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mercredi 19 avril 2023

ASYLUM PYRE (Johann "JAE" Cadot - Ombeline "OXY" Duprat - Thomas "KAS" Calegari) // INTERVIEW // Les Nostradamus de l’Apocalypse sont de retour ! - Février 2023.

 
Depuis l’arrivée de Ombeline "OXY" Duprat en 2019 Asylum Pyre semble avoir retrouvé une stabilité et une sérénité salvatrice. Après N°IV un opus qui était une forme de renaissance et mettait en avant toutes les qualités de la nouvelle chanteuse notamment sur scène, il était temps pour le gang Parisien de revenir avec une nouvelle galette pour confirmer. C’est chose faite avec Call Me Inhuman (The Sun – The Fight – Part 5) une véritable plaidoirie pour la survie de la planète et sa sauvegarde d’une redoutable efficacité ! Sans surprise le combo continue sa saga débuté en 2009 avec Natural Instinct ? cinquième étape d’une histoire fleuve développée de main de maitre par Johann Cadot et qui n’a de cesse de se développer ! Call Me Inhuman (The Sun – The Fight – Part 5) a été mixé par Angelo Emanuele Buccolieri et masterisé par Mika Jussila au Finnvox Studio et s’avère être est une véritable réussite qui nous entraine sans concession au cœur d’un monde Post Apocalyptique effrayant prêt à vous engloutir dans des profondeurs obscurs d’une terre à l’agonie sans retour possible ! Pour faire le point sur cette nouvelle pépite et sur les pérégrinations de la formation depuis quatre ans nous avons soumis à la question Ombeline "OXY" Duprat(chant), Johann "JAE" Cadot (Chant, Guitare rythmique, claviers) et Thomas "KAS" Calegari (Batterie). Un entretien sympathique placé sous le signe de l’humour, de la dérision et de la décontraction pour découvrir la genèse d’une réussite qui nous met l’eau à la bouche ! Magnéto les amis c’est à vous !



Quel regard portez-vous sur votre concert en Special Guest d’Orden Ogan le 15 Octobre 2022 à La Machine ?

Ombeline "OXY" Duprat. Merci de nous avoir posé cette question ! Rires. On ne peut répondre que de manière positive. On l’a très bien vécu, c’était une belle surprise pour nous. Ça s’est très bien passé la difficulté est qu’on n’avait pas joué depuis un petit moment, toutes les dates prévues ont été annulés ou décalés en raison de la crise sanitaire. C’était chouette de remonter sur scène dans ces conditions-là. On connaissait certain membres qui avaient joué dans un combo pour lequel on avait ouvert. C’était rigolo de revoir ces personnes-là ¾ ans plus tard dans de telle conditions. On a pu aussi jouer de nouveaux morceaux devant le public parisien qui ont bien été reçu.

Johann Cadot. Oui on a eu un très bon accueil que ce soit du public et des organisateurs qui étaient vraiment top, on a bien été choyé. Une super date.

Thomas "KAS" Calegari. Oui même Orden Ogan était sympa, on a eu un très bon accueil. Il peut arriver que tu tombes sur des têtes d’affiches pas très sympa mais eux ils sont adorables. L’accueil de la salle était au top !

Ombeline comment as-tu vécu ton intégration depuis ton arrivée au sein de la formation ?

Ombeline "OXY" Duprat.
Ça fait six ans que j’ai rejoint le groupe, j’ai participé à l’album N°4 avec Asylum Pyre. Cela s’est très bien passé je n’ai pas de traumatisme particulier ! Rires. Pour parler je suis menacé avec un revolver ! Rires. Je suis obligé ! Rires. Ils écoutent, ils sont en train de me regarder avec une certaine expression sur moi. Rires. Ça a été progressif, ça s’est bien passé mais disons qu’avec Johan je n’ai pas eu trop le choix, j’ai été obligé de me mettre dans le bain. Pour raconter une anecdote lorsque j’ai auditionné pour Asylum Pyre, j’étais venu chez lui, il m’avait fait tester une chanson mais directement sur un titre que je ne connaissais pas qui était en cours d’écriture. Et là il me dit ce serait bien que tu simules la jouissance, tu gémis et toi tu es là en train de passer une audition avec un mec que tu ne connais pas, tu es chez lui et tu te dis mais tu es sérieux là ! C’était un peu pour l’anecdote lorsque je parle d’avoir été mise dans le bain directement.

Comment as-tu abordé ce nouvel album comparé à N°IV ?


Ombeline "OXY" Duprat.
Ça s’est fait dans la continuité on va dire. J’ai coutume de dire que pour le précédent album. Pour le N°4 on ne se connaissait pas foncièrement, chacun se cherchait un peu. En revanche sur cet opus Call Me Inhuman (The Sun – The FIght – Part 5) dans la mesure ou on a tous déjà joué ensemble pendant plusieurs années, on se connaissait ! Johan sait comment je travaille et moi de même pour lui et du coup on sait comment travailler ensemble. C’était beaucoup plus facile. Il n’y avait pas de difficulté particulière sur le précédent mais là c’était une espèce de continuité. On savait vraiment mieux ce que l’on pouvait faire et ce que l’on avait envie de faire ou pas. C’est ce qui change par rapport à N°4. Et puis il y a aussi au niveau de l’interprétation là on se connait, idem au niveau des capacités de chacun. On a aussi poussé sur certaines choses que je n’avais pas forcément en tête et inversement j’ai proposé à Johan des choses dont il n’était pas forcément coutumier. Voilà ça s’est plutôt fait de cette façon-là. Après on a aussi un peu travaillé à distance pendant quelques mois. La période Covid on a tous un peu oublié mais on en subit encore les conséquences.

A quel niveau t’es-tu investis sur l’écriture des textes ?


Ombeline "OXY" Duprat.
Pour les textes c’est Johann qui s’en occupe moi j’écris mais pas forcément des textes pour des chansons.

