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vendredi 28 janvier 2022

SYNAPSE (Thomas valentin Chanteur et Sacha Leroy Bassiste) // Interview // Singularities - Novembre 2021.



 
Pour commencer et vous connaitre un peu mieux, pouvez-vous nous présenter les 4 membres du groupe SYNAPSE ?

Thomas Valentin :
Chanteur de Synapse, je suis arrivé début 2019 pour le 1er Ep enregistré avec eux, parallèlement j’ai un autre groupe.

Sacha Leroy : Bassiste de Sacha Leroy :, j’ai rencontré Alex et Carlos à l'école de musique jazz IMEP à Paris, je suis rentré dans le groupe en 2016 à l’époque où le groupe était encore un groupe de reprises. Avec Marc et Carlos on a commencé à écrire les premiers morceaux du groupe ensemble. Je ne suis pas un des membres fondateurs mais presque.

D'où vient le nom du groupe et quelle est sa signification ?

Sacha Leroy : On a essayé de trouver quelque choses qui faisait écho au fait que la musique que l’on veut écrire ou que l’on entend, même si elle est rock, il y a quand même pas mal d'influence qu’on essaie d’inclure dedans.

Thomas Valentin :
On fait des liens

Sacha Leroy : Oui on fait des liens, on a étudié le Jazz et on aime beaucoup ça. Et on s’en inspire un peu pour notre musique. Également le Metal.

Thomas Valentin : C'est des croisements de style, et du coup cela fait penser aux synapses.

Sacha Leroy : Aux synapses des neurones, ça permet d’évoquer la connexion entre les styles. Si on veut pousser un peu le bouchon le côté cerveau progressive.

Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

Thomas Valentin : Le Jazz, c'est plus une petite touche pour la couleur, mais ce n’est pas le premier style auquel on penserait. Ceux qui ont une oreille formée au jazz peuvent retrouver dans notre musique cette couleur-là, des petits éléments, après je dirais que c'est quand même assez pop dans l'écriture, on essaie d’avoir toujours des structures de type chanson et des mélodies. C’est la mélodie qui est au centre de la démarche, même si il y a  des passages instrumentaux, techniques et tout ça.

Sacha Leroy : C'est plus éclectique aujourd’hui, on ne dit plus que c’est du metal ou c’est du rock progressif. Vu que la musique s’apparente au rock, on s’est dit que c’est peut-être un terme plus générique comme rock prog, plutôt qu’une espèce de sous genre très précis.

Quels sont les groupes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?

Thomas Valentin : Moi je suis arrivé un peu après, donc mes influences ne sont pas les mêmes, ceux qui m’ont donné envie de faire du Metal c’est les groupes un peu Death Metal comme Gojira, Mastodon, ce genre de sonorité assez psychédélique, ce genre un peu ambiant que l’on peut retrouver dans le morceau 3000, un peu patate un peu bourrin mais en même temps un peu ambiant c’est un peu ma touche, ce que j’ai apporté dans l’album.

Sacha Leroy : Pour ma part, au début quand j'ai commencé la musique, j’ai beaucoup écouté la scène rock alternative des années 90, comme le grunge, SoundGarden, Red Hot Chili Peppers, les groupes de punk aussi, Offspring, ça m’a amené vers le Metal, Metallica, Megadeth, et également vers la musique noire américaine, en général funk, et puis le jazz… Ce qui m'influence énormément en tant que musicien c’est le jazz électrique, jazz fusion, Miles Davis période électrique jusqu’aux groupes de fusion des années 80/90, ça c’est pour le côté instrumental, sinon pas mal de pop, sans citer un groupe en particulier, des choses mélodiques avec des harmonies de voix travaillées, à une époque j’écoutais beaucoup les Eagles et aussi évidemment les Beatles. J’allais les oublier.

Racontez-nous l'enregistrement et le choix des titres de l'album ?


Thomas Valentin :
Longue histoire, c'est surtout Alex qui connait bien puisque c’est lui qui a eu l'idée, on est allés enregistrer au studio Axone qui appartient au groupe Kalinja, un groupe de metal prog français, on aimait beaucoup leur son donc on s’est dit qu’on aller tester leur presta. Globalement c’était plutôt sympathique, un peu long par moment, parce qu’ils ont beaucoup de projet parallèles à leur studio, ce n’est pas leur truc principal, l'enregistrement a duré plus de 6 mois et en plus c’était pendant le confinement, c’était encore moins facile de se déplacer. En plus on n’habite pas tous à côté, c’était à Montreuil mais ça valait le coup quand même, les gars était plutôt marrants, on a bien bossé, on a passé beaucoup de temps à chercher, du coup quand on écoute les morceaux on ne les reconnait plus, on a changé beaucoup de choses et progressé par rapport à la maquette, il y a une différence incroyable.

Sacha Leroy :Je rajouterais que ce qui était vraiment super c’est en terme de production et d’arrangement, le guitariste de Kalinja qui s’appelle Pierre Danel nous a enregistrés et produit l’album, et du coup on a appris plein de choses puisque concrètement on a vu comment il faisait pour amener les morceaux au niveau supérieur et y mettre une touche moderne tout de suite en y rajoutant une touche de guitare un peu synthé ou autres… Et du coup voilà, ça sonne tout de suite Metal actuel. Donc à ce niveau-là on a beaucoup appris et on est content du résultat car c'est vraiment le son qu’on est venus chercher chez eux. Très différent du 1er EP, beaucoup plus lourd et mieux produit.

Avez-vous tout gardé sur le disque de votre session ?

Sacha Leroy : Pour les compos, on a tout mis, mais on a fait quelques reprises car quand on a fait la cagnotte de crowdfunding on a cherché des contreparties marrantes, et pour les gros donateurs on leur proposait de choisir une reprise, du coup on a eu quelques demandes plus 2 ou 3 morceaux qu’on a choisis nous aussi. Du coup, on va devoir s’y remettre pour ressortir un EP pour les membres du crowdfunding. Petit cadeau pour Shooting Idols, un titre en exclu, il y aura une reprise de Take on me de A-Ha par exemple. Mais bon on dit ça mais c'est la plus bateau, le reste vous verrez bien (rires).

Thomas Valentin : Les autres reprises vous allez être très surpris car elles sont assez improbables...

Comment créez-vous vos compositions, y a-t-il un déclencheur, un moment propice, ou une idée à la base, comment ça se passe ?

Sacha Leroy :C'est Alex qui compose le plus de morceaux, Thomas et moi on collabore aussi bien qu’on compose aussi nos propres morceaux mais souvent c’est un des trois qui amène une base bien aboutie avec mélodie et accord. Par contre souvent comme on a de quoi s’enregistrer chez nous, on fait une maquette, on la fait écouter et on arrange le truc en la jouant ensemble, en tout cas chacun compose sa partie comme il le sent. Le but étant que chacun y dépose sa patte. Ça se fait assez naturellement dès lors qu’on joue le truc ensemble.

