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lundi 29 mai 2023

LODZ (Julien Maillant Bassiste) // INTERVIEW // Après la tempête la renaissance ! - Février 2023.

 
Depuis la sortie de Time Doesn’t Heal Anything paru en 2017 Lòdz le gang Lyonnais a dû faire face à un véritable tsunami qui aurait pu les faire sombrer corps et âme. Les départs de Ben et Vincent la section rythmique basse/batterie, les difficultés quotidienne de la vie, la crise du Covid ont été des écueils auquel la formation a dû faire face pour essayer de rester à flot ! L’arrivée salvatrice de Julien Mailland comme nouveau bassiste et de Erik Hostein au poste de batteur a été le début d’un nouveau départ et même d’une renaissance ! Le groupe de post-Metal atmosphérique ayant choisi de se réinventer tant artistiquement, qu’humainement. Il a su se remettre en question et découvrir de nouveau horizon musicaux ! Un changement radical que ce soit au niveau de certaines influences mais aussi la façon de composer et d’enregistrer. Le résultat c’est Moons And Hideaway leur nouveau méfait sortie en décembre dernier ! Un opus introspectif ou la formation n’a pas hésiter à expérimenter pour nous offrir quelque chose de profondément viscéral ! Moons And Hideaway est une petite merveille mélancolique qui vous plonge dans des ambiances aux allures de psychothérapie collective alliant des parties planantes brutales et mélodiques. Une mutation qui est un coup de maître et d’une rare élégance après les multiples péripéties auxquelles ils ont dû faire face ! Une chose est certaine on ne ressort pas indemne après l’écoute de Moons And Hideaway un disque mature gorgé de morceaux empreint de sérénité ! Une belle pièce sans aucun doute ! Pour en savoir un peu plus sur cette métamorphose hors normes nous sommes allés à la rencontre de Julien Mailland le sympathique nouveau bassiste du combo. Un entretien passionnant qui vous emmène aux confins d’un nouveau monde Post Rock Atmosphérique inquiétant ! Magnéto Julien c’est à toi !



Julien tu es le nouveau bassiste du groupe Lòdz. Vous avez donné un concert le 13 avril au Hard Rock Café à Lyon. Comment as-tu vécu ce premier show au sein du groupe ?

Julien Maillant. Très bon concert qui était organisé avec Lyon postprod qui est l’organisation qu’on apprécie beaucoup à Lyon qui nous a toujours soutenu et qui a toujours apprécié le groupe. Pour moi c’est le premier concert avec le groupe qui s’est très bien passé. Il y avait du monde, que du bon.

Tu es arrivé en 2018. Comment s’est passé l’intégration sur scène ? Vous avez joué aussi le 21 décembre 2021 à Lyon au Rock Eat.

Julien Maillant.
Oui tout à fait. Très très bien. C’est vrai que je suis arrivé à un moment de transition du groupe où la démarche était de tout changer entre le précèdent album et le nouveau celui qu’on vient de sortir. Je suis arrivé à un moment où c’était facile de s’intégrer parce que justement il y avait la place pour ça. C’est-à-dire que Éric, Olivier et Vincent le batteur à l’époque qui étaient les membres originels du combo, ce n’est pas comme la démarche alors tu arrives et il faut faire comme si, faut faire comme ça, de telle façon. Tout était en fait très ouvert. Donc du coup je suis arrivé au moment où l’intégration était très simple. J’ai pu justement apporter un peu mes influences, ma façon de voir les choses, la musique. Et c’est pour ça que les notes changeaient parce que le batteur est arrivé un ou deux ans plus tard. Je pense que ce sont les modifications des notes qui font que l’album sonne un peu différent.

Il y a une grosse évolution par rapport aux albums précédents. Le processus de composition a complètement changé. D’après ce que vous décrivez l’album était écrit pendant des longues sessions, il n’y avait plus de jours ni de nuits. Vous étiez isolés en pleine campagne. Qu’est ce qui s’est passé ? Vous aviez vraiment besoin de ça de vous isoler et d’être tous ensemble ?

Julien Maillant. Oui c’est toujours dans cette démarche de casser ce qui a été fait jusqu’à maintenant non pas parce qu’on n’était pas satisfait mais de partir sur quelque chose de nouveau. On voulait aussi changer la démarche. On est loin de fonctionner en répète comme certains combo. On avait envie de s’isoler, de se retrouver et d’aller jusqu’au bout des choses. C’est un album sur lequel on s’est vraiment dit, on va faire la musique qui nous plait à fond, on veut tout tester, tout essayer et partir s’isoler comme ça, ça permet de créer une ambiance particulière, une fusion où on a vraiment l’impression d’aller jusqu’au bout du processus. Et d’ailleurs pour l’anecdote on a commencé à composer cet opus au tout début du covid, on était tellement isolé qu’on était enfermé trois quatre jours avec les ordinateurs, des bières, et un kit kat. A Lyon la ville était fermée, les bars étaient fermés. On se demandait ce qui s’était passé. Vraiment déconnecté de la réalité. Et pour nous c’était l’espoir avec une musique, avec beaucoup d’émotions, c’est important d’aller jusqu’au bout des choses pour s’en sortir musicalement dans la façon de voir les choses.

En 2020 c’était un peu une ambiance fin du monde et l’impression d’être dans un film. Quelqu’un de la formation a déclaré aussi que c’est un disque qui s’est fait dans la douleur. C’était vraiment si difficile de créer le disque ?

Julien Maillant. C’est déroutant. Dans la douleur c’est plutôt le fait de se mettre dans le rouge pour dégager les émotions qu’on voulait. Tu sais qu’Éric le chanteur écrit les textes. Il avait vraiment besoin pour satisfaire toutes ces compositions de se mettre dans le rouge, en poussant dans les retranchements on peut faire des choses assez fortes. Dégager des sensations fortes, faut se mettre dans le rouge et après dans la douleur mine de rien, les changements de line up, le groupe existe depuis longtemps depuis plus de dix ans. Moi je suis arrivé récemment mais pour les membres comme Olivier et Éric qui sont là depuis le début c’est sûr qu’on se pose toujours la question quand un membre part, quand les délais s’allongent dus au confinement, toutes ces choses-là. Tu as forcément un cadre de travail qui n’est pas toujours agréable. Il y a cet aspect-là qui est à prendre en compte dans la composition de ces morceaux.

Tu es arrivé en 2018 que penses-tu avoir apporté au groupe musicalement et humainement ?

Julien Maillant. Déjà sur le plan humain je pense que j’ai joué un rôle important. Le projet existait déjà depuis dix ans. Moi j’arrive, j’étais super content d’être pris dans le groupe. Cela fait un moment que je les suivais, donc je suis arrivé avec un son un petit peu nouveau pour leur dire ok les gars, je comprends ce qui nous arrive, c’est un peu compliqué on a des soucis mais j’ai apporté ce côté un peu frais, un peu de motivation qui permet de remotiver un peu toutes les troupes. Je me mets à la place d’Éric. Son projet il l’a créé il y a longtemps et mon rôle c’est d’apporter un peu de sang neuf. Ensuite musicalement le jeu de basse entre les deux albums est totalement différent. Jusqu’à maintenant la basse était jouée avec le médiator, moi je joue au doigt, ça apporte un groove et un état d’esprit différent et pour l’anecdote à la base pour l’audition il cherchait plutôt un bassiste qui joue au médiator. Je leur ai dit que je ne joue pas au médiator je joue au doigt mais je pense que ça peut le faire, ça peut apporter un truc différent dans le projet et justement ça a convaincu les gars. Je trouve que sur l’opus de base c’est totalement différent que ce soit le son ou même l’approche musicale.

Vous avez travaillé avec Nikita Kamprad qui est le chanteur et guitariste de De Der Weg Einer Freiheit mais aussi producteur pourquoi votre choix s’est arrêté sur Nikita ?

Julien Maillant. On avait plusieurs profils en tête. La première raison c’est qu’on s’est dit qu’on allait faire différent. On avait travaillé avec Magnus Lindberg (Ndr : Producteur Suédois de Stockholm) sur l’opus précédent, on avait envisagé de travailler avec lui mais on s’est quand même dit là c’est très bien. On change de line up et notre façon de composer, on change un peu notre son, notre style presque aussi donc faut qu’on sorte de notre zone de confort. Il faut travailler avec quelqu’un d’autre. Donc on a listé plusieurs personnes et en fait on a choisi Nikita dans son groupe Der Weg Einer Freiheit. Le style est assez éloigné de nous car le style Dark, assez extrême. Je trouve qu’il a une façon de traiter l’émotion qui nous parlait quand on écoute en live c’est très intense et nous cette identité on s’est dit qu’on pouvait la retrouver dans notre musique. C’est ce que cette personne serait tout à fait capable de mixer un album avec beaucoup de guitares, d’empilement de sons, d’effets, après c’était un peu un pari parce que je t’avoue sur le papier c’étaient des gars parfaits. On s’est dit est ce que ça va marcher, oui ça a totalement marché à cent pour cent dès qu’on a reçu les premières pistes. On voulait un écorché vif et on sentait que c’était la bonne personne. L’échange s’est très bien passé dès de début et on a senti que ça allait le faire.

Vous n’avez pas pu aller en studio en Allemagne avec lui à cause de la situation.

Julien Maillant. On a tenté deux fois et deux fois la frontière était fermée. On n’a pas eu de chance. (Rires). Ce qu’on a fait c’est Olivier le guitariste qui a un studio a directement produit toutes les guitares et la voix. Ensuite on a tout envoyé à Nikita. On a travaillé à deux, on a vu avec lui tous les détails techniques ne serait-ce que pour le placement des micros sur la batterie, sur les différents réglages pour la basse et les guitares et on lui a tout envoyé pour l’assistance comme ça.

Comment as-tu vécu l’enregistrement des neufs morceaux ?


