fonction des saisons. Si j'ai une chemise noire je préfère une guitare orange ... (rires).

Avec la reprise des concerts depuis le COVID, les ressens-tu différemment ?

Neal Black: Oui, je ressens une différence avec le public. En juillet dernier j'ai joué au festival "Jazz à Vienne" avec Fred Chapelier. Le public était assis et portait le masque. Il y avait toutes ces procédures liées aux tests et cela à terni l'ambiance et la convivialité du concert. Mais cette année, j'ai constaté que le public était plus cool du fait de la levée progressive des contrôles et de tout le protocole. Cela a permis de penser que l'on pouvait revenir,  petit à petit à la normalité. Le public a besoin de ça au même titre que nous les musiciens. Une fois en Allemagne, en novembre dernier, il y avait l'obligation pour les musiciens de faire un test PCR. Nous avions tous le pass sanitaire et étions vaccinés. Les 200 personnes présentes ont dû, elles aussi, présenter un test sous peine que le concert soit annulé. Toutes ces personnes ont fait le sacrifice et le protocole pour soutenir la musique. Et du côté des musiciens comme du public, chacun a joué le jeu.

Les réactions avec le public ?

Neal Black: Oui, chacun gardait ses distances. Certains continuaient à porter le masque ce que je comprend parfaitement. C'est juste une question de respect du protocole, des distances et de la sécurité

Quels sont tes projets à venir ?

Neal Black: J'ai déjà commencé un nouvel album depuis 2021 mais avec le confinement et la reprise des tournées ce n'était pas possible de continuer. J'ai donc repris l'enregistrement cette année. L'album devrait voir le jour fin 2023

Si tu devais te définir, quelle serait ta phrase ou devise ?

Neal Black: Neal Black est musicien à 100%. Pour moi ce n'est pas une passion, c'est tout simplement ma vie et j'aime ça. Comme il faut que je mange ou que boive pour ne pas me déshydrater, je n'ai pas le choix. Et ça c'est Neal Black.

Question bonus : as-tu envie de nous dire quelque chose ou faire passer un message ?

Neal Black: Merci pour le soutien durant toutes ces années. Continuez à soutenir les arts. Pas seulement la musique live mais tous les arts car avec le covid, les guerres, les politiques, il reste juste toutes ces choses qui sont un échappatoire pour les gens. La musique, le théâtre, le sport et peut-être le restaurant. Quand tu te rend dans un bon restaurant, le chef te propose un excellent repas. Et bien, ça aussi, c'est leur art et une culture. Si le public continue à soutenir ça, c'est un bénéfice pour eux autant que pour les artistes.

Merci à toi


Voir l'interview en vidéo ICI


Paris Bureau DixieFrog Mai 2022.
Thierry Cattier
Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

mercredi 29 juin 2022

HEART ATTACK // Interview // "Negative Sun" - Mai 2022.

Pour commencer et vous connaitre un peu mieux, pouvez-vous nous présenter les membres du groupe ?

Kevin Geyer: Chris Cesari (guitare lead, claviers), Will Ribeiro (basse, chant), Christophe Isard (batterie) et moi, Kevin Geyer (guitare rythmique, chant).

D'où vient le nom du groupe et quelle est sa signification ?

Kevin Geyer:  Heart Attack, c'est tout simplement un délire de lycéens, on écoutait Queen en soirée et le morceau "S̲he̲e̲r H̲e̲a̲rt A̲̲tta̲ck" revenait souvent, on s'est dit pourquoi pas, on avait 16 ans. Et c'était notre bonne idée de nos 16 ans voilà.

Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

Kevin Geyer:  Très bonne question, en général les journalistes ont tendance à nous cataloguer dans le Trash Métal. Trash moderne Métal aussi, oui on peut dire que c’est notre grosse tendance, et c’est ce qui nous réunit le plus au niveau de nos influences à chacun. Après, on a surtout dans nos deux derniers albums énormément d'influences qui sont différentes qui vont du Death Métal au Black Métal mais aussi à la pop des années 80 jusqu’au rock n roll, c’est vrai que l’on a un univers très riche mais on se regroupe sur du Trash Métal.

Comment créez-vous vos compositions, à des moments propices, comment cela se passe ?