Thomas Valentin : De toute façon le plus gros se fait en répétition, tu me dis si je me trompe Sacha mais à force de faire tourne le truc on arrive à ce qu’on aime.

Sacha Leroy : Oui tout à fait bien sûr.

La différence entre le 1er EP et l’album ?

Thomas Valentin : Oui il y a une grosse différence, le 1er EP a été enregistré en live, du coup on faisait tourner les morceaux comme si on devait préparer un concert, et là c’était l'inverse, on venait, on avait déjà nos trucs. On faisait piste par piste, le son ne rendait pas du tout pareil, le 1er EP c’était plutôt assez garage et le dernier sonne beaucoup plus moderne bien produit etc. etc.

Vous rappelez vous de votre 1er concert ? Où et comment s’est-il passé ?


Sacha Leroy : Je crois que c'était à la Guinness Tavern.

Thomas Valentin : On ne l'oubliera jamais celui-là.

Sacha Leroy : On était inscrit pour le tremplin de la Guinness Tavern, et Thomas venait de nous rejoindre. C’était vraiment hyper cool. On avait fait 2 tours genre demi-finale et finale, un truc comme ça, mais c’est surtout les retours qu’on avait eus de la part de l’ingé son, des gens qui bossaient sur place et du public, du coup on s’est dit on tient un truc... Et surtout le deuxième concert, il y avait un jury et d'autres gars connus, notamment un bassiste qui s’appelle Pascal Mulot qui a joué avec Patrick Rondat, qui nous avait fait des super compliments il était vraiment emballé par notre concert. Ça nous avait grave boostés, on n’avait pas gagné mais on s’en fout, on a grave kiffé en fait.

Y a-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous rêvez de jouer ?

Sacha Leroy : Alors là, j’ai la voix d'Alex qui me dit dans ma tête Dream Theater… ça serait cool.

Thomas Valentin : Moi ça dépend des jours, je bosse aussi avec un autre groupe qui s’appelle REST IN FURIA qui lui se rapproche un peu de Mastodon, Gojira, donc si je devais répondre, ça serait plutôt Gojira, mais pour moi dans le groupe SYNAPSE, ça serait à fond Dream Theater.

Si vous deviez vous définir, quelle serait votre phrase ou devise ?

Sacha Leroy : En un mot... La connexion, oui un bon mot.

Avez-vous quelques projets de concerts vu les aléas dûs au Covid ?

Sacha Leroy : En fait Alex a pas mal bossé, et il a trouvé pas mal de concerts pour une petite tournée au cœur de la France, des salles de concert en province, notamment Lyon, La Rochelle, Montpellier.

Thomas Valentin : Dans le Jura aussi, ça se présente bien on est content du coup. Après on espère juste qu’il n’y aura pas de fermeture de salle ou une autre vague…

Pour finir, si vous ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

Sacha Leroy : Ma guitare, mes enceintes et ma carte son (rires). Un film ça serait "The Thing" de Carpenter, un bouquin "Voyage au bout de la nuit" de Céline, peut-être que du coup je vais bader sur mon île déserte mais bon, et en troisième un cd "Revolver" des Beatles.

Thomas Valentin : Moi je prendrais le film "Big Fish" de Tim Burton, et en cd je prendrais "Down the way" d’Angus & Julia Stone, et en bouquin n'importe lequel Stephen King car je suis un grand fan.


Paris 25 Novembre 2021
Thierry Cattier
Photos : DR


lundi 3 janvier 2022

NATALIA M.KING // Interview // Forget Yourself - Paris Novembre 2021.


A l'occasion de la sortie de son 7ème album "Woman Mind Of My Own", nous avons pu nous entretenir pendant un long moment avec Natalia M.King, dont l'humour, la sincérité et la gentillesse nous ont permis d'en connaitre un plus sur son parcours. Aujourd’hui, pour commencer l’année en beauté, voici l'interview de cette blues singer au cœur profond.

Découvrez son univers intense en attendant d'aller la voir en concert, elle sera notamment au festival de Beauvais Blues autour du zinc le 27 mars 2022. Qu'on se le dise.




Tu es née à Brooklyn où tu as grandi, comment s'est passée ta jeunesse ?


Natalia. Ma jeunesse à Brooklyn dans les années 70 tu vis sauvagement, on est Free, je me rappelle y a des jours ou ma mère disait "va prendre une douche, tu sens comme dans la rue" j'étais toujours dehors avec mon frère et quand je dis sauvagement c'est parce qu’on était de 10 heures du matin à 7 heures du soir dehors à jouer au stickball. On était dehors tout le temps, une atmosphère très New York des années 70 avec des cubains, des italiens, des dominicains, c'était vraiment Free.

Quelles ont été tes premières découvertes musicales, tes premières influences et tes idoles ?

Natalia. Je pense que mes premières influences, c'est tout ce qui est années 70, la Motown, Michael Jackson, Aretha Franklin, James Brown, Marvin Gaye… Il y avait aussi les curiosités de ma mère qui nous a fait découvrir tout ce qui était Rolling Stones, les Beatles, même Yoko Ono, John Lennon, sa carrière solo. Plein de choses, grâce à sa curiosité, du coup moi j’étais curieuse aussi mais les choses qui me parlaient le plus c'était quand même Michael Jackson, Blondie aussi, c'est in truc qui me flash là maintenant, ma mère avait les albums donc oui. Ça c'était mais premières influences et découvertes, et après plus tard quand j’avais 20 ans c'était les classic rock Jimy Hendrix, Janis Joplin, The Doors, Crosby Stills Nash and Young, Neil Young, tout ça. Et après vers les années de mes 30 ans c'était des gens comme Jeff Buckley, la World Music, Tim Buckley aussi ça continue en fait je ne peux pas dire, il y a une influence Sting aussi.

Et les plus grosses idoles c’est ?

Natalia. Celle qui me vient tout de suite dans la tête, et il ne faut pas oublier tes premières intuitions, c’est  David Bowie. Et juste au même niveau, Aretha Franklin.

Tu as beaucoup bourlingué et exercé toutes sortes de petits boulots parfois difficiles qui ont forgé ton caractère et ton endurance : quel regard poses-tu sur cette période de ta vie ?

Natalia. Les Stepping Stones, je ne sais pas comment on dit ça en français... oui c’est des marches, tu peux prendre cette période comme une période que tu écrases ou tu peux le prendre comme une période qui te fait aller plus loin, faut avancer en fait. Donc pour moi c'était ces petites pierres qui m’ont fait traverser les grandes rivières donc pour moi no regrets. C’était une période nécessaire.
Un petit boulot c’est nécessaire même si le boulot te correspond pas du tout, "Have Fun, Try To Make a Fun..." Amuse toi le plus possible jusqu’à ce qu’on te vire tu vois ... rire... et virée, je l’ai été plein de fois. Donc "Have Fun With It" parce que sinon ça devient un boulet, un châtiment. Donc si tu es obligé d’être là, fait avec, c'est ça que tu veux.

Et comment as-tu vécu cette traversée des Etats-Unis ?

