Trés belle expo en place jusqu'à la fin de cette année (à coté de l'Olympia)
et ça ferme tard 1h du mat idéal âpres un concert .
Trés belle expo en place jusqu'à la fin de cette année (à coté de l'Olympia)
et ça ferme tard 1h du mat idéal âpres un concert .
A l'occasion de la sortie de son 7ème album "Woman Mind Of My Own", nous avons pu nous entretenir pendant un long moment avec Natalia M.King, dont l'humour, la sincérité et la gentillesse nous ont permis d'en connaitre un plus sur son parcours. Aujourd’hui, pour commencer l’année en beauté, voici l'interview de cette blues singer au cœur profond.
Découvrez son univers intense en attendant d'aller la voir en concert, elle sera notamment au festival de Beauvais Blues autour du zinc le 27 mars 2022. Qu'on se le dise.
Après plusieurs reports de date dus à ce satané virus de la COVID, le concert était déjà prévu en 2020 puis reporté en Juin 2021 pour finalement avoir lieu aujourd’hui 2 Novembre 2021, enfin le grand jour est arrivé, une Boule Noire bien évidemment on n'en aurait jamais douté, COMPLÈTE.
La fille d'attente se réjouit après aussi longtemps de pouvoir pénétrer dans le temple de nos soirées Parisiennes.
Pour ouvrir la soirée, c'est Don Dilego qui monte seul sur la scène harnaché de sa guitare et nous propose un très bon set.
Puis le noir se fait et Jesse Malin monte sur scène le ton sera d'ores et déjà donné, on en est sûr, rock n roll à fond. Le premier titre "The Way We Used to Roll" extrait de son 9ème et dernier album est d'une efficacité implacable.
Enfin nous arrive depuis si longtemps ce besoin de gens naturels qui vous envoient leur passion en pleine poire, ça fait du bien. Avec quelques belles reprises des Clash ou une version très punkysante de "Party in Paris" de UK Subs, que demander de mieux.
Une ambiance très forte et vraiment très palpable ce soir, cela faisait vraiment du bien de vivre ce moment car cela faisait trop longtemps que nous n'avions pas revu en France notre Jesse Malin, ce soir notre attente a été plus qu'à la hauteur de nos espérances.
A plusieurs reprises, Jesse Malin descendra au milieu de son public, un vrai bonheur pour lui. Puis il ira chanter sur les bancs de chaque coté de la salle pour être de plus en plus prêt, complice et généreux.
Enchainant de vieux morceaux, ce qui permettra à tous de se rappeler à quel point ses 9 albums regorgent de quelques belle pépites avec plusieurs titres également de son dernier opus.
"Before You Go" Une jolie ambiance plus calme mais remplie de douceur, un vrai tube en puissance toujours sur cet excellent dernier album "Sad and Beautiful World".
"Turn Up The Mains" très puissant titre de 2015 extrait de l'album "New-York Before The Way" ce soir éclate sur la scène de la boule noire, rappel de cet album monstrueux.
"Dance With the System" au son de guitare enivrant où se côtoient un mélange de notre Iguane flirtant avec un vieux titres des seventies Stoniens, un pur bijou toujours extrait de son dernier album à ne pas rater, s'il n'est pas encore au cœur de votre discothèque .
"Wendy" excellent morceau où l'on ne pourra pas s'empêcher de se rappeler le duo fait avec le Boss sur ce titre, un bon moment de partage entre eux à Asbury Park, New Jersey il y a quelques années déjà.
Vous l'aurez bien compris, si il y avait un concert ou il aurait fallu être, c'est bien celui-là, mais pas de regret on attend vite une autre date de Jesse Malin dans une salle peut-être un peu plus grande, il le mérite le bougre, où nous serons tous présents avec les autres qui ont oublié de venir ...