Kevin Geyer: On fonctionne en général avec Chris Cesari le guitariste, et moi-même on va se retrouver chez lui dans son home studio pour travailler sur des morceaux en amont. Je vais travailler des semaines et des semaines à chercher des riffs tout seul dans ma petite chambre. Je garde les meilleurs riffs que je montre à Chris et là on va composer ensemble le morceau. Souvent j’ai une idée directrice sur le schéma du morceau, lui va être plus sur les arrangements. Il va être plus spécialisé dans tout ce qui est atmosphérique, dans tout ce qui est accords et arrangements. Au niveau des lignes de chant c'est plutôt moi qui les trouve, un peu William aussi et après on se regroupe avec tout le groupe et on modifie quelques parties ensemble, avec Chris à la batterie qui sur cet album je dois dire a fait énormément de plans qui n’étaient pas prévus. Il a changé beaucoup de choses en studio et d’ailleurs c’est 10 fois mieux comme ça. Voilà, en gros on est deux et après on rajoute tout le groupe pour finaliser les compos.

Quel message avez-vous voulu faire passer au travers du visuel de votre album ?

Kevin Geyer:  Sur cet album-là, plus que sur n’importe quel autre, on est sur un message extrêmement sombre et négatif on n’avait pas envie de faire dans le positif comme dans "The resilience". On voulait quelque chose de très sombre, très imposant, très fort. Et c’est pour ça que l’on a étudié la position du personnage qui est sur la cover, qu’il soit sur un trône, on voulait un personnage qui se rapproche aussi d’une divinité de par sa posture et l’ambiance de la pochette. Ça fait écho aux paroles de "Negative Sun" qui parle des divinités qui sont à l'origine de toute la violence sur terre, on voulait parler de ça et l’imager comme ça.

Racontez-nous l'enregistrement de l'album "Negative Sun " ?

Kevin Geyer: "Negative Sun" a été composé à 80% pendant le 1er confinement, le moment où on ne savait pas trop ce qui se passait autour de nous, y avait tout un stress on ne savait pas du tout où on en était de cette pandémie, on n’avait pas vraiment d’information donc tout le monde flippait un peu, faut être honnête et dire les choses. On ne pouvait plus rien faire, on était chez nous et on avait envie de se déchainer un peu sur nos instruments et c’est comme ça que l’on a composé "Negative Sun" avec une envie de se défouler sur les riffs, sur les compos, de faire quelque chose de plus agressif, de plus en colère tout simplement. Et Sebastien Camhi celui qui enregistré l’album un grand copain que l’on connaît depuis plus d’une dizaine d'années puisqu'il avait enregistré le premier EP de Heart Attack avait une place qui se libérait au sortir du 1er confinement. Donc il nous restait un mois et demi pour finaliser les riffs que l’on avait déjà fait, donc on s’est mis une date butoir du coup c'était en mai je crois. Et on a bossé comme des malades tous les jours. Pour la première fois de ma vie j'avais deux mois de vacances, donc je pouvais faire que de la guitare c’était trop bien. Et on a composé chacun nos parties, on a réussi une grosse partie de cet album pendant le 1er confinement. Et on est arrivés en studio, c'était un bonheur de se retrouver, ça faisait deux mois que l’on ne s’était pas retrouvés entre copains, et là on a passé 3 semaines en studio ensemble, c'est une période qu’on adore, on se régale et je ne sais pas si c’est comme ça pour tous les groupes mais ce n’était pas comme ça avant, mais là on se régale et on arrive à sublimer nos morceaux. On arrive à trouver des petits trucs, des mélodies, des chœurs, des claviers, des fois on change un peu la structure et du coup c’est un plaisir énorme parce qu’on arrive avec une compo qui ne nous plait pas trop ou alors on se dit c’est bien mais il manque un truc, et on se retrouve avec un morceau qu’on adore. Je ne dis pas que c'est un super morceau mais en tout cas nous ça nous plait. Donc voilà c’est comme ça que l’on a composé "Negative Sun", dans cette atmosphère-là entre copains avec beaucoup de blagues sur les mamans des choses comme ça. Des trucs de lourdeau, le genre quand tu te retrouves en studio avec 5 mecs ... pendant 3 semaines ça ne vole pas très haut... On a composé cet album dans cette dynamique là on s’est régalés, on s’est bien défoulés, on s’est tué la voix, on était fatigués on a tout donné, on a vraiment donné nos tripes, pour cet album encore plus qu'avant je trouve. Notamment au niveau du chant je pense à William qui s’est égosillé et qui pouvait plus parler après pendant deux mois. Moi aussi au niveau du chant j’ai découvert des choses que je ne savais pas trop faire avant, niveau de la hauteur de chant à la Slayer, ce genre de chose je me suis tué aussi. On a vraiment tout donner pour cet album.

