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mardi 30 mai 2023

ROBERT MAURIES (CAHORS Blues Festival) // INTERVIEW // Passion du blues et encore du Blues - 22 Mai 2023.

Entrevue avec le Boss Robert Mauriès Du Festival Cahors Blues Festival qui nous raconte et nous dévoile son Festival sa passion et nous donne envie d'y faire un tour.

Quelque questions à Monsieur Robert Mauriès.



Parlez nous de votre parcourt et de vos premiers métiers .

Robert Mauriès. Rien, ne me prédisposait à ce qu’un jour j’aurais à gérer un festival, et qui plus est le plus ancien festival de Blues en France et certainement d’ Europe.
Après des études scientifiques à Toulouse, j’ai commencé ma vie professionnelle dans l’Aveyron et j’ai eu la chance d’être recruté dans une entreprise agro- alimentaire en 1970 qui était à la pointe de la recherche dans les semences de blés et de maïs pour y installer des systèmes informatiques. Et cela a eu pour conséquences tout à fait par hasard de me permettre de traverser l’atlantique pour me rendre au Etats Unis plusieurs fois par an et notamment, à Chicago et en Louisiane. J’avais comme pas mal de jeunes à l’époque un penchant pour les musiques en provenance des Etats unis- ayant eu 20 ans dans les années 60. Et je profitais de ces voyages pour dans mes temps libres aller dans des concerts de jazz ,de blues de rock’n’roll que j’appréciais beaucoup et rencontrer les artistes et musiciens de ces disciplines.
Durant toute ma vie professionnelle très prenante dédiée à l’informatique, cette passion m’a accompagné sans me permettre d’œuvrer dans ce domaine.
Enfin arrivé à la retraite, j’ai rejoint le Cahors Blues Festival en 2005, cela fait 18 ans à la demande du Président de l’époque Jean Pierre Lemozit, et en suis devenu président depuis 11 ans.        

Quelles sont vos influences musicales et vos idoles ?

Robert Mauriès. Mes influences musicales ont toujours été liées à ce que la musique porte en elle, et mon choix a toujours été le Blues et ses dérivées Jazz rock’n’roll mais aussi la country, et la chanson française pour les valeurs qu’elles représentent pour moi.
Ma prédilection est surtout le blues qui représente les peuples afro américains et amérindiens qui ont partagé leur vie dans des conditions dramatiques et qui s’évadaient de leur quotidien par les chants et leurs instruments de musique au départ très sommaires.
Depuis leurs origines ces musiques ont évoluées suite à la qualité de leurs interprètes et aux nouveaux auteurs compositeurs qui pour la plupart restent fidèles aux fondements. Cette musique de par sa structure  ses rythmes comme beaucoup d’autres d’ailleurs sont incantatoires et parviennent à une sorte de transe qui traduit l’intérieur de l’être. Il ne faut pas oublier que certaines paroles étaient codées et au temps des plantations de coton ou de canne à sucre, elles ne pouvaient être interprétées que le dimanche à l’église… d’où le Gospel.
Pour en revenir au blues il porte en lui et même encore tout ce que ces peuples ont vécu… Et c’est ce qui me motive dans le choix des artistes surtout pour les Américains.      

Depuis 2006 vous êtes arrivé au sein de l'équipe du Cahors Blues Festival comment cela s'est-il passé ?

Robert Mauriès. Pour créer un festival de musique en général, et de Blues en particulier, il n’y a pas de recette universelle. Au départ il faut avoir conscience que de nos jours il faut une bonne dose de courage, une bonne équipe de passionnés par cette musique sur laquelle on peut compter car on est dans un pays ou le Blues n’est pas né. Ce qui rend l’exercice extrêmement compliqué surtout si on recherche des financements. La France compte environ plus de 150 festivals de blues ce qui est une belle performance, malgré les difficultés et il y a dans ce chiffre, des festivals qui ne produisent pas que du Blues, notamment dans le domaine du Jazz et de musiques du monde.
Le blues en France n’est pas une musique totalement reconnue comme le Classique le Jazz , l’Opéra, Le Folklore, la Variété, la Techno, le Rap etc… La case blues n’existe pas vraiment.
Mais le plus difficile n’est pas la création d’un Festival de Blues , on monte un projet de festival de blues comme on monte un autre projet de festival, mais le plus difficile c’est de le maintenir et de le pérenniser… Ce qui pour le Cahors Blues Festival peut être considéré comme une performance. Lorsque je suis arrivé au festival en 2005 le Festival avait déjà 17 ans d’existence.
Mais il n’avait pas la notoriété qu’il méritait aussi dès que j’ai pu le faire et que j’ai eu la légitimité personnelle pour le faire, j’ai monté des dossiers envoyés aux instances mondiales du Blues qui en assurent le maintiens et la pérennisation.
Après de nombreux déplacements en Europe et aux états unis . nous avons obtenus 3 récompenses.
La première en 2014 un Mississippi Blues Trail Marker qui a été inauguré en présence de l’ambassade des états unis, celui-ci nous ayant été attribué par l’état du Mississippi en reconnaissance a tout ce qu’a réalisé la France au travers du Cahors Blues festival pour la promotion du Blues en Europe. Il y a environ 230 markers dont 227 aux états unis et seulement 3 en dehors du territoire Américain.
La seconde en 2015 à Bruxelles par l’European Blues Union qui est l’instance Européenne de Coordination du développement du Blues en Europe et qui m’a attribué un « Blues behind the scène Award au titre de producteur du Cahors Blues Festival. La troisième un Grammy Awards « Keeping the Blues Alive » « Garder le Blues Vivant » par la Memphis Blues Foundation qui est l’organisme qui représente le Blues au niveau mondial. Et plus récemment en 2022 , l’intronisation du Cahors Blues Festival au Blues hall of Fame de France Blues installé dans le Musée du Blues à Chatres sur Loir. Le Blues Hall of Fame existe depuis 2 ans et il est géré par France Blues qui est l’organisme de représentation et de développement du Blues en France, et qui assure notamment la promotion d’artistes de Blues Français au niveau mondial             

Comment procédez-vous pour la programmation ?


