jeudi 13 avril 2023

B.R.E.T.O.N.S // INTERVIEW // Un album La Bretagne Tous unis pour un collectif - Avril 2023.


Partons à la découverte du collectif B.R.E.T.O.N.S, qui sort un excellent album à se procurer d'urgence, en Breton bien évidemment, qui dépote et qui décoifferait les plus solides coiffes bigouden !

C'est Gweltaz Adeux qui s'y colle pour vous faire découvrir ce projet audacieux mais vraiment bien pensé et extrêmement bien réalisé... Place a cette interview pour en savoir plus sur eux.
Dalc'hit ho krog les gars !



Pouvez vous nous parler de la création de ce projet ?
Gweltaz Adeux. Volontiers. Il émane du groupe nantais KERVEGANS. L'idée avait germé bien avant le COVID de monter un collectif avec des invités pour un répertoire reprenant d'une part des grands titres du traditionnel breton popularisé dans les années soixante-dix, des titres marquants de groupe de rock breton des années 90 saupoudrés de pépites irlandaises mais le tout joué d'une manière vitaminée. La rencontre déterminante a été le groupe du pays rennais DIGRESK dont l'efficacité et la bonne humeur ne sont plus à déterminer et auxquels se sont rajoutés Gweltaz Adeux ex-membre du groupe de rock finno-breton E.V. et Anthony Masselin sonneur chez SOLDAT LOUIS.

Comment s'est passé le choix et la sélection des participants ?
Gweltaz Adeux. Affinités, implications, adhésion ... La bonne entente et la cohésion sont les ciments d'un tel projet. A partir de là, tout se déroule plutôt facilement, même si nous sommes quinze. Le fait d'avoir deux groupes qui constituent un socle solide, des gens ayant l'habitude de travailler ensemble permet de gagner énormément de temps.

Le collectif ne comprend qu'une seule fille ?
Gweltaz Adeux. A la question, le collectif ne comprend qu'une seule fille : je répondrais :» Oui !» (ah, ah !) Jess est violoniste, chanteuse, s'occupe de la conception graphique. Un talent à elle toute seule. Elle a joué la saison dernière avec Alan Stivell et collabore à un grand nombre de projets. Elle adhère à «MORE WOMEN ON STAGE» et elle a raison. On est complètement partants.

Comment s'est passé l'enregistrement de cet album ?
Gweltaz Adeux. Il a fallu bien sûr déterminer un studio entre Nantes et Rennes et ce fut Nantes et le studio du Batiskaf, où chez KERVEGANS il y avait déjà des connections et des habitudes. Parce que Florian, le bassiste y a son rond de serviette en temps qu' ingé-son. Peut-être aussi que nous étions plus nombreux sur Nantes. Bref, ce fut un excellent choix. Nous sommes quinze, je le répète et bien entendu nous avons enregistré par pupitre. Quinze ensemble, nous ne sommes pas une philharmonie .... encore que ...
Au Batiskaf, nous avons trouvé l'écoute et un juste équilibre entre un savoir-faire, une bienveillance et le fait de dire non quand ça n'allait pas dans le bon sens. Etalé sur plusieurs mois, on a réussi à conserver une cohésion pour mener le projet à bout. J'ai un bon souvenir pour ma part des prises chants, que ce soit en individuel ou avec Jess, c'était bien motivant d'être à deux  pour chanter, notamment pour «It's a long way to the top», comme une impression de se retrouver sur scène. On s'est bien marré ! Rock'n roll !!!!



Le choix et la sélection des traditionnels ?
Gweltaz Adeux. Il y a dans le choix des morceaux d'une manière générale le reflet du C.V. de chacun, chacune ... On a tous un passé plus ou moins chargé, ah, ah !
Il y a eu une liste de 453 morceaux (peut-être un peu moins à la réflexion ....) et il a fallu piocher dedans. Blague à part, il y a des incontournables comme la Suite Sudarmoricaine, popularisée par Alan Stivell. Il me semble l'avoir chantée avec Alan à la salle de la cité naguère et de l'avoir joué en fin de set avec E.V. un peu partout en Europe avec toujours autant de succès. Il y a des titres moins évidents comme «L'avant-deux de travers» mais qui à mon avis sont tout aussi importants. C'est joué au diatonique, au violon et à la traversière. Cela fait une coupure dans un set très rock et la musique bretonne est faite de ça, d'une grande diversité et les gens adorent danser l'avant-deux.