Julien Maillant. Plutôt bien car finalement c’est sûr qu’on aurait tous aimé vivre l’aventure, partir en Allemagne dans ses propres studios (Ndr : le Ghost City Recordings), mais quelque part le coté home studio quand je dis home studio on est quand même très bien équipé et très confort. On est retourné dans des maisons où on a composé, on avait des configurations où il y avait des câbles partout, du coup avec Olivier le guitariste c’était un confort. Quand on est en studio avec quelqu’un qu’on ne connait pas, même si on l’apprécie beaucoup c’est toujours un peu la pression, le temps car c’est cher de louer un studio à l’étranger, c’est un prix donc quelque part l’autoproduction a été pour moi quelque chose de bénéfique. On a pu prendre le temps et la pression est vraiment très confortable.

Quel est le challenge que vous avez rencontré sur l’album ?

Julien Maillant.
Les défis c’étaient surtout sur scène, on a pris le parti d’enregistrer tout sans ampli. C’est-à-dire que quelquefois, en studio on va enregistrer les guitares et les basses en direct, après la personne qui s’occupe de mixer fait des effets, des simulations, fait un peu sa sauce et nous on s’est dit qu’on n’allait pas faire comme ça. On allait le faire à notre sauce, brancher les têtes d’amplis et envoyer quelque chose à Nikita qui est déjà transformé pour travailler avec notre son. On trouve que ça a un énorme avantage parce qu’en live on a exactement le même son que sur l’album. Mais c’est risqué car ça laisse très peu de marge de manœuvre. Si on se loupe et si on fait les mauvais réglages sur les guitares, la personne qui va ensuite mixer aura une base moins brute à travailler. Le challenge c’était un peu ça on avait le temps de passer des heures et des heures à tout tester, tester plein de pédales, de réglages, enregistrer et écouter si on peut faire un peu mieux. Le son était un gros défi. Ensuite cela a été un peu les problèmes de planning, encore une fois on était dans une période difficile donc pour la batterie, pour réserver un studio il a fallu attendre que les studios soient ouverts. Éric le batteur nous a rejoint vraiment juste avant l’enregistrement, il a dû apprendre tout le set en peu de temps et directement l’enregistrer après. Le temps de s’imprégner, moi qui étais à la base du processus de compo, donc tout ça c’est un empilement de malchances qui fait que c’était le challenge du process qui a pris du temps parce que l’album est sorti fin 2022. Il a commencé à être écrit fin 2017 2018, les compos, les changements de line up les préprods, les enregistrements cela a pris beaucoup de temps.

Qu’est-ce qui vous a poussé à changer musicalement ?

Julien Maillant. En fait on s’est dit qu’on voulait faire une musique très personnelle sans forcément chercher à se dire faut qu’on sonne post métal ou que ça sonne comme tel ou tel groupe. On a vraiment enlevé tous les tabous. On s’est dit on va faire la musique qui nous plait à fond. Dedans il y a des influences post rock, rock parfois un coté alternatif. On s’est vraiment mis aucune limite. Tandis que sur les précédents opus je n’y étais pas il y avait au moins cette démarche-là. Là on s’est dit on repart à zéro, c’est presque un nouveau combo et même au niveau de l’approche on va faire ce qui nous plait et surtout ça doit ressembler à personne d’autre.

Vous avez trois singles qui sont sorties fin 2022 « Fast Rewind », « You'll Become a Memory », « This Mistake Again ». Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre ces trois morceaux là en avant plutôt que d’autres ? Est-ce que c’étaient des morceaux importants pour vous ?

Julien Maillant.
Le premier qu’on a sorti « You'll Become a Memory ». On a commencé par celui-ci. On trouvait que c’était lui qui faisait la liaison entre le combo d’avant et celui de maintenant. Le groupe reste le même mais celui-ci c’est le morceau le plus influencé par ce que l’on faisait avant tout en apportant les prémisses de ce qui allaient se passer ensuite sur le disque avec des parties très rythmos, avec des couleurs, des chorus, choses qu’on n’aurait pas osé faire avant. Donc c’est un morceau qui permettait de faire une belle introduction de l’album de notre nouvel univers. Ensuite on a pris le parti de sortir « Fast Rewind » qui est un morceau complètement différent. Je pense même pour nous sortir un morceau comme ça il y a cinq ans….. C’est rock, rock indus alors que c’est très sombre dans les paroles comme tout le reste de l’album. Jamais on n’aurait osé sortir un titre comme ça et on s’est dit que ça pourrait être cool justement dès le début de sortir ce morceau là en deuxième single puisque c’est le titre le plus différent de l’album. Mais finalement c’est celui qu’on préfère tous. C’est composé très facilement alors que parfois pour composer un morceau on va y passer des mois, on va faire des propositions, on va écouter on dira finalement non ce n’est pas ça. On va continuer et continuer et c’est une chanson composé très facilement et comme on l’imaginait et en plus sur l’album on est ultra fier parce qu’on a donné pas mal de cartes blanches à Nikita en lui disant voilà on t’envoie toutes les pistes et on lui donnait au moins une direction. Et puis on lui a dit fais le mix comme tu ressent la chanson, il nous a fait un retour et on était tous scotché. On s’est tous dit trop bien. C’est pour ça qu’on a voulu mettre ce morceau là en deuxième single pour tout de suite montrer une facette complétement différente de Lòdz qui a existé jusqu’à maintenant.



On voit beaucoup Éric sur les clips.

Julien Maillant. Pour l’anecdote « This Mistake Again » on l’a fait nous-même. Johan Sabatier qui est un réalisateur lyonnais et sur la vidéo « Fast Rewind » on a voulu faire un truc complètement maison, quelque chose de plus intime et je trouve que ça se ressent aussi sur la vidéo.

Le titre « Fast rewind », est-il autobiographique même si ce n’est pas toi qui écrit les textes ?

Julien Maillant. Autobiographique je n’irai pas jusque-là mais c’est très personnel. Ce sont des échecs liés à l’expérience mais qui après vont être traités de manière universelle. En fait, disons que dans les sujets que l’on aborde on parle beaucoup d’excès, de débrouille mais aussi des thèmes comme la mélancolie, la nostalgie et les regrets. C’est à chaque fois des expériences personnelles mais qui sont traitées de manière universelles parce que ce sont des notions qui sont communes à tous et finalement tout le monde peut se retrouver dedans. C’est très personnel mais pas non plus autobiographique. Inspiré de la vie. Ça reste assez large pour que ça parle à suffisamment de personnes.


Dans quel texte tu te retrouves le plus ?

Julien Maillant.
Justement je pense « Fast Rewind ». C’est un titre qui me parle, qui parle beaucoup d’excès de la déconnexion qu’on peut avoir par rapport à la réalité. Parfois on sent que tout va allez vite autour de soi et on n’est plus à sa place. On s’enferme parfois dans nos travers et ça c’est quelque chose qui est assez touchant et dans lequel je me reconnais beaucoup. C’est peut-être aussi pour ça que ça fait partie de mes morceaux préférés. Il y a un côté très sensible qui ressort de ce morceau dans lequel je me retrouve.

Est-ce que tu penses que c’est une direction que vous allez développer dans le futur ?


Julien Maillant. Oui complètement. Pas uniquement comme sur « Fast Rewind » mais on savoure, non seulement on est très content mais on commence à réfléchir là-dessus. On se dit qu’il faut continuer à aller dans cette direction là mais encore plus loin. Qu’on prenne encore le temps de rebondir, de ne pas craindre de rejeter des longueurs pour développer encore plus l’univers dans lequel on se retrouve et qui nous plait énormément puisque même à jouer on travaille beaucoup le live avec les concerts qui vont arriver cette année. On est trop bien, on est vraiment dans quelque chose qu’on aime. Clairement la suite ira dans cette direction et sera encore plus approfondie.

Qui a eu l’idée du titre de l’album « Moons & Hideaways » ?


Julien Maillant. Éric, c’est Éric le chanteur qui d’ailleurs s’occupe de toute la direction artistique et graphique de Lodz. C’est son boulot et il a dessiné la pochette et trouvé le titre qui pour lui résume un petit peu toutes ces petites émotions qu’on développe sur l’album. C’est un peu ça des cachettes et des coins de nos vies qu’on explore. C’est un peu ça la métaphore autour de cet opus.

Vous avez déclaré sur Facebook « Faire une musique comme la nôtre ce n’est déjà pas toujours simple ». Quels sont les écueils en France que l’on rencontre lorsque l’on joue du rock, du hard rock, du metal ?

Julien Maillant. C’est vrai qu’en France les choses se développent heureusement. Mais on n’est pas le pays qui a la culture la plus métal. Honnêtement je pense que notre public on le trouvera plus facilement dans des pays nordiques, l’Allemagne ou l’Europe de l’Est. On en a en France mais c’est moins développé surtout pour des trucs dans notre registre. On fait quelque chose un peu moins codifié, un petit peu moins mainstream, même notre prod est en dehors de certains codes parfois un peu plastique dans le métal. C’est plutôt cool ça apporte une fraicheur et les retours ont du coup été très positifs. Toutes les chroniques qu’on a eu depuis la sortie de l’album encense ce côté frais, ce côté ça fait du bien d’entendre un métal qui ne va pas être trop surproduit et qui ne va pas chercher à être le plus mainstream possible. Donc les retours sont positifs et on voit quand même en France qu’il se passe des choses même si on aimerait que ce soit plus comme en Angleterre ou en Allemagne. On n’y est pas encore mais ça va dans ce sens-là quand même.

C’est facile pour un groupe français de se développer dans l’univers musical actuel ?