Robert Mauriès. Sous ma responsabilité, je propose à la commission de programmation qui est composée de membres du conseil d’administration

Robert Mauriès. Des artistes selon un thème choisi ensemble pour chaque édition et qui répond au critère majeur de rester traditionnellement dans le blues et ses dérivés. On en discute pour choisir ce qui nous semble être les mieux selon différents critères et pas obligatoirement en fonction de la notoriété, et nous sommes toujours d’accord. Depuis des dizaines d’années je vais tous les ans aux états unis et j’ai la chance de connaitre beaucoup d’artistes et de les avoir vus sur scène. Je vous invite à consulter la liste des artistes qui se sont produit au festival sur CAHORS BLUES FESTIVAL. Rubrique histoire du festival pour en avoir une idée. On aime proposer chaque année des découvertes, la dernière étant Kingfish que j’ai vu jouer alors qu’il avait à peine 15 ans …

Quels sont les grands moments que tu gardes en memoire avec tous les artistes qui sont passés au Cahors Festival ?

Robert Mauriès. Il y en a trop car beaucoup d’artistes sont magnifiques , certains ont même écrit un blues sur le Cahors Blues Festival

Cette année du 12 au 15 juillet pour la 41e édition parlez nous de la programmation.

Robert Mauriès. Parlons tout d’abord de la soirée de clôture !!!
Car le 15 Juillet, nous avons décidé de frapper très fort en 2023 en créant pour sa soirée de clôture un événement Européen unique dans le domaine du Blues, pour rester à la pointe de l’innovation et de la découverte d’artistes, tous excellents connus ou pas du public Français. Cette année, grâce à un Partenariat, conclu avec le plus important Festival de Blues aux Etats Unis, Le Big Blues Bender Festival de Las Vegas, le 15 Juillet au soir sur la grande scène une « Big Blues Bender Night ». Après plusieurs mois de travail sur la meilleure façon de présenter le Blues sous toutes ses facettes et composantes autant traditionnelles qu’actuelles, on a fait adhérer à ce projet le seul Festival qui aux Etats Unis réunit tous les ans les plus importants artistes Américains.   En effet chaque année le Big Blues Bender présente plus d’une centaine d’artistes de blues au cours de 3-4 journées et nuits sur ses 5 scènes. Et c’est parmi eux qu’ont été choisi(e)s ceux qui seront le 15 Juillet à partir de 23h à Cahors. Choix qui a été bien difficile, évidemment et qui est le fruit de nombreux échanges entre les 2 responsables Artistiques du Big Blues Bender et du Cahors Blues Festival. Avec 3 concerts sur la grande scène cette Big blues Bender Night et avec un impressionnant final qui promet de terminer tard dans la nuit. C’est à un spectacle unique et de très grande qualité , réunissant de grands noms mais aussi d’exceptionnelles découvertes auquel le public aura l’incroyable opportunité de participer, exactement comme on ne peut le vivre qu’à Memphis, Chicago , La Nouvelle Orleans ou Las Vegas, avec 12 bluesmen(women) sur scène animée par Jimmy Carpenter, Terrie Odabi, Mike Zito, Bob Corritore, Nick Schnebelen, Bob Margolin( guitariste 10ans de Muddy Waters), le Big Blues Bender Brass Band, Jimmy Carpenter Band. Pour 4 heures de spectacle ( 2 entr’actes) Mais avant cela :

Le 12 juillet après midi 8 concerts gratuits pour la demi Finale du Mississippi Blues Trail Challenge, qui réunit 8 groupes français choisis parmi 80 candidatures devant un jury composé de 5 organisateurs de festivals de blues français, et de 5 organisateurs de Festivals Européens.

Le 12 juillet à partir de 20h 12 concerts gratuits dans des bars – restaurants de la ville
Le 13 juillet après midi Eric Edwards ( USA) , White Feet( FR)  2 concerts gratuits a partir de 16h

Le 13 juillet en soirée sur la grande scène du festival 4 concerts pour la finale du Mississippi Blues Trail Challenge, puis la tête d’affiche de la soirée, THE SWING MACHINE BIG BAND (Fr) 22 musiciens sur scène !! avec comme invitée l’incroyable Teeny Tucker (USA).

Le 14 juillet après midi La Toulouse Blues Society présente 3 Formations de Blues Françaises, FROGGY BLUES Cie, BOOGIE BOOLGA et JAY’N’BOP, et également un band Internationnal « THE CROSSROAD PROJECT composé de 2 Français ainsi que de 3 Américains en concerts gratuits , et en soirée : SLIM PAUL ( Fr), THE CHINELLI BROTHERS ( UK) 2 concerts gratuits

Le 14 Juillet en soirée  JOE LOUIS WALKER (USA)
Le 15 Juillet après midi Eric EDWARDS ( USA), The WACKY JUGS (FR) gagnants l’International Blues Challenge à Memphis en 2022

Pour conclure je n’oublierai pas de mentionner que le Parrain de cette l’édition 2023 du Festival sera le Saxophoniste Jimmy Carpenter lauréat en 2022 du Blues Grammy Award de la Blues Foundation dans la categorie « Meilleur Saxophoniste Blues et Jazz aux Etats Unis ».  