Johann Cadot. Jusqu’ici j’ai écrit tous les textes après comme pour la musique c’est ouvert à toutes les personnes qui veulent participer ! Mais en fait il y a une continuité textuelle, il y a une thématique qui est là depuis les débuts qui traite des aspects écologique et de la défense de la terre. On l’a encore plus appuyé sur N°4 et accentué sur le nouvel opus. Les textes perdurent dans cette thématique très Post Apocalyptique et se situe dans l’espace-temps 2050, on a des personnages qui sont incarné par les différents membres du combo. On développe ce thème très proche de l’esprit et de l’environnement avec beaucoup de parallèles et de métaphores d’ailleurs entre l’esprit, les hommes et la terre.
La crise sanitaire de 2020 à du te conforter dans la défense de cette thématique, l’être humain est très vulnérable finalement !

Johann Cadot. Pour l’anecdote on avait pour le N°4 sur la cover un personnage avec un masque et c’est sorti un an avant le covid. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on est des visionnaires parce que ce n’est pas du tout le cas mais on sait qu’il y a un certain nombre de choses qui existent quand on s’intéresse à ces sujets là et je dirais qu’il y a des faits qui apparaissent aux yeux du grand public et finalement ca ne fait que appuyer et confirmer certains textes et peut être aussi appuyer l’envie de continuer à écrire des textes sur ces sujets là même si écrire ponctuellement des chansons c’est une goutte d’eau mais c’est un peu notre témoignage.

Vous êtes un peu les Nostradamus des années 2000 ! Rires. ?

Ombeline "OXY" Duprat. Rires ! Oui comme Paco Rabanne ! Tu as sur la pochette de notre album une dame qui mange un cœur, je te laisse sur cette réflexion ! Rires.

Justement cet Art Work ne semble pas anodin bien au contraire vous avez du beaucoup y réfléchir !

Johann Cadot. Probablement trop. Rires. Il faudrait en parler aux concepteurs de la pochette (Ndr : L’Artwork a été réalisé par Mickey Mythrid) d’après une photo de Béranger Bazin / Lykh’Arts). On essaie de faire en sorte qu’il y ait des détails, des choses qui soient en pleine cohérence a la fois avec les textes et la musique ce qui n’est pas évident parce que jusqu’ici on n’a toujours pas réussi à définir le nom du style que l’on pratique. Après on demande des avis un peu à tout le monde, on a la chance d’avoir des sensibilités différentes. Thomas est aussi dessinateur et peut donner un avis intéressant, il est batteur dessinateur. Peut-être qu’un jour on utilisera ses illustrations pour Asylum Pyre.

Ombeline "OXY" Duprat. Concernant la pochette il y a un élément récurant sur tous les opus. Johann tout à l’heure parlait d’une continuité, d’un concept qui a débuté il y a une dizaine d’années. Il y a toujours une figure féminine, des éléments végétaux, l’ombre et des clins d’œil aux textes. Il y a toujours des lectures différentes, tu peux lire un texte, une pochette d’une première manière et après tu creuses d’avantage et tu peux percevoir des détails, il y a toujours cette double lecture là.

Comment avez-vous abordé le studio cette fois ci au vu des circonstances exceptionnelles que l’on a connu ?

Thomas "KAS" Calegari.
Pour le poste de batteur en l’occurrence, il se trouve que c’est la première fois sur le N°4 que j’ai travaillé de cette façon là avec mes parties de batterie au même titre que la musique car Johann est preneur d’idées. Quand on a enregistré les batteries j’ai travaillé chez Angelo en Italie (Ndr : Angelo Emanuele Buccolieri, assisted by Ercole) je n’étais pas tout seul à créer ce qui allait être joué, j’avais des idées, Johann aussi de même qu’Angelo. On a reproduit aussi ce truc là sans aller en Italie quand on a travaillé avec Fabien "HED" Mira qui est notre bassiste mais qui est aussi ingénieur du son. On s’est enfermé en studio dans les Yvelines et on a reproduit la même méthode de travail que pour le IV en connexion avec Angelo qui était à l’autre bout de l’Europe et qui avait des requêtes techniques, il fallait qu’on respecte certains paramètres. On a respecté ce que Angelo voulait, on a fait nos prises et on lui a tout envoyé. Il a mixé chez lui, le son c’est lui qui l’a créé, il s’est servi de ce qu’utilise les gratteux sur scène. Mais la méthode de travail collaborative c’est nous, j’ai fait beaucoup d’albums mais de cette manière-là je n’en ai quasiment jamais fait, c’est très agréable et j’essaye maintenant de reproduire ça dans tous les projets auquel je participe.

Oxy vocalement tu sembles nettement plus épanoui sur ce nouvel opus ! ?

Ombeline "OXY" Duprat. C’est concomitant à ce que je te disais précédemment c’est-à-dire que sur le N°4 je n’étais peut-être pas forcément bien, il y a quelquefois ou c’était difficile de rester concentrer avec l’espèce de pingouin à côté. Rires. Du coup je n’étais peut-être pas très très à l’aise. De toute façon dans la musique tu as besoin de connaitre les gens. Et après il y avait peut-être les lignes de chants même si elles avaient été réadaptées, elles étaient au début prévu pour l’ancienne chanteuse. Là on est sur un album ou j’étais là du début à la fin. Je pouvais dire là je ne me sens pas forcément à l’aise, ce n’est pas forcément ce type de voix là que j’imagine. Il y a eu d’autres propositions vocales alors que sur le N°4 la plupart des choses avait déjà été faites même si on avait travaillé ensemble par rapport à des demandes de liberté ou autre. Il y avait des parties déjà écrites.

Johann Cadot. Au moment de l’écriture j’avais la voix de Ombeline dans la tête, ce n’est pas toujours agréable ! Rires. En revanche c’est vrai que sur le N°4 ce n’était pas le cas quoique si pour une partie.

L’album s’appelle Call Me Inhuman (The Sun – The Fight – Part 5 quelle est l’idée derrière ce titre ?

