vendredi 18 avril 2025

NINA ATTAL // INTERVIEW // Le nouvel album "Tales Of A Guitar Woman" on en parle maintenant - Avril 2025

 
Toujours un grand plaisir de pouvoir rencontrer et parler avec la douce Nina Attal. Voilà encore quelques belles révélations et une interview en profondeur pour parler de ces moments de préparation et de genèse de ce magnifique album avec ces 2 clips "One Way" et "Keep on Running" réalisés par son frère.
Nous vous laissons découvrir en image cette rencontre qui nous offre un bien belle interview.

Savourez avec joie ce beau moment avec Nina.

La video ICI


Comment vas-tu depuis notre dernière rencontre ? 

Nina Attal : Ça va très bien. Beaucoup de choses qui se passent et tout va pour le mieux donc... non non très contente de tout ce qui se passe en ce moment.

Peux-tu nous parler de la naissance et de la création de « Tales Of A Guitar Woman » ? 

Nina Attal : Alors cet album, un petit peu dans la même... dans la continuité déjà de l'album précédent « Pieces Of Soul » qui était sorti en 2021 ... J'ai vraiment voulu garder mon processus de création, qui est le même depuis un moment, qui est tout simplement de prendre ma guitare, de m’asseoir sur mon canapé, d’écrire des chansons, guitare/voix et en fait je ponds beaucoup d'idées et au fur et à mesure du temps j'arrive à avoir les idées claires sur ce qui vaut le coup, ce qui vaut moins le coup et en fait j'essaie d'écrire mes chansons sous cette forme là, vraiment guitare/voix et qu'elles fonctionnent comme ça. Je ne vais pas instrumenter la chanson, tant qu'à mon sens elle ne fonctionne pas telle quelle et donc voilà je mets pas mal de temps. Cet album « Tales Of A Guitar Woman », j'ai commencé à l'écrire il y a trois ans déjà donc voilà tout ça, ça prends du temps, ce processus... et puis ensuite, hé bien je maquette sur l'ordinateur, sur logic pour…cette fois-ci c'est moi qui ai tout écrit : les batteries, les basses, les claviers. Et après, évidemment, quand j'envoie aux musiciens pour entrer en studio, évidemment ils embellissent tout parce que, bon parce que je reste que guitariste et chanteuse, ce n'est pas ma spécialité les autres instruments. Donc voilà, eux ils embellissent avec aussi leur savoir, leur expérience et puis on rentre en studio, on joue les morceaux live et puis voilà, ça donne l'album.  

Depuis ton album précédent « Pieces Of Soul », tu composes et travailles différemment. Parles nous en ? 

Nina Attal : Hé bien exactement de cette manière là, je tiens vraiment maintenant à être seule pour l'écriture parce que c'est la manière la plus authentique que j'ai trouvé pour écrire de la musique et de cette manière là, j'arrive à être 100 % moi-même et a livré ce que j'ai au fond de moi et donc...pour moi pour l'instant c'est très important de...voilà...de commencer le processus de création toute seule, parce qu'aussi, voilà, je me mets pas de limites, j'essaie de sortir du cadre et il y a ce côté qui est aussi un peu pudique parfois et du coup j'aime bien, j'aime bien aller jusqu'au bout de mes idées sans qu'on me dise forcément quoi faire tout de suite. Donc c'est important pour moi. Et puis ensuite, pour les paroles, depuis aussi « Pieces Of Soul », je me fais aider par Gunnar Ellwanger, qui est le chanteur du groupe Gunwood, et en fait moi j'écris les paroles, j'écris un peu les grandes lignes on va dire. Évidemment c'est moi qui apporte les thèmes que j'ai envie d'aborder, qui sont très souvent très personnels...on pourra en reparler après... et du coup il m'aide un peu à mettre en forme  les paroles et à remettre un peu de poésie là-dedans. Donc voilà. Pour l'instant je suis très contente avec cette manière de faire et heu je suis très fière de ce que ça donne.

Les sujets profonds tels que la guerre, la maladie, les enjeux écologiques sont abordés ici. Un côté un peu plus fortement engagé.  

Nina Attal : Oui, un côté plus engagé. Ben je crois que ça vient aussi avec l'âge...je sais pas …non mais voilà j'ai 33 ans maintenant et je pense que le monde dans lequel...avec le monde dans lequel on vit, on ne peut plus trop se permettre de ne plus donner...sans donner forcément ses opinions que ce soit politique ou quoi, on ne peut plus passer à côté des choses et se dire ça n'existe pas ou...donc forcément … En plus, voilà, c'est des sujets, c'est universel, enfin qui aime la guerre ? Qui aime le changement climatique ? Enfin c'est des choses qui me paraissent évidentes et je pense que ça me paraît évident de le crier tout fort on va dire. Après j'ai pas la prétention de vouloir changer les esprits ou enfin de dire, voilà avec ce que je fais je vais changer les choses. C'est pas du tout ça mais c'est dire que, voilà, en temps que femme aujourd'hui, de 33 ans, je pense aussi à fonder une famille, enfin il y a des choses très personnelles là-dedans et tu te dis : ben quelle est ma place dans ce monde là qui devient complètement dingue.. qui l'a toujours été  mais bon moi je suis en plein dedans...ça fait partie voilà de ma génération, on est en plein dedans. Donc j'avais envie d'aborder tout ça et en revanche, dans l'album, c'était clair dès le départ dans ma tête que j'allais évoquer tout ça à travers des personnages et les histoires de plusieurs personnages. Et donc, c'est à travers eux que je raconte finalement des choses personnelles. A travers leurs histoires à eux. D'ailleurs...pas sur toutes les chansons de l'album mais quand même la majorité, ces personnages ont un prénom. J'ai vraiment essayé de les faire incarner ces histoires et de raconter tout ce que j'avais envie de raconter à travers eux et qui, par ailleurs font écho à chacun de nous parce que pour moi la musique ça doit être aussi...ça doit faire appel à des sentiments qu'on a tous et ça doit parler à chacun...à toutes les personnes qui écoutent ma musique. 

Chaque titre raconte l'histoire d'un personnage différent. Parle-nous de ce concept ? 


Nina Attal : Donc ouais, chaque chanson c'est l'histoire d'un personnage, qui d'ailleurs eux- mêmes portent des prénoms. Donc on a... alors je vais pas raconter forcément toutes les chansons mais on a
dans « Backdoor », l'histoire de Abbey et Bobby qui vivent une vie assez cadrée, paisible mais qui finalement se manque un peu de risque et d'aventure, qui les ronge un petit peu au quotidien. Ça c'est pareil c'est des choses qui … je me pose souvent cette question de dire voilà finalement être heureux c'est à la fois... il y a ce paradoxe entre à la fois vivre une vie paisible et finalement avoir besoin de très peu de choses pour être heureux et en même temps parfois avoir ces envies d'aventures et de risques et de vivre des choses intenses mais qui voilà ne sont pas forcément  possible aussi dans la durée et puis la vie c'est la vie. C'est pas toujours des choses incroyables, c'est aussi aller faire ses courses et faire des lessives donc heu c'est des choses qui me tourmentent un peu voilà...assez souvent... On a l'histoire de Suzy qui est une jeune fille qui toute sa vie s'est cachée pour voilà... a caché ses opinions et s'est sentie peut-être illégitime de faire de la musique. Alors elle, dans la chanson, elle fait du violon mais voilà a baissé la tête trop de fois. Aussi un côté un peu hymne féministe voilà. Moi je sais que j'ai toujours, je me suis toujours sentie légitime de faire de la musique et de faire du blues et de faire ce que je fais. Je ne me suis jamais remis en question là-dessus, enfin j'ai jamais laissé personne me faire douter de ça mais je sais que ça peut-être un sujet aussi pour beaucoup de gens, pas que des femmes mais … Donc voilà, j'avais envie de parler de ça dans cette chanson. Il y a l'histoire de Ben dans «  Keep On Running » qui souffre de dépression et qui voilà a un petit perroquet en animal de compagnie, qui essaie de lui faire sortir un peu la tête de l'eau. Et voilà, après tout ça c'est des messages d'espoir évidemment parce qu'encore une fois pour moi on fait aussi de la musique. Il faut toujours qu'il y ait de la lumière et de l'espoir donc tout ça ne se veut pas du tout déprimant, ça se veut plein d'espoir et voilà. Dans « Can'T Be Undone » c'est un enfant qui fuit son pays qui est en guerre et en fait c'est le pays qui parle à l'enfant. Donc dans la chanson, le « je » ça représente le pays qui lui dit : « T'inquiète pas, je ne t'en voudrai pas de me quitter, sauve ta peau et pars loin ». Bon voilà, plein de choses comme ça dans cet album. Des trucs assez profonds. 