Natalia. Magnifiquement. J'ai découvert mon pays, c'est quelque choses de le dire, mais ne pas connaitre ton pays, il y a des gens si je peux me permettre ici en France qui disent je suis parisien et qui ne connaissent pas Paris ... Pour moi c’est très important de connaitre mon pays. J’ai fait le Grand Canyon, j’ai été d’est en ouest en bus, c'était une façon énorme de voir les Etats-Unis et grâce à la musique aussi, par exemple New Orleans, l'avenue avec des vieux messieurs qui jouent c'est magnifique, heureusement j’y suis allée avant l'ouragan Katrina et tellement d’autres endroits. Elle m’attend toujours pour continuer à être découverte.
 
Tu as découvert le blues dans un cinéma du sud de la France, en regardant le film de Wim Wenders "Soul of A Man". Comment Skip James a-t-il influencé ta vision de la musique, ta personnalité ?

Natalia. Le blues je l’ai d’abord découvert avec Jimy Hendrix, avec "Hear my train coming", et après avec Janis, pour moi c’est une blues singer pas une rock singer... Mais j’ai pris une claque de voir d’où le blues venait... La terre, l'expérience de tous ces hommes qui étaient des esclaves. "Soul of a Man", avec la voie de Skip James ça m’a hantée c’est rentré dans ma peau, c’est rentré dans mon âme, et entendre cette voix qui te possède, qui pénètre ton cœur et ton esprit. Ça m’a réveillée, ça m’a mis une grosse claque. Et si vous avez l’occasion sur YouTube, allez voir "Crow Jane" de Skip James  et vous allez comprendre... Un homme avec sa guitare et là tu vas comprendre...

Pour ton 7ème album "Woman Mind Of My Own", tu as choisi d'explorer les racines : le blues, le rhythm’n’ blues. Comment expliques-tu ce besoin de revenir aux fondamentaux ?

Natalia. "Woman Mind Of My Own" c’est vraiment un petit miracle : c’est grâce à Sophie Louvet... Je recevais des newsletters d'elle et un jour je lui ai écrit de façon très cordiale "peux-tu me désinscrire de ta mailing list" et j’ai signé Natalia M King. Deux jours après elle m’a écrit "je sais qui vous êtes, je vous ai vue en concert etc. etc". Du coup on se téléphone et là un super bon échange, elle me dit "tu sais, je travaille pour un label, DixieFrog, et ils cherchent des artistes comme toi". Et là je me suis dit "aaaahhhh DixieFrog... Waouh énorme" et là je lui dis "ok qu’est qu’il faut que je fasse", et le soir même je lui ai tout envoyé chansons, dossier de presse etc... Quelques jours après André et François m’ont écrit "on sera heureux de t’avoir sur notre label". J’ai envoyé les démos, tout de suite il ont pensé à Fabien Squillante, guitariste de l'album qui a arrangé mes chansons à la sauce DixieFrog et c’est une très très belle histoire. J’espère que cet album touchera beaucoup de monde.




Et l’enregistrement en studio comment ça s’est passé ?


Natalia. Le studio ça s’est super bien passé, il y avait beaucoup de préparation preprod après à Clamart super. Il y avait cette moquette rouge, ça s’est super bien passé pour simplement placer ma voix et faire les échanges avec les artistes comme Elliott Murphy Grant Haua c’était très agréable vraiment.

Dans ton album figurent 3 excellentes reprises, dont une version de "Pink Houses" avec Elliott Murphy. Peux-tu nous raconter ta rencontre avec Elliott et pourquoi le choix de la chanson de John Mellencamp ?

Natalia.  Le choix d’abord est venu d’André, un des deux directeurs de DixieFrog, il m’a dit "Natalia, tu habites en France depuis des années, tu es américaine, n’oublie pas tes racines, ça serait bien que tu fasses une chanson américaine", donc il m’a mis à fond dans le bureau la chanson de John Mellencamp et là waouh of course j’écoutais ça à l’époque et la suite du coup on s'est dit pourquoi pas le faire en duo avec Elliott Murphy, un autre expat qui habite ici... Le rêve pour moi, et le rêve s’est réalisé. Je suis chanceuse non ? Je n’ai pas une étoile qui me protège au-dessus de moi mais 5 ... (rires)

Ta rencontre avec Elliott comment ça s’est passé ?

Natalia. Magnifique c'est un homme très classe il a une présence waouh, et une gentillesse... Pour te dire la vérité j'étais très intimidée par sa présence et par sa voix. Je me suis sentie très privilégiée, c'était un très grand honneur pour moi cette rencontre.

Tu véhicules un message très fort dans ta chanson "Aka Chosen" : peux-tu nous en parler ?

Natalia. Oui avec fierté... J’ai décidé à 52 ans, j’espère que ça ne se voit pas (rires)... Je ne voulais plus être dans le secret, j’ai toujours été dans la discrétion.
Je voulais être moi, sans excuse, sans me cacher, et j’ai pensé qu’il était temps de dire cette femme mûre, black, musicienne, ouverte à la sexualité, j’aime bien dire que je suis bisexuelle mais en fait je suis ouverte à la sexualité tout court. Et de le dire peut-être, ça encouragerait les autres à faire pareil, et ne pas se cacher ou avoir honte. Voilà je suis cette personne, si tu n'aimes ou si tu n'aimes pas c'est un peu ton problème mais moi je suis comme je suis. Et toi, tu as le choix de m’aimer ou pas ... AKA ça veut dire "also known as". Le titre original c’est "My coming out blues"... et à coté j’ai mis "also known as chosen ", chosen pas dans le sens je suis l'élue mais peut-être dans le sens que peut-être j’ai été choisie pour vous montrer qu’il y a plusieurs façons d'aimer, seras-tu ouvert à cette invitation de choisir et de comprendre qu’il y a d’autres façon d'aimer… "Aka Chosen" donc c’est pour cela que j’ai écrit cette chanson je suis "LGBT chosen". Je suis là pour ouvrir votre esprit vers l'amour.

Comment as-tu vécu cette période de la pandémie de coronavirus depuis deux ans ?

Natalia. Au début c'était assez dur pour les musiciens, pour tous ceux qui vivent dans le milieu de la culture, mais pas seulement, je pense pour tous en général.  Après le fait que ça nous a forcés à rentrer dedans, d'être plus contemplatifs, d’être plus vers notre vie intérieure, de nous dire putain qui suis-je vraiment parce que il n’y avait plus le boulot il n’y avait plus l'argent, il n’y avait plus rien, donc on s'est vraiment tous posé des questions… Je suis quelqu'un d’assez croyant, je crois dans nos chakras, je crois aux anges, je crois en plein de choses, à une période je me suis retrouvée face à face avec moi-même, et je pense que ça a fait ça pour beaucoup de gens… Je pense que ce virus a été un tournant, un changement de vie

Qu’est-ce que tu fais lorsque tu ne joues pas? Quels sont tes passions et tes passe-temps ?