Johann Cadot. C’est en lien avec l’histoire qui est développé depuis le premier album, c’est le bucher de la vie. Peu à peu on a commencé à dire l’avive c’est la terre sur le bucher, le soleil The sun, le feu. The fight c’est ce que l’on essaye de faire à notre petit niveau pour la terre, c’est ce que raconte l’histoire depuis le début. Call me Inhuman s’est expliqué dans le dernier morceaux de l’opus. On dit souvent cette expression soit un peu humain, il faut être humain ce genre de choses. C’est une expression qui souvent me hante l’esprit. Avec certaines choses que l’on voit sur terre si c’est ça être humain alors dite que je suis inhumain.

Est-ce que tu prévois une fin à cette histoire ?

Johann Cadot. La fin se sera la fin du groupe. Rires. Il y aura des projets parallèles qui raconteront d’autres histoires avec d’autres personnage ça c’est probable. Mais sur la fin écoute peut être que les gens l’écriront sur ma tombe.

Est-ce que vous vous êtes fixé des chalenges personnelles en rentrant en studio, en travaillant sur les morceaux, sur les arrangements ?

Johann Cadot.
Alors là je vais te répondre par rapport à l’écriture des morceaux le défi à chaque fois est la recherche du refrain accrocheur, essayer d’avoir des choses pas trop répétitives. Je me suis fait la réflexion, il n’y a pas une chanson qui a deux couplets identiques ou quasiment pas. Il y a des petites variations comme ça qui donne de la richesse sans que ça devienne trop complexe non plus. Donc le challenge à chaque fois dans l’écriture c’est de rester aussi varié. Il y a aussi les ambiances, on essaye de faire à chaque fois des titres qui ont une couleur différentes les uns des autres avec des structures pas trop évidentes et répétitives. En revanche les refrains accrocheurs rappellent l’auditeur dans le morceau.

Thomas "KAS" Calegari. Pour moi c’était de ne pas desservir la musique écrite et de ne pas penser batterie mais musique. C’est vraiment le truc le plus important. Il n’y a pas d’histoire d’égo surtout qu’en plus avec Johan on se connait depuis un moment au même titre qu’avec des gens avec qui je travaille. Il voit comment je joue, il sait ce que je peux faire et surtout ce que je ne peux pas faire ! Rires. En même temps ça n’empêche pas les défis. Il y a des choses que je ne savais pas faire sur les morceaux et que je sais faire désormais. Les challenges ils sont aussi après.

Johann Cadot. Ombeline elle sait tout faire donc elle n’a pas besoin de se fixer des défis. Rires !
Ombeline "OXY" Duprat. Non c’est la même remarque que Thomas, c’est vraiment servir la musique et se servir de la voix comme d’un instrument. Apporter des variations lorsque c’est pertinent pas juste faire de la démonstration mais servir le propos. Essayer de trouver la justesse de l’interprétation, donner de l’émotion aux gens. Tout ça au service de chansons.

Justement y a-t-il un titre ou tu as été submergé par l’émotion ?

Ombeline "OXY" Duprat. C’est compliqué à te dire parce que sur quasiment tous les titres il y a quelque chose. Pour « Underneath Heartskin », on tourne le clip samedi, c’est une chanson qui parle de la violence faites aux femmes sans trop m’appesantir sur le sujet j’avais des choses à exprimer sur le sujet. Celle-ci en tant qu’humain ou individu. Après j’aime beaucoup « Happy Deathday » sur la façon d’interpréter parce qu’il y a un peu une composante Jazz, de groove aussi que j’aime bien.

Comment avez-vous vécu le tournage de « Virtual Guns » votre premier single extrait de l’opus ?

Ombeline "OXY" Duprat. J’ai des souvenirs douloureux. Rires ! Lorsque je regarde le clip j’ai mal aux pieds. Rires ! Le tournage à durer assez longtemps, on avait tourné deux clips sur deux jours. Histoire de pouvoir avoir aussi du rendement. Et puis tous les membres de la formation ne sont pas toujours à Paris donc on est obligé de regrouper chaque évènement. Ce qui donne lieu à des journées assez intense en général ! Après ce n’est pas forcément l’exercice dans lequel je suis la plus à l’aise. Mais le coté représentation il faut le faire, ce n’est pas désagréable non plus mais ce n’est pas ma partie préféré en tout cas.

Justement comment vis-tu le fait d’être mis en avant sur scène, dans les clips, sur les photos ?

Ombeline "OXY" Duprat. Je ne suis pas très discrète dans la vie en général ! Je ne suis pas la fille la plus discrète de la terre. Rires. C’est une question à double tranchant parce qu’il y a un côté représentativité. Mais pourquoi est-ce que ce serait forcément la fille du combo ou il y a une nan qui devrait être mis en avant entre guillemet alors qu’il y a des garçons absolument sublimes ! Rires. Non ça ne me dérange pas parce que ça fait partie aussi du boulot malgré tout mais ça pose aussi une vraie question ! Ça pourrait être n’importe qui dans la formation. Après il y a aussi une question marketing pourtant je suis loin d’été un top model, d’avoir la plastique parfaite comme on le voit souvent dans le Metal aujourd’hui. Je le fais parce qu’il faut le faire et que ça fonctionne. Il y a des choses que je ne trouve pas désagréable comme communiquer sur l’album, se montrer mais disons qu’en terme de représentativité ce que je vais préférer c’est d’être sur scène et pouvoir échanger avec le public, de pouvoir leur donner un petit peu ce que j’ai à donner. Je trouve que c’est le mieux, c’est ce pourquoi on fait de la musique aussi.

Vous réfléchissez beaucoup lors du choix des singles ?

Johann Cadot. De toute façon sur les décisions on réfléchit toujours beaucoup. On a eu beaucoup de discussions, on a essayé de faire ressortir les singles potentiels. On a demandé aux gens qui travaillaient avec nous mais personne n’avait le même single en tête. On a fait le choix de ne pas faire de choix. Rires On va sortir 6 ou 7 singles et essayer de faire des vidéos pour chaque afin de les mettre en avant.

Quel est le titre dont vous êtes le plus fier ?