Julien Maillant. Honnêtement ce n’est pas évident, c’est un challenge au quotidien. Après évidemment c’est la passion qui nous anime mais c’est un véritable défi. Beaucoup de groupes très différents. Nous on est indépendant on a la chance de travailler avec un label lyonnais. A part ce label là on fait tout, tout seul notamment le booking, la com et plein d’autres choses. Ce n’est pas évident surtout qu’il y a un peu un phénomène de saturation. On parle souvent du Covid mais encore maintenant il y a eu tellement de choses qui ont été créées pendant ces périodes-là. C’est quelque chose de bien mais le fait que tout arrive en même temps et que ça arrive d’un coup fait que le réseau est vite saturé. Surtout qu’en France on n’a pas un réseau assez large pour permettre à tous les groupes qui souhaitent sortir des albums de s’exprimer autant qu’ils le voudraient. On est un peu dans cet ordre-là où il se passe beaucoup de choses et on essaie de faire notre bout de chemin dedans. Alors ce n’est pas tous les jours faciles mais on avance petit à petit et le fait d’avoir des retours, d’avoir des gens comme toi avec qui discuter au téléphone ça nous permet de rester motiver et d’avancer. On met notre pierre à l’édifice dans le métier du rock et du métal en France. Il ne faut rien lâcher.

Comment est né ta passion pour le metal ? Quel a été ton parcours avant ton arrivée chez Lòdz ?

Julien Maillant. J’ai commencé comme beaucoup à écouter de la musique à l’époque du collège du lycée. Je commençais à découvrir les musiques d’un pote, je n’appartiens pas à une famille de musicien ni qui écoutait d’ailleurs beaucoup de musique. Je ne suis pas né ni dans le rock ni le métal en revanche c’est arrivé à l’adolescence avec des grands classiques comme Nirvana, Metallica, Maiden plus tous les premiers groupes que tout le monde connait avec qui beaucoup de gens commencent. J’ai commencé la musique à peu près dans la foulée et commencé la basse directement. A la base je suis plus influencé par la musique des années quatre-vingt-dix, tous les combos un peu grunge Pearl Jam, Alice in Chains, Soundgarden etc et puis j’ai roulé un petit peu mon chemin après dans le heavy metal et au fur et à mesure que ma culture musicale se construit je suis devenu de plus en plus extrême, quand j’en suis venu à crier dans les chansons. Je suis aussi un gros fan de punk et de hardcore et toutes ces dérivées. Donc j’ai eu plusieurs groupes auparavant plutôt rock. Mais à chaque fois le fer de lance c’était de jouer de la musique à émotion. C’est pour ça que quand j’ai découvert Lòdz déjà j’étais fan et quand j’ai eu l’opportunité de pouvoir passer une audition je n’ai pas forcément le même parcours musical qu’eux au niveau des influences mais on avait ce point commun de l’émotion qui était un peu Katatonia, Flunk, tous ces groupes-là. Je me suis construit après une culture un peu plus post quand j’ai commencé à jouer avec les gars de Lòdz. C’est marrant mais la plupart des influences que Lòdz a comme Paradise Lost etc. sont des groupes que j’ai découvert et appris à connaitre quand j’étais avec eux.

Quand tu as passé l’audition, est ce qu’il y avait d’autres musiciens qui postulait ou tu étais le seul ?

Julien Maillant. Il y avait d’autres bassistes, plusieurs à postuler. Je crois que j’étais le premier à passer. L’audition s’est très très bien passée, du coup j’étais très confiant. Nickel. J’ai fait le taff. Je m’étais équipé avec du matériel pour avoir le son de basse qui se rapproche le plus de ce qu’ils avaient l’habitude mais comme je te l’ai expliqué il y avait un challenge car je ne joue pas au médiator, je joue au doigt. Je me suis dit j’espère que ça va passer et à la fin tout le monde était content « en mode ouah ». La basse sans médiateur il n’y avait pas de patate mais on peut carrément avoir de la patate sans. Donc j’étais plutôt confiant. Après c’est beaucoup de temps avant la réponse car il fallait qu’ils testent d’autres personnes. Alors là je me suis dit est ce que ça passe peut-être que s’ils trouvent quelqu’un exactement comme avant ça se trouve plus facilement, est ce qu’ils vont vouloir partir sur quelque chose de nouveau je me suis posé quelques questions et après ils m’ont dit qu’ils étaient chauds pour travailler avec moi et je pense avoir apporter quelque chose d’un petit peu différent c’est ce qui a plutôt jouer pour moi parce que c’était dans la démarche où ils étaient à ce moment-là.

L’album a été masterisé par Ladislav Agabekov (CH) au Caduceus Studio (Nostromo, Impure Willhelmina...). Quel son aviez-vous en tête ?

Julien Maillant. Déjà on savait tous ce que l’on ne voulait pas pour commencer. C’est qu’on voulait vraiment garder la dynamique et on ne voulait pas un master hyper élevé qui était trop compressé comme ce qui se fait beaucoup en ce moment malheureusement. On ne voulait pas faire comme tout le monde où tout est à blinde et on ne sent pas la dynamique donc on a commencé à réfléchir sur des prods un peu dans ce sens-là et on avait vu que Ladislav avait travaillé avec un petit groupe Impure Wilhelmina. C’est un groupe dont on est fan qui sont assez stylés et fan du son qu’ils avaient parce que on voulait cette dynamique sur notre album. On voulait vraiment un master qui serve le mix sans l’aplatir et garder ce côté naturel. Sur que notre opus est parfois moins fort que d’autres mais ce qu’on perd en volume on le gagne en dynamique ce qui vaut tout l’or du monde.

Qu’est-ce que tu as envie de dire sur votre démarche et sur l’album aux gens qui vont vous découvrir ?


Julien Maillant. Ce dont on a envie que les gens comprennent c’est que c’est un sentiment d’introspection en nous écoutant. C’est ce qu’on a eu comme retour sur certaines chroniques, franchement allez écouter cet album-là. Écoutez le d’une traite et vous verrez c’est une véritable introspection et vous allez passer par plein d’émotions. Nous ce que l’on veut c’est ce que les gens ressentent, ce côté expérience. L’opus n’est pas très long il n’y a que neuf morceaux, il est très intense et il y a un début, un milieu et une fin. Ce que l’on veut que les gens sentent c’est ce fameux voyage au fin fond de tout ce que l’on peut ressentir.


22 Février 2023
Laurent Machabanski / Photos DR
Laurent Machabanski et
Pascal Beaumont (Traduction / Retranscription)


 

jeudi 18 mai 2023

HIGHWAY (Romain Chambert - Batterie) // INTERVIEW // Du Cinéma au Rock Un Seul Chemin "Highway" - Février 2023.

 
Pour la sortie de leur nouvel album chez Rock City Music Label, le groupe de hard-rock français HIGHWAY nous emmène direction l'autoroute la plus proche où ils vont nous offrir des versions revisitées en acoustique d'une sélection de leur choix, avec en cerise sur le gâteau une poignée d’inédits.
Belle rencontre avec le souriant et sympathique Romain Chambert qui officie à la batterie dans Highway, pour partager un entretien fort sympathique.


Voir l'Interview en Vidéo ICI


Peux-tu te présenter et présenter le Groupe ?

Romain Chambert.  Je m'appelle Romain Chambert et je suis le batteur du groupe "Highway". J'ai créé ce groupe en 1999 avec mon frère Benjamin. Originaire de Sète, on a commencé à jouer dans les bars en faisant des reprises d'AC/DC, Aerosmith, Deep Purple... et, très tôt, on à voulu faire nos propres compos et on essaie de percer depuis toujours. En tout cas on se fait plaisir avant tout. "Highway", c'est un groupe de Hard musclé mais pas que.. il y a de la finesse dans notre musique, du relief, de la nuance et l'on retrouve tout ça dans notre dernier album "The Journey".

D'où vient l'idée du nom "Highway"?

Romain Chambert. Tu veux la vérité où pas !? (rires). En fait on cherchait un nom de groupe. Je me souviens qu'on était dans ma chambre d'ado avec mon frère et ma copine. On s'épuisait à trouver un nom et ma copine, qui s'appelait Magali regardait notre pile de cd's et voit "Highway to Hell" d'AC/DC puis "Highway Star" de Deep Purple. Et là elle nous fait "Highway !". On se regarde et on se dit "Ça sonne !". C'est vrai que l'on avait cet univers de route, cet imaginaire un peu américain donc ça allait très bien. La route, les grands espaces, la liberté. Ça l'a fait !!

Parle-nous de la cover de l'album réalisée par Christian de Vita (Tim Burton, Slash...) et Andry "Shango" Rajoelina : comment s'est passé le choix et la rencontre ?

Romain Chambert. Je vais d'abord te parler de Christian de Vita qui a dirigé l'Artwork. C'est une personnalité. Un artiste qui travaille pour Disney, notamment, et qui a un gros pédigrée. Il a collaboré avec Tim Burton et Slash. C'est Benjamin qui est allé le chercher car, déjà, il voulait de la compétence. Il avait beaucoup aimé le clip de Slash "Bad rain" et donc il l'a contacté et ça s'est fait en 2021 lors de cette fameuse période de pandémie où l'on a réalisé le clip de "Chemical Trip" titre qui se trouve aussi dans l'album. Il est donc allé le chercher et c'est un vieux rêve qui s'est réalisé de faire ce clip d'animation. Christian l'a réalisé avec toute une équipe. On a été, évidemment, conquis et ravis. Puis on l'a sollicité pour l'Artwork de l'album. "The Journey", c'est tout un concept cinématographique, atmosphérique, théâtral et qui fait que la pochette on l'a pensée comme une devanture de cinéma. Chaque morceau peut être un court métrage, un mini-film, une série au sein d'une oeuvre plus vaste. Donc on entre dans le ciné, on écoute, on regarde et on sort. C'est ça le concept. On lui a laissé beaucoup de liberté et je pense qu'il s'est vraiment éclaté parce qu'il est pas mal censuré dans son travail quotidien pour Disney ou autre. Il ne peut pas aller aussi loin qu'il le voudrait. Mais là, Full liberté ! parce que "Chemical Trip" Ça parle de drogue, de sexe et il s'est fait plaisir de part et d'autre et sans limites. Il s'est vraiment éclaté. C'est le retour qu'il nous en a fait. Ce clip est complètement psychédélique, il est délirant. Ça été un pur régal. Quand tu le visionnes sur grand écran, je l'ai d'ailleurs regardé il y a pas très longtemps, on est très fier de ce clip. C'est encore une fois un vieux rêve qui se concrétise comme "The Journey" cet album acoustique... qui n'est pas qu'un album acoustique.