Le choix des textes mélangés en français ou en anglais ? Comment décides-tu le thème qui sera en Anglais ou en Français ? 

Nina Attal : Ça vient très très naturellement. En fait, comme je suis pas forcément... déjà je n'écoute pas forcément moi-même beaucoup de musique en français donc en fait le français, en musique en tout cas, j'ai une relation un petit peu, un peu plus réservée on va dire... au français et c'est pour ça que quand j'écris des chansons il faut que ça vienne très très très naturellement. Si je me force, même ne serais-ce qu'un demi pour cent , ça ne fonctionne pas. Donc en fait, quand j'écris une chanson je me dis : « ha tiens ça...les accords...tout ça, ça m'inspire le français «  , je le fais en français point. Et voilà. Après c'est vrai que l'anglais c'est ma musique de cœur de musique. C'est ça que j'écoute depuis que je suis gamine et depuis plusieurs années enfin je suis vraiment bilingue. D'ailleurs aujourd'hui je vis en Suisse, à Zurich et donc évidemment personne ne parle le français là-bas donc je parle anglais depuis 5 ans. C'est ma langue du quotidien. Je parle anglais avec mon compagnon enfin donc...  j'ai en plus de ça, j'ai vraiment une relation de plus en plus intime on va dire avec l'anglais donc c'est vrai que … c'est vrai que le français c'est un peu plus compliqué. Mais j'ai adoré faire ces chansons en français, je suis hyper contente et j'ai eu des bons retours aussi sur le fait que ça se mélange bien parce que c'est toujours aussi un peu risqué on va dire. Mais pareil je ne me prends pas trop la tête. Je ne me dis pas, il faut faire un album tout en français, un album tout en anglais, ça marche mieux çi, ça marche mieux ça. Vraiment je suis mon instinct et mon cœur et voilà. Et tout se passera bien. 



Tes idées selon la langue s'adaptent-elles en anglais ou en français ? 

Nina Attal : Non, ouais je fais jamais ça. Je fais jamais de traduction dans ma tête. C'est soit c'est en français, soit c'est en anglais et ça marche comme ça dès le départ. D'ailleurs souvent les chansons que moi j'aime chanter en français et ce qui me vient naturellement, c'est souvent, justement, des chansons qui vont totalement sortir des clichés de la chanson française et tout, parce que voilà  ce n'est pas un style de musique moi qui me parle et que j'affectionne particulièrement. Il y a des choses que j'aime bien mais moi je suis restée coincée à Balavoine, Starmania, France Gall voilà. Ça je suis fan mais sinon Michel Berger, mais après sinon le reste... C'est juste pas ma sensibilité artistique. Et du coup quand une chanson me vient en français, c'est parce que la musique elle est très très loin de ce qu'on pourrait faire d'une chanson française. Donc par exemple, justement dans l'album, ça va être des chansons soit mélancoliques, des balades ou alors vraiment presque des influences américana et là je me dis : «  ha oui là le français ça marche parce qu'en fait c'est pas dans le premier degré. Pour moi ça c'est hyper important. Et par contre,non je ne fais jamais de traduction dans ma tête. C'est soit l'un, soit l'autre dès le départ et voilà. En tout cas, c'est ma manière de faire et voilà je trouve que ça fonctionne pour moi en tout cas. 

Tu collabores avec Gunnar, Gunnar Ellwanger de Gunwood. Parles-nous de cette collaboration ? 

Nina Attal : Alors avec Gunnar on se … moi je connaissais Gunwood depuis longtemps et en fait c'est marrant... ça été une rencontre hyper importante pour moi parce que il faisait, alors il y a quelques années maintenant...je ne me rappelle plus...avant le covid...je ne sais plus quelle année...il faisait un concert au Trianon pour leur sortie d'album Gunwood et, pour ce concert, ils avaient des invités. Il y avait notamment La Chica, Ben l'Oncle Soul, parce que Gunnar bosse beaucoup avec Ben l'Oncle Soul aussi, et il devait y avoir Yarol Poupaud et donc Yarol a pas pu faire le concert, je ne sais plus pour quelle raison, et donc il voulait absolument avoir...ben de la guitare quoi...enfin un guitariste, une guitariste, un peu en mode solo et tout ça et ils ont pensé à moi. Ils m'ont appelé et donc, ben je suis arrivée, voilà, dans ce grand, dans ce joli bazar on va dire. Et du coup j'ai rencontré tout le monde. On ne se connaissait pas forcément très bien avec Gunwood et Gunnar et donc heu, hé bien voilà, les répets, le concert...on a tout de suite vraiment sympathisé et d'ailleurs ça a été un concert pour moi même, personnellement, hyper important parce qu'en fait, à l'époque leur tourneur hé bien voilà ont eu un petit crush sur moi et donc ils m'ont dit : « bah on voudrait te...voilà...te faire tourner quoi et donc... A l'époque j'ai même signé avec le tourneur la même soirée, bon bref. C'était une soirée très importante. Et après avec Gunnar, on s'est vu et moi j'aimais beaucoup déjà l'écriture de Gunnar dans Gunwood. Je trouvais ça très...a la fois très simple et très poétique. Un petit peu à l'image...je sais pas...j'allais dire Bob Dylan mais non pas vraiment en fait parce que Bob Dylan c'est plus complexe à comprendre mais Gunnar il a vraiment ce talent de dire des choses très belles et très simplement. Et c'est exactement ça que je voulais pour ma musique. Et en fait quand on a travaillé sur Pieces Of Soul, c'était tellement évident...enfin...je lui ai envoyé des textes, je lui ai dit : « voilà ça parle de ça...machin...mais bon la forme c'est pas encore ça ». Et il m'a envoyé une version et tout de suite ça a cliqué. C'était exactement ce que je recherchais. Et voilà. Et depuis on se quitte plus. 



Victor Mechanick participe sur ton album «  Tales of a Guitar Woman ». Comment s'est passée votre rencontre et la façon de travailler ensemble ? 

Nina Attal : Ben Victor c'est pareil. C'est une connexion. C'est un peu la scène rock parisienne, justement la famille Yarol Poupaud, Raoul Chichin et tout ça. Et bon c'est vrai que en tant que guitaristes, finalement on se connaît tous. C'est une petite famille et voilà. On essaie toujours de se renvoyer l’ascenseur on va dire. Et donc Victor je l'ai croisé plein de fois et... Il jouait d’ailleurs sur une tournée aussi avec Yarol. On faisait des co-plateaux avec Yarol donc on se voyait. Et Victor moi j'ai adoré...j'adore son premier album qu'il a sorti.  Je suis allée le voir en concert...voilà juste en spectatrice et tout. Et donc Victor c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, qui a vraiment un talent pour aussi la scène. Il a une énergie. Enfin il représente vraiment aussi un coté seventies que moi j'adore. Et du coup sur cet album, avec donc Mathieu Gramoli qui est mon batteur et avec qui j'ai produit l'album, avec son label, on voulait un invité, plusieurs invités et puis on a tout de suite pensé à Victor. Et en fait à la base, j'avais un morceau qui était déjà écrit, qui s'appelle «  Missed Something » qui est sur l'album, et donc je lui ai dit : « hé bien Victor, est-ce que tu voudrais venir chanter le morceau avec moi ? ». Il m'a dit Ok. On l'a fait en studio. Ça allait très rapidement, c'était super. Et on s'est dit : «  Ouais c'est quand même dommage de pas écrire un truc ensemble ? ». Et donc, on avait un peu de temps en studio donc on a pris nos guitares, on a trouvé des accords. C'est venu très très simplement. Voilà on était content de la grille tout ça. Puis on s'est dit : «  bon on ne se concerte pas, on ne se dit rien, on ne se donne pas de mots clefs, rien du tout. On va écrire des paroles chacun dans un coin de la pièce, moi j'écris les couplets, toi tu écris les refrains ». Et c'est ce qu'on a fait, et en fait on est arrivé avec exactement le même thème de paroles et la chanson elle marchait comme ça tel quel et donc on l'a gardé. Et on a gardé le truc le plus spontané possible et donc ça a donné le morceau « Pas la Peine » qui est aussi sur l'album. Et donc voilà, c'est pareil avec Victor ça fonctionne quoi. On a les mêmes références, on a la même culture musicale et c'est chouette, c'est cool. Des rencontres comme ça, un peu magiques, c'est cool. 