Thomas "KAS" Calegari. Lorsque j’écoute l’album j’écoute un ensemble, je n’arrive pas à isoler un titre en particulier. C’était un peu la même chose pour le N°IV. C’est comme un concept album. C’est un long morceau de 40 minutes.

Johann Cadot. Tout à fait. Après on est heureux d’avoir eu certains Guest comme Gwen à la cornemuse sur deux morceaux, c’est super sympa. On a eu d’autres potes qui sont venu nous aider sur des growl. C’est ça qui nous rend fier, c’est de pouvoir fédérer les gens et ça se voit aussi dans les clips.

Comment vous est venu cette idée d’intégrer de la cornemuse sur certains titres ?


Johann Cadot. C’est venu parce que dans tout le concept, l’idée c’est le fameux Fight, c’est l’union des peuples du monde entier. Dans « Virtual Guns » il y a un moment donné un petit passage ou on essaye d’avoir plusieurs instruments qui sonnent un peu différemment même sur l’intro avec des chants un peu bulgares ou africain selon comment on les perçoit qui montre un peu l’union de gens du monde entier. Du coup la cornemuse c’était un moyen d’avoir une sonorité qui évoque une autre région du monde. On a eu cette chance de rencontrer Gwen et c’est comme ça que c’est venu.

Pour conclure qu’avez-vous envie de rajouter qui vous parait important ?

Johann Cadot. Je vais peut-être radoter mais c’est vraiment le coté fédérateur et d’union. Le fait de chanter tous ensemble a la fois en y réfléchissant et en prenant du bon temps.

Ombeline "OXY" Duprat. C’est vraiment cet esprit-là. Surtout que sur « Virtual Guns » on a quand même beaucoup de figurants qui sont aussi des amis, des personnes qu’on a aussi fait monter sur scène lors du concert du 3 décembre ou finalement on s’est retrouvé avec une scène qui pliait un peu sous notre poids. C’est quelque chose qui est important pour Asylum Pyre. Effectivement de fédérer, c’est ce qui est dit un petit peu dans les paroles de façon guerrière. Mais dans la réalité il y a un coté un peu d’équipe ou on doit tous faire corps pour résoudre les problèmes.



1 Février 2023
Pascal Beaumont / Photos DR

Pascal Beaumont et Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)

vendredi 18 septembre 2020

ASYLUM PYRE Johann Cadot // Interview //


Dire qu’ASYLUM PYRE revient de loin est un doux euphémisme. Quoi de pire pour un combo de perdre sa chanteuse, celle qui a permis au combo de grandir et d’évoluer au fils des années et qui était d’une certaine manière la proue du navire.
L’annonce du départ de Chaos Heidi le 8 Juin 2016 peu de temps après leur tournée Européenne au côté de Lucas Turilli Rhapsody a été une véritable surprise pour tous ceux qui porte un intérêt à la formation Parisienne.
Un véritable séisme voire un tsunami qui a de suite engendré le doute, ASYLUM PYRE allait t’ils jeter l’éponge ou bien se mettre en quête d’une nouvelle chanteuse et continuer contre vents et marée.
Le challenge était phénoménal, difficile de trouver la perle rare capable de faire oublier la charismatique et fantasque Chaos Heidi.
Et pourtant Johann Cadot et ses acolytes ont réussi la mission impossible en dénichant la perle rare en la personne de Ombeline "OXY" Duprat Hart une personnalité atypique doté d’un parcours hors du commun et qui a très rapidement su faire l’unanimité auprès des fans !
La belle ayant fait ses armes au sein de Seadem et de The Experiment no Q a déjà une longue expérience derrière elle !
Un parcours débuté en 2009 qui lui a permis de collaborer à de nombreux projets et de chanter sur des scènes parisienne prestigieuses comme la Cigale.
Son arrivée marque un tournant au sein d’ASYLUM PYRE qui s’oriente désormais vers un métal moderne et très accrocheur baignant dans des sonorités électro Pop qui s’intègre merveilleusement bien aux nouvelles compositions du sieur Johann l’âme de ASYLUM PYRE sans aucun conteste.
Impossible de faire l’impasse sur la nouvelle pépite D’ASYLUM PYRE qui risque tel un élixir de vous enivrée avec ses effluves forte et dense venu d’un autre monde et destiné à séduire le plus grand nombre.
Le N°IV est incontestablement une réussite et devrait emmener ASYLUM PYRE vers de nouveaux horizons !
Un entretien avec Johann Cadot le fondateur d’ASYLUM PYRE placé sous le signe d’une renaissance qui fait plaisir à voir après des mois de tourmentes, le calme et la sérénité sont revenu, de nouvelles aventures qui s’annoncent radieuses pour Johann et ses comparses.
C’est avec un guitariste serein, détendu et confiant dans sa nouvelle pépite que votre serviteur a pu s’entretenir. Magnéto Johann c’est à toi !


Bonjour Johann, quel souvenir gardes-tu de votre participation au Metal Days Festival qui a eu lieu en Slovénie en Juillet dernier ?
Johann Cadot. Ça été plutôt sympathique, les conditions étaient difficiles parce qu’on a du faire 2500 Km en deux jours et on a pas joué à l’heure idéal, on a eu aussi des problèmes techniques donc ça a été compliqué.
Mais cela a été aussi une expérience ou on a pu jouer en live les premiers titres de notre nouvel album et aussi de rencontrer notre bassiste actuel qui nous avait suivi sur cette date-là.
Cela a été une petite aventure humaine.
Le cadre était magnifique, jouer au cœur de la montagne et à l’extérieur, c’est assez chouette.
Ca été une bonne expérience.
On est resté la journée entière et on est reparti le lendemain.

Comment se sont déroulé les deux premiers concerts d’Ombeline "OXY" Duprat Hart les 8 Décembre 2016 au Doctor Feelgood et le 7 Janvier 2017 au Plan à Ris Orangis ?
Johann Cadot. Ça a été une petite révolution pour les gens qui nous ont vus en Live. Ils ont tout de suite accroché à sa voix. Je savais avec les démos que l’on avait fait que j’avais fait le bon choix mais ils ont conforté cette impression-là. Les retours ont été formidables. Sa réinterprétation des anciens titres et son contact avec le public a été une super expérience.