Pouvez nous raconter des moments fort ou une anecdote ?

Robert Mauriès. Il y en a trop, et cela prendra trop de temps, on pourrait en écrire un livre …vous pensez bien en 41 ans il s’en est passé des choses intéressantes, au moins une ou deux chaque année !!!…

En quelques mots comment définissez vous ces 41 années et le festival de Cahors ?

Robert Mauriès. On ne voit pas le temps passer et la musique est toujours la même elle vient de là elle vient du Blues !!!
Merci beaucoup et à très bientôt le plaisir de vous accueillir au CAHORS BLUES FESTIVAL du 12 au 15 Juillet

A bientôt,


Paris 22 Mai 2023
Thierry Cattier
Photo :
DR


lundi 14 mars 2022

CHRONIQUE CD // Fred Chapellier // "Straight To The Point" sortie le 25 Février 2022

 

Artiste : Fred Chapellier
Album : Straight To The Point
Date de Sortie : 25 février 2022.
Genre : Blues
Label : DixieFrog

En France, on a la chance d'avoir un mec qui nous illumine à chaque nouvel album par son univers Blues rempli de feeling et de vérité.
Vous l'aurez bien compris, il s’agit de Fred Chapellier, et avec ce nouvel "Straight To The Point" il n’échappe pas à la règle.

Pour ouvrir cet album, un "Blues on my Radio" titre qui rend hommage à tous ces grands noms du Blues et dont le rythme efficace prend directement aux tripes, une bien belle ouverture qui se termine par un "Gimme some Blues" plus que parlant...

Puis un coté très très Bluesy avec "I’ve got to use my imagination" reprise de Gladys Knight, très efficace comme sait le faire Fred Chapellier avec ce riff si lancinant et si prenant, une vraie petite merveille...

Puis arrive un "Mother Earth" magique à souhait, un titre rempli de références à tout ce qu'on aime et vraiment fait pour être mis en valeur sur scène très vite. Enchaîné à "Remnants", où l'esprit rythm and blues se fait hyper présent pour notre plus grand plaisir.

"Juliette" un morceau instrumental dédié à la fille de Fred, un très beau moment.

"Same For You And Me" accrocheur à souhait, un titre qui va vous suivre longtemps croyez-moi .

"Ten To It..." La guitare vient par ces quelques notes vous envahir, un petit 6'33 de vrai bonheur, une touche de Blues comme un Bluesman qui du fin fond du Mississippi vous délivrerait son message, Fred Chapellier nous délivre sa sincérité et sa sensibilité.

Bref, je vous laisse aller chercher cet album "Straight To The Point" et je vous conseille ce CD qui pour moi va devenir une vraie pépite dans la discographie de Fred Chapellier et dans l'histoire du Blues. 

A noter la présence des cuivres qui rajoute à ce disque une touche très forte et qui semble être là pour magnifier ce petit chef d’œuvre.

Quelques titres à retenir : "I’ve got to use my imagination" "Mother Earth" "Same for you and me" "Tend to it"



Les Titres :
1 Blues On My Radio
2 I’d rather be alone
3 I’ve got to use my imagination
4 Mother Earth
5 Remnants
6 Juliette
7 Same for you and me
8 Tend to it
9 Racing with the cops
10 Way past midnight
11 Where eagles die
12 Basketful of Blues

A ne pas Manquer
En concert le 23 mars Paris New Morning (1ère partie: Grant Haua)


Thierry Cattier

 

vendredi 7 mai 2021

DANIELLE NICOLE BAND // Interview // Save me... Avril 2021


Avec petit à petit le retour des concerts avec distanciation et gestes barrières aux Etats-Unis, Danielle Nicole reprend la route. C'est d'autant plus une bonne nouvelle que par chez nous le retour à la normale s'annonce pour bientôt avec un retour des concerts. 

A l'occasion de la reprise de ces concerts, nous avons pu parler avec Danielle Nicole qui a bien voulu accepter de nous donner cette jolie interview.
A travers ces quelques confidences et un retour sur son parcours, Danielle Nicole nous permet d'en découvrir un peu plus sur elle.

Bonne lecture à tous en espérant bientôt un détour de Danielle Nicole vers chez nous...


Pour commencer cette année 2021 avec toi Danielle Nicole, nous aimerions d’abord évoquer tes premières années. Tu as grandi à Kansas City comment s'est passée ta jeunesse ?

Danielle Nicole. J'ai grandi dans une petite ville à environ une heure au sud de Kansas City appelée Rich Hill, Missouri. C'était un groupe de villes minières qui s'était asséché de nombreuses années auparavant. J'ai vécu à Kansas City vers l'âge de 11 ans.

Quels souvenirs gardes-tu de ces premières années, l’adolescence, l'école, de tes amis et ta famille ?

Danielle Nicole. Nous allions à l'école, jouions avec des amis et allions rendre visite à notre grand-mère qui vivait encore à Rich Hill. Ma famille n'était pas financièrement aisée. Nous avions des difficultés à mettre de la nourriture sur la table et à entretenir notre logement, mais en fin de compte, nous avions ce dont nous avions besoin pour survivre. J'ai pu prendre des cours de danse (claquette, jazz, ballet et moderne) pendant plusieurs années et j'ai vraiment apprécié cela, mais je savais que cela ne durerait pas.