Natalia. J’adore la nature, je suis cette femme de Brooklyn qui a aussi vécu à Los Angeles, qui a aussi vécu à Paris, puis à Arles, et maintenant je suis dans la campagne à côté des Baux, dans les Alpilles, c'est merveilleux. Quand je ne joue pas je marche beaucoup dans la nature, j'aime bien aussi la Leffe faut le dire... Passer du temps avec des potes à boire des coups et parler de la vie tu vois. Juste vivre quoi, pleinement et ouvertement. "Its a job sometimes to be happy" ! Les gens ne se rendent pas compte mais le bonheur c'est un travail parce qu'on fait beaucoup de compromis dans la vie, on est dans l'incertitude " you have to be conscious I choose to be happy" des fois c'est simplement ça, je me dis réveille-toi et essaie d'être heureuse et sympathique envers toi-même et voir qu’est ce qui se passe.

Pour finir, si tu devais te rendre sur une île déserte et ne garder que 3 choses : un disque, un film et un troisième choix, quelle serait ta sélection et pourquoi ?

Natalia. Je pense que le 3ème choix ce serait une guitare, ça s'est sûr parce que jusqu’à ce que les cordes lâchent, tu peux jouer et jouer encore et c'est une façon de voyager. Un album, mais selon mais humeur ça change, là ce serait Miles Davis "Call in a silent way" et là tu voyages avec ce disque dans ton propre esprit sans l'influence de quelqu'un. Et un film ce serait "Matrix"... Waouh ce film.

As-tu un dernier mot que tu as envie de nous dire ? 

Natalia. Tu sais aujourd’hui, on vit dans un espace assez spécial, 2020, 2021 peut-être jusqu’à 2022 ça va être l’incertitude...  What the Fuck. Je vous invite à ré explorer une tradition ancrée, profonde... le Blues. Commençons avec Robert Johnson, Skip James, John Lee Hooker, Muddy Waters, Big Mama Thornton... Commencez avec ça et voyez ou ça vous amène. Ok ? NAMASTE


VOIR L'INTERVIEW EN VIDEO ICI


Th Cattier
Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

vendredi 3 décembre 2021

JESSE MALIN // Photo Report // En Concert @ Paris La Boule Noire Novembre 2021.

 



Après plusieurs reports de date dus à ce satané virus de la COVID, le concert était déjà prévu en 2020 puis reporté en Juin 2021 pour finalement avoir lieu aujourd’hui 2 Novembre 2021, enfin le grand jour est arrivé, une Boule Noire bien évidemment on n'en aurait jamais douté, COMPLÈTE.
La fille d'attente se réjouit après aussi longtemps de pouvoir pénétrer dans le temple de nos soirées Parisiennes.
Pour ouvrir la soirée, c'est Don Dilego qui monte seul sur la scène harnaché de sa guitare et nous propose un très bon set.

Puis le noir se fait et Jesse Malin monte sur scène le ton sera d'ores et déjà donné, on en est sûr, rock n roll à fond. Le premier titre "The Way We Used to Roll" extrait de son 9ème et dernier album est d'une efficacité implacable. 

Enfin nous arrive depuis si longtemps ce besoin de gens naturels qui vous envoient leur passion en pleine poire, ça fait du bien. Avec quelques belles reprises des Clash ou une version très punkysante de "Party in Paris" de UK Subs, que demander de mieux.
Une ambiance très forte et vraiment très palpable ce soir, cela faisait vraiment du bien de vivre ce moment car cela faisait trop longtemps que nous n'avions pas revu en France notre Jesse Malin, ce soir notre attente a été plus qu'à la hauteur de nos espérances.

A plusieurs reprises, Jesse Malin descendra au milieu de son public, un vrai bonheur pour lui. Puis il ira chanter sur les bancs de chaque coté de la salle pour être de plus en plus prêt, complice et généreux.

Enchainant de vieux morceaux, ce qui permettra à tous de se  rappeler à quel point ses 9 albums regorgent de quelques belle pépites avec plusieurs titres également de son dernier opus.

"Before You Go" Une jolie ambiance plus calme mais remplie de douceur, un vrai tube en puissance toujours sur cet excellent dernier album "Sad and Beautiful World".

"Turn Up The Mains" très puissant titre de 2015 extrait de l'album "New-York Before The Way" ce soir éclate sur la scène de la boule noire, rappel de cet album monstrueux. 

"Dance With the System" au son de guitare enivrant où se côtoient un mélange de notre Iguane flirtant avec un vieux titres des seventies Stoniens, un pur bijou toujours extrait de son dernier album à ne pas rater, s'il n'est pas encore au cœur de votre discothèque .

"Wendy" excellent morceau où l'on ne pourra pas s'empêcher de se rappeler le duo fait avec le Boss sur ce titre, un bon moment de partage entre eux à Asbury Park, New Jersey il y a quelques années déjà.

Vous l'aurez bien compris, si il y avait un concert ou il aurait fallu être, c'est bien celui-là, mais pas de regret on attend vite une autre date de Jesse Malin dans une salle peut-être un peu plus grande, il le mérite le bougre, où nous serons tous présents avec les autres qui ont oublié de venir ...


SetList

The Way We Used to Roll
Backstabbers
Downliner
Before You Go
Turn Up The Mains
Whitestone City Limits
Room 13
If I Should Fall From Grace With God (The Pogues)
She Don't Love Me Now
Death Star
A Little Death
Chemical Heart
Hotel Columbia
The Year That I Was Born
Dance With the System
Shining Down
Wendy
Meet Me at the End of the World Again

State of the Art
Brooklyn
Party in Paris (UK Subs)
Rudie Can't Fail (The Clash) (avec Don DiLego)
Encore 2:
Solitaire
You Ain't Goin' Nowhere (Bob Dylan) (avec Don DiLego)

Thierry Cattier
Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

mercredi 24 novembre 2021

DEATH DECLINE (Alex Chanteur et Fab Guitariste)// Interview // De Dijon... Novembre 2021.

 



Vous sortez aujourd'hui votre 3ème album "The Silent Path" pouvez-vous nous en dire un peu plus sur chacun d'entre vous ?

Alex : Je suis Alex, le chanteur de Death Decline de Dijon.

Fab : Moi c’est Fab, de Death Decline,... de Dijon... (rires).

D'où vient le nom du groupe et quelle est sa signification ?

Alex : Comme on a coutume de le dire, le groupe a été fondé en 2008 par Manu et aujourd'hui il ne reste plus personne du groupe d'origine. Donc on n’a pas la moindre idée de ce que veut dire le nom "Death Decline" mais je pense qu’il n’a pas d’autre but que de sonner Metal.

Fab : Des conversations que j’avais pu avoir avec les anciens membres, c’était juste que la prononciation sonne, ça a un impact, c'est classique et efficace.

Comment créez-vous vos compositions, y a-t-il un déclencheur, un moment propice ?