Comment avez-vous découvert Ombeline "OXY" Duprat Hart ?
Johann Cadot. C’est grâce à un de nos amis musiciens qui a fait des remplacements chez ASYLUM PYRE.
Il est venu nous aider de temps en temps pour la basse ou la guitare et il connaissait Oxy Hart.
Au moment de la séparation avec Chaos Heidi, il nous en a parlé en nous recommandant de la rencontrer.
Ça l’a fait tout de suite, c’est une sorte de coup de foudre musical et humain. Ça a été super.

As-tu été surpris par le départ de Chaos Heidi ?

Johann Cadot. Lorsque l’on a enregistré Spirited Away le problème était que l’on était dans des phases de nos vies qui étaient difficiles.
Tous les gens qui ont participé à l’album ; même les gens autour du groupe étaient dans une phase de leur vie personnelle très difficile.
Cela a créé forcément des tensions. Quelque temps avant qu’elle quitte le combo, on devait partir pour assurer une petite tournée en Espagne.
Chaos a annulé sa participation quelques jours avant ces dates ce qui nous a forcé à annuler la tournée.
Quand elle est partie cela ne m’a pas plus surpris que ça.

Quel souvenir gardes-tu de cette longue tournée Européenne au côté de Lucas Turilli Rhapsody ?

Johann Cadot. C’est l’une des plus belles expériences de ma vie. Au sein de ASYLUM PYRE les musiciens avec qui j’ai effectué la tournée étaient quasiment tous nouveaux et tout le monde a joué le jeu.
On s’est tous très bien entendu. Humainement ça a été une expérience fantastique, on s’est beaucoup amusé, on s’est soutenu lors des moments de fatigue.
En plus, Lucas Turili et toute son équipe sont des gens adorables.
Ils nous ont mis en confiance, ils ont été accessibles.
Je ne sais pas comment dire, c’était juste parfait.
L’ambiance avec eux, leur comportement.
On a souvent discuté ensemble, on est allé boire des coups, c’était une sorte de petite famille.
C’était un plaisir de se revoir chaque jour.
On a voyagé pour défendre notre musique, on a rencontré des fans de plein de pays différents.
On a joué dans de belles salles dans une ambiance bienveillante et familiale.
C’était un vrai bonheur.

Est-ce que ça a été facile d’avoir une cohésion scénique avec un nouveau line up (Nils Courbaron T.A.N.K. (Think Of A New Kind), Nils Courbaron Project à la guitare et Pierre-Emmanuel Pelisson (Maladaptive, Civilization One, ex-Heavenly à la basse) ?
Johann Cadot. Ça peut être gênant, c’est toujours mieux lorsque l’on se connait un peu plus accompagné d’une complicité plus forte qui se crée au fil du temps.
Mais à chaque fois que l’on a eu affaire à ça, les gens avec qui on travaille aujourd’hui sont des musiciens tellement doués que déjà dans l’interprétation des morceaux ça se fait en quelques heures.
Ils maitrisent les titres et il n’y a aucun problème technique du coup ça te libère déjà d’un poids.
Ensuite ce qui est important c’est qu’humainement lors des premiers échanges ça se passe bien.
Sur scène on est là pour s’amuser, finalement on n’a rien à transmettre au public.
Il y a ce côté humain sympa qui passe entre nous.
Ça s’est toujours bien passé jusque-là, je ne saurais dire pourquoi, ni comment mais l’intégration s’est toujours faite très facilement.




Qu’as-tu appris lors de cette tournée que ce soit humainement ou musicalement ?

Johann Cadot. En tant que musiciens on avait déjà pas mal joué avant.
C’est plus au niveau du rythme qu’il faut apprendre à gérer.
Lorsque tu joues plusieurs soirs de suite avec plusieurs centaines de Km entre les deux, tu as la fatigue à gérer, ce n’est pas toujours évident.
En termes d’interprétation, il y a pas mal de travaux qui ont été fait avant.
Je ne saurai pas te dire si j’ai appris beaucoup de choses musicalement pendant cette tournée, si ce n’est me renforcer sur la puissance des refrains.
Lorsque tu assiste à un concert de RHAPSODY tous les soirs, il y a toujours ce côté fédérateur.
Ensuite après c’est surtout de l’humain, apprendre à vivre tous ensemble dans le camion pendant plusieurs jours.
C’est apprendre à se connaitre, à connaitre ses limites et à fermer sa grande gueule de temps en temps ! Rires
Lorsque tu pars trois semaines avec les mêmes personnes il y a bien un moment donné ou chacun va avoir son petit moment un peu down, ou il a besoin d’être seul.
Ce sont des choses que tu apprends, il faut beaucoup de tolérance aussi.
Mais honnêtement ça s’est très bien passé.
C’était du bonheur au niveau de cette vie en communauté.

Est-ce que cela a eu un impact sur les nouveaux morceaux que tu as composé ?
Johann Cadot. Oui, bien sûr. Il y en a eu certainement. Une des choses que j’apprécie ce sont les refrains qu’on essaye de partager.
La question c’est qu’est-ce que l’on peut faire pour partager encore plus avec le public même celui qu’on ne connait pas ?
Comment être plus à l’aise sur certaines parties ?
Lorsque tu chantes et que tu joues en même temps ça te fait apprendre à connaitre tes limites ou au contraire que là tu pourrais en faire un peu plus et que ce serait musicalement plus sympa tout en arrivant à chanter et à bouger en même temps.
La possibilité de faire des arrangements est différente ceux que tu fais sur scène ne sont pas forcément les mêmes.
Ça peut t’apprendre énormément de choses sur la façon de faire passer des titres en live même si ça ne change pas forcément ta façon d’écrire en studio.