SetList
The Way We Used to Roll
Backstabbers
Downliner
Before You Go
Turn Up The Mains
Whitestone City Limits
Room 13
If I Should Fall From Grace With God (The Pogues)
She Don't Love Me Now
Death Star
A Little Death
Chemical Heart
Hotel Columbia
The Year That I Was Born
Dance With the System
Shining Down
Wendy
Meet Me at the End of the World Again
State of the Art
Brooklyn
Party in Paris (UK Subs)
Rudie Can't Fail (The Clash) (avec Don DiLego)
Encore 2:
Solitaire
You Ain't Goin' Nowhere (Bob Dylan) (avec Don DiLego)
Vous sortez aujourd'hui votre 3ème album "The Silent Path" pouvez-vous nous en dire un peu plus sur chacun d'entre vous ?
Alex : Je suis Alex, le chanteur de Death Decline de Dijon.
Fab : Moi c’est Fab, de Death Decline,... de Dijon... (rires).
D'où vient le nom du groupe et quelle est sa signification ?
Alex : Comme on a coutume de le dire, le groupe a été fondé en 2008 par Manu et aujourd'hui il ne reste plus personne du groupe d'origine. Donc on n’a pas la moindre idée de ce que veut dire le nom "Death Decline" mais je pense qu’il n’a pas d’autre but que de sonner Metal.
Fab : Des conversations que j’avais pu avoir avec les anciens membres, c’était juste que la prononciation sonne, ça a un impact, c'est classique et efficace.
Comment créez-vous vos compositions, y a-t-il un déclencheur, un moment propice ?
Alex : Avec le confinement ca a pas mal aidé parce que le déclencheur c’est qu’on c’est tous retrouvés à se faire chier à la maison. D’une manière générale, il y a Fab et Mario, le deuxième guitariste, qui amènent des idées de compo. Et le fait qu’on joue ensemble depuis quelques années déjà, on sait vers quelle direction on veut aller, donc on brode autour et ça nous permet petit à petit de construire nos albums comme ça. On garde toujours en fil rouge la composition mais on n’est pas du genre à faire la tournée et attaquer les compos juste avant de rentrer en studio. On en fait toujours pendant qu’on tourne et quand on voit qu’on s’approche de la date du studio on met les bouchées doubles.
Fab : Rien à rajouter je n’aurais pas dit mieux (rires).
Racontez-nous l'enregistrement de "The Silent Path"
Alex : Ça c'est pas mal passé du tout. Faut savoir un truc, on n’est pas des requins de studios, on est avant tout des musiciens live, on s’éclate sur scène. Avec le confinement qui nous a permis de tous bosser chacun de notre côté à la maison, du coup on s’est un peu plus appliqués à faire de la pré-prod. Donc quand on est arrivés en studio on avait déjà enregistré pas mal de fois les morceaux, on avait déjà peaufiné pas de trucs, on était peut-être un peu plus confiants. La prise en charge au studio Art Music avec Sebastien Camhi a été vraiment très très chouette, déjà le cadre, t’es privilégié, t’es dans la pampa au milieu des vignes, on était sur une fin octobre plutôt douce avec un soleil très agréable. Vu qu’on sait que c’est des passages très difficiles pour nous, on essaye de réunir toutes les conditions pour que ça se passe bien. Ça a été une bonne expérience je trouve.
Fab : Oui ça s’est super bien passé, on a été dans des conditions idéales pour faire notre album au mieux. Et beaucoup mieux préparés, ce qui n’était pas forcément le cas avant. On a abordé les choses d’une façon différente et je pense qu’on va essayer de garder cette façon de travailler pour les prochains albums.
Avez-vous ressenti une évolution sur votre manière de travailler en studio depuis votre 1er album en 2015 ?
Alex : En 2018 pour la sortie de notre 1er album " The Thousand Faces of Lies ", on est arrivés à l'arrache, on avait pris qu'une semaine de studio, du coup on s'est aperçus qu’il manquait des bouts de batterie et on a dû y retourner, au niveau timing c’était vraiment trop court. Du coup on s’est un peu mangé dans la tronche ce qu’on n’avait pas bien préparé. Et aujourd’hui on peut dire que ça a changé et qu’on commence peut-être à tenir le bon bout.
Fab : Oui carrément, je pense qu’avec ce nouvel album on a vraiment progressé grave. Même si c’est vrai, ce n’est pas l’exercice qu’on préfère.
Alex : On n’a pas le choix, on ne peut pas y couper donc autant s’y préparer au mieux.