Comment as-tu découvert la musique ? Quelles ont été tes premières découvertes, tes premières influences et tes idoles ?

Danielle Nicole. Mes parents étaient musiciens, tout comme leurs parents. Nous venons d'une longue lignée de chanteurs et de joueurs à cordes. Nous n'étions pas du genre à chanter autour du piano, mon père possédait une vaste collection de disques, ce qui nous a fait apprécier tous les styles de musique. Mon père, qui souffrait de multiples addictions, jouait de la guitare et ma mère chantait. Ils se rendaient en ville le week-end et jouaient. Nous allions à des festivals, et j'ai pu voir toutes les légendes locales et les artistes en tournée tels que BB King et Etta James. Ces expériences ont définitivement marqué mon intérêt pour la musique.

A quel âge as-tu commencé à apprendre à jouer d'un instrument ?

Danielle Nicole. J'ai pris des cours de saxophone ténor au collège, mais j'ai abandonné quand nous avons déménagé à Kansas City parce que l'instrument appartenait à l'école. J'ai beaucoup joué de la guitare à six cordes pendant mon adolescence avant d'apprendre à jouer de la basse à l'âge de 18 ans.

Comment s'est passée ta première expérience au sein d'un groupe ? Quel était-il ?

Danielle Nicole. Le premier groupe dans lequel j'ai joué était celui de mon père. Je connaissais beaucoup de standards de blues et je chantais environ la moitié du spectacle. Quand j'ai eu 15 ans, il est devenu trop malade pour continer à jouer, et est décédé d'un cancer quand j'avais 16 ans. J'ai arrêté de jouer, puis j'ai recommencé l'été suivant dans un groupe de reprises avec quelques compos. C'était difficile pour moi d'écrire des chansons de blues dans ma jeunesse, je pensais qu'il fallait plus d'expérience dans la vie pour écrire sur ces choses.

En 2000, avec tes frères Kris et Nick vous fondez "Trampled Under Foot" comment se sont passées ces années ? 5 albums et plein de concerts...  Quels souvenirs gardes-tu, as-tu quelques anecdotes ?

Danielle Nicole. Les principaux souvenirs que je garde de mes frères et moi sur scène sont courts. Nous avons eu la chance de voyager dans plus d'une douzaine de pays, de jouer des milliers de spectacles et de rencontrer des dizaines de milliers de personnes extraordinaires. Il est très difficile de ne conserver qu'un seul souvenir, mais ce serait certainement quand nous sommes partis en Norvège. C'était notre première fois à l'étranger et nous faisions le légendaire festival Notodden. C’était le vol le plus long que j’ai effectué, le plus loin de chez moi et la première fois que je quittais notre continent. J'ai aussi de très bons souvenirs d'un voyage dans l'est du Canada et de mes remontées mécaniques dans les montagnes. Pouvoir voyager à travers le monde, jouer de la musique et être payé est probablement le nec plus ultra, mais le faire avec mes frères a vraiment été une chance.

Te souviens-tu du tout premier concert que tu as donné ? De la ville et/ou de la salle ?

Danielle Nicole.
Le premier concert que j'ai donné était avec le groupe de mes parents à Kansas City dans une école primaire. Nous faisions une série intitulée Blues in Schools. J'avais 12 ans et j'ai passé un moment formidable. Je savais qu'être sur scène était ce que je voulais.

Comment procèdes-tu pour écrire tes chansons, entre le moment où vient l'idée d'un texte et celui de l’écrire ?

Danielle Nicole. La musique fait juste ce qu'elle fait. Parfois j'ai un groove dans ma tête, parfois c'est un texte. Chaque histoire se développe différemment, est en constante évolution, ce qui peut être un aspect cool et frustrant à la fois. Je peux commencer une chanson qui, je pense, va être funky et qui finit par devenir une ballade. Parfois, ce que vous pensez être l'intention initiale n'est pas du tout cela.

Sur scène on ressent votre groupe prêt à jouer jusqu’à tout donner à votre public, quand tu rentres en studio quelle est ta façon de travailler ?

Danielle Nicole. En studio c'est pareil, juste plus contrôlé. Quand je suis en tournée, je fais mon spectacle, je me détends, et en partant pour la ville suivante c'est une nouvelle perspective. Quand je vais en studio, je suis là des jours de suite et c'est focus focus focus. Tout est question de musique. Il ne s'agit pas de vendre de la marchandise, de charger du matériel ou de se connecter avec des fans. C’est à 100% une question de musique et j’ai vraiment appris à aimer ça. Etre leader d'un groupe et gérer le business, jouer de la musique devient l'activité que vous faites le moins.

Tu as fait 3 albums "Wolf Den" 2015 "Live at the Gospel Lounge" 2017 et "Cry no More" en 2018, Grammy Award du meilleur album de blues contemporain... Ne serais-tu pas en train de travailler sur un prochain album ?


Danielle Nicole. Bien sur que je le suis! Je travaille toujours sur un nouvel album. Celui-ci mettra en vedette le groupe qui m'accompagne en tournée. J'ai adoré pouvoir enregistrer en live, cela me ressemble plus que jamais.


Tu as tourné un peu partout dans divers pays, as-tu déjà constaté une différence dans les réactions ou au travers de tes rapport avant ou après concert entre le public Américain, Européen ... Français, Allemand ou autres ? Gardes-tu quelques anecdotes sur certains concerts, et notamment ta première date en France sur le Festival Guitare en Scène Juillet 2018?