 
Quels sont les groupes qui t'ont donné envie de faire de la musique ?

Romain Chambert. Les Beatles pour ma part. AC/DC évidemment, Metallica, Nirvana, Queen, Scorpions, ces grands groupes des années 70/80/90. Ce sont nos influences majeures. Moi personnellement à partir des années 2000 tout fout le camp un peu ! (rires). Donc voilà, ce son les grands groupes de ces trois décennies. Alors, il y en a d'autres Mötley Crüe, Whitesnake. En fait, l'influence majeure du groupe c'est quand même AC/DC, Les Guns mais aussi Whitesnake et David Coverdale. Il y a ça aussi dans Highway. Ce fond blues, sensuel.

 
Comment procédez-vous pour la création des titres ? Ensemble, séparément ?

Romain Chambert. 
On est tous éparpillés en France. Moi, je suis à Lyon, Benjamin Folch au chant est à Toulouse, Ben et Sam Marshal le bassiste sont restés à Montpellier dans leur terre d'encrage. On se retrouve, quand même, toujours à Sète dans notre QG local de répétitions où le groupe a été formé pour répéter. En fait, c'est quand on peut. Ça devient d'ailleurs de moins en moins fréquent mais, à chaque fois, on arrive quand même à trouver un moment pour se retrouver et bosser ensemble. Il y a un gros travail individuel en fait. Moi, je fonctionne à la mémoire. Je travaille comme ça. Pas de support. Je joue avec Ben et je me rappelle. Quand on se retrouve, les morceaux naissent d'un riff de guitare et d'une batterie qui accompagne. Sam bosse sa basse. On essaye de peaufiner, on travaille l'ossature et progressivement les morceaux s'affinent. La voix vient après. D'abord on travaille la musique et ensuite le chant. Benjamin écrit les textes, principalement, sauf exception. Là en 2023, Ben, c'est devenu le cerveau du groupe. Il fait beaucoup de choses pour le groupe. Après on arrive quand même à se retrouver. Puis, avant les concerts on répète intensivement. Là, par exemple, on joue le 11 février à Montpellier. C'est les vacances scolaires. J'amène mon fils dans la famille et direction le local pour aller bosser. Et puis, il faut que l'on travaille un nouvel album.



Comment s'est passé l'enregistrement de ces 8 titres ?

Romain Chambert.
Alors au Tower studio à St Martin de Londres dans le sud, on est allés retrouver Christian de Vita pour le design. Pour le son, la production et le mix on est allés chercher Brett Caldas Lima connu pour ses collaborations avec Megadeth, AYREON, Devin Townsend et d'autres. Donc une personnalité aussi et des compétences. On était très heureux du résultat de notre quatrième album. Bret a vraiment fait ressortir notre identité. C'est un album très organique et on était très fier de ça et on voulait bosser à nouveau avec lui. Il a dit oui. On est allés chez lui dans son studio et on y a passé deux semaines. C'est resté notre plus long enregistrement. Pour ma part, j'ai passé 3 jours de percus pures et après pour les gars, ça à duré un bon moment. En fait on s'est vraiment fait plaisir. On a pris le temps de travailler nos voix, de dépasser nos limites. Il y a énormément de percussions et une orchestration. C'est pour ça que je disais tout à l'heure c'est un album acoustique mais pas que. Ça dépasse l'acoustique pure. C'est ce qu'on voulait faire au début mais en cours d'enregistrement on a eu des envies, des rêves et on s'est dit "On y va !". En plus avec Brett Caldas Lima qui s'est vachement investi dans le projet, il a fait appel à son réseau. De par son histoire Brett C'est un guitariste, chanteur. Il a pris son ancien pianiste et a appelé un ingénieur du son aux États-Unis. C'est aussi un album international avec plein d'artistes. Un jazz band californien qui joue sur "Like A Rockstar" par exemple. Ce sont de vrais cuivres pas des samples. C'est ça qui est génial. Donc ça s'est super bien passé. Une super ambiance comme souvent. On rigole tout le temps. On est sérieux mais on déconne.

Vous reste-t-il quelques morceaux non retenus ?

Romain Chambert. 
Non. D'ailleurs on a créé un morceau à la toute dernière seconde "Like A Rockstar". Ça été fait jusqu'au matin même de l'enregistrement. Il manquait un titre catchy, groovy. On voulait quelque chose de funky et de sexy. Donc, non. Jusqu'au bout il y avait 3 titres nouveaux. "Like A Rockstar" qui est funky, groovy, "One" qui est plutôt pop avec un final très féérique, je trouve, et qui me fait penser à du Kiss période Psycho Circus et "The Journey" une composition de notre bassiste qui est un peu plus sombre. Et Benjamin à dit, car en fait Sam avait d'autres projets, ses propres compos, tout ne correspond pas au groupe Highway. Nous, on a trouvé que ça pouvait le faire mais on entendait une orchestration derrière. Et Bret est allé chercher Damien Morel si je ne me trompe pas pour l'orchestration. Damien Morel fait de la musique de films. C'est très cinématographique ce morceau et son orchestration lui confère une ambiance à la Tim Burton. Donc 3 nouveaux titres et 5 revisités complètement différents avec des tempos, des beats et des esprits différents. Tu passes à une ambiance piano-bar, saloon qui est très Highway. Nos origines c'est un peu ça. C'est country, c'est rock sudiste et ça sent le bayou. C'est ça aussi Highway.

 
Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous rêvez de jouer ?
Romain Chambert. Ils sont tous morts je crois ! (rires). Non c'est pas vrai ! Avec qui on rêverait de jouer !? On a déjà joué avec les Scorpions. Je ne peux pas parler au nom des autres mais pour ma part, bien que c'est plus la même formation, je pensais aux Guns. Pour moi c'est 87/92. AC/DC également bien que je pense que, là aussi, l'heure de gloire, l'âge d'or sont derrière nous. C'est une bonne question mais je n'arrive pas à y répondre. Pourquoi pas Whitesnake ? Ils sont toujours là et ça nous a marqué. Moi avant les sessions d'enregistrement, j'écoutais toujours Whitesnake pour me motiver.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
Romain Chambert.  Il y en a plusieurs. Dans les mois à venir, on a de la vidéo. On a "Chemical Trip" live qui va sortir enregistré en mars 2021. Nous avons une lyrics vidéo du titre "One", donc la love song... Peut-être un 14 février ce serait pas mal ! (rires) et nous avons le projet de faire un beau clip de "Circus Of Madness" qui est un titre phare dans "The Journey" et qui est revisité flamenco. J'ai vraiment un gros faible pour ce morceau qui pour le coup est complètement revu. On passe du Heavy au Gypsy. Après, le morceau en lui-même possède une grosse structure, une composition progressive et plein de relief. Et qu'il soit illustré par un beau clip, ce serait chouette. Donc, oui, on a ces projets là pour les vidéos. Ensuite Jouer. Ce serait bien. Ce n'est pas si facile de trouver des plans aujourd'hui. Il faut s'accrocher. Mais bon on ne désespère pas. On a des touches en Italie et en Espagne. Je pense que cette année on verra Highway de nouveau en Espagne car on sort de 3 dates espagnoles. C'était super. Pas trop de monde, c'est dommage, mais bonne ambiance. Et on aura encore collaboré avec un grand groupe. Ça nous fait toujours grandir. En Italie, ça serait chouette et puis après on va composer notre 6e album. Il faut qu'on se capte pour ça. Ce sera un album résolument hard, bien hard !

Pour finir, si vous ne deviez conserver 3 choses: un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?
Romain Chambert.   Et bien "Back In Black", ma femme et puis l'intégrale de Stanley Kubrick.

Quelque chose à rajouter ?

Romain Chambert.  Oui, j'ai un message à faire passer. Posez votre oreille sur cet album qui est atypique, certes, mais qui permet de revisiter la discographie du groupe et qui permettra, je pense et je l'espère, de vous faire venir voir Highway en concert parce que ça vaut le coup et qu'il y a une débauche d'énergie folle qu'on a envie de partager. Donc écoutez notre album, il est chouette. Merci à toi et content d'être là.



 Interview Thierry CATTIER 
Photos Th CATTIER / SHOOTING IDOLS
ReTranscription William Chopin

 

mercredi 19 avril 2023

ASYLUM PYRE (Johann "JAE" Cadot - Ombeline "OXY" Duprat - Thomas "KAS" Calegari) // INTERVIEW // Les Nostradamus de l’Apocalypse sont de retour ! - Février 2023.