Spirited Away est sorti en 2015, quand t’est tu remis à composer de nouveaux titres ?
Johann Cadot. Assez vite, il y avait même dans titres qui étaient avancé bien avant que nous partions en tournée.
Ça été assez vite au niveau de l’écriture.
Ce qui a été assez long ça été le changement de line up, nos vies, nos métiers qui à coté qui nous prennent du temps.
Maintenant l’écriture des morceaux de base c’est déroulé relativement vite, je dirai en quelques mois.
Après ce qui prend beaucoup de temps, c’est le fait de travailler ensemble, de faire des arrangements, de peaufiner surtout avec nos vies actuelles.

Quel a été l’impact de l’arrivée d’Ombeline sur ta façon de composer ?
Johann Cadot. En fait j’ai commencé à écrire alors que Chaos Heidi était encore là donc en composant je pensais à sa voix. L’avantage d’Ombeline c’est qu’elle sait tout chanter.
Après par rapport aux idées de base, lorsqu’on a enregistré les maquettes on s’est assuré que c’était naturel pour Ombeline.
Si elle avait des propositions ou des améliorations à faire, elle les faisait.
On a reconstruit un peut les lignes de chant et les arrangements vocaux pour que ça lui corresponde au mieux.
Et pour aussi lui laisser une marge de créativité sur les titres.
On a écrit ou coécrits certains refrains ensemble.

Est-ce qu’elle a participé à l’écriture de certains morceaux ?
Johann Cadot. Oui, pendant les phases de travail sur les démos, on faisait des essais, pour vois si ça marchait ou pas, on travaillait sur des passages à rajouter ou à supprimer, voir si ceci allait ou pas.
Il y a des refrains comme celui de « Dance » ou « Into The Wild » qu’on a fait ensemble ou qu’elle a refait en indiquant que celui la convenait mieux à sa voix.
Je lui disais si je fais ça musicalement derrière qu’est que tu peux proposer vocalement ou inversement. Ça a été plutôt une sorte de brainstorming musical qu’on a fait.
Elle a pu vraiment s’exprimer sur tous les morceaux en interprétant à sa sauce, en modifiant parfois des lignes mélodiques ou en proposant sa propre interprétation au niveau des harmonies, son timbre de voix qui change d’un morceau à l’autre.

Tu penses qu’elle va vous apporter beaucoup plus dans le futur ?
Johann Cadot. Je le souhaite de tout cœur. Aujourd’hui on fonctionne bien, on s’entend bien humainement et musicalement.
Quelqu’un m’a dit l’autre jour qu’Ombeline était la voix qui pouvait permettre de ne penser qu’a la musique d’ASYLUM PYRE.
Aujourd’hui c’est vrai que ça se voit beaucoup là-dessus.
J’espère qu’elle pourra amener ses propres idées de compos.
Je sais qu’elle a certaines idées qui pourraient très bien correspondre à l’esprit d’ASYLUM PYRE.
C’est aussi valable pour les autres membres de la formation, j’ai envie que tout le monde puisse amener et proposer des choses.

Comment se sont déroulé les sessions d’enregistrements en Italie avec Angelo Emanuele ?

Johann Cadot. On a enregistré les parties de batteries et les voix chez lui, le reste a été enregistré chez nous.
Ensuite il les a mixés et a fait du ramping à partir des pistes de guitares brutes.
On a travaillé une semaine l’enregistrement de la batterie et une grosse semaine pour toutes les voix.
J’étais présent à toutes les étapes de l’enregistrement.
Le seul moment où j’étais absent c’est pour les prises de basse. Mais Pierre Emmanuel nous a fait ça tellement nickel que je n’aurai servi à rien.
Cependant au niveau de la batterie c’était très intéressant comme expérience, on était trois pendant toute une semaine dans la même pièce, l’ingénieur du son, Thomas et moi-même.
 Il nous a laissé tous les deux dans la pièce.
J’étais en face de la batterie à vivre le truc avec lui. Avec Thomas on a parfois composé les parties de batteries ensemble, on a fait ce travail a trois.

Pourquoi avoir fait appel à Angelo Emanuele ?
Johann Cadot. Lorsque l’on a commencé à s’interroger pour savoir avec qui on pourrait enregistrer ce nouvel opus, on a fait des recherches en France, sur Paris et au final il n’y avait rien qui nous satisfaisait pleinement.
On s’est alors souvenu d’Angelo qu’on avait croisé sur la tournée avec RHAPSODY, il faisait le son pour IRON MASK.
On n’avait pas beaucoup parlé avec lui sur la tournée car il était très occupé à faire le son d’IRON MASK.
Il m’avait dit que si j’étais intéressé de travailler avec lui, il était disponible.
Je l’avais un peu oublié. Un jour un peu par désespoir de cause, je me suis dit que j’allais écouter ce qu’il faisait.
Et là je me suis dit : Ah bah oui quand même. Du coup on est allé en Italie et franchement le jeu en valait la chandelle.

Est-ce qu’il y a des morceaux qui ont été un challenge a enregistré ou à composer ?
Johann Cadot. Pour moi le plus complexe a été « On First Earth », on a beaucoup retravaillé ce morceau. On a quasiment tout changé par rapport à la version initiale.
Tout ce changement a débuté avec une partie de batterie, on travaillait le titre et sur un break est arrivé une partie de batterie qui était totalement différente du reste, on la trouvait bien.
On a donc repris le morceau a partir de cette partie et on à tout changer.
Cela a pris du temps pour trouver les bons couplets, les bons arrangements des couplets et la bonne répartition du chant.
Au final on est très satisfait mai c’est cette chanson qui a été la plus difficile à écrire.

Comment avez-vous été amené à collaborer avec Yannis Papadopoulos sur le single « Sex, Drugs and Scars » ?
Johann Cadot. Je n’étais pas satisfait de mes parties de chant sur les démos.
Sur certains passages je cherchais comment faire en changeant les parties de chants ou en donnant certaines parties à Ombeline.
J’essayais plusieurs choses et je ne savais pas trop comment faire.
J’aimais beaucoup le morceau mais il y a des parties qui ne me satisfaisaient pas.
Pour la tournée RHAPSODIE, on était allé les voir sur scène et c’était BEAST IN BLACK qui ouvrait pour eux.
Je ne connaissais pas du tout la formation. On m’en avait dit beaucoup de bien et j’ai vraiment apprécié le show.
Dès qu’ils ont eu fini, je suis allé voir le chanteur et je lui ai demandé si je pouvais le contacter via Facebook Rires !
Il a bien sûr été d’accord. Voilà comment tout s’est fait, d’une manière très simple.