Pourquoi avoir choisi l'opéra de Nice pour tourner le clip de "Wings Of Jugement" ?

Kevin Geyer:  C'est moi qui ai choisi le lieu. C’est moi qui les ai contactés sans trop d'espoir, nous on est des petits messieurs à côté de l’Opera de Nice. En fait, je voyais des musiciens, des intermittents du spectacle quitter ce monde-là pour faire autre chose, pour devenir électricien ou autre, et ça me faisait beaucoup de peine de voir ça. Et j’avais envie sur ce clip d'avoir une thématique où on réunissait des gens de différents milieux du monde de la musique et du monde de l'art pour créer un hommage à la culture pour soutenir à notre petit niveau l'idée que malgré l’adversité l’Art subsiste. Du coup, c'est pour cela que l’on a choisi l’Opéra, en plus c’est un lieu magnifique. On a choisi une danseuse classique, et aussi un break dancer, un groupe de Métal pour que tout ça fasse un projet commun pour montrer que la culture existe sous toutes ses formes malgré la période.

D'où vient l'idée de votre reprise "Jesus He Know Me" de Genesis ?

Kevin Geyer: c'est l’idée de Chris qui est un grand fan de Genesis. Moi j’adore Phil Collins et un peu moins fan de Genesis simplement parce que c’est pas un truc que j'écoutais à l'époque à part quelques tubes de Genesis que j'adore ce n’est pas ce que j’écoute en ce moment particulièrement. On voulait une reprise qui ne soit pas bateau, une reprise de Lady Gaga en Métal tout le monde l’a déjà vu. Une reprise de Métal en Métal tout le monde a déjà vu aussi. Mais une reprise de la pop des années 90, un grand tube hyper puissant comme ça c’est ça qui nous intéressait dans le challenge. Et c’est un morceau qui n’est pas forcément facile à reprendre en Métal. En fait c'était une période qui n’était pas facile pour le groupe on galérait à trouver un label, on galérait à trouver des dates, on était un peu tristounets et on avait envie de se réunir sur un truc un peu fun en fait. On voulait du fun, on voulait s'amuser. Et c’est une reprise qui a tellement plu qu'on va la mettre en bonus de l’album. Donc finalement c'est Chris, gros gros fan de Genesis qui a choisi ce titre. Au début j’étais un peu frileux mais j'ai adoré travailler sur ce morceau au chant parce que c’est des rythmiques un peu spéciales, une articulation qui n’existe pas trop dans le Métal et qui est hyper intéressante à chanter, il y a du rebond, de la variété au niveau de chaque couplet je me suis régalé à chanter ça, ça m’a même permis de travailler mon chant.

Y avait-il d'autres reprises sélectionnées ?

Kevin Geyer: Je n’avais pas envie de me fatiguer, on avait déjà fait un Machine Head il y a longtemps et Chris m’a dit on ne va pas choisir la facilité, c'est nul c'est trop classique. J’étais totalement d’accord avec lui donc finalement on est resté sur Genesis.

Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?

Kevin Geyer:  Bon pour moi ce n’est absolument pas original mais je n’en ai rien à foutre, c'est Metallica ...J’avais 14 ans et j’écoutais des merdouilles à droite à gauche et un jour je suis tombé sur l'album "masters of puppets" en train de peindre mes warm Hammer... Au début j’ai pas du tout aimé, et ma mère qui est plutôt mélomane, je la vois passer dans le couloir à fond ... Les parents quoi comme quand ils sont contents que t’écoutes de la bonne musique. Et je me dit ma mère elle kiffe, faut que je continue à écouter mais vu qu’à l'époque j'avais qu'un seul cd, je l'écoutais en boucle et puis je sais pas, à un moment donné j'ai pété un plomb et je me suis dit putain mais c’est énorme ce truc, je sens des émotions, je suis en train de peindre mes warm Hammer, j’ai la chair de poule ça m’a jamais trop fait ça... Metallica c'est le gros groupe qui a fait que j’ai eu envie de faire de la gratte je me suis dit faut que je fasse de la musique que je fasse un groupe. Apres y a eu tous les autres qui ont suivi Slayer, Pantera, Maiden, tous les trucs qui te mettent une très grosse baffe quand tu penses écouter du Métal. Moi c'est tous ces groupes-là qui m’ont donné envie de faire de la musique, Supertramp aussi je m’étais pris une bonne baffe quand j'étais petit sur un concert de Supertramp à Nice, j’avais 14 ans, je ne comprenais rien mais je savais déjà que la radio française ne passait pas ce que j'aimais en tout cas. Et quand je me suis pris Supertramp dans la tronche, j’ai pris cher, c'était construit, c’était intelligent.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous rêvez de jouer ?