Comment s'est passé le choix des reprises ?
Gweltaz Adeux. Il y a plusieurs niveaux : les chansons de DIGRESK, celles de KERVEGANS sur lesquelles cela a été assez facile : ils ont mis leurs tubes sur la table et on a dit O.K. . Celles d'E.V., je les avais déjà interprétées avec KERVEGANS et fonctionnaient déjà très bien. Dans le lot il y a des dingues de DROPKICK MURPHYS .... donc, on ne lutte pas ... Et vous me direz quid d'A.C.D.C. ?

La Reprise de ACDC avec "It's a long way to the top" avec un son de cornemuse  ?
Gweltaz Adeux. C'est plus qu'un son de cornemuse, C'EST de la cornemuse ! A bloc !
A l'époque d'E.V. on se servait de ce titre pour rentrer sur scène, ça me semblait aller de soi et c'est très rock. Il ne faut pas oublier que ces gars-là sont australiens mais sont nés en Écosse et ont émigré dans l'hémisphère sud... avec le biniou-bras, 'vel-just (=bien entendu). Bref, personne n'a fait la grimace. En revanche, ce qui a été une surprise, ce sont nos deux voix à Jess et à moi qui se mariaient très bien. Je ne vous dirai pas à la perfection, parce que l'on sait rester modeste dans ce collectif .... enfin, vous me comprenez ...

En mélangeant les chants du traditionnel Bretons Irlandais Ecossais et Francais y a t-il un choix de réunion ?
Gweltaz Adeux. Le mélange de langues c'est la base en Bretagne. De Nantes, nous sommes à 500 km de Londres. Il y a le breton, le gallo, le français ... Un peu de diversité ne saurait nuire et ça permet d'avoir un grand nombre de chanteurs, on est au moins six à chanter en voix principale plus les choeurs. C'est super !

Quels sont les projets B.R.E.T.O.N.S à venir ?
Gweltaz Adeux. Gala, gala, gala ! (ah, ah !) Aujourd'hui c'est ce qui est le plus important et c'est la meilleure des promotions. On essaye de rattraper le temps perdu avec le COVID puisque l'on était déjà prêts en février 2020 et que l'on avait six dates à faire. On reprend la main. La date du 8 avril à Maure, s'est très, très bien passée. On est très motivé et le public nous le rend bien. Que demande le peuple ?

Avec ce un premier opus peut-on vous voir en tournée ?
Gweltaz Adeux. Nantes à Stéreolux le 29 avril. À Vitré le 17 mai pour la Saint Yves, Gouel Breizh; Fètt de la Bertègn, A Lampaul-Plouarzel le 26 mai.
Un grand festival très connu en juillet dans la préfecture de Charente-Maritime, mais je n'ai pas le droit d'en parler, la date n'est pas encore totalement arrêtée, mais cela ne saurait tarder.
Le lundi 14 août à St Sulpice des Landes (35) « Festival des Cons».
Mais on peut nous suivre sur les réseaux sociaux, B.R.E.T.O.N.S le groupe.

Quelque chose à rajouter ?
Gweltaz Adeux. Achetez deux Cds (ou bien le vinyl) parce que vous allez user le premier très rapidement et venez nous voir en concert, vous ne serez pas déçus. On espère que vous aurez autant de plaisir à prendre que nous autres sur scène.
Ken ar c'hentañ ! (à la prochaine).
A bientôt,


Thierry CATTIER 
Photos DR


mercredi 12 avril 2023

WORKING KLASS HEROES (Fabien - Guitariste) // INTERVIEW // No Excuses, No Remorses - Décembre 2022.

 


Peux tu te presenter ?
Fabien.
Je m'appelle Fabien. Je suis guitariste et membre fondateur du groupe Highway.

D'où vient l'idée du nom "Working Klass Hero"?
Fabien. Ça vient du titre de John Lennon. Un jour, j'étais en train de regarder les vidéos des reprises de Green Day parmi lesquelles il y avait "Working Class Hero". J'ai changé l'orthographe pour des questions de droits en mettant un K à la place du C. Voilà, c'est venu comme ça et ça fait 10 ans depuis 2010. Après, j'ai changé "Hero" pour "Heroes" au pluriel parce qu'on ne voulait pas être embêtés.