Danielle Nicole. Oui bien sûr ! Il existe en toute certitude une ambiance différente selon l'endroit où vous vous trouvez dans le monde. Les Norvégiens sont très tapageurs et adorent danser. J'ai remarqué que nos spectacles aux Pays-Bas sont très intenses dans la mesure où la foule apprécie vraiment chaque note. En France, il y a beaucoup de respect chez les plus âgés et beaucoup de passion chez les plus jeunes, ce qui est toujours très agréable à voir. Guitare en Scène était particulièrement formidable car le festival m'a surpris avec une fête d'anniversaire incroyable. C'était complètement inattendu et je le chérirai toujours. Le festival lui-même était également très cool en ce sens que l'équipe était professionnelle et la scène était belle.

Sur l'albums "Cry no More" en 2018 tu t'es entourée de quelques excellents guests : Walter Trout, Kenny Wayne Shepherd, Mike Welch ... Comment cela s'est-il décidé et comment se sont passées les sessions studios ?

Danielle Nicole. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir plusieurs musiciens que j'admire et que je respecte sur ce disque. Heureusement, nous n'avons pas eu à convaincre qui que ce soit, car ils étaient plus que disposés à nous aider. Les titres avec Kelley Finnigan et Kenny Wayne sont les seules qui ont été faites avec moi en studio. Nous avons envoyé les chansons aux autres guests.

En ce moment, plus les années passent, plus le monde va de travers... Crises sanitaires, mouvements sociaux… Que penses-tu de tout cela ?

Danielle Nicole. C'est une question très profonde et complexe. Je n'ai jamais dit à une seule personne qu'elle n'était pas la bienvenue dans ma vie parce que nous ne ressentons pas la même chose politiquement ou socialement. Beaucoup de mes fans ont dit qu'ils n'écouteraient plus ma musique parce que je ne ressens pas la même chose qu'eux. Parce que je soutiens que les femmes ont des chances égales ; parce que je soutiens que chacun a le droit d'être en sécurité. Je le prends très au sérieux. Black Lives Matter. Je pense que l'humanité elle-même a un très long chemin à parcourir, il m'est difficile de voir beaucoup de mes fans s'exhiber comme des personnes racistes. Surtout quand vous êtes un musicien ancré dans le Blues. Voir des «fans de blues» autoproclamés soutenir ouvertement l’oppression, la suppression et le silence des minorités par le biais de restrictions de vote, limiter les droits des femmes, fermer les yeux sur la violence flagrante et le racisme m'a beaucoup surprise. Et je ne parle pas seulement de l’Amérique.

Comment as-tu vécu cette période de la pandémie de coronavirus depuis un an ...?


Danielle Nicole. C'était dur, ça l'est toujours. Je suis une personne très sociable. Je tourne 50% de l’année depuis de nombreuses années. Là, c'était un arrêt complet. C'était stimulant et relaxant en même temps. Cela avait été vraiment difficile de voir tout le monde souffrir. Non seulement les musiciens, mais aussi les petits propriétaires de salles et les fans. Pour les salles qui n'ont pas les reins solides et assez d'argent, leur vie est partie ! Beaucoup de ces lieux de tremplin où les gens apprenaient le vrai courage et les leçons de vie qu'il fallait pour réussir dans cette industrie ne rouvriront jamais. Les endroits qui nous faisaient vivre entre les festivals ont disparu. Les «écoles» sont fermées.

Pour certaines personnes, la musique live était leur seule interaction sociale. Il y a beaucoup de gens qui comptent sur la musique pour les aider à surmonter leurs facteurs de stress psychologiques. Tout le monde n'aime pas son travail… Tout le monde n'a pas une bonne vie à la maison… Alors que beaucoup de gens étaient bouleversés par les fermetures parce qu'ils ne pouvaient pas sortir et se saouler, beaucoup de gens souffraient sérieusement de troubles mentaux. Beaucoup de gens le sont encore. Il y a eu des ravages sociaux, des ravages financiers, je connais des gens qui ont tout perdu, y compris les membres de leur famille.

Depuis tu as pas mal fait de Live streaming sur le net, ce qui permet au public de ne pas couper le lien avec toi, mais comment ressent tu la différence de cette nouvelle forme de communication ?

Danielle Nicole. Brandon et moi n'avons fait que six diffusions en direct l'année dernière. Donc pas vraiment beaucoup, étant donné que la plupart des gens sortaient 2 à 3 fois par semaine. Je pense que tous les industriels de la musique étaient vraiment désespérés et incertains. Beaucoup de musiciens vivaient au jour le jour. Le lien direct avec le public me manque vraiment. Il y a quelque chose dans la réciprocité de la musique. Même si le monde s’ouvre à nouveau, je pense que cela ne mènera nulle part. Cela m'a juste permis de rester musicalement connectée avec de nombreuses personnes à l'étranger qui n'auraient pas pu profiter de ma musique en dehors des anciennes vidéos YouTube, c'est donc un avantage certain.

En ce mois de Mars 2021, tu repars sur les routes pour de vrais concerts avec un vrai public : comment appréhendes-tu cela avec les distanciations etc etc ?

Danielle Nicole. Nous avons eu quelques spectacles depuis le début de l'année. Nous avons déjà dépassé ce que nous avons fait au cours des 11 derniers mois en mars seulement. Les gens sont reconnaissants de profiter à nouveau de la musique live. Évidemment, la taille de la foule est nettement inférieure ainsi que le salaire, mais en même temps, nous devons tous recommencer... J'ai trouvé que les gens étaient très respectueux, mais en même temps je n'ai pas l'impression d'attirer le genre de personnes qui ne se comporteraient pas correctement.

Si tu devais te définir, quelle serait ta phrase ou ta devise ?