Pourquoi avoir choisi « Sex, Drugs and Scars » comme premier single ?
Johann Cadot. C’est celui qui d’un point de vue accrocheur est le plus fédérateur, le plus passe partout pour beaucoup de gens par son approche mélodique et son coté presque Pop.
On sait que ce côté Pop va en énerver certains qui sont un peu plus dans l’extrême ou dans le traditionnel.
On trouvait que le refrain fonctionnait bien et la voix de Yannis apportait un truc supplémentaire.
On l’a choisi parce que globalement il faisait l’unanimité. Il est très apprécié des gens en termes de choix de single.
Certaines personnes nous ont même dit que c’était un tube.

Quel est le thème que vous développé à travers ce morceau ?
Johann Cadot. Il faut le replacer dans un concept crée autour de ASYLUM PYRE.
Nous avons évolué, dans notre premier album on traitait essentiellement de thématique écologiste et ce jusqu’à cet album là où c’est le début d’une forme de résistance pour la lutte de la sauvegarde du monde.
Il y a des gens qui peuvent porter cette sauvegarde, ceux qui vivent dans nos sociétés et qui souffre d’anxiété à un moment donné, de dépression toutes ces maladies, ils vont avoir peut-être des déviances que ce soit le sexe ou autre chose et vont tomber dans des failles.
Ils peuvent aussi faire appel à certaines drogues.
Mais celles dont on parle dans la chanson ce n’est pas la cocaïne, l’héroïne ou la beux.
C’est plutôt celles qui te sont prescrites par ton médecin, les antis dépresseurs, les anxiolytiques.
Ils tombent alors dans ce processus anti dépresseurs, de satisfaction facile par le sexe ou autre chose. Finalement tu t’en sors avec de nouvelles blessures intérieures : les Scars.
C’est ce message que l’on fait passer à travers ce morceau.
C’est ce cercle vicieux dans lequel tu peux tomber, tu ne vas pas bien, ce sont les failles.


Quel est le fil rouge que vous développé à travers ces douze nouveaux morceaux ?
Johann Cadot. Oui, il y a un fil rouge que l’on développe depuis les débuts d’ASYLUM PYRE et que l’on peut suivre sur les quatre albums.
On l’a dévoilé il y a quelques semaines sur Facebook.
C’est une évolution naturelle qui se voit à travers nos quatre albums et depuis la création d’ASYLUM PYRE.
Là ce n’est pas à proprement parler un concept album dans le sens où il n’y a pas une histoire qui se déroule d’un morceau à l’autre.
On traite de différents thèmes sur notre univers, on essaye de faire prendre conscience des problématiques écologiques ou sur certains problèmes ou sur nos failles.
Quand tu regardes la pochette on se place dans ce monde pré apocalyptique en espérant que l’apocalypse n’arrive pas.
Dans ce monde tous les membres d’ASYLUM PYRE jouent un double rôle, chacun dans le monde officiel et dans la résistance.
Oxy dans le monde officiel est mannequin, top model et est l’égérie d’une marque ou on peut retrouver des masques à gaz qui sont devenu des objets tellement indispensables à l’être humain en 2050 que dans des boites comme Louis Vuitton seraient capable de faire des masques à gaz de Luxe avec des Strass.
C’est ce côté cynique que nous développons, la mode reste superficielle malgré l’air irrespirable. On a voulu aussi que cette pochette soit un peu comme une pub de parfum, N°IV c’est un clin d’œil au Chanel numéro v.

Pourquoi avoir fait appel à Gustavo Sazes (MACHINE HEAD, AMARANTHE) pour la réalisation de cette pochette ?
Johann Cadot. On l’a trouvé à la suite de recherches internet. On regardait un petit peu ce qui existait au niveau du design d’un logo ou d’une pochette. Au final on est trouvé sur son travail qu’on a trouvé intéressant c’est ce qui nous a poussé à le contacté.

Allez-vous sortir un nouveau single ?
Johann Cadot. Oui on a choisi One Day (Silence - part 2 : Day Dreaming), le clip va sortir le 16 Avril 2019.
On aimerait pouvoir en refaire d’autres.
L’idéal serait d’un faire un par morceau, un élément visuel pour chaque titre serait l’idéal.
Mais financièrement ça va être compliqué.

A quel type de clip devons-nous nous attendre ?

Johann Cadot. C’est un petit court métrage avec une réelle ambiance.
Moi qui ne suis pas fan de clip, je trouve l’ambiance et l’image de ce clip magnifique.
Je ne suis pas du genre à être enthousiaste, il m’en faut beaucoup, je suis plutôt du genre à douter. Mais là l’objet audiovisuel qui a été fait est vraiment très beau.

Vous allez ouvrir pour DEMONS &WISARDS sur trois dates, deux en Allemagne et une en Belgique comment appréhendes tu cette petite tournée ?
Johann Cadot. On a tellement la tête prise par la promo qu’on fait ça de façon décontractée.
Aujourd’hui j’ai tellement confiance dans les musiciens qui constituent ASYLUM PYRE que je sais que de toute façon ça sera bien. Tout ce que l’on peut faire c’est d’amener ce line up au très très bien.
Je sais qu’avec notre ingénieur du son et les membres du groupe qu’a la base le concert sera au moins bien ; Il n’y a pas de souci là-dessus donc je suis assez décontracté par rapport à ça, on va essayer de travailler pour faire en sorte que cela devienne très très bien.
Notamment en travaillant notre jeu de scène et notre image.
Mais sur l’interprétation et l’intention qu’il y ait sur scène je suis rassuré.
Finalement moi qui suis d’un naturel stressé, je ne stresse pas pour ça.