Vous vous êtes entourés de pointures pour l'enregistrement de votre nouvel album "No Excuses, No Remorses", parlez-nous de cette expérience au Vamacara studio ?
Fabien. Ça été une super expérience. Au début on ne savait pas trop vers qui se tourner. Le premier album, on l'a fait tout seul. Pour le deuxième, on s'est dit qu'il faudrait quelque chose d'un peu plus produit. Donc, on a notre manager Julie qui nous a dit "J'ai un contact avec HK". On a regardé son travail et on s'est dit "On va aller vers lui". On a discuté. C'est quelqu'un qui nous a beaucoup accompagné et ça été une super expérience.

Quelle évolution entre ce dernier album et le premier il a 3 ans ?
Fabien. Beaucoup d'électro. Il y a eu une modification du Line-Up, aussi, avec un nouveau chanteur et un nouveau bassiste. On a pas mal avancé sur le côté électro. On voulait vraiment donner un côté festif à notre musique. En fait on ne se définit pas comme un groupe de Métal. C'est vraiment faire participer tout le monde. C'est la fiesta. C'est pour ça qu'on a évolué par rapport au premier album.

Avez-vous travaillé différemment sur cet album ?
Fabien. On a une façon de travailler pour laquelle on ne veut pas perdre de temps. Elle a toujours été plus ou moins la même. On part sur des riffs de guitare, sur des idées qu'on enregistre chez nous car on a tous des petits Home studio à la maison. Après on s'envoie les fichiers et chacun y met sa patte. Mais c'est surtout le machiniste, on l'appelle "Dieu". Il prend tout puis il fait des puzzles et il dit "Voilà, ce serait bien comme ça ou comme ça". Après ça donne naissance à un morceau. Et ensuite on retravaille certaines parties. Mais généralement ça va assez vite au niveau composition. Chacun contribue. Il n'y en a pas un qui dit "Ça c'est mieux que ça". De toute façon, chez nous personne ne commande. C'est très démocratique notre façon de composer. Il faut savoir qu'on a un avantage. C'est que notre local on l'a transformé en studio d'enregistrement. On a cette faculté là de pouvoir enregistrer. Ce qui était bien avec HK c'est qu'il nous a aiguillé. Il nous a dit "Voilà, vous faîtes les prises comme ça et moi je fais du ramping". Et c'est vrai que ça va super vite au niveau du studio. Là d'ailleurs on est en studio parce qu'à la mi-janvier il y a notre single qui va sortir. On va assez vite au niveau du travail.

Comment procédez-vous pour la création de vos titres ?
Fabien. Comme je te l'ai dit, quelqu'un à une idée, une idée de riff, tout le monde participe et on s'envoie les fichiers. On travaille tous ensemble, "Ça, ça ne me plaît pas, ça c'est sympa". On fait des maquettes, beaucoup de maquettes jusqu'à ce qu'on arrive à quelque chose, au produit final. Et on se dit, le morceau il est là.

Vous avez introduit beaucoup de musiques actuelles : electro, hip hop dans vos compos. Comment percevez-vous cette évolution ?
Fabien. Je pense que ça s'est fait naturellement. On a pas une vision étriquée de la musique en disant on fait ça ! On travaille sur de l'envie, sur de l'inspiration. On ne se bloque pas sur un style. Pour nous, c'est très facile de dire "Ça c'est bien, ça c'est pas bien". Il peut y avoir du Hip Hop, de l'electro, il peut y avoir de tout. C'est assez éclectique chez nous. On a pas de soucis sur ce qu'on va faire. On le fait, c'est bien et on le garde. On travaille comme ça.

Votre premier single et clip "Collapse" fait référence aux vies brisées par les réseaux sociaux, Internet... Le sujet est important pour vous ?
Fabien. Oui c'est important car aujourd'hui tu vas dans un concert et tu as la majorité des gens qui se baladent avec leur téléphone au lieu d'essayer d'apprécier le moment. Ils sont tous là, bras tendus, avec leur téléphone. C'est bien. C'est une technologie, il en faut mais pour moi c'est une régression. Tu as l'impression que les gens n'ont plus d'émotions. Les nouvelles technologies c'est intéressant mais sortez dans la rue et regardez ce qui se passe à l'extérieur. En fait, pour tout dire, ça me fait gerber. C'est vrai qu'on en a besoin pour la communication, mais il faut savoir trouver le juste milieu. Ça me dérange vraiment. Puis bon Martial, le machiniste, celui que l'on surnomme "Dieu", à toutes les idées. C'est lui qui gère.