Kevin Geyer: (rire) Tu te doutes ? Ya deux artistes, on a joué avec énormément d'artistes qu’on adorait, qu’on avait en poster quand on était tout petit ... On a joué avec Megadeth, on a joué avec Sepultura, avec Exodus, avec Death Angel, on a joué avec Trivium, avec Rammstein, mais il y a deux groupes avec qui on n’a pas joué, bien sûr Metallica, juste pour me dire défi accompli, même s’ils commencent à se faire vieux je me dis putain faut que je me dépêche .... Et Gojira, parce que c'est un de mes groupes préférés aussi, je sais que ça sera plus facile de jouer avec Gojira et je pense que ça se fera un de ces quatre, Gojra c'est peut-être le groupe de Métal que je respecte le plus en ce moment donc ça serait génial et j'aimerais discuter aussi avec eux.

Quels souvenirs gardes-tu des groupes avec lesquels vous avez joué ?

Kevin Geyer: Alors j’ai deux souvenirs qui sont assez extraordinaires et dont je me rappellerai toute ma vie. Le premier c'est Dave Mustaine qui a une réputation qui n’est pas toujours parfaite. On joue avec Megadeth et on ne le voit pas, par contre on voit son équipe super sympa qui adore ce qu’on fait, et en fait juste avant de monter sur scène on est dans les loges en train de se chauffer et là t’as Dave Mustaine qui arrive comme ça, t’as l’impression que la lumière est sur lui en mode seigneur et tout. Et il vient nous voir il nous tend la main et il nous dit 'Les gars j’ai écouté ce que vous faites aux balances, j’adore, maintenant vous allez tout niquer sur scène et je vous encourage je suis avec vous" Dave Mustaine qui te dit ça, t’oublies tout, tu vas jouer et tu la fermes. Mais c’était extraordinaire parce que y avait Christo mon meilleur pote à coté, notre tour manager sur cette date, il avait l’appareil photo il n’a pas eu la force de le lever il n’a pas réussi tellement c'était un moment incroyable, y avait William et Chris avec moi c’était un moment d'anthologie, Mustaine quoi. Moi qui suis fan de Metallica des premiers albums tu te dis quand même y a un truc qui se passe quoi. Deuxièmement c’était au Motocultor 2015, on se faisait chier il n’y avait pas trop de groupes qui nous intéressaient on avait vu 50 groupes qu'on adorait et c’était un jour où Chris voulait partir, on n’avait plus rien à faire on s’embêtait un peu malgré que ce soit mon festival préféré le Motocultor je tiens à le dire. C'était notre premier grand festival, on venait de faire le HellFest et là on savourait le moment, et on se dit tient on va essayer quand même de faire durer ça et le dernier soir y a un bénévole qui vient vers nous et qui nous dit les gars désole de vous déranger mais je vous le dis quand même y a l'anniversaire du guitariste de Orange Goblin qui fête ses 40 ans et y a tout Sepultura, Trivium, Opeth qui font la fête ça vous dit de venir ... Nous c'était notre deuxième festival limite on n’avait jamais vu de stars du Métal et du coup on s'est retrouvés avec eux c’était une soirée extraordinaire quoi. Et c’est là que l’on s’est rendus compte que les gens de ce niveau-là finalement c’est les gens les plus sympas et les plus simples. Au final c'est des mecs comme toi et moi et tu peux te marrer avec eux, c’est assez extraordinaire de voir cette simplicité dans le Métal, autant t’as plein de petits groupes qui se la jouent, autant les plus grands groupes tu passes des super soirées avec eux.

Pour finir, si vous deviez conserver 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

Kevin Geyer:  Un disque ça serait quand même "Masters of Puppets", c'est un disque qui a changé ma vie. Un film je pense que je prendrais Psychose de Hitchcock que j’adore parce que chaque plan est travaillé, c'est de l’Art ultime avec très peu de budget et t’as des émotions de dingue, une ingéniosité, ce film est extraordinaire il fait aimer à toute personne qui n'aime pas forcément le grand cinéma pas les merdes de Marvel... Chris il aime bien Marvel je crois qu’il aime plus les BD que les films. Et évidemment ma guitare pour jouer !

Et question bonus, avez-vous envie de rajouter quelque chose ou faire passer un message ?

