jeudi 2 décembre 2021

BOOGIE BEASTS (Jan Jaspers Chanteur Guitariste) // Interview // La Belgique a l'Honneur... 30 Novembre 2021.

 



Vous venez de sortir votre 3eme album "Love me some" (17 septembre 2021) pouvez vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Jan Jaspers: Nous sommes Boogie Beasts, nous venons de Belgique et nous fêtons nos dix ans cette année.
Le groupe est composé de Fabian Bennardo (harmonica), Gert Servaes (batterie), Patrick Louis (guitare, chant) et moi-même, Jan Jaspers (guitare, chant).

D'ou venez vous, et comment avez vous créé le groupe ?

Jan Jaspers: Nous sommes un groupe très belge. Patrick de Namur et Fabian de Liège sont Wallons et Gert de Limbourg et moi aussi de Limbourg, nous venons de Flandre.
Avant Boogie Beasts, Gert et moi, nous jouions dans un groupe de blues psychédélique et Fabian avait un duo de blues garage avec son beau-frère Mathias. On se croisait souvent au festivals et on s'appréciait beaucoup. Un jour, Gert et moi, on a invité Fabian et Mathias pour une jam dans notre bar préféré à Louvain, près de Bruxelles. Sans avoir jamais joué ensemble, on a cassé la baraque ce soir-là. L'énergie était unique. Après la jam, on s'est dit qu'il fallait refaire tout ça. Le groupe était né. En décembre 2019, Mathias a quitté le groupe et Patrick est devenu notre nouveau guitariste/chanteur.

Vous souvenez-vous du tout premier concert que vous avez donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Jan Jaspers: Notre tout premier concert était au Blue Moon Festival, à Visé, Belgique, il y a 10 ans, quelques mois après la jam à Louvain. On n'avait toujours pas répété, donc on est montés sur scène pour jammer pendant une heure. L'énergie unique était de nouveau là et aujourd'hui, 10 ans plus tard, c'est cette même énergie qui caractérise toujours nos concerts.

Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?

Jan Jaspers: Chacun a ses préférences. Perso, quand j'étais petit, j'écoutais déjà les cassettes de mon père: les Rolling Stones, Creedence Clearwater Revival, B.B. King, ... Des amis de mes parents avaient un fils plus âgé que moi qui jouait de la guitare dans un groupe et cela m'intriguait. C'est à ce moment-là que je me suis dit: "Je veux jouer dans un groupe."

D'où vient le nom du groupe et quelle est sa signification ?

Jan Jaspers: Après la fameuse jam à Louvain il y a 10 ans, on nous a dit qu'on avait joué comme des bêtes, des "beasts". Et comme on adore le boogie...

Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

Jan Jaspers: Notre musique est fort inspirée par le blues mais on y ajoute plein d'autres influences. On la décrit souvent comme du blues-rock alternatif.

Comment créez-vous vos compositions, y a-t-il un déclencheur, un moment propice ?

Jan Jaspers: D'habitude, c'est Patrick ou moi qui propose une nouvelle idée lors d'une répétition. Cela peut être juste un riff ou déjà une structure avec des couplets et un refrain. Parfois, il y a déjà quelques paroles, mais souvent, elles viennent après. Puis, on commence à travailler sur l'idée et tout le monde ajoute sa touche personnelle. On compose donc toujours à quatre.
Les "triggers" peuvent se produire à n'importe quel moment. Personnellement, quand j'ai une idée en tête, je l'enregistre tout de suite. Si je n'ai pas de guitare près de moi, je chante la mélodie et je l'enregistre sur mon téléphone. Parfois, les idées viennent aussi spontanément pendant une jam. "Bring It On", par exemple, le premier morceau sur notre dernier album, est né comme ça.

Racontez-nous l'enregistrement et le choix des titres de "Love me some" ?

Jan Jaspers: On a enregistré "Love Me Some" en août 2020, entre les deux confinements. On avait 11 morceaux dont on a choisi 10. Ensuite, on a décidé d'ajouter deux singles, enregistrés en janvier 2020 et sortis pendant le confinement, comme titres bonus.


Vous aviez travaillé dans le même studio sur votre 2eme album comment se sont passées les sessions pour ce dernier album "Love me some" ?


Jan Jaspers: C'était assez particulier vu les circonstances. A cause du confinement, on ne s'était plus vus depuis pas mal de temps, c'était le premier album avec Patrick et le premier produit par notre propre ingénieur de son Koenraad Foesters. Par contre, tout s'est très bien passé. On avait tellement envie de faire cet album, de faire la fête et de faire danser les gens. C'est peut-être pourquoi il est devenu notre album le plus dansant jusqu'ici.

Comment se porte le marché de la musique en Belgique ? Quelle est la place du Blues en particulier ?