Alex : Avec le confinement ca a pas mal aidé parce que le déclencheur c’est qu’on c’est tous retrouvés à se faire chier à la maison. D’une manière générale, il y a Fab et Mario, le deuxième guitariste, qui amènent des idées de compo. Et le fait qu’on joue ensemble depuis quelques années déjà, on sait vers quelle direction on veut aller, donc on brode autour et ça nous permet petit à petit de construire nos albums comme ça. On garde toujours en fil rouge la composition  mais on n’est pas du genre à faire la tournée et attaquer les compos juste avant de rentrer en studio. On en fait toujours pendant qu’on tourne et quand on voit qu’on s’approche de la date du studio on met les bouchées doubles.

Fab :  Rien à rajouter je n’aurais pas dit mieux (rires).

Racontez-nous l'enregistrement de "The Silent Path"


Alex : Ça c'est pas mal passé du tout. Faut savoir un truc, on n’est pas des requins de studios, on est avant tout des musiciens live, on s’éclate sur scène. Avec le confinement qui nous a  permis de tous bosser chacun de notre côté à la maison, du coup on s’est un peu plus appliqués à faire de la pré-prod. Donc quand on est arrivés en studio on avait déjà enregistré pas mal de fois les morceaux, on avait déjà peaufiné pas de trucs, on était peut-être un peu plus confiants. La prise en charge au  studio Art Music avec Sebastien Camhi a été vraiment très très chouette, déjà le cadre, t’es privilégié, t’es dans la pampa au milieu des vignes, on était sur une fin octobre plutôt douce avec un soleil très agréable. Vu qu’on sait que c’est des passages très difficiles pour nous, on essaye de réunir toutes les conditions pour que ça se passe bien. Ça a été une bonne expérience je trouve.

Fab : Oui ça s’est super bien passé, on a été dans des conditions idéales pour faire notre album au mieux. Et beaucoup mieux préparés, ce qui n’était pas forcément le cas avant. On a abordé les choses d’une façon différente et je pense qu’on va essayer de garder cette façon de travailler pour les prochains albums.

Avez-vous ressenti une évolution sur votre manière de travailler en studio depuis votre 1er album en 2015 ?

Alex : En 2018 pour la sortie de notre 1er album " The Thousand Faces of Lies ", on est arrivés à l'arrache, on avait pris qu'une semaine de studio, du coup on s'est aperçus qu’il manquait des bouts de batterie et on a dû y retourner, au niveau timing c’était vraiment trop court. Du coup on s’est un peu mangé dans la tronche ce qu’on n’avait pas bien préparé. Et aujourd’hui on peut dire que ça a changé et qu’on commence peut-être à tenir le bon bout.

Fab : Oui carrément, je pense qu’avec ce nouvel album on a vraiment progressé grave. Même si c’est vrai, ce n’est pas l’exercice qu’on préfère.

Alex : On n’a pas le choix, on ne peut pas y couper donc autant s’y préparer au mieux.

Fab : Je pense qu’on a vraiment franchi un cap et je pense qu’avec le 4ème album ça sera encore mieux. On y a été plus sereins et c’est important car c'est un exercice de mon avis personnel plus stressant que la scène. On a plus d’expérience de scène qu’on a d’expérience de studio.

Alex : Après, quand tu rentres en studio, ça te fait voir également la musique avec un niveau beaucoup plus professionnel. Déjà t’arrives, là action, à 9h faut bosser jusqu’à 18h, vraiment histoire de rentabiliser ta journée, et ça nous change un peu même si on reste des joyeux branleurs. On prend vraiment beaucoup de plaisir en essayant de faire ça le mieux possible et là les conditions étaient vraiment faites pour que tout se passe bien. On avait réservé 15 jours et on a fini les dernières prises de chant juste avant que notre cher président ne nous confine.

Racontez-vous comment votre titre "Useless Sacrifice" a été utilisé dans South Park ?

Alex : Ben en fait c'est un énorme coup de chance, comme à peu près tout ce qui doit t’arriver de bien dans la musique. En gros, d’une manière totalement indépendante de notre volonté, on a cassé l’algorithme de YouTube. Alors je pense que c’est parce que beaucoup de gens ont dit que le morceau était pourri, au niveau du référencement y a eu un max de commentaires... En fait depuis quelque temps, si tu tapes Death Metal sur YouTube tu tombes sur nous en premier. Ce qui est paradoxal car je ne pense pas qu’on puisse être affilié à un groupe de Death, mais toujours est-il que South Park a du taper et tomber sur nous tout bêtement.

Fab : Je pense qu’on avait un partenariat avec une chaine YouTube américaine, grâce à eux on a eu la vitrine dont on avait besoin, et je pense que sait ça qui a fait le buzz.
Alex : On a eu un sacré coup de chance.

Depuis cette exposition mondiale, y a-t-il une différence dans l'accueil qui vous est fait par les médias et l'industrie musicale en général ?

Alex : On n’a pas de ressenti direct, peut-être un peu au niveau du booking, les gens voient à peu près qui on est sans qu’il y ait plus de notoriété ou de reconnaissance. Ça nous a vraiment impactés sur des supports comme Spotify, on est à 20.000 écoutes par mois, ce qui est énorme pour un petit groupe comme nous. Sinon, ça avait eu un gros impact au niveau des réseaux sociaux, mais avec notre poisse, on s’est fait pirater notre page Facebook il y a un an a peu près, on approchait les 6000 abonnés et on a dû repartir à zéro. Malgré nos nombreuses demandes au niveau des admin y a pas eu moyen de récupérer la page donc on reste pragmatique, c’est chiant car c'est un outil de com important de nos jours, mais bon, heureusement ce n’est pas ce qui nous empêche de faire notre musique, ça ne nous a pas tant pénalisé que ça.

Fab :  ffectivement ce qui est dur c’est que maintenant tout passe par ces réseaux sociaux, c’est la seule vraie grosse vitrine que l’on peut avoir, mais grâce à YouTube ça a pu continuer.
Alex : Pour la sortie du clip en juin dernier du nouvel album, au moment de la sortie on devait être à 1600 followers sur Facebook et tu te demandes comme cela se serait passé avec l’ancien ou on avait déjà atteint les 6000. Après faut pas ruminer, c’est contreproductif et c’est pas trop notre esprit. Tant qu’on peut faire de la musique, le reste on s'adapte. Faut être réactif, on a fait ce qui était possible mais après on arrive à un moment ou faut avancer, donc on avance…

Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

Fab : C'est du Metal, faut avoir une étiquette alors voilà. Sachant que nous on ne pense vraiment pas en terme de style particulièrement Metal ou autre, bien sûr on a nos influences, tout ce qui fait notre son mais si le riff est bon, que ce soit Death Metal, Trash Metal, l’essentiel et que ça nous parle, on va s'éclater et voilà.

Alex :à partir du moment où on sait la couleur qu’on veut donner à notre musique, c'est le plus important. On avait essayé de tirer un peu sur le deuxième album le côté Death, mais après clairement on s’est aperçus que ça nous ressemblait pas. On reste quand même satisfait de cet album mais aujourd’hui on est plus revenus sur une formule qui va plus se rapprocher du premier, avec quelque chose de plus équilibré. Encore une fois, on cite toujours les mêmes groupes, on va plus être sur des sons à la Machine Head ou Trivium, ce qui nous réunit tous et qui nous permet de nous exprimer sans mettre de barrière.