 
Depuis l’arrivée de Ombeline "OXY" Duprat en 2019 Asylum Pyre semble avoir retrouvé une stabilité et une sérénité salvatrice. Après N°IV un opus qui était une forme de renaissance et mettait en avant toutes les qualités de la nouvelle chanteuse notamment sur scène, il était temps pour le gang Parisien de revenir avec une nouvelle galette pour confirmer. C’est chose faite avec Call Me Inhuman (The Sun – The Fight – Part 5) une véritable plaidoirie pour la survie de la planète et sa sauvegarde d’une redoutable efficacité ! Sans surprise le combo continue sa saga débuté en 2009 avec Natural Instinct ? cinquième étape d’une histoire fleuve développée de main de maitre par Johann Cadot et qui n’a de cesse de se développer ! Call Me Inhuman (The Sun – The Fight – Part 5) a été mixé par Angelo Emanuele Buccolieri et masterisé par Mika Jussila au Finnvox Studio et s’avère être est une véritable réussite qui nous entraine sans concession au cœur d’un monde Post Apocalyptique effrayant prêt à vous engloutir dans des profondeurs obscurs d’une terre à l’agonie sans retour possible ! Pour faire le point sur cette nouvelle pépite et sur les pérégrinations de la formation depuis quatre ans nous avons soumis à la question Ombeline "OXY" Duprat(chant), Johann "JAE" Cadot (Chant, Guitare rythmique, claviers) et Thomas "KAS" Calegari (Batterie). Un entretien sympathique placé sous le signe de l’humour, de la dérision et de la décontraction pour découvrir la genèse d’une réussite qui nous met l’eau à la bouche ! Magnéto les amis c’est à vous !



Quel regard portez-vous sur votre concert en Special Guest d’Orden Ogan le 15 Octobre 2022 à La Machine ?

Ombeline "OXY" Duprat. Merci de nous avoir posé cette question ! Rires. On ne peut répondre que de manière positive. On l’a très bien vécu, c’était une belle surprise pour nous. Ça s’est très bien passé la difficulté est qu’on n’avait pas joué depuis un petit moment, toutes les dates prévues ont été annulés ou décalés en raison de la crise sanitaire. C’était chouette de remonter sur scène dans ces conditions-là. On connaissait certain membres qui avaient joué dans un combo pour lequel on avait ouvert. C’était rigolo de revoir ces personnes-là ¾ ans plus tard dans de telle conditions. On a pu aussi jouer de nouveaux morceaux devant le public parisien qui ont bien été reçu.

Johann Cadot. Oui on a eu un très bon accueil que ce soit du public et des organisateurs qui étaient vraiment top, on a bien été choyé. Une super date.

Thomas "KAS" Calegari. Oui même Orden Ogan était sympa, on a eu un très bon accueil. Il peut arriver que tu tombes sur des têtes d’affiches pas très sympa mais eux ils sont adorables. L’accueil de la salle était au top !

Ombeline comment as-tu vécu ton intégration depuis ton arrivée au sein de la formation ?

Ombeline "OXY" Duprat.
Ça fait six ans que j’ai rejoint le groupe, j’ai participé à l’album N°4 avec Asylum Pyre. Cela s’est très bien passé je n’ai pas de traumatisme particulier ! Rires. Pour parler je suis menacé avec un revolver ! Rires. Je suis obligé ! Rires. Ils écoutent, ils sont en train de me regarder avec une certaine expression sur moi. Rires. Ça a été progressif, ça s’est bien passé mais disons qu’avec Johan je n’ai pas eu trop le choix, j’ai été obligé de me mettre dans le bain. Pour raconter une anecdote lorsque j’ai auditionné pour Asylum Pyre, j’étais venu chez lui, il m’avait fait tester une chanson mais directement sur un titre que je ne connaissais pas qui était en cours d’écriture. Et là il me dit ce serait bien que tu simules la jouissance, tu gémis et toi tu es là en train de passer une audition avec un mec que tu ne connais pas, tu es chez lui et tu te dis mais tu es sérieux là ! C’était un peu pour l’anecdote lorsque je parle d’avoir été mise dans le bain directement.

Comment as-tu abordé ce nouvel album comparé à N°IV ?


Ombeline "OXY" Duprat.
Ça s’est fait dans la continuité on va dire. J’ai coutume de dire que pour le précédent album. Pour le N°4 on ne se connaissait pas foncièrement, chacun se cherchait un peu. En revanche sur cet opus Call Me Inhuman (The Sun – The FIght – Part 5) dans la mesure ou on a tous déjà joué ensemble pendant plusieurs années, on se connaissait ! Johan sait comment je travaille et moi de même pour lui et du coup on sait comment travailler ensemble. C’était beaucoup plus facile. Il n’y avait pas de difficulté particulière sur le précédent mais là c’était une espèce de continuité. On savait vraiment mieux ce que l’on pouvait faire et ce que l’on avait envie de faire ou pas. C’est ce qui change par rapport à N°4. Et puis il y a aussi au niveau de l’interprétation là on se connait, idem au niveau des capacités de chacun. On a aussi poussé sur certaines choses que je n’avais pas forcément en tête et inversement j’ai proposé à Johan des choses dont il n’était pas forcément coutumier. Voilà ça s’est plutôt fait de cette façon-là. Après on a aussi un peu travaillé à distance pendant quelques mois. La période Covid on a tous un peu oublié mais on en subit encore les conséquences.

A quel niveau t’es-tu investis sur l’écriture des textes ?


Ombeline "OXY" Duprat.
Pour les textes c’est Johann qui s’en occupe moi j’écris mais pas forcément des textes pour des chansons.

Johann Cadot. Jusqu’ici j’ai écrit tous les textes après comme pour la musique c’est ouvert à toutes les personnes qui veulent participer ! Mais en fait il y a une continuité textuelle, il y a une thématique qui est là depuis les débuts qui traite des aspects écologique et de la défense de la terre. On l’a encore plus appuyé sur N°4 et accentué sur le nouvel opus. Les textes perdurent dans cette thématique très Post Apocalyptique et se situe dans l’espace-temps 2050, on a des personnages qui sont incarné par les différents membres du combo. On développe ce thème très proche de l’esprit et de l’environnement avec beaucoup de parallèles et de métaphores d’ailleurs entre l’esprit, les hommes et la terre.
La crise sanitaire de 2020 à du te conforter dans la défense de cette thématique, l’être humain est très vulnérable finalement !

Johann Cadot. Pour l’anecdote on avait pour le N°4 sur la cover un personnage avec un masque et c’est sorti un an avant le covid. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on est des visionnaires parce que ce n’est pas du tout le cas mais on sait qu’il y a un certain nombre de choses qui existent quand on s’intéresse à ces sujets là et je dirais qu’il y a des faits qui apparaissent aux yeux du grand public et finalement ca ne fait que appuyer et confirmer certains textes et peut être aussi appuyer l’envie de continuer à écrire des textes sur ces sujets là même si écrire ponctuellement des chansons c’est une goutte d’eau mais c’est un peu notre témoignage.

Vous êtes un peu les Nostradamus des années 2000 ! Rires. ?

Ombeline "OXY" Duprat. Rires ! Oui comme Paco Rabanne ! Tu as sur la pochette de notre album une dame qui mange un cœur, je te laisse sur cette réflexion ! Rires.

Justement cet Art Work ne semble pas anodin bien au contraire vous avez du beaucoup y réfléchir !

Johann Cadot. Probablement trop. Rires. Il faudrait en parler aux concepteurs de la pochette (Ndr : L’Artwork a été réalisé par Mickey Mythrid) d’après une photo de Béranger Bazin / Lykh’Arts). On essaie de faire en sorte qu’il y ait des détails, des choses qui soient en pleine cohérence a la fois avec les textes et la musique ce qui n’est pas évident parce que jusqu’ici on n’a toujours pas réussi à définir le nom du style que l’on pratique. Après on demande des avis un peu à tout le monde, on a la chance d’avoir des sensibilités différentes. Thomas est aussi dessinateur et peut donner un avis intéressant, il est batteur dessinateur. Peut-être qu’un jour on utilisera ses illustrations pour Asylum Pyre.

Ombeline "OXY" Duprat. Concernant la pochette il y a un élément récurant sur tous les opus. Johann tout à l’heure parlait d’une continuité, d’un concept qui a débuté il y a une dizaine d’années. Il y a toujours une figure féminine, des éléments végétaux, l’ombre et des clins d’œil aux textes. Il y a toujours des lectures différentes, tu peux lire un texte, une pochette d’une première manière et après tu creuses d’avantage et tu peux percevoir des détails, il y a toujours cette double lecture là.

Comment avez-vous abordé le studio cette fois ci au vu des circonstances exceptionnelles que l’on a connu ?

Thomas "KAS" Calegari.
Pour le poste de batteur en l’occurrence, il se trouve que c’est la première fois sur le N°4 que j’ai travaillé de cette façon là avec mes parties de batterie au même titre que la musique car Johann est preneur d’idées. Quand on a enregistré les batteries j’ai travaillé chez Angelo en Italie (Ndr : Angelo Emanuele Buccolieri, assisted by Ercole) je n’étais pas tout seul à créer ce qui allait être joué, j’avais des idées, Johann aussi de même qu’Angelo. On a reproduit aussi ce truc là sans aller en Italie quand on a travaillé avec Fabien "HED" Mira qui est notre bassiste mais qui est aussi ingénieur du son. On s’est enfermé en studio dans les Yvelines et on a reproduit la même méthode de travail que pour le IV en connexion avec Angelo qui était à l’autre bout de l’Europe et qui avait des requêtes techniques, il fallait qu’on respecte certains paramètres. On a respecté ce que Angelo voulait, on a fait nos prises et on lui a tout envoyé. Il a mixé chez lui, le son c’est lui qui l’a créé, il s’est servi de ce qu’utilise les gratteux sur scène. Mais la méthode de travail collaborative c’est nous, j’ai fait beaucoup d’albums mais de cette manière-là je n’en ai quasiment jamais fait, c’est très agréable et j’essaye maintenant de reproduire ça dans tous les projets auquel je participe.

Oxy vocalement tu sembles nettement plus épanoui sur ce nouvel opus ! ?