La vie entre Zurich et Paris t'apporte-t-elle une différence de vision sur le monde et sur ta façon de travailler ? 

Nina Attal : Complètement. D’ailleurs je le dis souvent mais je pense que cet album il est aussi tel qu'il est parce que je l'ai écrit là-bas et que, en fait, il y a une espèce de sérénité qui se dégage d'où j'habite. En Suisse évidemment, la nature elle est omniprésente, il y a les montagnes, les lacs, les forêts, enfin. Et du coup je me sens sereine quand je suis là-bas et je pense que la musique du coup que je fais et que j'écris là-bas, elle...y'a ça qui se dégage aussi et j'aime mon cocon que j'ai construit là-bas. Ça m'aide à être confiante, à prendre du plaisir à faire ce que je fais et c'est vrai que...on en parlait en off mais Paris c'est... moi je suis parisienne, je suis née à Paris, j'ai grandi à Paris mais maintenant que je n'y suis plus, je me rends compte à quel point le rythme est intense quand je viens. Et c'est vrai que ça...maintenant je me dis que c'est plus possible pour créer des choses. C'est trop quoi. Et donc j'ai vraiment besoin de mon petit cocon et d'être chez moi et d'être heureuse aussi pour écrire de la bonne musique. Contrairement au blues où il faut être malheureux et bon voilà moi je me sens plus sereine à aussi écrire et ça fait du bien, et c'est complètement grâce à là où je vis. C'est sûr , c'est sûr.  

 Toujours important pour toi la famille. Ton compagnon Marvin qui joue les claviers et a fait la photo de la pochette de l'album, ton frère qui se charge des clips et bien sûr ta maman. Parle nous de tout ce monde et de ces relations si fortes. 

Nina Attal : Oui c'est eux, au quotidien clairement, clairement c'est eux qui me boostent, qui me soutiennent...les moments down, les moments up...ils sont toujours là pour moi. Ils ont toujours les mots justes. Bon moi j'ai la chance d'avoir des parents qui m'ont toujours soutenue dans ce que je voulais faire, dès mon plus jeune âge et qui m'emmenaient, j'avais 14 ans, dans les jams à Paris et qui m'ont toujours...mais par contre qui vraiment, qui quand même, me mettaient des coups de pieds au cul en me disant : «  tu sais, c'est un métier qui est difficile donc, vas-y, faut que tu te donnes à fond. Tu ne peux pas le faire à moitié ». Et donc c'est aussi grâce à eux tout ça, que, que voilà j'ai réussi à avoir cette carrière, et aussi très tôt. Et au quotidien, ils ont...c'est ma maman, par exemple, elle est très importante pour moi parce qu'elle est toujours très neutre dans ce qu'elle dit donc parfois je me prends des gros coups de pied au cul, parfois elle me conforte mais elle sait toujours ...c'est marrant parce qu'elle sait toujours prendre le recul nécessaire pour finalement ne plus être une maman mais être de bons conseils pour moi en tant qu'artiste ou même en tant que femme . Et elle ne me dit pas juste ce que j'ai envie d'entendre. Et pour moi c'est ça le véritable amour et c'est ça qui est moteur pour moi. Et oui, mon compagnon Marvin, il m'a aidé voilà pour faire les photos. A chaque fois que je lui demande : «  ah on peut aller faire des photos ? On peut aller faire des images et tout ? « . Il est toujours voilà...il est jamais réticent, il cherche toujours à m'aider. Et en plus voilà, ils sont tous talentueux, mon frère pareil. Alors évidemment, ils sont comme des collaborateurs hein ? Ils sont rémunérés, enfin voilà. On n'est pas en mode traitement de faveur, enfin voilà, je tiens à le souligner quand même. Mais par contre ils me connaissent tellement bien qu'en fait c'est évident de travailler avec eux parce que, pareil mon frère je lui envoie des choses, il sait très bien ce qu'il doit faire, il sait très bien comment me mettre en valeur, mettre ma musique en valeur parce qu'il me connaît. Et oui nos relations, que ce soit ma famille, mon compagnon, tout ça , c'est hyper important. Et comme je le disais tout à l'heure, ça va avec ce que je disais, j'ai besoin d'être heureuse et d'avoir de l'amour autour de moi pour aussi faire ce que je fais parce que c'est vrai que c'est dur parfois. On est un petit peu parfois au bord du précipice, on a envie de s'écrouler mais bon c'est aussi eux qui nous relèvent donc … non c'est hyper important. C'est dur d'en parler. 

Quels sont les instruments que tu as utilisé pour ton album «  Tales of A Guitar Women » ? 

Nina Attal : Alors beaucoup de guitares. Ben non évidemment ma fidèle guitare électrique mais cet album il est très tourné aussi autour de la guitare acoustique, de la folk. J'ai guitare classique, beaucoup de dobro, des lap steel des pédal steel , square neck, voilà tout ce qui...il y a du violon. Alors ce n'est pas moi qui l'ai fait mais c'est Caroline Calen, elle est super talentueuse et qui est aussi la chanteuse d'un groupe qui s'appelle Madlen Keys...allez écouter. Mais oui j'ai vraiment voulu élargir la palette au maximum de...j'ai des douze cordes aussi...de guitares et de vraiment...mon instrument il fallait absolument qu'il soit au centre de cet album et d'ailleurs ça aide aussi de composer avec ma guitare parce que justement j'essaie toujours d'aller plus loin, que ce soit dans les riffs, dans les parties rythmiques. Je ne me contente jamais de juste quelque chose de simple, de plaquer des accords ou quoi donc voilà tout ce qui pouvait être fait à la guitare a été fait à la guitare. Il y a très très peu de claviers et les claviers qu'il y a, c'est vraiment vintage. C'est de l'orgue, Rhodes, Wurlitzer, Mellotron, mais il n'y a aucun synthé voilà. C’était vraiment ma volonté d'être le plus possible ancrée, voilà, dans les seventies quoi et voilà. Et je voulais donner justement cet aspect à l'album, un petit peu plus folk américana parfois et garder quand même ce côté électrique, blues et rock. Et donc c'était ça le challenge sur cet album là. 
 
Pour ta formation Electric Ladyland, utilise-tu le même matériel ?  

Nina Attal : C'est pas complètement différent. C'est un peu différent, enfin...bon le truc c'est que voilà quand on est en tournée, on voyage en train donc forcément je ne peux pas non plus prendre tout. J'aimerais bien mais jusqu'à temps que j'ai un vrai guitar tech … bon je prends toujours ma guitare électrique. Après non, les pédales il y a pas mal de choses qui diffèrent. Il y a un côté beaucoup plus brut aussi dans Hendrix, il y a moins d'effets de modulation on va dire, même si j'en ai quand même quelques uns. C'est surtout les pédales qui vont différer et puis oui les sons. Alors pour des questions d'organisation, pareil, parfois j'ai la même guitare mais dans l'absolu, ce n'est pas forcément les mêmes strat et tout ça donc...voilà. Mais on essaie de rassembler au maximum pour des questions d'organisation.