Kevin Geyer:  Continuez à faire ce que vous aimez et ce qui vous motive le plus, tout est possible dans la vie, même si ça sonne extrêmement bateau mais voilà, nous on a réussi, un petit groupe de Cannes la Bocca, à jouer avec Megadeth ou faire des dates comme ça donc tout le monde peut y arriver, faut juste de la persévérance, je remercie toutes les personnes qui ont soutenu le groupe toute ces années et qui le soutiennent encore en ce moment, je remercie aussi toute les personnes qui se bougent le cul dans toutes les villes pour organiser des concerts qui ont la foi pour le Métal, pour les groupes locaux, je remercie toute ces personnes qui font vivre la scène Métal française qui est une scène extraordinaire et qui mérite d’être connue.


Voir l'interview en vidéo ICI


Paris Black Dog Café 4 Mai 2022.
Thierry Cattier
Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

mercredi 1 juin 2022

THE T.A.W.S // Nouveau Clip // Mindgame - mai 2022.

 

"From Ashes" 2ème album - Sortie le 08/07/2022

AuR Records - Season Of Mist/Ellie Promotion
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(Artwork par Pierre Hay)



LINE-UP

Elodie Jouault : Chant
Benjamin Pubert : guitare rythmique
Victor Poilane : guitare soliste
Charley Stone : basse
Romain Vergnaud : batterie

BIO

The T.A.W.S., groupe français venant de l'Ouest, formé en 2011 & mené par une voix féminine.

Après avoir sorti son premier EP "Dreamsland Will Never Fall" en 2012, et en se forgeant une identité basée sur des prestations lives puissantes & énergiques, un premier album a vu le jour en 2017 : "Beyond The Path".

Celui-ci a permis de confirmer le groupe dans son double atmosphère en alliant un esprit enjoué emprunté aux descendants du rock californien, et un aspect plus sombre appuyé par des touches de metal. Après s'être exporté en Russie lors d'une tournée organisée via le label M&O Music, The  T.A.W.S. revient en force avec un second album pour le 8 Juillet 2022, après un dernier changement de line-up récent et la crise COVID qui a ralenti le processus.

Le groupe souhaite continuer à conquérir le public français avec l’arrivée de son nouvel album “From Ashes”, qui se déploie encore plus vers le côté obscur et personnel dont le groupe s’est nourri durant ces années, et dont les chansons font preuves de témoignage.

Un premier clip vidéo sortira ce 20 Mai 2022 :
"Mindgame"




Avec Mindgame, le groupe à voulu pointer du doigt la standardisation de la société et surtout son impact néfaste sur des personnes ne rentrant pas forcément dans le moule. Le clip met en scène Léa, une jeune fille arrivée à bout, ne se reconnaissant pas dans le monde qui l’entoure.

Ce premier titre dévoilé est celui qui conclut l'album "From Ashes", composé de 10 titres ; mêlant le sombre & le Hardrock que le groupe manie avec volupté...


TRACK-LISTING

01. The Roller-Coaster
02. Maze
03. What belongs to you
04. Illusion, Once again
05. No Matter
06. Resurrection
07. Breath
08. Struggle
09. Stuck
10. Mindgame


samedi 28 mai 2022

THE DEAD DAISIES // News // Nouveau Clip "Radiance" - Mai 2022.

 


La progéniture numérique du groupe, The Meta Daisies, ainsi que sa gardienne Daisy, vous donnent un avant-goût des choses à venir.

La vidéo commence dans une ville déserte où une lumière brillante attire l'attention de Daisy. Elle voyage dans le temps jusqu'à une forêt sombre et découvre un château avec un tunnel secret menant à une chambre forte souterraine.  Fascinée par une petite boîte à musique rouge, elle l'ouvre et libère une sphère lumineuse qu'elle suit dans le monde souterrain.  Après avoir assisté au spectacle des Meta Daisies, elle entre en contact avec un ange, ce qui provoque une explosion épique qui la propulse vers la ville, où elle rejoint la sphère d'énergie et s'élève vers la prochaine méta-dimension.




A voir en concert au Hellfest le samedi 18 juin


vendredi 6 mai 2022

GOUDI // News // Nouveau Clip "In Us Hoofd" Mai 2022.

 
La Belgique par l'intermédiaire d'un de ces groupes phare GOUDI  aussi nous offre un excellent titre extrait de l'album "Oostende" qui sortira le 2 septembre 2022 a découvrir avec ce clip.

Le CLIP ICI