Ombeline "OXY" Duprat. C’est concomitant à ce que je te disais précédemment c’est-à-dire que sur le N°4 je n’étais peut-être pas forcément bien, il y a quelquefois ou c’était difficile de rester concentrer avec l’espèce de pingouin à côté. Rires. Du coup je n’étais peut-être pas très très à l’aise. De toute façon dans la musique tu as besoin de connaitre les gens. Et après il y avait peut-être les lignes de chants même si elles avaient été réadaptées, elles étaient au début prévu pour l’ancienne chanteuse. Là on est sur un album ou j’étais là du début à la fin. Je pouvais dire là je ne me sens pas forcément à l’aise, ce n’est pas forcément ce type de voix là que j’imagine. Il y a eu d’autres propositions vocales alors que sur le N°4 la plupart des choses avait déjà été faites même si on avait travaillé ensemble par rapport à des demandes de liberté ou autre. Il y avait des parties déjà écrites.

Johann Cadot. Au moment de l’écriture j’avais la voix de Ombeline dans la tête, ce n’est pas toujours agréable ! Rires. En revanche c’est vrai que sur le N°4 ce n’était pas le cas quoique si pour une partie.

L’album s’appelle Call Me Inhuman (The Sun – The Fight – Part 5 quelle est l’idée derrière ce titre ?

Johann Cadot. C’est en lien avec l’histoire qui est développé depuis le premier album, c’est le bucher de la vie. Peu à peu on a commencé à dire l’avive c’est la terre sur le bucher, le soleil The sun, le feu. The fight c’est ce que l’on essaye de faire à notre petit niveau pour la terre, c’est ce que raconte l’histoire depuis le début. Call me Inhuman s’est expliqué dans le dernier morceaux de l’opus. On dit souvent cette expression soit un peu humain, il faut être humain ce genre de choses. C’est une expression qui souvent me hante l’esprit. Avec certaines choses que l’on voit sur terre si c’est ça être humain alors dite que je suis inhumain.

Est-ce que tu prévois une fin à cette histoire ?

Johann Cadot. La fin se sera la fin du groupe. Rires. Il y aura des projets parallèles qui raconteront d’autres histoires avec d’autres personnage ça c’est probable. Mais sur la fin écoute peut être que les gens l’écriront sur ma tombe.

Est-ce que vous vous êtes fixé des chalenges personnelles en rentrant en studio, en travaillant sur les morceaux, sur les arrangements ?

Johann Cadot.
Alors là je vais te répondre par rapport à l’écriture des morceaux le défi à chaque fois est la recherche du refrain accrocheur, essayer d’avoir des choses pas trop répétitives. Je me suis fait la réflexion, il n’y a pas une chanson qui a deux couplets identiques ou quasiment pas. Il y a des petites variations comme ça qui donne de la richesse sans que ça devienne trop complexe non plus. Donc le challenge à chaque fois dans l’écriture c’est de rester aussi varié. Il y a aussi les ambiances, on essaye de faire à chaque fois des titres qui ont une couleur différentes les uns des autres avec des structures pas trop évidentes et répétitives. En revanche les refrains accrocheurs rappellent l’auditeur dans le morceau.

Thomas "KAS" Calegari. Pour moi c’était de ne pas desservir la musique écrite et de ne pas penser batterie mais musique. C’est vraiment le truc le plus important. Il n’y a pas d’histoire d’égo surtout qu’en plus avec Johan on se connait depuis un moment au même titre qu’avec des gens avec qui je travaille. Il voit comment je joue, il sait ce que je peux faire et surtout ce que je ne peux pas faire ! Rires. En même temps ça n’empêche pas les défis. Il y a des choses que je ne savais pas faire sur les morceaux et que je sais faire désormais. Les challenges ils sont aussi après.

Johann Cadot. Ombeline elle sait tout faire donc elle n’a pas besoin de se fixer des défis. Rires !
Ombeline "OXY" Duprat. Non c’est la même remarque que Thomas, c’est vraiment servir la musique et se servir de la voix comme d’un instrument. Apporter des variations lorsque c’est pertinent pas juste faire de la démonstration mais servir le propos. Essayer de trouver la justesse de l’interprétation, donner de l’émotion aux gens. Tout ça au service de chansons.

Justement y a-t-il un titre ou tu as été submergé par l’émotion ?

Ombeline "OXY" Duprat. C’est compliqué à te dire parce que sur quasiment tous les titres il y a quelque chose. Pour « Underneath Heartskin », on tourne le clip samedi, c’est une chanson qui parle de la violence faites aux femmes sans trop m’appesantir sur le sujet j’avais des choses à exprimer sur le sujet. Celle-ci en tant qu’humain ou individu. Après j’aime beaucoup « Happy Deathday » sur la façon d’interpréter parce qu’il y a un peu une composante Jazz, de groove aussi que j’aime bien.

Comment avez-vous vécu le tournage de « Virtual Guns » votre premier single extrait de l’opus ?

Ombeline "OXY" Duprat. J’ai des souvenirs douloureux. Rires ! Lorsque je regarde le clip j’ai mal aux pieds. Rires ! Le tournage à durer assez longtemps, on avait tourné deux clips sur deux jours. Histoire de pouvoir avoir aussi du rendement. Et puis tous les membres de la formation ne sont pas toujours à Paris donc on est obligé de regrouper chaque évènement. Ce qui donne lieu à des journées assez intense en général ! Après ce n’est pas forcément l’exercice dans lequel je suis la plus à l’aise. Mais le coté représentation il faut le faire, ce n’est pas désagréable non plus mais ce n’est pas ma partie préféré en tout cas.

Justement comment vis-tu le fait d’être mis en avant sur scène, dans les clips, sur les photos ?

Ombeline "OXY" Duprat. Je ne suis pas très discrète dans la vie en général ! Je ne suis pas la fille la plus discrète de la terre. Rires. C’est une question à double tranchant parce qu’il y a un côté représentativité. Mais pourquoi est-ce que ce serait forcément la fille du combo ou il y a une nan qui devrait être mis en avant entre guillemet alors qu’il y a des garçons absolument sublimes ! Rires. Non ça ne me dérange pas parce que ça fait partie aussi du boulot malgré tout mais ça pose aussi une vraie question ! Ça pourrait être n’importe qui dans la formation. Après il y a aussi une question marketing pourtant je suis loin d’été un top model, d’avoir la plastique parfaite comme on le voit souvent dans le Metal aujourd’hui. Je le fais parce qu’il faut le faire et que ça fonctionne. Il y a des choses que je ne trouve pas désagréable comme communiquer sur l’album, se montrer mais disons qu’en terme de représentativité ce que je vais préférer c’est d’être sur scène et pouvoir échanger avec le public, de pouvoir leur donner un petit peu ce que j’ai à donner. Je trouve que c’est le mieux, c’est ce pourquoi on fait de la musique aussi.

Vous réfléchissez beaucoup lors du choix des singles ?

Johann Cadot. De toute façon sur les décisions on réfléchit toujours beaucoup. On a eu beaucoup de discussions, on a essayé de faire ressortir les singles potentiels. On a demandé aux gens qui travaillaient avec nous mais personne n’avait le même single en tête. On a fait le choix de ne pas faire de choix. Rires On va sortir 6 ou 7 singles et essayer de faire des vidéos pour chaque afin de les mettre en avant.

Quel est le titre dont vous êtes le plus fier ?


Thomas "KAS" Calegari. Lorsque j’écoute l’album j’écoute un ensemble, je n’arrive pas à isoler un titre en particulier. C’était un peu la même chose pour le N°IV. C’est comme un concept album. C’est un long morceau de 40 minutes.

Johann Cadot. Tout à fait. Après on est heureux d’avoir eu certains Guest comme Gwen à la cornemuse sur deux morceaux, c’est super sympa. On a eu d’autres potes qui sont venu nous aider sur des growl. C’est ça qui nous rend fier, c’est de pouvoir fédérer les gens et ça se voit aussi dans les clips.

Comment vous est venu cette idée d’intégrer de la cornemuse sur certains titres ?


Johann Cadot. C’est venu parce que dans tout le concept, l’idée c’est le fameux Fight, c’est l’union des peuples du monde entier. Dans « Virtual Guns » il y a un moment donné un petit passage ou on essaye d’avoir plusieurs instruments qui sonnent un peu différemment même sur l’intro avec des chants un peu bulgares ou africain selon comment on les perçoit qui montre un peu l’union de gens du monde entier. Du coup la cornemuse c’était un moyen d’avoir une sonorité qui évoque une autre région du monde. On a eu cette chance de rencontrer Gwen et c’est comme ça que c’est venu.

Pour conclure qu’avez-vous envie de rajouter qui vous parait important ?

Johann Cadot. Je vais peut-être radoter mais c’est vraiment le coté fédérateur et d’union. Le fait de chanter tous ensemble a la fois en y réfléchissant et en prenant du bon temps.

Ombeline "OXY" Duprat. C’est vraiment cet esprit-là. Surtout que sur « Virtual Guns » on a quand même beaucoup de figurants qui sont aussi des amis, des personnes qu’on a aussi fait monter sur scène lors du concert du 3 décembre ou finalement on s’est retrouvé avec une scène qui pliait un peu sous notre poids. C’est quelque chose qui est important pour Asylum Pyre. Effectivement de fédérer, c’est ce qui est dit un petit peu dans les paroles de façon guerrière. Mais dans la réalité il y a un coté un peu d’équipe ou on doit tous faire corps pour résoudre les problèmes.



1 Février 2023
Pascal Beaumont / Photos DR

Pascal Beaumont et Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)

jeudi 6 avril 2023

EMPYRE (Chanteur /Guitariste Henrik Steenholdt) // INTERVIEW // Le retour en force de l’Empyre - Février 2023.