La formation de Electric Ladyland, hommage féminin à Jimi Hendrix, qui a débuté pour une date unique du Blues sur le Zinc à Beauvais il y a 3 ans et continue pour notre plus grand plaisir, parle- nous de cette « expérience » notamment le groupe, les invités et les titres choisis. 

Nina Attal : Oui c'est un super beau projet qui existe, oui c'est ça, depuis 3 ans et on est toujours sur la route avec. En fait, Electric Ladyland, ça se veut être un collectif. Donc le noyau dur du groupe c'est moi et les 3 musiciennes : Antonella Mazza, Laëza et Léa et ensuite l'idée, oui, c'est d'accueillir des femmes musiciennes. Donc évidemment le concept c'est 100% féminin donc que des femmes musiciennes. Mais d'accueillir, d'élargir un peu la famille. On a parfois Jessie, guitare/voix, on a parfois Gaëlle qui fait à la voix et moi je veux que dans l'avenir ça s'élargisse encore plus. Peut-être Caroline au violon ? Enfin essayer de sortir des sentiers battus. On a Léna à la harpe. Donc voilà ça se veut être vraiment un collectif et l'idée c'est de...c'est aussi de réinterpréter les morceaux d'Hendrix et son répertoire parce que c'est impossible de se mettre dans la tête d'Hendrix donc tout de suite on s'est dit, on va faire le truc à notre sauce, on a réarrangé les morceaux, aussi parce que voilà les tessitures de voix, tout ça, ça ne fonctionnait pas donc il y a beaucoup de choses qui sont réinterprétées. Et d'ailleurs, voilà, je pense que tout le monde y trouve son compte parce qu'on joue à la fois des classiques, à la fois des morceaux moins connus du grand public donc finalement que tu sois fan ou pas d'Hendrix, je pense que c'est un concert qui est cool à venir voir et...voilà on prend beaucoup de plaisir à faire ça et puis surtout, moi personnellement, c’était vraiment un challenge parce que Hendrix c'est très exigeant techniquement, que ce soit la guitare, la voix, guitare/voix. Et donc pour moi c'était vraiment un challenge et j'ai vraiment, quand j'ai commencé ce projet, j'ai vraiment senti que mon niveau, vraiment j'avais fait un pas en avant quoi. Et donc, ben pour ça, c'est aussi super de sortir un peu de sa zone de confort quoi.

Après ce 1er concert à Beauvais du coup ? 


Nina Attal : Ouais mais on avait tellement bossé qu'on s'est dit : « non pas que pour un concert ! Allez on va en faire d'autres «    

Y a-t-il quelques titres que tu as testé ? 

Nina Attal : Oui ben ça...alors il y a des incontournables que si on les jouait pas je pense que les gens ils seraient triste donc voilà : The Wind Cries Mary, Little Wing...enfin des trucs comme ça. Donc bon les classiques il fallait absolument qu'on les fasse. Et après, moi j'ai vraiment...enfin mon album préféré d'Hendrix c'est Axis : Bold as Love. Il y a beaucoup de morceaux que j'ai chopé sur cet album. Et puis il y a un truc aussi de production, enfin que je trouve hyper intéressant, moins rough quoi. Et voilà, après on fait «  Who Knows » qu'il a joué avec le Band of Gypsys. Enfin on essaie un peu de...Hendrix n'a pas eu une carrière très longue donc bon au final on arrive quand même à s'y retrouver mais après c'est pareil, le répertoire il va bouger. On va jouer de nouveaux morceaux, voilà, on va essayer de pas garder un truc figé. Mais voilà, après concrètement moi je suis la directrice musicale de ce projet, donc concrètement je me suis fait plaisir et j'ai pris mes morceaux préférés. Et après je les ai donné aux filles pour les jouer, mais... Bon j'avoue je me suis fait plaisir égoïste un petit peu. 

Et des titres qui n'ont pas été retenus ? 

Nina Attal : Bonne question. Je ne m'en rappelle pas. Je ne crois pas non. Heu si à un moment on faisait justement Have You Ever Been (To Electric Ladyland), because...euh because pardon ! Tu vois c'est le côté anglais ! Je vais faire ma Jean-Claude Van Damme !...parce que ça faisait écho au nom du groupe mais ce morceau il était super dur à faire sonner parce que justement il est sur Axis Bold as love je crois ? Non, ben non il est sur Electric Ladyland et bref, il est très produit sur l'album et du coup c'est très dur à faire sonner. Il y a des morceaux d'Hendrix qui sont à la fois aussi  très plats et les dynamiques sont très dures à choper donc ce morceau tu vois on l'a ...en cours de route on l'a abandonné par exemple. Même si moi je l'aime beaucoup mais c'était pas facile à faire en live, voilà. 

Vous reste-t-il quelques morceaux non retenus ? 

Nina Attal : Il y a de tout, tout et n'importe quoi. Enfin dans les tiroirs, il y a vraiment...il y a des morceaux que j'aime beaucoup et qui, là ne marchaient pas sur l'album mais oui, que je vais sûrement ressortir et retravailler. Il y a des trucs, ça vaut pas du tout le coup. Il y a des trucs ça va être poubelle ou je ne sais pas, je le donnerai à quelqu'un qui en veut bien mais ouais, ouais, les tiroirs sont bien remplis et...après j'ai toujours un peu du mal à aller repiquer des trucs que j'ai fait parce que finalement je suis quand même beaucoup dans l'instant et ce que j'ai pu écrire il y a 3 ans est-ce que ça me correspond aujourd'hui ? Pas sûr, sauf si vraiment tu le retravailles. Tu te dis : «Bon là il y a vraiment une bonne base » mais généralement je préfère repartir de zéro. Et puis, en plus, quand tu écris un album, tu essaies quand même toujours de penser à un fil conducteur, un fil rouge, enfin tu vois que ça fasse sens, qu'il y ait de la cohérence. Et en fait je trouve que ça s'entend quand tu es allé chercher un truc d'il y a, enfin tu vois, il y a plusieurs années et que tu le mets au milieu. Ça s'emboîte moins avec les autres choses que tu peux faire maintenant. Donc bon je ne suis pas forcément fan de ça mais faut jamais dire non.

En ce moment tu répètes pour les concerts. Comment ça se passe ? 


Nina Attal : Écoute, là pour l'instant, c'est des répets assez simples. On va faire la résidence, la date parisienne, tout ça à la rentrée donc là on a quelques concerts de chauffe on va dire, donc justement c'est le moment pour nous de voir ce qui marche, ce qui marche pas. La majorité du concert ce sera évidemment le nouvel album, pas tout mais j'aime bien toujours aussi aller piocher dans des anciens albums donc... Là par exemple j'ai choisi deux morceaux de « Pieces Of Soul », un morceau de « Wha », voilà. Il y a quelques petites reprises, un petit peu aussi pour faire écho aussi à Hendrix. Voilà, essayer de faire un bon mélange de tout ce que je fais aujourd'hui et de qui je suis et voilà.  Après franchement, j'ai une super team et tout vient très naturellement. Les morceaux ils sont aussi, de l'album, ils sont aussi joués live. C'est déjà du jouage, c'est de la musique live donc en fait très naturellement en répet, tout fonctionne déjà et il y a juste à jouer et à kiffer. Faut juste, voilà, qu'on retrouve les grandes lignes, les thèmes, les riffs des morceaux pour si retrouver mais sinon je pense que c'est...ça roule presque tout seul. Après cela ne veut pas dire que je ne ferai pas des bêtises au 1er concert mais non, non, ça se passe bien. 

Quels sont tes projets à venir ? 


Nina Attal : Et bien justement les concerts. Maintenant jouer l'album sur la route, un concert parisien d'ici la fin de l'année 2025, annoncé bientôt. On a aussi...on ressortira une réédition de l'album à la rentrée. J'en dis pas plus, c'est une petite info comme ça. Voilà justement pour garder un petit peu l'enthousiasme autour de l'album. Et voilà oui les concerts c'est le plus important. De toute façon c'est le nerf de la guerre donc c'est important de venir nous voir et nous soutenir, si on passe vers chez vous ! Et voilà. 