Jan Jaspers: Depuis des décennies déjà, la Belgique a une scène musicale très vivante avec des artistes très doués dans tous les genres, et avec des clubs et des festivals réputés dans le monde entier. Même dans la scène blues, on a des festivals de niveau international. Bien sûr, le secteur passe une période difficile à cause de la pandémie, comme dans tous les pays, mais j'ai été agréablement surpris par la créativité tant des artistes que des organisateurs pendant le confinement. Malheureusement, en ce moment, il y a une quatrième vague COVID et beaucoup d'événements sont à nouveau annulés.

Avez vous réussi à travailler pendant la période de confinement ?


Jan Jaspers: C'était difficile mais on n'a pas glandé. Quand le gouvernement a annoncé le confinement, on venait à peine de terminer la vidéo du morceau "Howl". On l'avait enregistré en janvier 2020 avec son "côté B" "Mine All Mine" et on les avait faits mixer par Jim Diamond, le producteur mythique de la scène garage de Detroit, connu pour ses collaborations avec entre autres The White Stripes et The Sonics. On a sorti "Howl" le 3 avril 2020 et il a été très bien accueilli par la radio nationale Classic 21. Cela nous a motivés et nous avons continué à bosser. On s'envoyait de nouvelles idées, on répétait en ligne et en juin, tout de suite après le premier confinement, on a loué un studio avec un appartement dans le sud du pays pour travailler toutes les nouvelles idées. Quelques semaines plus tard, on a enregistré "Love Me Some", juste avant le deuxième confinement. Ensuite, on a sorti notre premier single "Bring It On" en février 2021, suivi par "Favorite Scene" en avril 2021. Les deux morceaux ont été très bien accueillis par deux radios nationales, qui nous ont invités pour des showcases en direct. Tout cela nous a permis de rester dans les actualités jusqu'à la réouverture des clubs et la release de notre album.

Quels sont les groupes que vous écoutez et quels sont vos goûts musicaux ?


Jan Jaspers: Notre point commun est notre passion pour le blues, en particulier le Mississippi Hill Country blues, avec des artistes comme R.L. Burnside et Junior Kimbrough. Mais nous écoutons plein d'autres genres comme le rock, le garage rock, le soul, le funk et le hip-hop.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous rêvez de jouer ?


Jan Jaspers: Malheureusement, beaucoup d'artistes qui continuent à nous inspirer sont déjà morts: John Lee Hooker, Muddy Waters, Howlin' Wolf, Jimi Hendrix, James Brown, R.L Burnside, Junior Kimbrough, etc. Ce serait un rêve de jammer avec des gens comme Buddy Guy, les Stones, Jimmy Page ou encore les Black Keys ou Jack White.

Quand vous ne jouez pas, quelles sont vos passions, vos passe temps ?

Jan Jaspers: Honnêtement, quand on ne joue pas, la musique reste omniprésente dans nos vies: on écoute, on creuse, on découvre, on va voir des concerts, on répète, on enregistre... C'est notre passion et notre boulot.

Pour finir, si vous partiez sur une ile déserte et ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

Jan Jaspers: Un "best of" de John Lee Hooker parce que je ne m'en lasse pas, le dernier documentaire sur les Beatles parce que je suis curieux de le voir, et ma guitare pour composer des morceaux. Mais est-ce qu'il y aura un tourne-disque? Et du wifi pour streamer le documentaire?



30 Novembre 2021.
Thierry CATTIER
Photos Fabien Bennardo

mercredi 1 décembre 2021

Les 50 plus grands disques du Rock // Neil Young - Harvest - Disque 38.

 

Artiste : Neil Young
Titre de l’album : Harvest
Date de sortie : 14 Février 1972

“Harvest” est le 4e album solo de Neil Young, sorti le 14 février 1972 chez Reprise Records. Classé numéro un du Billboard 200 pendant deux semaines, avec deux hits, « Old Man » et « Heart of Gold », l'album « Harvest » fut la meilleure vente d'albums de l'année aux États-Unis. Il fut jugé par les critiques comme l’un des albums majeurs de l'histoire du rock et le plus emblématique de Neil Young.

Après avoir quitté Crosby, Stills, Nash and Young, Neil Young a recruté un groupe de musiciens de studio de Nashville, qu'il baptise les Stray Gators, pour enregistrer un album de rock country. Le disque obtint un énorme succès, avec entre autres le single « Heart of Gold » classé numéro un au Billboard Hot 100. Les autres morceaux reprennent certains thèmes récurrents de l'œuvre de Young : « Alabama » par exemple, évoque dans sa forme la chanson Southern Man, tandis que « The Needle and the Damage Done »   évoque les dommages créés par l'héroïne chez les artistes, notamment Danny Whitten, le guitariste de Crazy Horse mort d'une overdose le 18 novembre 1972, et Bruce Berry, le roadie de Young. Neil Young ne s'attendait pas à un tel succès et il a d'abord cherché à se mettre en retrait de cette gloire soudaine. Il a écrit par la suite que l'album « m'a mis au milieu du chemin. Voyager là est vite devenu un fardeau, je me suis donc redirigé vers le fossé. Une voie plus ardue mais j'y ai rencontré des personnes plus intéressantes »
L'album « Harvest » est marqué par la spontanéité et la simplicité avec lesquelles il fut enregistré.  Entre janvier et septembre 1971.