Si Empyre est relativement inconnu dans nos contrée le gang Britannique a le vent en poupe au sein de la perfide Albion. Pratiquant un Rock Atmosphérique intense qu’on pourrait décrire comme un croisement entre Pink Floyd, Soundgarden Muse et Dire Straits nos British ont déjà à leur actif deux méfaits très réussi Self Aware paru en 2019 et The Other Side une galette entièrement acoustique qui revisite les morceaux de leur premier opus. La formation a été très vite remarqué et s’est offert le luxe d’ouvrir pour des pointures comme les Eagles, Shinedown ou encore Alter Bridge. Trois ans après Self Aware les voilà de retour avec Relentless enregistré au Parlour Recording Studio par Neil Haynes et mixé par une pointure Chris Clancy (Machine Head, Those Damn Crows, Massive Wagons) Relentless s’avère être une belle réussite qui permet de découvrir à quel point ce jeune combo est doué, bourré de talent et promis à un avenir radieux ! Inutile de vous dire que Shooting Idols s’est empressé d’en savoir un peu plus sur cette formation qui fait le buzz en Angleterre et a soumis à la question le sympathique chanteur/guitariste, compositeur Henrik Steenholdt prêt à nous présenter sa progéniture. De nouvelles aventures en perspectives ! Un entretien découverte. Magnéto Henrik c’est à toi !


L'interview en Image ICI



Vous revenez d’une tournée en ouverture de Gun quels souvenirs en gardes tu ?

Henrik Steenholdt. On a juste fait quelques dates avec Gun en décembre. C’était bien parce que ce groupe est un groupe des années 1990, de mémoire je crois même que c’est plutôt l’année 1993 avec un album qui s’intitulait « Swagger ». Ils ont fait une reprise de « Word up ! ». Ce titre est devenu un énorme tube en Angleterre. C’était bizarre de jouer avec des gars avec qui j’ai commencé à jouer de la guitare à l’école. A l’époque j’apprenais à jouer de la guitare. C’était chouette de jouer avec ces gars et surtout avec l’arrivée spéciale à Glasgow de tous ces groupes irlandais qui étaient là, ce qui nous rendait aussi très fiers.

Ton rêve est devenu réalité. Jouer avec tous ces groupes irlandais que tu admirais en étant gamin !

Henrik Steenholdt. Oui c’est vrai leur musique est assez différente de la nôtre. Nous n’étions pas sur le même son ou s’il fallait jouer et battre plus fort la rythmique. Nous étions enthousiasmés et on a pu vraiment le dire. Après quelques chansons et après ce premier gig, le public était derrière nous pour nous encourager. Non seulement content de jouer avec nos idoles mais aussi grâce au public.

Vous avez donné le 15 février 2023 un concert au Craufurd Arms à Milton Keynes en Angleterre. Avez-vous eu l’opportunité de présenter de nouveaux morceaux au public ?

Henrik Steenholdt. Nous avons joué quelques titres ce soir-là. Ça nous a donné l’occasion de s’entrainer sur de nouvelles chansons que nous n’avions pas beaucoup joué car nous avions un gros concert qui arrivait en mars. C’est notre premier gig de l’année en tête d’affiche. Celui du 15 février est un échauffement avec nos amis à nous, des groupes écossais encore.  Milton Keynes est à quinze minutes de route de chez nous. C’était juste pour revenir swinguer encore une fois. Tu as un peu de pratique et tu t’y habitues, quand tu n’as pas fait grand-chose et que tu joues en live pour deux mois.

Quelle a été la réaction du public en découvrant ces nouveaux titres ?

Henrik Steenholdt. Vraiment bonne. Nous étions étonnés d’avoir vendu plus de T-shirt qu’en février. C’est sympa de voir les gens se retrouver et d’apporter leur soutien au groupe de cette manière. Nous avons fait de la promo mais pas de manière intensive. C’était super et je crois que les gens se sont intéressés au contenu de l’opus. Ils voulaient connaitre le nouveau single alors on a joué « Relentless » et « Hit and Run ». Nous pensions qu’ils les reconnaitraient. Quand nous avons annoncé que c’étaient les deux nouveaux singles, il y a eu un peu ce partage de la foule avec nous.

Qu’est-ce qu’un bon show selon toi ?

Henrik Steenholdt. Le truc principal qu’on essaie de faire est de créer une atmosphère, une émotion intense dans la foule. Ça peut être la mélancolie, l’émotion je crois que nous créons une vibration étrange parce que quelque fois les gens sautent lors de nos concerts. Ça peut être aussi sarcastique et récemment c’est ce qui est arrivé pendant que l’on était su scène lors de notre dernier titre, le public à fait bouh ! Et nous avons encouragé ce bouh ! En réponse. Je ne sais pas si le public français est familier à ce genre de réaction. Les idées anglaises sont des pantomimes. Pantomime par exemple si tu es le mauvais au moment où tu montes sur scène ou au théâtre tu te fais huer car tout le monde sait que tu es le méchant gars. Mais c’est fait de manière théâtrale et chic. Nous aimons jouer avec le public, c’est amusant et c’est une approche différente. Nous avons des règles pour les blagues, pas de chant, pas d’applaudissement ! Rires Nous voulons juste passer du bon temps parce que nous avons assez de moments sombres. Tout le monde sait que nous aimons ce jeu théâtral et chic pour retourner à l’original. Nous voulons intensifier l’émotion dégagé. Dans un moment comme celui-là rien ne vaut que de voir toute l’émotion qui se dégages à travers les visages de la foule.

Vous avez donné beaucoup de show Angleterre. As-tu eu l’opportunité de jouer dans d’autres pays ?

Henrik Steenholdt. Nous aimerions avoir l’opportunité de jouer dans d’autres pays. Nous avons joué dans des grands stades mais nous ne sommes jamais allés en France ou en Allemagne ou en Europe. Ce serait cool de faire ça. Je ne dis pas que j’ai un plan prévu pour le faire dans un futur proche. Pour le moment on voit que la situation en Angleterre est difficile pour tous les groupes. J’aimerais penser que cet inévitable que nous irons en France et que nous nous rendrons aussi en Europe. Tout le monde serait déçu si on ne le fait pas.

Votre nouvel album s’appelle Relentless (Ndr : sans relâche). Est-ce que c’est la philosophie du groupe ?

Henrik Steenholdt. D’une certaine manière oui, c’est la manière dont on se reflète, ce que l’on a été depuis ces dernières années à travers la pandémie et le confinement. Nous avons eu la chance d’enregistrer un album acoustique avant le confinement. Nous avons sorti sept chansons acoustiques et quinze vidéos et puis donné des concerts à la fin du confinement et puis on a sorti Relentless. Durant la pandémie nous allions au studio pour faire le plus de choses possibles. Nous pensons que nous n’avons pas arrêter de travailler, peu importait la situation dans le monde et beaucoup de groupes ont eu du mal à continuer. Nous sommes contents d’être encore là pour se battre encore, trouver de nouveaux contrats d’enregistrement, un nouvel opus. C’est vraiment une ascension.

Votre premier opus Self Aware est sorti en 2019. Comment s’est déroulé le processus de composition cette fois ci ?

Henrik Steenholdt. Self Aware était écrit avec moi et Did Coles notre guitariste solo et typiquement tout était écrit par moi à la guitare acoustique et Did avec une guitare électrique très Heavy et Hard Rock. C’est comme cela qu’est né l’opus. Relentless a été écrit pendant la pandémie et c’était la dernière étape de collaboration en s’asseyant ensemble dans la même pièce. J’ai découvert d’autres samples en utilisant l’ordinateur pour enregistrer encore et encore des chansons. Ces chansons ont commencé au clavier et à la guitare. « Waking Light » et « Hit and Run » où on a commencé à utiliser des synthé en arrière plans, des tampons des trucs comme ça. D’autres chansons comme « Cry Wolf » et « Your Whole Life Slow » ont des parties complètes d’orchestres. On n’a pas essayé d’écrire quelque chose de particulier ou de différent mais Relentless comprend des nouveautés, le nouveau son d’Empyre, de l’orchestration, il est aussi plus accessible et plus commercial comme « Waking Light » et « Hit and Run » plus pop comme le coté familier de titres hard rock que représente « Relentless » lui-même.

Le fait d’avoir enregistrer un album acoustique The Other Side en 2021 a-t-il eu une influence sur ces nouveaux morceaux ?


Henrik Steenholdt. Je ne dirai pas forcément ça. Je crois que la raison principale est l’influence qu’a eu Self Aware car l’autre version acoustique est de l’acoustique retravaillé, des titres de Self Aware. La plupart sont joués à la guitare mais aussi au piano. Comme je l’ai dit ces titres acoustiques étaient écrit par moi. On voulait que cet album ait ce côté MTV unplugged. Au niveau de l’interprétation de ces titres, je ne crois pas que nous ferions de même pour « Relentless ». Les chansons que l’on a joué en acoustique, c’était plus de l’orchestration et des samples. Plus sauvage, plus large, plus frontalier à jouer et exposer notre façon de faire de la musique c’est ce qui a vraiment influencé Relentless.

Vous avez enregistré au Parlour Recording Studio, à Kettering en Angleterre avec Neil Haynes !


Henrik Steenholdt. Neil Haynes a été l’ingénieur du son sur nos trois albums. Self Aware acoustique était primairement enregistré dans le même studio « Self Aware » et « Relentless » ont aussi été fait dans ce studio. On a presque enregistré tout là-bas, on a travaillé dans la pièce où je suis actuellement. Neil sait qu’on se sent bien dans ce studio mais cette fois on ne trouvait pas le son qu’on voulait c’était compliqué. On l’a donné à Chris Clancy (Machine Head, Those Damn Crows, Massive Wagons) pour le mixage afin d’apporter plus de vie.



Quels ont été les défis auxquels tu as été confronté lors de l’enregistrement de Relentless ?