Quelles sont vos premières influences musicales à chacun ?

Fab : Moi c’est clairement Metallica qui m’a vraiment donné la flamme, même si ce n’est pas le 1er groupe que j’ai découvert, j’étais déjà fan de Iron Maiden, Black Sabbath, avec les vieux vinyles de mon père que j’écoutais déjà très jeune. Et quand j’ai découvert Metallica ca a vraiment pris une autre dimension. Après j’ai enchainé avec toute la scène américaine trash metal qui m’a vraiment influencé.

Alex : Je n’ai pas la chance d’être aussi vieux que lui (rires)... Je suis vraiment rentré dedans avec les années 80, par la scène néo comme beaucoup de gamins. J’ai grandi dans un petit bled et j’écoutais ce que je pouvais, genre Linkin Park et compagnie, et petit à petit j’ai viré vers la scène Death et la scène Black, le Trash j’ai découvert plus tard grâce à Fab. Je connaissais le style, j’ai découvert Kreator, je prends beaucoup de plaisir maintenant à écouter la scène américaine. Tu sens quand tu écoutes notre premier album que Fab m’avait fait découvrir Testament depuis pas longtemps. Dans le groupe je pense qu’on est très éclectiques, on a des styles de prédilection, mais on évolue en tant que musicien aussi.

Fab : Oui on partage beaucoup nos goûts, on se fait découvrir chacun plein de trucs différents. Ce qui permet pour le groupe d'évoluer chaque fois.

Comment avez-vous vécu cette année de confinement ?

Fab :  Je pense qu’on ne l’a pas vécu tous de la même façon, moi je ne l’ai pas mal vécu du tout parce que j’ai pris le temps où on n’avait plus de concerts pour composer un maximum, pour me recentrer vraiment, apprendre un peu justement le studio, la MAO, tout ce que j’avais jamais fait. J’ai commencé à m’y mettre et ça m’a permis d’évoluer aussi. Je pense que ce confinement nous a beaucoup influencés sur la composition de notre album. En dehors du manque de scène du fait d’être privé plus d’un an et demi c'est dur, sinon le reste je ne l’ai absolument pas mal vécu.

Alex : Moi c'est un peu comme Fab, ça c’est passé à un moment de ma vie où il y avait déjà pas mal d’ondes positives, plus le fait que je pouvais continuer mon boulot, et le fait qu’on a pu se concentrer sur la composition de l'album. C'était dur de ne pas pouvoir répéter ensemble et plus de concerts, mais bon on s’est donnés plein de nouvelles, on restait en contact, et en fait ça nous a bien aidés pour peaufiner l’album, à tel point qu’on se méfie un petit peu pour la composition du prochain parce qu’on sait qu’on n’aura pas autant de temps à nous pour bosser. Dans l’ensemble, c'était assez positif pour moi.

Y va-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous auriez rêvé de jouer ?


Alex : Waouh y en a tellement ... au niveau de notre sensibilité, j’aurai adoré voir notre nom à côté de celui de Motörhead sur une affiche. Ça fait partie des artistes et des humains au-delà des musiciens qui nous ont beaucoup influencés. Quand on voit toutes les pertes que l’on a en ce moment, il en reste mais ça se fait plus rare. On a un batteur et un guitariste qui sont très très fan de Slipknot, ils auraient peut-être bien voulu partager l’affiche avec eux. Moi j’ai toujours était fan de la première heure de Children of Botton, ça aurait été sympa de croiser Laiho sur un concert.

Fab : C'est vrai que quand tu vois toutes ces disparitions ça fait peur, on ne partagera plus les affiches avec certains grands au niveau des festivals ou autres, heureusement qu’il en reste encore un peu... Judas Priest ça serait top... J’espère, si ça se fait, ça serait vraiment génial.

Pour finir, si vous ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

Alex : Moi je prendrais une bouteille d'eau et un sandwich au poulet (rires).

Fab : Le connaissant je suis sûr qu’il ne prendrait pas une bouteille d'eau mais une bouteille de Jack (rires).

Alex :
J’emporte la trilogie du Seigneur des Anneaux, et en bouquin la biographie de Rob Halford (rires)...

Fab : J'emmènerais Scarlett Johansson avec une bouteille de Jack, et comme je suis fan de fromage, beaucoup de fromage, ça va bien avec les deux autres choix (rires).


Paris 8 Novembre 2021
Thierry Cattier
Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

 

lundi 8 novembre 2021

TRANK // News // "The Ropes" Sortie Edition Deluxe Novembre 2021.

 
TRANK
News/ Sortie de "The Ropes" version Deluxe édition



L’album « The Ropes – Deluxe » est donc disponible aujourd'hui et inclus les 12 titres originaux, mixés à NYC par Brian Robbins (Bring Me the Horizon, Asking Alexandria) et mastérisés par Andy Van Dette (Porcupine Tree, David Bowie); mais aussi 11 remixes créés par David Weber (ingé son des Young Gods), Mokroïé et Aura Shred (artistes électro français), ou Greco Rossetti (ingé son de Nitzer Ebb), en plus de versions créées par le groupe lui-même.

Via M&O Music/ Believe
Distribution Season Of Mist

TRANK nous présente  « In Troubled Times (Twelve Inches of Trouble Version) », un remix exclusif et sa spectaculaire lyrics vidéo 3D créée par le directeur visuel du groupe, Alban Verneret.



Retrouver l'interview de TRANK...

INTERVIEW // TRANK // Promo sortie CD "The Ropes".

CHRONIQUE CD // TRANK "The Ropes" Sortie le 15 Septembre 2020.



dimanche 31 octobre 2021

TOWARD THE THRONE // INTERVIEW // "Vowed To Decline" Novembre 2021.

 



Vous sortez aujourd'hui votre 1er album, "Vowed To Decline" pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?

JEREMY ça fait un peu plus de 20 ans que l’on se connaît, on fait de la musique depuis 2007 2008 ensemble. Sur divers projets et sur Toward the throne depuis 2012. On vient tous de la même région. On a sorti nos premières démos 3 titres, en 2012 après on a fait notre EP en 2017 et là c'est la sortie de notre album. Dons pas de choses se sont passées depuis le début.

D'où vient le nom du groupe ?

GAUTHIER  Grande question : à l’ origine le nom du groupe parle de chemin... vers notre objectif personnel, objectif de vie en quelque sorte. C’est un peu le concept qui adhère au nom du groupe, mais en réalité on ne parle pas vraiment de succès... ça serait plutôt, on parle de ce que l’on va rencontrer justement sur notre chemin. Plutôt les embuches, les problèmes qu’on rencontre au quotidien en fait.

JEREMY c'est assez imagé en fait. Je peux aussi ajouter qu’il y a une aussi une recherche de sonorité. Quelque chose qui marque, qui à l’oreille sonne bien, le TTT Tower The Throne ça nous a parlé direct, ça colle avec notre concept. L’idée de la musique qu’on voulait faire on est partis là-dessus.