Fab : Je pense qu’on a vraiment franchi un cap et je pense qu’avec le 4ème album ça sera encore mieux. On y a été plus sereins et c’est important car c'est un exercice de mon avis personnel plus stressant que la scène. On a plus d’expérience de scène qu’on a d’expérience de studio.
Alex : Après, quand tu rentres en studio, ça te fait voir également la musique avec un niveau beaucoup plus professionnel. Déjà t’arrives, là action, à 9h faut bosser jusqu’à 18h, vraiment histoire de rentabiliser ta journée, et ça nous change un peu même si on reste des joyeux branleurs. On prend vraiment beaucoup de plaisir en essayant de faire ça le mieux possible et là les conditions étaient vraiment faites pour que tout se passe bien. On avait réservé 15 jours et on a fini les dernières prises de chant juste avant que notre cher président ne nous confine.
Racontez-vous comment votre titre "Useless Sacrifice" a été utilisé dans South Park ?
Alex : Ben en fait c'est un énorme coup de chance, comme à peu près tout ce qui doit t’arriver de bien dans la musique. En gros, d’une manière totalement indépendante de notre volonté, on a cassé l’algorithme de YouTube. Alors je pense que c’est parce que beaucoup de gens ont dit que le morceau était pourri, au niveau du référencement y a eu un max de commentaires... En fait depuis quelque temps, si tu tapes Death Metal sur YouTube tu tombes sur nous en premier. Ce qui est paradoxal car je ne pense pas qu’on puisse être affilié à un groupe de Death, mais toujours est-il que South Park a du taper et tomber sur nous tout bêtement.
Fab : Je pense qu’on avait un partenariat avec une chaine YouTube américaine, grâce à eux on a eu la vitrine dont on avait besoin, et je pense que sait ça qui a fait le buzz.
Alex : On a eu un sacré coup de chance.
Depuis cette exposition mondiale, y a-t-il une différence dans l'accueil qui vous est fait par les médias et l'industrie musicale en général ?
Alex : On n’a pas de ressenti direct, peut-être un peu au niveau du booking, les gens voient à peu près qui on est sans qu’il y ait plus de notoriété ou de reconnaissance. Ça nous a vraiment impactés sur des supports comme Spotify, on est à 20.000 écoutes par mois, ce qui est énorme pour un petit groupe comme nous. Sinon, ça avait eu un gros impact au niveau des réseaux sociaux, mais avec notre poisse, on s’est fait pirater notre page Facebook il y a un an a peu près, on approchait les 6000 abonnés et on a dû repartir à zéro. Malgré nos nombreuses demandes au niveau des admin y a pas eu moyen de récupérer la page donc on reste pragmatique, c’est chiant car c'est un outil de com important de nos jours, mais bon, heureusement ce n’est pas ce qui nous empêche de faire notre musique, ça ne nous a pas tant pénalisé que ça.
Fab : ffectivement ce qui est dur c’est que maintenant tout passe par ces réseaux sociaux, c’est la seule vraie grosse vitrine que l’on peut avoir, mais grâce à YouTube ça a pu continuer.
Alex : Pour la sortie du clip en juin dernier du nouvel album, au moment de la sortie on devait être à 1600 followers sur Facebook et tu te demandes comme cela se serait passé avec l’ancien ou on avait déjà atteint les 6000. Après faut pas ruminer, c’est contreproductif et c’est pas trop notre esprit. Tant qu’on peut faire de la musique, le reste on s'adapte. Faut être réactif, on a fait ce qui était possible mais après on arrive à un moment ou faut avancer, donc on avance…
Comment définiriez-vous le style de votre musique ?
Fab : C'est du Metal, faut avoir une étiquette alors voilà. Sachant que nous on ne pense vraiment pas en terme de style particulièrement Metal ou autre, bien sûr on a nos influences, tout ce qui fait notre son mais si le riff est bon, que ce soit Death Metal, Trash Metal, l’essentiel et que ça nous parle, on va s'éclater et voilà.