Henrik Steenholdt. Il y en a quelques-uns. Le premier a été le test du public. Beaucoup de morceaux sont proposées au public avant l’enregistrement. La majorité des titres ont été créés avec le groupe. Nous avons eu la chance de faire quelques répétitions à distance et les rendre aussi bonnes que possible puis aller directement au studio d’enregistrement et les enregistrer. Je me rappelle une chanson que nous avons joué avant d’entrer en studio et pour nous c’était un challenge de ne pas savoir quel titre nous allions faire. Nous étions contents en termes de démo, mais jouer ces morceaux en live est quelque chose de complètement différent. En fait s’investir et écrire sur ses parties pendant le confinement nous a fait travailler sur ordinateurs en partageant des fichiers, les charger et jouer les parties des autres en démo. La collaboration au départ ne partait de rien. Il y a eu un nombre de défis ça a pris du temps d’enregistrer l’opus avec des allées et retour en studio et tout ça nous a pris neuf mois. Neuf mois à petites doses. Lorsqu’un bloc de trois titres était prêt on enregistrait en studio. Puis on prenait du repos, on préparait le prochain bloc de titres, puis c’était repos et ainsi de suite ensuite il a fallu mixer le tout et remixer encore.

Tu es un perfectionniste ?

Henrik Steenholdt. Rires. Il a fallu plus d’un an en studio pour arriver au mixage final. Nous étions contents. Ce fut assez long mais on ne peut rien y faire.

Avez-vous composé de nombreux morceaux puis fait une sélection ensuite ?


Henrik Steenholdt.
  Il y a dix morceaux sur cet opus. On a essayé de voir si on pouvait ajouter des titres supplémentaires au niveau de l’édition limitée. Il y a des démos aussi. Il y a une version instrumentale. Il y a quelques variations et des choses qu’on ne peut pas sortir mais il n’y aura pas d’autres titres que nous ne voulions pas mettre sur l’album qui sont sorti.

Est-ce que c’est facile de choisir les singles à faire découvrir au public en avant-première ?

Henrik Steenholdt. C’est toujours difficile et spécialement pour nous, car tu apprécies l’opus en entier avec tout ce travail dur, ces morceaux métal, ces ballades et c’est très difficile de les catégoriser par genre, c’est un peu plus spécifique que juste du rock. Nous ne savons pas si les fans vont apprécier ou atteindre une nouvelle audience qui va aimer. Nous avons discuté pour sortir « Relentless », « Waking Light », « Parasites », « Cry Wolf », « Hit And Run », « Forget Me ». Il y avait aussi une réflexion pour « Silence Screaming ». Ce sont les sept premières chansons de l’album. Nous nous sommes battus car nous les aimions toutes. Je crois que c’est un disque fort. Cela te prend beaucoup la tête mais parfois tu dois te brancher et en prendre quelques-unes. Nous avons essayé d’aller à l’essentiel avec « Relentless » qui est une chanson hard rock. Les gens s’attendaient à cela. Après nous avons essayé quelque chose de plus hasardeux comme « Parasites » qui est assez sombre et angélique pour débuter et qui atterri sur quelque chose de plus hard et metal. Ensuite nous avons présenté « Hit And Run » et nous présenterons au public « Waking Light » qui est un peu plus commercial, c’est le côté lumineux d’Empyre.

A propos du titre « Parasites », quel thème abordez-vous ?

Henrik Steenholdt.  C’est une chanson à propos des relations quand elles deviennent mauvaises et erronées et toute la destruction autour. Les changements d’émotion entre deux personnes ou quelques personnes en train de réaliser les uns et les autres les vrais caractères de chacun. C’est un texte sur les rapports tout à fait inamicaux et agressifs, sur les relations qui tournent mal (rires).

Qu’est-ce qui t’inspire au niveau des textes ?

Henrik Steenholdt. Nous écrivons sur tout. Parfois c’est personnel, ou parfois c’est de l’observation. Si je tombe en manque d’inspiration je décompose les chansons. « Relentless » Y fait allusion. C’est le groupe du début qui se déchire, qui parle de confiance en soi en soi et de se piloter soi-même. Cela englobe ce que l’on ressent. « Waking Light » est quelque part l’extension du combo, ça sonne comme un titre révolutionnaire comme une égérie. Cependant c’est le combat d’une formation pour pouvoir continuer et de gagner un public. « Parasites » comme on l’a dit est une relation qui devient mauvaise au même titre que « Cry Wolf », « Hit and Run » est un titre sur moi qui retourne vivre au Danemark des années plus tard et qui réalise que l’image que j’avais dans la tête et les endroits qui étaient spéciaux pour moi ont changé ou disparu. Cela me rend mélancolique et heureux de revenir. La mémoire positive mais ce n’est plus le même endroit que je retrouve. Nous n’avons pas de sujets particuliers. Quoique nous ressentons le temps est approprié et aussi peu importe la musique qui nous inspire les morceaux arrivent de cette manière.

Est-ce qu’il y a un titre qui te touche plus particulièrement ?

Henrik Steenholdt. « Hit And Run » serai l’exemple parfait. Il n’y a rien de plus. Ce morceau a été inspirée par un autre artiste Américain. Il n’y a rien à la télé, ni à la radio, il ne se passe rien. Ça signifie beaucoup pour moi. J’aime les paroles et quand j’écrivais cela faisait écho à il n’y a plus rien ici c’est vide. Je me suis photographié en plein milieu de la ville. Ce titre j’essaie de le chanter avec le plus d’émotion possible car les paroles signifient beaucoup de choses pour moi.

Passez de l’électrique à l’acoustique a dû être un travail ardue je suppose !

Henrik Steenholdt. C’était beaucoup de travail effectivement et pas seulement du point de vue des perspectives de guitares. Did notre guitariste solo a retravaillé « Only Way Out » et « My Bad » au piano. Nous avons retravaillé les parties de guitare sur ce qu’a fait Did au piano et il y a avait des morceaux comme « Drive » et « Just a Ride » dont les parties ont beaucoup changé et évolué. Ce sont toujours les mêmes titres mais dans l’Ep « Drive » est en version électrique. Je ne pense même pas qu’il y est une partie électrique dans la version acoustique. C’était sympa à faire. Nous nous amusons toujours en regardant les MTV unplugged comme ceux avec Pearl Jam, Nirvana, Stone Temple Pilots. Parfois on retravaillait le titre, parfois on le jouait comme la version électrique. Nous voulions faire notre version de MTV unplugged et se tourner vers ce que qui avait déjà été fait avant. Je crois que l’on a toujours voulu jouer des titres acoustiques et que l’on continuera encore si on sent que c’est approprié de jouer acoustique ou instrumental ou en version orchestrale. Nous aimons revenir au matériel ancien pour revenir aux fondamentaux et essayer quelque chose de nouveaux avec ça.

Vous avez ouvert à Birmingham pour Eagles, Shinedown, Alter Bridge. Comment avez-vous vécu ce moment ?

Henrik Steenholdt. Ils ont été super, une bonne chose à faire. Nous n’étions pas sur la grande scène car à cette période nous n’avions pas signé et pas de logo en tant que groupe. Nous faisions la première partie cette soirée là et c’était super de jouer avant des légendes comme les Eagles. Nous avons donné un show show acoustique, nous avons joué « Hotel California » avant que les Eagles ne la jouent. Rires. Nous avons pris des risques mais nous sommes allés au contact de la foule. Ça peut sembler comme être un faux pas (en français dans le texte) comme on le dit en France. Pour Alter bridge c’était la même chose. C’était super de pouvoir donner cela à nos fans, ils ont aimé le show , ils portaient les T-shirt d’Empyre après ceux d’Alter Bridge.

Comment décrirais-votre évolution musicale depuis vos débuts ?

Henrik Steenholdt. C’est une question difficile à laquelle répondre. Je crois que nous sommes devenus plus complexes. Nous investiguons différentes zones de rock et j’attends seulement un genre de potion rock (Ndr : en français) qui se propagera vers d’autres zones auxquels s » ajoute des éléments progressifs ou des morceaux purement acoustique. Un mixe de tout ça. Je ne suis pas sûr de ce que c’est. Nous avons aimé ajouter des samples, des parties orchestrales avec des guitares. Tu trouveras dans le futur de plus en plus de variétés musicales dans nos opus car nous aimons le Hard Rock, le Metal et le soft Pop Rock aussi.

Tu as fait une reprise de David Guetta « Titanium ». Comment est née cette idée ?

Henrik Steenholdt. C’est venu il y a quelques années. Did et moi étions dans un combo de reprise et on jouait habituellement du Guns & Roses, Muse et tous ces formations grunge qu’on écoutait à l’époque mais occasionnellement on aimait aussi faire des reprises de David Guetta, Mickael Jackson, Justin Timberlake, Britney Spears. Nous avons pensé à en faire une version plus rock, plus chargé. Lorsque que tu entends une chanson que tu connais, tu réalises qu’elle passe à la radio et tu veux la faire dans un style totalement différent. Il se trouve que cela marche et nous aimons parfois reprendre des titres qui sont fait par des artistes femmes et dans le cas présent c’est Sia qui chante et pouvoir la comparer à la voix de bariton que j’ai. Prendre le morceau, le retravailler et avoir une nouvelle approche. Nous avons fait la même chose avec « My Immortal » d’Evanescence. C’est juste une approche qu’on aime donner. « Titanium » est un titre que l’on offre aux gens en pré commande de l’album avec notre partenaire officiel en Angleterre, mais quand il s’agit de la France cela pose plus de problèmes à cause des droits de douane (rires).

Si tu rencontres quelqu’un qui ne connait pas le groupe, que lui dirais tu ?

Henrik Steenholdt. Je prendrai l’exemple d’un gars rencontré il y a quelques années à un concert. Nous avons joué et parlé aux gens à l’extérieur et quelqu’un a dit que nous sommes un enfant issue de l’amour entre Soundgarden et Pink Floyd. Cela décrit bien notre musique. Si tu aimes ce son en théorie tu aimeras le son d’Empyre.


28 Février 2023
Pascal Beaumont / Photos DR

Pascal Beaumont et Laurent Machabanski (Traduction / Retranscription)