Young est arrivé à Nashville en 1971 pour enregistrer une émission du Johnny Cash Show, à laquelle Linda Ronstadt et James Taylor devaient aussi participer. Le producteur Elliot Mazer avait ouvert les studios Quadrafonix Sound à Nashville et invité Young à dîner le samedi 6 février, pour le convaincre d'enregistrer son prochain disque dans ses studios. Neil admirait le travail d'Area Code 615, un groupe de musiciens de studio de Nashville, qui avait enregistré ici et était intéressé. Il travaillait déjà sur plusieurs morceaux qu'il jouait en tournée, comme on peut le voir sur la setlist du Live at Massey Hall 1971. Neil Young dit à Mazer qu'il n'avait besoin que d'un bassiste, un batteur et un joueur de pedal steel. Il prit la décision de commencer les enregistrements le soir même.
La plupart des musiciens d'Area Code 615 travaillaient le samedi soir mais Mazer parvint à trouver un batteur, Kenny Buttrey, le bassiste Tim Drummond — qui passait dans la rue à ce moment-là — et le guitariste steel Ben Keith. Cette nuit-là, il enregistrèrent les premières pistes d'  « Heart of Gold », « Old Man », « Harvest » et « Dance Dance Dance », cette dernière piste n'apparaissant finalement pas dans l'album. « Out on the Weekend » fut enregistré plus tard, avec les overdubs, par les musiciens de studio James McMahon et John Harris (respectivement au piano sur « Old Man » et « Harvest », ainsi que Teddy Irwin (second guitariste acoustique sur Heart of Gold).

Après l'enregistrement du Johnny Cash Show le dimanche soir, Neil Young invita Linda Ronstadt et James Taylor à l'accompagner au studio. Les trois enregistrèrent les chœurs de « Heart of Gold » et « Old Man ». James Taylor emprunta le banjo de Neil Young , un banjo à six cordes accordé comme une guitare, et enregistra une piste de « Old Man ».
Les morceaux comprenant des parties de guitare électrique ont été enregistrés dans une grange du ranch de Neil Young, en Californie. Mazer utilisa un système d'enregistrement à distance et installa des haut-parleurs dans la grange pour le monitoring, au lieu de fournir des casques à chaque musicien. Les enregistrements comportaient par conséquent beaucoup de « bruit », chaque micro repiquant les sons des autres instruments, mais le résultat produit plut à Mazer et Neil Young. « Are You Ready for the Country », « Alabama » et « Words » ont été enregistrés lors de ces sessions, avec Buttrey, Drummond, Keith, ainsi que Jack Nitzsche au piano et au lap steel. Neil Young appela ce groupe les Stray Gators, qui l'accompagna lors de sa tournée de l'hiver 1973.
« A Man Needs a Maid » et  « There's a World » furent enregistrés par Nitsche avec le London Symphony Orchestra et « The Needle and the Damage Done » fut capturé lors d'un live, le 30 janvier 1971, au Royce Hall, Los Angeles, UCLA. Les chœurs de Crosby, Stills & Nash furent enregistrés par Mazer à New York.
L'album a été mixé au studio Quadrafonic et chez Neil Young. L'effet stéréo fut obtenu en plaçant le canal gauche dans les haut-parleurs situés dans la grange et le canal droit dans des haut-parleurs placés dans la maison.







Les 10 titres de l’album sont les suivants :
- Out on the weekend
- Harvest
- A man needs a maid
- Heart of gold
- Are you ready for the country ?
- Old man
- There’s a world
- Alabama
- The needle and the dammage done
- Words (Between the lines of age)

Musiciens :
- Neil Young : Chant, Guitare et Harmonica
- Ben Keith : Guitare Steel
- Kenny Buttrey : Batterie
- Tim Drummond : Batterie
- Jack Nitzsche : Piano et Guitare Slide
- John Harris : Piano
- David Crosby : Chant
- Graham Nash : Chant
- Stephen Stills : Chant
- Linda Ronstadt : Chant
- James Taylor : Chant
- The London Symphony Orchestra

Mitch B.

dimanche 28 novembre 2021

W-FESTIVAL // Photo Report // Ostende 28 Aout 2021 - Orchestral Manoeuvre In The Dark (OMD) Rusty Egan (Visage) D:uel (Propaganda) Kosheen Goudi Queen Symphonic ...


Le W-Festival eu lieu le Samedi 28 Aout 2021. A Ostende sur la magnifique plage de Kleine Strand, c'est un des seuls et un des premiers à s'afficher sans masque ni distanciation, avec un contrôle du pass sanitaire à l’entrée.

Goudi

Kosheen

 


Kissing The Pink


Meuris & CO


D:uel  (Propaganda)






Queen Symphonic




Rusty Egan Presents Visage 1980- 2021


 





Orchestral Manoeuvres In the Dark, O.M.D