Alex :à partir du moment où on sait la couleur qu’on veut donner à notre musique, c'est le plus important. On avait essayé de tirer un peu sur le deuxième album le côté Death, mais après clairement on s’est aperçus que ça nous ressemblait pas. On reste quand même satisfait de cet album mais aujourd’hui on est plus revenus sur une formule qui va plus se rapprocher du premier, avec quelque chose de plus équilibré. Encore une fois, on cite toujours les mêmes groupes, on va plus être sur des sons à la Machine Head ou Trivium, ce qui nous réunit tous et qui nous permet de nous exprimer sans mettre de barrière.
Quelles sont vos premières influences musicales à chacun ?
Fab : Moi c’est clairement Metallica qui m’a vraiment donné la flamme, même si ce n’est pas le 1er groupe que j’ai découvert, j’étais déjà fan de Iron Maiden, Black Sabbath, avec les vieux vinyles de mon père que j’écoutais déjà très jeune. Et quand j’ai découvert Metallica ca a vraiment pris une autre dimension. Après j’ai enchainé avec toute la scène américaine trash metal qui m’a vraiment influencé.
Alex : Je n’ai pas la chance d’être aussi vieux que lui (rires)... Je suis vraiment rentré dedans avec les années 80, par la scène néo comme beaucoup de gamins. J’ai grandi dans un petit bled et j’écoutais ce que je pouvais, genre Linkin Park et compagnie, et petit à petit j’ai viré vers la scène Death et la scène Black, le Trash j’ai découvert plus tard grâce à Fab. Je connaissais le style, j’ai découvert Kreator, je prends beaucoup de plaisir maintenant à écouter la scène américaine. Tu sens quand tu écoutes notre premier album que Fab m’avait fait découvrir Testament depuis pas longtemps. Dans le groupe je pense qu’on est très éclectiques, on a des styles de prédilection, mais on évolue en tant que musicien aussi.
Fab : Oui on partage beaucoup nos goûts, on se fait découvrir chacun plein de trucs différents. Ce qui permet pour le groupe d'évoluer chaque fois.
Comment avez-vous vécu cette année de confinement ?
Fab : Je pense qu’on ne l’a pas vécu tous de la même façon, moi je ne l’ai pas mal vécu du tout parce que j’ai pris le temps où on n’avait plus de concerts pour composer un maximum, pour me recentrer vraiment, apprendre un peu justement le studio, la MAO, tout ce que j’avais jamais fait. J’ai commencé à m’y mettre et ça m’a permis d’évoluer aussi. Je pense que ce confinement nous a beaucoup influencés sur la composition de notre album. En dehors du manque de scène du fait d’être privé plus d’un an et demi c'est dur, sinon le reste je ne l’ai absolument pas mal vécu.
Alex : Moi c'est un peu comme Fab, ça c’est passé à un moment de ma vie où il y avait déjà pas mal d’ondes positives, plus le fait que je pouvais continuer mon boulot, et le fait qu’on a pu se concentrer sur la composition de l'album. C'était dur de ne pas pouvoir répéter ensemble et plus de concerts, mais bon on s’est donnés plein de nouvelles, on restait en contact, et en fait ça nous a bien aidés pour peaufiner l’album, à tel point qu’on se méfie un petit peu pour la composition du prochain parce qu’on sait qu’on n’aura pas autant de temps à nous pour bosser. Dans l’ensemble, c'était assez positif pour moi.
Y va-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous auriez rêvé de jouer ?
Alex : Waouh y en a tellement ... au niveau de notre sensibilité, j’aurai adoré voir notre nom à côté de celui de Motörhead sur une affiche. Ça fait partie des artistes et des humains au-delà des musiciens qui nous ont beaucoup influencés. Quand on voit toutes les pertes que l’on a en ce moment, il en reste mais ça se fait plus rare. On a un batteur et un guitariste qui sont très très fan de Slipknot, ils auraient peut-être bien voulu partager l’affiche avec eux. Moi j’ai toujours était fan de la première heure de Children of Botton, ça aurait été sympa de croiser Laiho sur un concert.
Fab : C'est vrai que quand tu vois toutes ces disparitions ça fait peur, on ne partagera plus les affiches avec certains grands au niveau des festivals ou autres, heureusement qu’il en reste encore un peu... Judas Priest ça serait top... J’espère, si ça se fait, ça serait vraiment génial.