Quelles ont été tes premières découvertes musicales, tes premières influences et tes idoles ?
Fabien. Moi au départ je suis parti sur des classiques, Metallica, Guns N' Roses. Les premiers albums de Métal que j'ai acheté c'était "Ride The Lightning" de Metallica et "Killer" d'Iron Maiden. Après il y a eu l'évolution dans les années 1990/2000. T'as eu des groupes comme Prodigy qui sont apparus. Après, au niveau des influences du groupe, tu as Rammstein, Mass Hysteria, Crossfade. Dernièrement il y a eu The Prodigy. Je suis un gros fan de Ministry aussi. En plus ce que j'aime dans la musique ce sont les mélanges, ne pas rester confiné à un style. C'est mélanger plein de choses et sortir un truc brut. C'est vachement bien. Tu vois les gens réagir et ça, c'est bien. On a tous, en plus, dans le groupe des influences différentes. Marcel qui va écouter plus d’électro mais qui écoute aussi du Métal, Adrien le chanteur qui a d'autres influences, Hughes le guitariste qui, lui, est plus rock et est fan des Red Hot Chili Peppers et Jimi Hendrix. C'est vraiment un package complet. Il y a beaucoup d'influences.
 
Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel tu rêverais de jouer ?
Fabien. Il y en a plusieurs. Déjà Crossfade, Electric Cowboys ce serait sympa. Après Sidilarsen j'aimerais bien. On se retrouverait un peu dans le même délire. Après, on fait en fonction de ce qu'on nous propose.

Si tu devais te définir, quelle serait ta phrase ou devise ?
Fabien. C'est faire la fiesta. Nous, notre truc c'est le mélange du Hardcore et du Métal avec le côté Electro Dance des années 90. On a envie que les gens s'amusent pendant 1 heure et, justement, qu'ils posent leur téléphone et qu'ils s'éclatent. Voilà, c'est vraiment fiesta à fond.

Comment avez vous vécu la période du COVID ?
Fabien.
Avec le Covid il y a eu quelques moments difficiles mais on en a profité, justement, pour composer l'album. La première année on ne savait plus très bien où l'on en était. Et puis il y a eu le changement de line-up. Donc on s'est dit qu'il fallait faire quelque chose. On s'est remis à composer, à aller en studio, faire des maquettes et lorsque l'on a eu l'album au complet, on s'est dit on y va ! Et c'est comme ça que l'album est né. Ça été compliqué mais ça été bénéfique également pour le travail.

Quels sont vos projets à venir ?
Fabien. En Janvier il y a un nouveau single qui va sortir. Et puis il a quelques trucs sympas qui vont arriver. Pour l'instant je n'en parle pas trop car ce n'est pas officiel mais ça devrait arriver cette année, cet été surtout. Restez connectés pour voir ce qui va se passer.

 As-tu envie de rajouter quelque chose, faire passer un message ?
Fabien. Venez à nos concerts, faîtes la fête, aimez-vous les uns les autres.

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi ?  
Ce serait les histoires fantastiques d'Edgar Allan Poe, l'album "The More Things Change" de Machine Head C'est une pépite ! C'est l'album de chevet qui ne changera jamais. Cet album est juste magnifique. Et un autre objet !? .. Je crois que je prendrais un doudou de mes enfants. Voilà.

 


Interview en Video ICI

 



 
Interview Thierry CATTIER 
Photos Th CATTIER / SHOOTING IDOLS
ReTranscription William Chopin


JEAN PIERRE KALFON // En Concert // Paris @ Espace Jemmapes les 27 et 28 Avril 2023.

 




Un concert Rock Blues d'une Légende Française a ne pas rater...

Jean Pierre Kalfon
en concert les 27 & 28 Avril prochain à la Salle du CANAL-Espace Jemmapes

Concert de Jean-Pierre KALFON les 27&28 avril 2023 à la salle du Canal à PARIS Billetterie ouverte :