As-tu envie de rajouter quelque chose, faire passer un message ?  

Nina Attal :
 Ben non...allez ouais...allez écouter l'album. Évidemment, toujours être … ben voilà moi je suis très aussi sur les réseaux sociaux parce que c'est mon lien direct avec les gens donc voilà, sans être une influenceuse, et bien c'est cool de garder le contact. Les gens se renseignent sur ce qu'il se passe. Donc n'hésitez pas à me contacter, m'écrire. Donc voilà j'aime toujours être en lien avec vous donc c'est aussi important et puis ça permet d'avoir les infos sur ce qui se passe et voilà quoi !

Dernière petite question : as-tu complété ta passion pour les tatouages ? 


Nina Attal : Hé bien écoute oui parce que je m'étais dit qu'à chaque nouvel album, un nouveau tatouage. Donc je me suis fait tatoué le nouvel album. Je ne peux pas le montrer là parce qu'il est pas visible. Il est plutôt intime on va dire, sur une partie du corps que je ne peux pas montrer. Mais je me suis fais tatoué, ouais, mon nouvel album. Mais je me suis un peu calmée quand même...ouais, ouais. Il n'y a plus trop de place donc...tranquille. Mais j'ai fait le nouvel album.

Shooting Idols : Hé bien merci à toi

Nina Attal : Merci Thierry.   

16 Avril 2025
Interview Thierry CATTIER
Photos : Th Cattier / Shooting Idols

 

mardi 15 avril 2025

MADELYN ANN // INTERVIEW // Un son rock tout droit venu de notre Bretagne - Avril 2025.

Avec  ce nouvel album "LIES"  Madelyn Ann répond à quelques questions afin d'en apprendre un peu plus sur cette nouvelle artiste directement venue de Bretagne.



À quel âge as-tu commencé à chanter ?
Madelyn Ann :
Vers 8 ans
 
Quelles sont tes premières influences musicales ?
Madelyn Ann : Celine Dion et les Spices Girls quand j’étais petite, puis Kate Bush, Alela Diane, Lana Del Rey en grandissant.
 
Quels sont les groupes qui t'ont donné envie de faire de la musique ?
Madelyn Ann : Des groupes comme Radiohead ou Gossip
 
Depuis 2021 vous avez enregistré 2 albums, avec ce 3ème intitulé "Lies" as tu une nouvelle manière de travailler ?
Madelyn Ann : On pense plus les albums pour la scène, d’avoir des chansons qui envoient en live.
 
Comment s'est passé l'enregistrement de "Lies" ?
Madelyn Ann : Très bien. On a appris de nos précédentes expériences en studio. On a pu prendre le temps et travailler vraiment en groupe.
 
Pas courant tu chante 9 titres en Bretons est ce un choix difficile ?
Madelyn Ann : C’est un challenge linguistique dans le sens où il faut trouver les bons mots, les bonnes phrases avec les bonnes sonorités.
 
D'ou vient le choix d'inclure un titre en Francais “Jusqu’au bout” et un en Anglais “It’s Over” ?
Madelyn Ann : J’avais écrit ce texte en français il y a longtemps avant même d’apprendre Le Breton, il me tenait à coeur de le mettre en musique. Le titre en anglais c’est pour une question de sonorités, cela sonnait mieux en anglais.
 
Le fait de chanter en breton te permet il de parler de sujets différents ?
Madelyn Ann : Oui complètement. Je regrette juste qu’il n’ait pas plus de locuteurs pour comprendre les textes que j’écris et que je chante.
 
Tu parles de la place des femmes dans notre société est ce un combat féministe ?
Madelyn Ann : Oui tout à fait. C’est un sujet très important pour moi de parler de la place des femmes, à plus forte raison dans le monde de la musique où elle est minoritaire.

 



Tu évoques également l'écologie et les moments difficile de la vie, peux tu nous en parler ?

Madelyn Ann : L’écologie c’est un mode de vie, en tant que maman d’une petite fille, j’ai peur pour son avenir sur cette planète et je l’élève en essayant d’être le plus en harmonie avec la nature. Certaines de mes chansons parlent aussi de mon histoire personnelle, les blessures que j’ai pu connaître, en amour, ou en famille. 

Te souviens tu de ton premier concert ?
Madelyn Ann : Oui c’était au Festival du Bout du monde devant 5000 personnes alors qu’avant je ne chantais que dans les bars. Ce fut un choc et à la fois une révélation.
 
Peux tu nous présenter les musiciens qui t'accompagnent ?
Madelyn Ann : Gaetan Fagot, guitariste, est la première personne à m’avoir accompagner dans ce projet. Il compose toutes les musiques des chansons, a toujours de supers idées et voit toujours le verre à moitié plein! Olivier Le Hir est la deuxième personne à avoir rejoint le projet, guitariste et pianiste, il compose des parties guitare et piano qui apporte une touche rock et atmosphérique à notre musique, à l’image de son côté rockeur et rêveur. Brendan Costaire est le dernier a avoir rejoint le groupe, c’est le batteur et le manageur du groupe, il a toujours un temps d’avance sur nous!!
 
Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel tu rêverais de jouer ?
Madelyn Ann : Je rêverai de faire un duo avec Kate Bush
 
Quels sont tes projets à venir ?

Madelyn Ann : Finir de composer notre quatrième album.
 
As-tu envie de rajouter quelque chose, faire passer un message ?
Madelyn Ann : Vive les musiques actuelles en langue régionale!


14 Avril 2025
Interview Thierry CATTIER
Photos : Gweza


mardi 8 avril 2025

JOHNETTE NAPOLITANO (CONCRETE BLONDE) // INTERVIEW (English)// The heart of a magnificent voice from Los Angeles - 6 Avril 2025.

 

Today, a lovely and beautiful exclusive interview with one of the most beautiful voices in alternative rock, Johnette Napolitano of the band Concrete Blonde, formed in 1986 and hailing directly from the United States. A rocket in the rock scene of the '80s and '90s, with her haunting and touching voice, Johnette Napolitano left her mark on the image of alternative rock. We are very proud to share with you these magnificent moments of sincerity, gentleness, and kindness from the great Johnette Napolitano. Devour with pleasure here...


Can we start by going back a little: what was your childhood like? Were you born and raised in Los Angeles?

Johnette Napolitano - I was. I don't talk about my childhood much out of respect for my family.  It was difficult, but I am grateful for it. As difficult as the music business can be, it was easy compared to my childhood, but there were some special moments in the early days. I was the oldest of 5.


How did you discover music ?

Johnette Napolitano - Music discovered me: someone owed my father some money, and gave him an old upright piano as payment. I started playing it right away - I was very young, about 5, I think, and my parents realized I had a talent, a natural ability. My father bought me a guitar on my 9th birthday, if I remember correctly. I will always love him for that. He wasn't so happy when I'd decided that music was what I wanted to do with my life, however. I was 19 or 20 when we had a huge fight about it, he thought I should be married and have kids by then! We didn't speak for years.


Who were your first musical discoveries and your idols ?

Johnette Napolitano - My parents' records: my Dad loved Johnny Cash and Italian-Americans like Sinatra and Dean Martin, my mother loved musicals, Leonard Bernstein, and country singers like Patsy Cline. My mother actually had a lovely singing voice. Tom Jones, who I met much later, and who is actually performing this month not too far from me. He's an incredible singer. Ray Charles. There was music in the house all the time when I was young.



At what age did you start learning the bass?

Johnette Napolitano - When I had to, in my 30's, I suppose. I'd wanted to form a band and since we didn't have a following or a record deal, nobody wanted to be in it. I decided to just pick it up and write whatever I was capable of playing, which wasn't much.


What other instrument do you play?