Comment créez-vous vos compositions, y va-t-il un déclencheur, un moment propice, ou une idée ?


JEREMY Alors les compos, ça dépend de beaucoup de choses, en général c'est soit Gauthier ou soit moi qui se mets sur une idée globale, l’élément déclencheur c'est par rapport aux émotions qu’on vit à l’ instant T, aux groupes qu’on écoute aussi. Il peut se passer des jours et des semaines où il n’y a rien qui sort parce que ce n’est pas le bon moment, parce que les conditions ne sont pas réunies. Puis le jour suivant on sort une compo quasiment en entier parce que on a eu le déclic à ce moment-là, la bonne chanson qu’on a écouté, qui nous a fait sortir des sentiments précis, on se dit putain c'est ça qu’il nous faut c'est ça qui me parle. Les compos on les écrit à 80% tous les deux je dirais. Après on les présente dans leur globalité au groupe, et ensuite on travaille sur l’arrangement, les ambiances. Pour avoir l'avis de chacun et aussi peaufiner le tout.

GAUTHIER  Oui souvent il y a un qui compose et l’autre qui arrange, Jeremyvient souvent avec 80% d’un morceau, il montre au groupe ce qu’il a composé, on discute, on regarde un peu dans quelle direction on veut aller, et du coup moi je viens plutôt discuter d’orchestration, le schéma du morceau, des choses comme ça... Je pense que quand Jeremy compose, c'est plutôt sur une mélodie ou sur un piano, moi je vais plutôt partir sur un riff, une rythmique on a un peu des manières de faire différentes mais ça se complète bien.
 
Racontez-nous l'enregistrement de "Vowed To Decline" ? Comment se passe une session en studio ?

FABRICE  Précisément, on n’était pas en studio ... On l’a enregistré à la maison, donc on n’avait pas forcément le matos pour avoir un rendu, pour pouvoir fournir des fichiers à un pro pour les mixer. On a un très bon ami qui s’appelle Sid qui nous a mis à disposition une bonne quantité de matos, donc à la maison on a fait les prises guitare basse et chant. La batterie était programmée. Là on s'est pris deux semaines de congés, plus plein de week-end, après on a retouché et arrangé les pistes pour fournir les fichiers les plus propres possible, c'était un sacré taf.

GAUTHIER  C'était assez court en terme de timing, en fait on a pris pas mal de temps pour la composition, pour la pré-production puisqu’on a enregistré avant pour discuter des derniers arrangements et derniers riffs. Mais la phase d’enregistrement a été assez courte, c’était 2 mois intensifs. Après c’est aussi une question financière, aller en studio ca a un coût et on a déjà un gros budget qu’on a décidé d’investir dans d’autres choses comme  le mixage, le mastering évidemment, et tout ce qui va autour, ça va super vite, les vidéos également on a fait des super vidéos avec Brice Hacker, et c'est pour ça qu’on a décidé de faire l’enregistrement nous-mêmes du coup. Et mine de rien on est plutôt content du résultat. C'est plutôt cool je pense qu’on a fait le bon choix.

JEREMY  On a été aussi pas mal épaulés par Gwen Kerjan qui a fait notre mixage et quelques arrangements, et qui pendant plusieurs calls vidéo nous a aidés à avoir le bon positionnement, les bons branchements, le bon paramétrage en fait. En plus de Sid qui nous a prêté du matériel et qui nous a coachés, en fait on l’a fait à la maison avec un vrai cadre professionnel, avec un entourage qui nous a vachement permis de faire du pro.

GAUTHIER  La grande différence sur cet album, c'est qu’avant on travaillait seuls, très peu accompagnés. Et là on a eu la chance d'être accompagnés par des gens super talentueux, à commencer par Cédric Duseyau qui a été super volontaire pour nous aider. Et puis Gwen Kerjan a fait un super taf aussi sur le mixage et même avant, ainsi que Victor « V. Santura » Bullok pour le mastering qui a été super à l’écoute. Ils nous vraiment tous soutenus, ça nous a évidemment beaucoup aidés.

Vous aviez déjà testé les morceaux avant sur scène?

JEREMY  Oui, certains qu’on a joués durant la tournée qui promouvait la sortie du EP en 2017, sur la set list que l’on jouait en concert on n’avait 2 ou 3 titres.

GAUTHIER Peut-être 4 même. 

JEREMY Mais voilà, c'était juste sur quelque concerts…

GAUTHIER  En même temps le EP il a 6 titres, donc on avait vite fait le tour, donc on n’avait pas spécialement envie de jouer les vieux titres de 2013, on a passé un cap déjà avec le EP, on a creusé un peu plus la question de ce que on pouvait appeler du Death atmo et du coup on a préféré tester des nouveaux titres en fait. Qui du coup ont un peu changé puisqu’ils ont passé l’épreuve de la préproduction, arrangement et tout ça.

Vous avez gardé tous les titres que vous aviez ou vous avez fait une sélection ?

JEREMY On a fait la sélection avant la pré-production, on a des compositions qui étaient des ébauches d’autre qui étaient déjà plus avancés niveau arrangements. Donc les chansons qu’on a choisi de pré produire, c'est les titres qui se trouvent sur le cd final. On avait fait le tri en amont.

GAUTHIER  On n’a pas tout gardé mais on n’est pas du genre à écrire 40 chansons et en mettre 10. Mais je crois aussi que l’on s’attache vachement rapidement aux morceaux émotionnellement. Et on ne cherche pas à faire du riffing, trouver un riff efficace, là il nous faudrait un chorus un refrain... On ne réfléchit pas comme ça vu que l’on compose à l'émotion, on est vite attachés et du coup on a du mal à jeter un morceau.



Comment définiriez-vous le style de votre musique ?

GAUTHIER  Grande question : aujourd’hui on s'est plus ou moins mis d’accord pour se définir en DEATH METAL ATMOSPHERIQUE, je vois des DEATH METAL PROGRESSIF, BLACK METAL SYMPHONIQUE, chacun le ressent comme il veut, moi je ne saurais pas le définir précisément parce qu’on n’est pas dans l’optique de particulièrement suivre les traces d'une scène, d'un groupe, je pense qu’on écoute beaucoup de BLACK beaucoup de DEATH d’autre choses, du PROG…

FABRICE Entre nous on écoute beaucoup de choses différentes donc du coup toutes ces influences- là vont se retrouver et au final tel morceau va être un peu plus black, un autre un peu plus sympho, donc définir le style de notre album c'est très compliqué pour nous.

JEREMY C'est ce que je disais un peu avant, en fait la compo elle va un petit peu traduire ce que l’on ressent à un moment donné. Si je prends par exemple le premier titre de l’album qui appelle "Opposed", il a une touche un peu plus BLACK. Et d’autres morceaux pas du tout. Et c’est aussi ce que l’on cherche quand on écrit parce qu’on se dit pas « faut faire du Death atmosphérique », si à un moment on a envie de sortir ça parce que c’est ce qui nous plait, et ben on le sort. Chaque titre a sa singularité presque sans style, ce qui fait que ça ne tourne pas en rond.