Danielle Nicole. Ne sois pas un sac de merde qui divise.

Aujourd'hui, quels sont tes groupes préférés ? Sont-ils les mêmes qu'avant ? Quel genre de musique préfères-tu écouter ? Y a-t-il une chanson ou un album qui restera pour toujours ?

Danielle Nicole. Il y a beaucoup de très bonne musique en ce moment. Je me suis un peu lancée dans une ambiance country. J'ai vraiment apprécié l'écriture de chansons de Chris Stapleton et Brandi Carlile. Je pense que tout Etta James ou Aretha Franklin sera ancré dans mon âme pour toujours.

Qu’est-ce que tu fais lorsque tu ne travailles pas? Quels sont tes passions et tes passe-temps?

Danielle Nicole. Être mère de deux enfants et propriétaire d'une petite entreprise ne me laisse pas beaucoup de temps libre. J'ai apprécié cette année passée avec mes enfants et ils ont aimé avoir leur maman à la maison. Si j'ai une journée complète où je n'ai rien à faire, j'aime généralement emmener mes chiens et mes enfants au parc et profiter de la météo, quelle qu'elle soit,  car là où je vis, elle est très changeante.

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi?

Danielle Nicole. Je choisirais le film «Yellow Submarine» des Beatles, car l'un de mes souvenirs d'enfance préférés est de le regarder avec mes frères.
L'album serait l'enregistrement que mes parents ont fait dans leur groupe Little Eva and The Works intitulé «Tasty Blues», pour que je puisse les garder près de moi pour toujours.
La troisième serait une guitare à six cordes pour que je puisse toujours écrire de la musique et jouer à la fois de la basse et des accords.

Merci à toi et à très bientôt sur une scène en France.




Thierry Cattier - Photos : Promo


samedi 19 septembre 2020

CHRONIQUE CD // Fred Chapellier "Best of - 25 Years On The Road" Sortie le 25 Septembre 2020.


Groupe : Fred Chapellier
Titre : 25 Years On The Road
Date de Sortie : 25 Septembre 2020
Label : DixieFrog Records
Genre Musical : Blues

Un petit tour dans le monde de Fred Chapellier au cœur du blues pour notre plus grand plaisir.
Un belle manière de fêter ces 25 ans de scène, une compilation en un double cd comprenant 18 titres studio et 16 titres en live et incluant 2 inédits.

Pour ouvrir le 1er cd "Aint no love in the heart of the city" une excellente reprise de ce titre de Bobby Blue Bland pour une très bonne entrée en matière, "Saint on the Highway", "Sweet Soul Music" avec les Lyrics de Neal Black posés sur la musique de Fred , "A Silent room" toujours aussi prenant à vous tirer les larmes, "Crying with the Blues" ce mariage entre la guitare de Fred, la voix de Dale Blade et l'harmonica de Pascal "Bako" Mikaelian est un vrai bijou de 7 minutes de pur bonheur. sans oublier les instrumentaux avec entre autres "3'45 AM" un instant de douceur si touchant, la guitare se croisant avec les claviers de Vic Martin en un murmure Pink Floydien, excellent morceau. "Under the Influence" avec Billy Price au chant donne une bien belle part aux cuivres. Puis un détour forcé par la Nouvelle Orléans avec ce "Marie Laveau" de Jimmy Britton, au royaume du vaudou les guitares sont toujours reines.Et la petite cerise sur la gâteau, "Beyond the moon part II", le bonus inédit studio avec Charlie Fabert en guitare rythmique, une bien belle ballade.

Pour ouvrir ce deuxième cd, on part sur les routes de ville en ville, de concert en concert, en voici 16 titres enregistrés live avec pour commencer le "Rodney's Song" où se croisent Neal Black en deuxième guitare et Nico Wayne Toussaint à l'harmonica, un titre fort pour l'ouverture de ce cd, "He's Walking" toujours très tubesque ce titre , puis 3 excellentes reprises de l'idole absolue de Fred, le grand Peter Green " If You be My Babe" "Merry go round" avec au chant un Ahmed Mouici  très bluesy et ce "Love that Burns" qui entre les mains de Fred resplendit de beauté et de pureté si touchante, avec toujours Ahmed Mouici au chant, un bien bel hommage à notre regretté Peter Green. Sans oublier 4 instrumentaux "Cold as Ice" et un "Blues for Roy" de 8 minutes terrifiant "Gary's Gone" "B Shuffle". La deuxième pépite, le petit Bonus de ce 2ème cd est une reprise de Al Green "I'm A Ram", au chant on y trouve Leadfoot Rivet et Neal Black en 2ème guitare, excellent morceau enfin découvert grâce à ce disque. Pour clôturer, un des premiers titres de Fred Chapellier chanté en Français "Le Blues", très bonne façon d'attendre un prochain concert.
Un excellent choix de titres sélectionnés dans la belle carrière de notre Frenchy Blues Man, et quelques titres plus Soul and Blues font de ce "25 Years on the road" un excellent moyen de redécouvrir et nous replonger dans cette discographie très classieuse, pour notre plus grand plaisir.

A écouter fort au volant de votre voiture ou en dégustant un bon verre dans votre salon bien au chaud.