Johnette Napolitano -a little bit of everything. I have a vintage drum kit out in the barn. I'm down to a few guitars - the essentials: a Martin acoustic, a Fender electric and a Gibson Les Paul from the 80's. (Which isn't really vintage to me!) I did have quite a few vintage instruments but the desert is harsh on everything. Computers, instruments, anything rubber. After having neck issues, which a lot of musicians had back then from playing heavier vintage guitars (in my case, a Music Man bass) I switched to a Fender Lite, which I don't think they make anymore, but still play. A great instrument. This past Christmas I bought myself a Behringer keyboard/ MIDI controller. While I don't use MIDI, the keys are semi-weighted and the sounds are amazing. I love this thing!



How did you decide to start your first band ?

Johnette Napolitano -
What I really wanted to be was a painter, an artist. I'd shown a lot of talent when I was very young, but as I got older it became apparent that it took money to get into a good art school, and my parents didn't have much money. They'd divorced when I was in junior high school, or maybe high school, and everything sort of fell apart. I knew I could sing, and I knew I could sing well. I remember staying after school to ask the music teacher if I could be in the school chorus, and she played a few notes on the piano for me to sing - when she told me I could join the chorus as a second soprano I was absolutely over the moon. As far as starting a band, I worked up to that - I'd sing with some local bands, but there wasn't anything to really do but be a backup singer. I wrote my first song when I was 12. I knew I wanted to write songs and I needed a band to be able to play them. Girls weren't taken very seriously in those days. I met Jim Mankey when we were both working for Leon Russell in the 80's. Leon was a genius. A very inspiring person.


In 1986, you formed Concrete Blonde with guitarist James Mankey. Where did the name Concrete Blonde come from ?

Johnette Napolitano - Well, everybody knows the answer to that but I'll answer it anyway!
We were the Dreamers, then the L.A. Dreamers, but Miles Copeland, who signed us to IRS Records, wanted another name for us - there were a lot of 'dream' bands around at the time. Miles was the only one who didn't screw with our music. Every other record company in town wanted us to cover songs, didn't understand a female lead singer who played bass. He'd just introduced the Police to the world, against all odds - if you haven't read Miles' book you should - and he saw our potential right away, and liked the songs. By then we were recording our first little record ourselves as Dream 6. REM were breaking big at the time, and the label weren't liking anything I came up with. Michael Stipe had mentioned Concrete Blonde as being a good name for a band to our mutual friend who was the art director at IRS Records in LA, Ron Scarselli, and I knew nobody would argue with Michael Stipe, so we went with it.


What memories do you have of these concerts around the world ?


Johnette Napolitano - soooo many. Many years are blurry, were were constantly touring - which was another thing Miles liked about us. I do remember constantly writing: the isolation was good for that. People aren't isolated anymore, you can't get away from your devices, phones, etc.


Is there a country or city that stood out in your life, and why?

Johnette Napolitano - Australia, because we received our first gold record there and I'll always have a special place in my heart for Australia - and China. It was an honor to play China, we did a festival in Hangzhou. I don't know a lot of bands who've played China, but the people are great wherever we've been - I really haven't felt the same about live shows since IPHONES, etc., there used to be a real connection, people's faces - now all I see are screens and devices where their faces should be. Nobody seems to really be 'in the moment'.


After several breakups, Concrete Blonde finally split up in 2012, what was the reason?

Johnette Napolitano - In retrospect, we should have called it quits years before. Jim and I weren't being very kind to each other, and the band wasn't the same.
The lineup with Paul Thompson, to me, was the best version of Concrete Blonde. I'm still very much in touch with Paul.


In 1995, the album Pretty & Twisted came out. Tell us about this project with Marc Moreland and Chris Bailey.

Johnette Napolitano - We met Wall of Voodoo when we opened for them in Australia. They were one of the best bands in LA, and we all became very good friends.
I met Chris in Australia, also, and am finishing a song we started many years ago. I was shattered when he passed away, and he visits in dreams - he's been in my dreams 3 times now. He opened for Concrete Blonde in the States, and is - it's hard for me to say 'was' - an incredible songwriter and poet, 24/7. It's like drinking with Oscar Wilde. We hung out in France, too, as a matter of fact. A true artiste. Now that I think of it, Marc's band, Ensenada Joyride, opened for Concrete Blonde in France. They were great - Marc was great, a true original. He's visited, too.


Also, tell us about your collaboration with Holly Vincent for Vowel Movement ?

Johnette Napolitano - I don't remember much of it, to be honest. We were waitresses at a Chinese restaurant in LA before either of us made records, she was in an all-girl band called Backstage Pass.

 
You left the madness of Hollywood to save horses and create art in the spiritual mecca of Joshua Tree. Tell us about all that.

Johnette Napolitano - Well, the writing was on the wall - LA was getting crowded and expensive, and I couldn't really see myself gracefully aging in LA, it had started to change. Nobody ages gracefully in Hollywood. I'd originally intended to move to the beach, but had to find a place to rent after I sold my Hollywood house - a very old place which used to be a dressing room for Mary Pickford. It was very haunted. I couldn't find a place to rent with my dogs, and the further I drove out the more I thought, I should just move out to the desert. That was over 20 years ago, and JT is not the same as it was then. Not at all. If the developers had their way they'd put resorts and hotels up everywhere. I have a small place, a barn, and a lot of land reserved for wildlife. That was my intention, and although they'd love to get rid of us 'old people', The OG desert locals are tough as nails. It's ugly, the land grabbing going on - but that's everywhere now, I'm afraid.


Tell us about your spiritual path and your commitment to it.

Johnette Napolitano - I've heard and seen things all my life that couldn't be explained. The supernatural to me is completely natural. I don't really know my 'path' - a higher power is in charge of that - I just trust, and appreciate my ancestors and God. I shouldn't be here - so many aren't. If I'm still here, there must be a reason.


You studied pottery with a master in Mexico. Then flamenco dancing and singing in Spain. your passion for tattoos. Tell us about all these activities over the years..

Johnette Napolitano - I've inked myself since I was a kid, and I did go to school and get a license, but I don't really enjoy doing it and respect the art and tradition too much to just dabble. Flamenco I've always had a passion for, it's deep culture, and I respect that, too. The late Jesus Montoya, an internationally known singer, was on my last album 'Exquisite Corpses' (2022). I did idolize Jesus. Flamenco comes from the soul - it's an unwritten history, an important preservation.


You came to the suburbs of Paris for a summer. Can you share your memories of that stay in France?

Johnette Napolitano - I met Danny Montgomery, an American, there who later became the drummer for the (short lived) 3 piece I formed with Mark Moreland, Pretty & Twisted. I love Paris, it's a Virgo city, and I'm a Virgo! Serge Gainsbourg's house has opened to the public since I was last there, and I don't really plan on doing a lot of travelling in the future but I would love to visit his house. I love France. I used to climb up to Montmartre early every morning with a little wine, chevre, and a baguette and have my breakfast there.


Johnette Napolitano - You caused the rusty wheels in my mind to start turning, and I couldn't get them to stop! I must tell you an important Parisian moment - my favorite.

I stayed in Pigalle, because it reminded me of Hollywood in the old days - the Gipsy Kings used to play there a lot before they were famous, and there were eccentrics everywhere - it suited me and inspired me. One day I was walking down the street and a mime started to follow me. A mime. In full makeup, etc., he was very persistent, and insisted I meet him for a drink (he actually did speak to me, he didn't mime the invitation). My life is full of surreal moments like this, typical, actually. I wanted to see Flamenco, and there was a tiny Spanish place in Le Bastille,
another arrondissement I liked, so I took the Metro that night to see a show and meet him. When I got there, the place was packed full...no room, so went across the street to another old bar. I didn't know more than a few words in French, so ordered some wine from the handsome bartender and took a seat at the bar. I was happy to hear him respond in English - I wasn't fooling anyone with my terrible French - with a Scottish accent. We talked, and I'd mentioned where I had been staying in Montmarte. I was surprised when my phone rang a few days later and that
beautiful Scottish accent was on the other end of the line. His name was Steven Hale, and he was a writer and sculptor living in an atelier with a group of artists in Le Bastille, and I began to visit, enjoy the company of the artists, who were from everywhere, and bring lunch. Truly my Paris fantasy come to life. Steven had been a model and his work - a masculine, original combination of welded rebar, glass, & tartan - had been purchased by the major fashion houses of Paris, and when I had to go back to the States, we made plans for him to follow soon after. L.A. wasn't the romantic atmosphere that Paris was, though, and I was back to the demands of my career at the time. In hindsight, that may have been the right time to make a life change - but there was pressure, and people depending on me, and I didn't.