GAUTHIER  Death atmosphérique ça nous plait bien parce qu’on essaye de développer des atmosphères. Mais ça colle bien à notre vision du truc. Et ce qui est assez marrant c’est qu’aujourd’hui si tu prends les groupes de DEATH catalogués « atmosphériques », nous on n’est pas du tout influencés par cette vague-là. Moi je suis fan de Death Heaven, et ça n’a rien à voir avec notre musique pourtant c'est ça qui m’inspire.

Quelles sont vos premières influences musicales à chacun?

GAUTHIER  Par rapport au groupe, on partage tous une base de Death Metal mélodique au moment où on s'est retrouvés tous les 4, et même avant à 5 ou 6. C’était notre base commune, on a tous plus ou moins les mêmes groupes avec quelques spécificités. Et avec le temps ça a glissé vers Death Heaven, même de la musique classique parfois, on écoute peu de groupes qui sonnent comme notre musique.

Quels sont les groupes que vous écoutez aujourd’hui et quels sont vos goûts musicaux ?


JEREMY  Je parle au nom de tout le monde : Septicflesh qui réunit le côté Death et le côté orchestral à la fois comme du Death très moderne, avec Jinger entre autres.

FABRICE
Moi plutôt vers le Black je suis un grand fan de Enslaved, Anaal Nathrakh aussi.

JULIEN  Moi je suis un peu resté dans le Death mélo mais ces derniers temps je tire sur le black atmo en général. En fait j’écoute du Power Metal, du Black symphonique, du gros black, même du Anaal Nathrakh aussi qui est assez violent, mais tout ce qui est mélodique et atmosphérique en général.

GAUTHIER  Ah c'est marrant parce qu’on est deux à écouter des choses un peu plus old shool, un peu plus roots notamment dans le black, et les autres des trucs plus modernes alors que moi le roots c'est vraiment pas ma came. Mais c'est aussi ça qui es vachement intéressant, ça a beau pas être ma came, n’empêche après on peut discuter de riff, de son, d'atmosphère etc. etc.

Comment avez-vous vécu cette année de confinement ?

GAUTHIER  Plutôt pas mal franchement ça va

JEREMY Pour l’instant ça va on va dire

JULIEN  Musicalement on n’a pas trop ressenti, ça nous a permis d'avancer sur l'album tous ce qui était pré prod. On a juste du décaler la sortie de l’album qu’on avait prévu en avril 2021. Et finalement on se rend compte que c'est pas plus mal parce que si on avait dû sortir en avril il  y a certaines choses qu’on aurait bâclé au niveau des timing, on n’aurait pas eu le temps, là on a pu prendre le temps de faire une bonne pré prod on a pu améliorer des choses, c'était presque bénéfique.

GAUTHIER  On avait la chance de pas être en tournée à ce moment-là, il y a plein de groupe qui ont du tout annuler ou reporter, certains 3 fois voire même 4 fois leurs dates c'est dingue ça… Nous à ce moment on avait fini nos concerts, on avait notre dernier concert en août 2019, et on savait que ce serait notre dernier parce qu’on pensait se mettre sérieusement à l’album donc on était en pleine phase de finition de compos, préparation, ça nous a pas trop impactés. Aujourd’hui ce qui est vraiment dur c'est le booking, organiser les dates vu que tout est reporté, il y a des salles qui ont carrément fermé, il y en a qui n’ont toujours pas repris la programmation, celles qui sont ouvertes qui font des choses, elles ont un planning hyper chargé avec tous les groupes qui toquent à la porte pour jouer.

Comment voyez-vous la reprise des concerts avec les conditions draconiennes et la réaction du public ?

GAUTHIER  J’ai pas trop peur que le public ne revienne pas. Je suis dans une association qui organise des concerts en Alsace, on a repris les concerts, on a fait quelques évènements, et vraiment le public a répondu présent on a fait complet sur le 1er, 450 personnes et quasi complet 300 sur le deuxième, donc les gens ont envie de revenir, il y a toujours beaucoup plus de râleurs sur les réseaux sociaux que de gens qui disent c'est génial. Effectivement il y en a qui ont encore peur du Covid, chacun son avis. Mais effectivement on a avait peur que les gens ne viennent pas et on a été agréablement surpris de voir qu’énormément de gens sont venus et avaient juste envie de musique live.

Y va-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous auriez rêvé de jouer ?

JEREMY  David Maxim Micic, artiste guitariste serbe qui produit sa musique incroyable et qui est une grosse source d’inspiration, avec lui ça serait cool.

FABRICE J’hésite entre Enslaved, Rotting Christ c'est pas tranchable.

JULIEN Je pense que j’aimerais bien jouer avec Septicflesh mais avec leur ancien batteur (rire), je respecte ce que fait le nouveau batteur mais pour moi l’ancien batteur avait un style bien à lui et en plus il m’a inspiré en beaucoup de choses, si j’avais pu jouer avec lui  ça aurait été fabuleux.

GAUTHIER  Pour moi ça serait vraiment Death Heaven parce que c'est incroyable le chanteur est presque possédé, c'est impressionnant à voir, c'est une vraie atmosphère… J’ai eu la chance de les voir sur scène j’ai été subjugué devant le truc quoi. Après collaborer musicalement, je ne saurais pas trop quoi dire, on s'est jamais vraiment posé la question en fait !

Pour finir, si vous ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?

FABRICE  Moi je suis plutôt pragmatique comme garçon, je dirais ma compagne, une guitare et un couteau suisse.

JEREMY  Moi la guitare, et pourquoi pas de la bouffe pour tenir le coup

GAUTHIER Non moi je ne réfléchis pas comme ça, je prendrais quelque chose qui dure dans le temps. Une guitare, de la musique, et de la compagnie parce que partir seul ce ne serait pas le bon délire.

JULIEN Une batterie, pour continuer et faire d’autres albums en tout cas.


Voir l'interview en Vidéo c'est ICI



Paris 1er Octobre 2022.
Th Cattier
Photos : Th. Cattier /
Shooting Idols

 

jeudi 10 décembre 2020

TRUST // En concert "Trust Recidiv" @ Novembre 2021.

 

Nouvelles dates 2021 !

11 Novembre 2021, Saint-Cyr sur Loire @ L’Escale
13 Novembre 2021, Paris @ l'Olympia
21 Novembre 2021, Montpellier @ Rockstore
22 Novembre 2021, Toulouse @ Le Bikini
23 Novembre 2021, Bordeaux @ Krakatoa
25 Novembre 2021, Rennes @ Le MEM
26 Novembre 2021, Nantes @ La Carrière
27 Novembre 2021, Brest @ La Carène
03 Décembre 2021, Lille @ L’Aéronef
04 Décembre 2021, Rouen @ Le 106
07 Décembre 2021, Lyon @ Radiant-Bellevue
10 Décembre 2021, Strasbourg @ La Laiterie