Les Titres :

CD1
Aint no love in the heart of the city
It Never come easy
Saint on the Highway
Sweet Soul Music
The Gents
A Silent room
Crying With the Blues
Set me Free
Something About You
3'45 AM
Under the Influence
Marie Laveau
Beyond the moon part II
Yield Not o Temptation
After hours
I have you Go
Funk It
Thank You Lord

CD 2
Rodney's Song
Cold As Ice
He's Walking
Merry go round
Blues for Roy
Good Time Charlie
Last TWo Dollars
Like It This Way
Love that Burns
I'm A Ram
Gary's Gone
If You be My Baby
Smart Money
Living In A Dream
B Shuffle
Le blues

Th. Cattier


mercredi 4 mars 2020

MARCUS KING BAND // Live Report : Paris Alhambra 1er Mars 2020.


Ce soir, un concert qu'il ne fallait pas manquer, annoncé complet depuis des mois, les amateurs de rock et de Blues sont une fois de plus présents.

Depuis son dernier passage en octobre 2018 à la Cigale, aujourd’hui un nouvel album "El Dorado" sorti en janvier 2020, rendez-vous donc à l'Alhambra pour le retrouver, et pour commencer ce concert en 1ère partie Sammy Brue, un jeune guitariste aux sonorités Folk sait s'imposer, et le public qui le sent bien lui offre un excellent accueil pour ce set de 30 minutes.

Puis c'est au tour de Marcus de prendre les choses en main, accompagné de son groupe, Stephen Campbell à la basse, Jack Ryan à la batterie, Simon Thomas George aux claviers,  Dean Mitchell Sax et Justin Johnson à la trompette, il ouvre le bal avec "Turn it up".

L'ambiance est là, la guitare bien accrochée, la plume sur le chapeau, et c'est parti sous les lights rouge flamboyant, le rock et le blues frappent encore ici à l'Alhambra.

Le jeune Marcus âgé seulement de 23 ans enchaîne les titres sans aucun temps mort, une vraie locomotive. Puis c'est "How Long" le pied de micro penché comme pour mieux se fondre avec son micro alternant les soupirs de sa voix envoûtante et ses mains courant sur le manche de sa guitare.

Marcus remercie le public de l’accueillir toujours aussi fort à Paris, enchaîne avec "One Day She's Here" un peu plus groovy et sans relâche "I just wanna make love to you" entrelacé avec "Hoochie coochie Man" et un "Spanish Moon", divin moment de blues que ces 14 minutes de plaisir.

Changement de guitare, et c'est une intro aux claviers qui se noie dans les lights bleutées pour se confondre avec les riffs de la Fender de Marcus, "Confessions", la voix un tantinet éraillée pour un blues très très envoûtant, très Stevie Ray Vaughan. Puis comme un tempête, "Virginia", et "My Morning Song" magnifique reprise des Black Crowes.

"Say You Will", riff et morceau accrocheurs, Marcus tout le long de la soirée se lance dans des solos divinement enivrants. Sortie de scène pour un rappel de deux titres, "Young Man's Dream" et "The Well", le temps de nous offrir encore quelques moments de grâce, pour clôturer ces 2 heures de show Blues Rock à se damner.

Contrairement à la dernière fois, ce soir Marcus ira au bout de son set. Comme un bon vin, Marcus King nous montre son génie qui à chaque concert se bonifie... Toujours dans l'excellence, les années passent, Marcus prend de l'aise et s’impose comme un vrai bonheur à chaque fois.










SetList :
Intro
Turn It Up
Where I'm Headed
How Long
Beautiful Stranger
One Day She's Here
I Just Want to Make Love to You
Hoochie Coochie Man
Spanish Moon
I Just Want to Make Love to You
Confessions
Virginia
My Morning Song
Wildflowers & Wine
Say You Will
Homesick
Break
Always
Rita is gone
Goodbye Carolina
Young Man's Dream
The Well


Midnight Riffer - Photos : Shooting Idols, Th. Cattier 

 

mercredi 22 janvier 2020

CHRONIQUE CD // Paco DUKE "Only Dreams Come True" Sortie le 14 Février 2020.


Artiste : Paco DUKE

Titre de l'album : Only Dreams Come True
Date de sortie : 14 Février 2020.

Paco Duke, tout droit sorti des veines du Légendaire groupe de Blues Rock Français "Blues Power Band", nous offre aujourd’hui son 1er album solo : "Only Dreams Come True".

Entouré par Olivier Raymond à la guitare (Elise & The Sugarsweets), Olivier Ferrié à la Batterie (Elise & The Sugarsweets) et Nicolas Paullin à la basse et chœurs (ancien également
du Blues Power band).

Les 10 titres de ce cd on été composés par Paco lui même. Pour bien comprendre les influences musicales en ouverture du cd, le titre "Mr Johnny" et un hommage évidement à Johnny Winter.

Tout cet album regorge comme on les aime de sons de guitares vraiment excellentes, et les influences sont évidentes (Albert King à Johnny Winter, en passant par Ritchie Blackmore) vous l'aurez compris les années seventies sont bel et bien la force de cet album.

Ce qui transpire au travers de ce disque, c'est l’authenticité de Paco et la fougue à nous délivrer les notes de sa guitare et à chanter comme si c’était la dernière fois.

Tout donner, tout prendre pour tout rendre, de manière la plus authentique, digne de ses racines musicales, un vrai bonheur que ce "Only Dreams Come true".






Musiciens
Paco Duke (Chant et Guitares)
Olivier Raymond (Guitare et Choeurs),
Olivier Ferrié (Batterie)
Nicolas Paullin (Basse et chœurs)

Titres
Mr Johnny
Gonzo
Yellow Jacket
My true Love
Zenobia
I Always Will
Broken Glasses
Please Don't Cry
The Chimes Of Kairos
Jack Of Spades



En Concerts
30 Janvier 2020 à Paris La Boule Noire (en 1ère partie de Red Beans & Pepper Sauce)
03 Avril 2020 au Les Lilas Le Triton (93).