We had a truly magical time, especially in Mexico, where it seemed we could relax and just enjoy life again - be inspired - but he had to return to Paris and was getting work in London, creating lamps and fixtures for the bars in Camden. When he returned, he was detained at the airport having overstayed his last visa and turned back. We were both devastated, but that ended the relationship. Logistics got in the way - although we remained friends. Steven married an architect and had 2 sons, which was his beautiful destiny, and passed away some years ago. I think of him often - he would have, and we would have, been great here in Joshua Tree, where there is space, and he could have fulfilled his dream of completing his ultimate masterpiece - a giant dinosaur made of old cars. It was incredible watching him work - smoking, drinking (preferably Guiness) and staring at a pile of rusty, scrap metal. Then, in a sudden mad rush of inspiration and a flash of vision, he jump up and start welding it all into something poetic.

All because of a mime in Pigalle!

In 1992, you opened for Nick Cave and The Bad Seeds, notably at the Zenith in Paris. How did you meet Nick Cave?

Johnette Napolitano - I've never met Nick Cave. I don't think they liked us very much.


Is there an anecdote about your meeting with Jerry Lee Lewis? Tell us about it?

Johnette Napolitano - Fuck him, he was a racist.


Tell us about your drug and alcohol addictions ?

Johnette Napolitano -
Coffee is my only addiction these days! But my main vices were wine and weed. I did what I had to do to do what I had to do, period. But people are fucked up: they like their rockstars to OD,
drop dead onstage, or kill themselves, in the way that people pull over to ogle traffic accidents. There was no way any of that was going to happen to me. I've had stage fright and social anxiety all my life.You have to constantly be meeting people and that's uncomfortable for me. It's interesting, I had this conversation yesterday with a friend, a podcaster based in the UK : it is a fact that the music industry glamorizes drug use, and I can't promote that. I'll just say that I wish I would have taken better care of myself, but once again, I needed to do my job - and a lot of my job was 'people pleasing'. I was in the (Talking) Heads for awhile, and read an interview in a Mexican magazine where Chris Franz said I had problems with prescription drugs. Total bullshit. I never missed a rehearsal or fucked up a gig in the Heads. I'd then realized that after I quit the band he'd had to make up some excuse to the record company. So he threw me under the bus. Total, utter bullshit. He is full of shit.



You live as a recluse in the Joshua Tree desert in California. Tell us about this way of life today?

Johnette Napolitano -
I'm hardly reclusive! I don't go to clubs or bars anymore, but I just collaborated with a London based American Deep House DJ/artist, Alley Cat, on some tracks for her album, 'The Widow Project', which made it to the Apple Dance music chart in the UK and was named one of the Top 10 Electronic records on 2024. We're still working together. I co-wrote a couple tracks with Iannis Papanikitas, who lives at the Holy Mountain, Athos, in Greece, on 'Exquisite Corpses'. We also collaborated on a beautiful track, 'Song for Sinead', which is on Spotify, all that - he's very talented, I love his tracks. I love that I can collaborate with people all over the world. It's a good time to be alive, but as far as technology, the tail shouldn't wag the dog. I'm lucky to have learned from some of the pioneers of recording - Leon, the engineers at Gold Star, who recorded Phil Spector's greatest hits. I also was one of the first of anyone I knew to invest in ProTools - I love the studio, and I knew damn well if I wanted to keep making records into my 40's, 50's and 60's nobody was going to open up a checkbook for me.


Also, tell us about your strength and passion for defending the environment ?

Johnette Napolitano - I'm watching Pepe, one of my ground squirrels, outside the window right now. The doves and rabbits know dinner will be served shortly -
I have an amazing relationship with animals. I have a horse and now, a miniature donkey who had lost his own horse-mate, the poor horse died suddenly. He's a sweet little thing! Makes everyone smile. My 3 little dogs are getting older. I'll never not have animals.


You bequeathed your two-hectare plot of land to the Mojave Desert Land Trust and asked that four hectares remain entirely untouched. Do you still live there ?

Johnette Napolitano - it's 5 acres, I live on 1/3 of it. It is no longer bequeathed to the Land Trust, but they do incredible work and I will hope that the place continues to be reserved for wildlife. Since I've lived here, 2 species have been listed as endangered: the burrowing owl and desert tortoise. That makes me sad. People don't seem to care. They just want to build Air BnB's. It's slowed down a bit, but not much. There is a new generation of young people who do seem to care about it, though, re-planting native vegetation and very conscious. I'm hopeful.


The "Sketchbook" albums from 2002, 2005, and 2009 were a bit like a trilogy. Tell us about their genesis and recording process.

Johnette Napolitano - I'm compiling another one now. They're limited editions, things that don't seem to fit anywhere else, miscellaneous instrumentals, experiments. Neither fishes not fowls. Alley Cat actually just sent me a remix today of something from the first one, I think 'Mileva Einstein's Scream'. She'd brought up 'The Matilda Effect', and we were corresponding about women in science whose work was credited to someone else - which happens too often, but as I pointed out to my younger collaborator, it's also happened to men, and to artists: Thomas Edison, for example, taking credit for Nikola Tesla's work - Rodin getting credit for Camille Claudel's work. Elon Musk is the Thomas Edison of our time.


After a good ten-year hiatus, you're back in 2015 with the album "Naked." Was it a different way of working for you, both creatively and in the studio ?

Johnette Napolitano - Well that was a long time ago now! Yes, my friend and former Leon Russell guitarist and all around engineering genius Brian Mansell rolled his mobile unit out to my place here in JT and mic'd up the house. We also recorded John Trudell here, and Harold Budd. I still can't believe John Trudell was here. John was an amazing and inspirational human being.


Tell us about your anecdotes with John Trudell ?

Johnette Napolitano - well, there aren't really any. He was a quiet man, but in spite of everything he's been through, he had a sense of humor. When he was here (he'd never been to Joshua Tree before) we recorded on the porch - the piece was called 'Too Much Sky'. As far as I can tell, he wrote it on the spot - the sky is vast and limitless where I live, it's hard to not be in awe. It's easy to feel small. I played guitar and punctuated John's poetry with a few backup vocal riffs. Longtime Concrete Blonde drummer, Gabriel Ramirez, played congas, and it was great. He re-recorded it with his band. I was meant to play bass on it, but horribly, had the date wrong, and didn't make the session. It is on one of his albums, but everything is meant to be, and I did not like the album version.
Not at all. Had I been in the studio, it would have been hard for me to sit quietly by, so when I heard the finished mix, was very glad I hadn't been there. I had gone to see John & his band - 'Bad Dog' I think they were called - at a club in Hollywood, but they easily overpowered John. The club was small, and he was the only one who really needed a mic onstage at all. Had it been up to me I would have re-mic'd up the whole stage - or at least taken most of them down. 2 overheads and 1 vocal would have been plenty. Once again, it wasn't my place.


Tell us about that 2016 solo concert in Fort Worth. What really happened that made it so important ?

Johnette Napolitano - was it important? Well I suppose it's a good opportunity to tell my side of the story.
I was not well at all for a few years, but Concrete Blonde was involved in a legal tangle with Universal - nothing hostile, just a contractual mess - that was very expensive to straighten out, and our royalties were held up for a long time. I was working way too hard and burning the candle at both ends, but we paid our legal bills and worked it all out. I couldn't afford to stop working. I just dropped after a few songs, just collapsed and of course, everybody assumed I was drunk or on drugs or whatever. I didn't have a supportive crew or tour manager or anyone. I felt terrible about it, but they still talk about it as one of the most memorable gigs at that club, the name of it I don't even remember - I'm sure the other bands and artists who play that place are happy to share the list with me!  I would have refunded everyone's money, but somebody who worked there recorded it on their IPHONE or whatever - even though I always have signs saying no recording allowed - and posted it on the internet. It was taken down, but fuck them. I do feel bad for the audience, though. But compared to all the shows I've done around the world in my career, I'm entitled to it. Everyone has taken a fall onstage at some point. I've had to learn how to take care of myself. Pace myself. Rest. It's not natural to me.