Avez-vous pour objectif de repartir sur une longue tournée Européenne ?
Johann Cadot. Oui bien sûr. On prévoit après l’été, le temps que l’album se fasse sa pub et que les gens le connaissent, une belle date à Paris. Ensuite on aimerait partir sur une tournée comme avec RHAPSODY.

Pour quelle formation aimerais-tu ouvrir ?
Johann Cadot. Si on peut repartir avec RHAPSODY ça serait super sympa.
Mon rêve ultime ça serait de partir avec AVANTASIA mais c’est trop tard ils sont passé hier à Paris.
Rires ! BEAST IN BLACK ça serait super sympa de tourner avec Yannis.
Dans le style ça pourrait être sympa.

Vous avez changé de batteur récemment ?
Johann Cadot. Non, il est arrivé juste après la sortie de Spirited Away. Thomas Calegari est un batteur professionnel qui a joué dans beaucoup de formations de style très différents, ça va du Rapa la Soul, des choses des Iles, du métal, du Trash, il sait un peu tout faire.
Fabien Mira est notre bassiste, il nous a rejoints il y a six mois.
A la guitare on a Pierre-Emmanuel Pélisson (Maladaptive, Civilization One, ex-Heavenly) qui était à la basse et qui est revenue à la guitare, au chant il y a Oxy et moi aux guitares/Chant.

Quel est le rôle de Nils Courbaron ?
Johann Cadot. En fait il n’a jamais été vraiment un membre à part entière d’ASYLUM PYRE.
C’est un ami qui est toujours très fidèle. On sait que si un jour on a une galère, il pourrait venir nous rendre service avec plaisir.
Mais il a ses activités dans SYRENIA et T.A.N.K.et malheureusement il n’avait pas la possibilité d’être en plus un membre d’ASYLUM PYRE.

Quels sont tes ambitions avec N° 4 ?
Johann Cadot. Avec les retours qu’on a ici, les webzines, certains labels avec qui on discute, toutes les interviews aujourd’hui…. Je me rends compte que tout ce qui justifie ça……On nous disait vous avez un fort potentiel. Aujourd’hui on est passé du fort potentiel à la validation.
N°4 représente quelque chose ou tout est libéré, assumé, exploité, au maximum ou presque parce qu’on a toujours une marge de progression.
On passe de la phase potentielle à la phase c’est un bon groupe et tout le monde s’en rend compte.
On a donné quelque chose comme 27 interviews, les retours sont plus que positif, les gens savent dire exactement ce que l’on a voulu faire passer à travers l’album, la qualité des mélodies, de la production. On se rend compte que finalement on arrive à avoir plus de monde autour de nous, de fans.
ASYLUM PYRE est enfin passé du groupe à potentiel qui avait de bonnes compositions et un bon esprit amis qui n’était pas surexploité ……maintenant il est exploité

Pour cela vous avez travaillé avec Mika Jussila au Finnvox studio !?
Johann Cadot. Oui ça a été un travail fantastique aussi. Entendre dire de la part de Mika Vassila qui est un des rares ingénieurs du son que je connaissais… qui t’envoie un message juste pour te dire qu’il a adoré ce qu’il a entendu, ça fait plaisir.

C’est le genre de compliment qui te touche ?
Johann Cadot. Oui, c’est clairement super. Il y aussi le guitariste de SECRET SHERE un groupe Italien que j’apprécie et qui existe depuis 20 ans qui m’a envoyé un petit message pour me féliciter pour le single. Même Roger qui s’occupe de la promo aujourd’hui qui s’est fendu de quelques mots, il n’était pas obligé ça fait plaisirs. Ce sont vraiment des choses qui touchent.

Allez-vous garder la même équipe pour le prochain opus ?
Johann Cadot. C’est très probable, j’ai adoré l’ingénieur du son et il a adoré faire l’album avec moi. A tel point que c’est lui qui va nous suivre sur les dates au coté au côté de DEMONS&WIZARDS pour faire notre son en live également. C’est une belle équipe, j’espère de tout cœur qu’on va la conserver.

As-tu l’impression que c’est u nouveau départ pour ASYLUM PYRE ?

Johann Cadot. Oui, je ne renie pas le passé et je suis très fier des albums que nous avons produits par le passé.
Je trouve que Spirited Away aurait pu être meilleur parce qu’on était tous dans une phase de nos vies très compliqués au moment de l’enregistrement que ce soit les membres du groupe et ceux autour et finalement ça se ressent au niveau de l’album, des compositions.
Lorsque je réécoute les deux premiers opus, il y a du cœur qui a été mis dans les compos et ça me touche. Je ne les absolument pas. Cependant il est clair qu’aujourd’hui c’est un nouveau départ.

Est-ce que tu as l’impression d’avoir acquis une forme de sérénité, un apaisement qui se ressent dans vos compositions ?
Johann Cadot. Apaisement je ne sais pas. C’est marrant ce que tu dis-là, j’ai l’impression d’en avoir trouvé une fois avoir terminé l’album un peu plus musicalement.
En le réécoutant je me dis qu’on a fait ce que l’on avait à faire, il y a encore une certaine rage sur cet opus. Apaisement non, par contre on savait plus où on voulait aller exactement, on avait une idée un peu plus claire de ce que l’on voulait faire.
Finalement n°4 retranscrit parfaitement l’état d’esprit des démos amis en mille fois mieux.
On le doit au travail de l’ingénieur du son. Il a su garder l’état d’esprit et la fraicheur qu’on avait lorsque l’on a enregistré les démos et que tu retrouves parfois quand tu enregistres le produit final. C’est peut-être ça qui se ressent aussi.

Pour conclure qu’as-tu envie de rajouter qui te parait important ?
Johann Cadot. Venez nous découvrir ou nous redécouvrir, venez prendre une claque, c’est prétentieux je ne dirais pas ça mais venez partager avec nous ces refrains et cette puissance que l’on développe aujourd’hui et qu’on sait montrer sur album et que l’on va déployer encore plus en live.

Merci beaucoup Johann pour l’interview
Johann Cadot. Merci à toi !

Pascal Beaumont / Laurent Machabanski
Photo Internet