Midnight Riffer


vendredi 10 novembre 2017

FLO BAUER // Live Report : Cléon Du Blues Du Blues Du Blues ...


Que de surprises en ce moment ! Petit détour à la Traverse de Cléon pour aller assister avec quelques potes au concert de Jonny Lang et à sa première partie, Flo BAUER.
Que de surprises, là, devant nous, ce jeune garçon qui monte tout seul accompagné de sa guitare, pour ouvrir la soirée! On découvre alors un set plein d’émotions et de sensibilité. Entre ses compositions qui sont vraiment très classes et son feeling, une excellente reprise de "Crossroads" qui vous fait dresser les poils et vous file une méga chair de poule. Que dire de mieux que le public ne s'est pas trompé et s'est empressé de retarder son départ en réclamant une autre chanson à Flo BAUER. Cette première partie a été vraiment une belle surprise, une belle claque. Alors n’hésitez pas, mardi 14 novembre, il sera à Andresy en première partie de Lucky Peterson et sur les routes près de chez vous. Un conseil : allez-y.



 


Midnight Riffer - Photo : Shooting Idols, Th. Cattier

dimanche 9 juillet 2017

Retour sur le Festival Cognac Blues Passions 2017... Nos coups de coeur



Mercredi 5 juillet, Gaelle Buswel 


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Gaelle Buswel et ses fantastiques musiciens furent sur la grande Scène; le ton fut donné d'entrée avec un son énorme, on allait bouger ce soir là ! Avec elle pas moyen de rester indifférent, et ce n'est pas le public chaleureux du festival qui me contredira. Mon dieu comme il passa vite ce show. Soixante minutes consacrées aux deux albums et plus largement à leur dernier New day's Waiting un des meilleurs albums du moment.
Mais au delà d'un traditionnel concert, il y eu des émotions, en effet elle se vit remettre une magnifique guitare modèle unique, sur laquelle elle s'empressa de jouer .
Merci à toi Gaelle Buswell et à tous tes musiciens
de transmettre la joie de vivre.
Merci on vous adore.



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Ina Forsman

Jeudi 6 juillet, retrouvailles avec Ina Forsman et Laura Cox.


Ina c'est un monde à part, elle ressemble à une déesse nordique, je l'ai vu changer de registre à chacune de ses chansons changer d'attitude, elle m'a particulièrement ému dans sa version de Who save my soul. Je vous recommande vivement d'aller voir les vidéos pour que vous puissiez la découvrir.
Merveilleusement accompagnée par les talentueux musiciens du Blues Caravan, qui furent pour elle un superbe écrin.
Ina marche dans les traces des plus grandes,
Allez la voir elle sera encore en tournée cet été en France.
David Fistandfurious elle a été fabuleuse !









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Laura Cox

Dernier concert du jeudi soir ou plutôt du vendredi
matin, le Laura Cox Band. Le brûlot français,
comme disait ZZTOP Deguelo ! Pas de quartier pour
les noctambules !
Ça a joué a lourd, nos amis sont une des meilleures formation française actuellement dans le type rock, rock sudiste, leur album sorti récemment ,fait partie des meilleures productions française actuelles.ils en jouèrent d'ailleurs pas mal de titres.
L'ambiance était survoltée ça dansait de toutes parts, finalement Laura délaissa son banjo vu la demande des spectateurs pour une reprise de Heartbraker de Pat Benatar .Tres bonne idée pour terminer le show.
Un set de une heure intense un pur moment de rock.


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Layla Zoe

Vendredi 7 juillet 2017.


Vers 22h Layla Zoe et son band venu spécialement d'Allemagne après plus de 11h de route investirent la scène Expérience Cognac.
Leur set fut très intense, leur nouveau cd/dvd venant juste de sortir ,c'était l'idéal pour en faire la promotion et nous en avions eu droit à un condensé.
Avec eux ça démarra sur les chapeaux de roues , à fond , j'aime leur son très 60/70 .La voix de Layla est une pure merveille.
Elle possède un très grand registre de tonalité, elle véhicule beaucoup d'émotions diverses et chacun des titres en furent une illustration.
Le public quant à lui joua la jeu, dansant, chantant et lors du dernier morceau écouta dans un calme contrastant avec le reste du set.
Bravo pour ce superbe concert, ce fut magique!






 

 

Samedi 8 juillet, les Sisters du Blues Caravan, comme on les aimes!




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Blues Caravan
Ce dernier jour du festival fut l'occasion de retrouver ces dames pour un show époustouflant,pour les avoir déjà vu deux fois en 2016, je dois dire que ce concert fut le meilleurs toutes les conditions étant requises : un publique nombreux et enthousiaste les attendait, chacune avait assuré un concert de leur répertoire personnel, et également une prestation avec Larry Graham pour l'hommage à Prince.En regardant ce show je mesurais l'évolution de leur spectacle, ici pas d'interruption soixante minutes avec un enchainement de titres qui vous faisait bouger, danser, du Beatles, du Aretha Franklin, Sly and the Family Stone,Etta James, BBKing,etc ...
Ce fut magique ! Malheureusement, ce fut le dernier car chacune va maintenant tourner de son coté, l'émotion était palpable, alors merci aux Sisters du Blues pour cette fantastique date à Cognac, vous nous avez gaté et on ira vous revoir très vite, vous voir sur scène c'est un grand bonheur.





Jean-Pierre Courcier / Photo : Marie-Thérese Courcier & Rapha El