Over the years, you've done several film soundtracks. Is this a complementary or different way of working for you ?

Johnette Napolitano - it really depends on who calls me in to do it. Usually, someone just wants to use a song. I'm rarely called upon to write something original.
I have a YOUTUBE channel (Joshua Tree Recording Company is the name of my production company) and like to shoot videos for my songs, but I haven't in awhile. I feel like the desert imagery is played out. Marilyn Manson made my favorite 'Joshua Tree' video, 'God's Gonna Cut You Down'. Brilliant. That's the Joshua Tree I know: the dark side. Every fashion shoot and truck commercial has Joshua Trees in it now. It's all very Coachella.


You've collaborated with many artists: Danny Lohner (Nine Inch Nails, A Perfect Circle, Black Light Burns), John Trudell, Bad Religion, Paul Westerberg of The Replacements, Steve Wynn. What memories do you have of all this ?

Johnette Napolitano - Billy Howerdel wouldn't be happy you didn't use the name of his band, Ashes Divide - it wasn't A Perfect Circle (you're welcome, Billy!) but it was a lot of work. A nice record, well-crafted, you could say. Mankey and I worked with Bad Religion on their very first single/EP, and we did some European festivals with Bad Religion back in the day.  It's interesting, most of the people you mentioned, it was quite natural to just sit around drinking beer, playing guitar, and writing songs together. There was nothing else to do backstage, or after the bars closed. Bands would hang out with bands at the hotel bars where everyone was staying.  I worked and toured quite a bit with David J. from Bauhaus/Love and Rockets. It's always a lot of fun to work with Danny Lohner, who is now with Til Lindeman of Rammstein. I recorded some vocals here in JT for the MC5 tribute album, there are a lot of great people on that. Paul wrote some lyrics on a piece of music I had for the Pretty & Twisted album, and I do remember singing on the Replacements album in NYC, but Paul was so full of himself at the time. I got bored. I went out to the store or something and didn't bother going back. I did that again when he was working on some movie in LA, the director was in the studio and I'm very much an 'essential personel only' person, and he wasn't.  It either happens quick or it doesn't, I have a short attenton span. Steve I lived with for awhile, so we were close at one time. He's an amazing writer.



2022 album "Exquisite Corpses" and your latest album, tell us about them ?

Johnette Napolitano - Yes. One of the things that hit me hard also was the death of Chris Tsangerides, the legendary producer who we worked with on 'Bloodletting' and who had brought Paul Thompson (Roxy Music) into the band, which changed everything. Chris was a very good friend and a huge supporter when no one else was. He really believed in us, and he really believed in me. They played 'Joey' at his funeral. I'm told. if it wasn't for Chris we wouldn't have a dime today. I put together some songs that had existed already, and recorded a few more. Another huge loss was Benjamin Wood, who was an amazing player and had a band called 'Flametal', fusing Flamenco and Metal, which was so original and brilliant, people's heads exploded. I'd hoped to have Ben in the touring band after 'Corpses', but he got cancer and passed away - within months of Jesus Montoya - and they're both on the same song, 'Riding the Moon'. Michael Gudinski, a major force and pioneer in the Australian music scene and who presented us with our first Gold record on a boat in Sydney Harbor - had also passed away. It just seemed that the closest people in my life were all dying, and I was hugely depressed. Bring French, you know what the 'Corpses' game is, we used to play it in the cafe's in Paris like the surrealists - that's my favorite time, the 20's, people sitting around talking shit all night in Paris cafes. I felt a thread connecting the songs and the people. I became acutely aware of my own mortality. Everything was closed, of course, and there was quarantine and lockdown. I personally liked the isolation. 'Breakfast In Vegas' is one of my favorites, people being priced out of their homes, having to move - 'Exquisite Corpses' the song is my Parisian cafe fantasy, I wanted to sing it in Marlene Dietrich's voice, or Edit Piaf's. it's not on the vinyl, but the piece in 3 parts - the 'movie for your head' I call it - about Pacific Coast Highway is one of the best things I feel I've ever done, for my Dad, who I lost, as well as my 2 brothers who were killed a year apart to the day, although I'm quite sure the second was suicide. It's on the CD, but not the vinyl. I want to do more like that, but I don't think I could do better. My cousin, who I've never met in person, played some seriously inspired Eddie Van Halen-ish guitar on 'Watching the Dinosaurs Die' and 'Leonard Cohen's Roses' is a true story, he did send me roses, and I was pretty excited to have a real sitar on that song (Tiffany Lantello) which was Paul Horabin's idea, the engineer and owner of Ready Mix  Music, the studio in LA where I recorded it. I'd started to think about what kind of old lady I would be - and it wasn't that one, the one in the bar. I damn well wasn't going to die onstage, either. Was a very gloomy year. I thought, this may very well be the last record I ever make and it had better be good. I worried about the Feng Shui of the title, which turned out to be a valid worry. It's hard to believe that was only 4 years ago - the record reverts back to me in '26, I'll probably re-release it with lyrics and notes, maybe another track.
 

Looking in the mirror, what would you like to keep or erase from your memory ?

Johnette Napolitano - Hmm. Not sure that's a choice, exactly. I had a house in Mexico for awhile, before there was a phone line down there, and I used to sit on the roof and look at the ocean and drink tequila and read & paint. There are a lot of Americans down there now, and they're building a lot, but there were tomato fields and I'd buy fresh tortillas and garlic and grill on the roof. Lived next to an old Mexican couple who were like parents to me. I was very happy there, I had a couple ADAT's and would record, but not much. I have that vibe here, which is what I was after...was just out for sunset, putting the horse & burro to bed. I've never been a peaceful person before now. Quit drinking awhile ago, though, after Chris Bailey died. It's just not fun anymore, all my best drinking pals are gone, and no one wants to be the oldest bitch in the bar!


What do you think of politics in the United States today ?

Johnette Napolitano - Well, Musk is finally out of there, apparently. I belong to no party, I haven't in years. Trump did not win the last election, period. Ironically, the one thing that the Republicans and Democrats have in common is the fact that neither of them voted for Elon Musk. The market has crashed, and they simply have to remove Trump, and I believe they will.


What are you listening to today ?

Johnette Napolitano -Well, I have a 'sleep music' channel I love, and I play it all day. It's atmospheric and keeps me relaxed. I like YOUTUBE channels, what the kids call 'study' music - Chilled Cow, there are a lot of them. I have some things to work on and it's a pretty easy week, had a hay delivery today so now I can work on some music the rest of the day. I can't stay up late anymore, and have to be up at sunrise to feed the equines. I'm at my best in the morning, study a bit and record and post my podcast by 9:00. Sets my mind in thoughtful direction (Coffee & A Card) and I like learning - I always have to research a symbol or a fact, or some historic detail.


What are your projects today ?

Johnette Napolitano - compiling writings, and I've finished a plaster mould for clay - have an idea for some plaster work. I'm wanting to build a brick kiln to do some firing this summer, and clearing hay out of the corral - it's Spring, and the snakes will start coming out. Can't have things too comfortable for them around here. I had a rattler under my desk once.

Do you have anything to add or a message to convey ?

Johnette Napolitano -
  I adore you, France. I always have. I've always been inspired by you and hope to see you again. Be well.


Thank you Johnette for this lovely interview and we hope to see you again very soon.

 

6 Avril 2025
Interview Thierry CATTIER
Photos : 1/2/6 Unknown DR 3/5 Amber@fringe19
4 Ellen Stone 7 Johnette