Pour finir, si vous ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?
Alex : Moi je prendrais une bouteille d'eau et un sandwich au poulet (rires).
Fab : Le connaissant je suis sûr qu’il ne prendrait pas une bouteille d'eau mais une bouteille de Jack (rires).
Alex :J’emporte la trilogie du Seigneur des Anneaux, et en bouquin la biographie de Rob Halford (rires)...
Fab : J'emmènerais Scarlett Johansson avec une bouteille de Jack, et comme je suis fan de fromage, beaucoup de fromage, ça va bien avec les deux autres choix (rires).
TRANK News/ Sortie de "The Ropes" version Deluxe édition
L’album « The Ropes – Deluxe » est donc disponible aujourd'hui et inclus les 12 titres originaux, mixés à NYC par Brian Robbins (Bring Me the Horizon, Asking Alexandria) et mastérisés par Andy Van Dette (Porcupine Tree, David Bowie); mais aussi 11 remixes créés par David Weber (ingé son des Young Gods), Mokroïé et Aura Shred (artistes électro français), ou Greco Rossetti (ingé son de Nitzer Ebb), en plus de versions créées par le groupe lui-même.
Via M&O Music/ Believe
Distribution Season Of Mist
TRANK nous présente « In Troubled Times (Twelve Inches of Trouble Version) », un remix exclusif et sa spectaculaire lyrics vidéo 3D créée par le directeur visuel du groupe, Alban Verneret.
JEREMY Mais voilà, c'était juste sur quelque concerts…
GAUTHIER En même temps le EP il a 6 titres, donc on avait vite fait le tour, donc on n’avait pas spécialement envie de jouer les vieux titres de 2013, on a passé un cap déjà avec le EP, on a creusé un peu plus la question de ce que on pouvait appeler du Death atmo et du coup on a préféré tester des nouveaux titres en fait. Qui du coup ont un peu changé puisqu’ils ont passé l’épreuve de la préproduction, arrangement et tout ça.
Vous avez gardé tous les titres que vous aviez ou vous avez fait une sélection ?
JEREMY On a fait la sélection avant la pré-production, on a des compositions qui étaient des ébauches d’autre qui étaient déjà plus avancés niveau arrangements. Donc les chansons qu’on a choisi de pré produire, c'est les titres qui se trouvent sur le cd final. On avait fait le tri en amont.
GAUTHIER On n’a pas tout gardé mais on n’est pas du genre à écrire 40 chansons et en mettre 10. Mais je crois aussi que l’on s’attache vachement rapidement aux morceaux émotionnellement. Et on ne cherche pas à faire du riffing, trouver un riff efficace, là il nous faudrait un chorus un refrain... On ne réfléchit pas comme ça vu que l’on compose à l'émotion, on est vite attachés et du coup on a du mal à jeter un morceau.
Comment définiriez-vous le style de votre musique ?
GAUTHIER Grande question : aujourd’hui on s'est plus ou moins mis d’accord pour se définir en DEATH METAL ATMOSPHERIQUE, je vois des DEATH METAL PROGRESSIF, BLACK METAL SYMPHONIQUE, chacun le ressent comme il veut, moi je ne saurais pas le définir précisément parce qu’on n’est pas dans l’optique de particulièrement suivre les traces d'une scène, d'un groupe, je pense qu’on écoute beaucoup de BLACK beaucoup de DEATH d’autre choses, du PROG…
FABRICE Entre nous on écoute beaucoup de choses différentes donc du coup toutes ces influences- là vont se retrouver et au final tel morceau va être un peu plus black, un autre un peu plus sympho, donc définir le style de notre album c'est très compliqué pour nous.
JEREMY C'est ce que je disais un peu avant, en fait la compo elle va un petit peu traduire ce que l’on ressent à un moment donné. Si je prends par exemple le premier titre de l’album qui appelle "Opposed", il a une touche un peu plus BLACK. Et d’autres morceaux pas du tout. Et c’est aussi ce que l’on cherche quand on écrit parce qu’on se dit pas « faut faire du Death atmosphérique », si à un moment on a envie de sortir ça parce que c’est ce qui nous plait, et ben on le sort. Chaque titre a sa singularité presque sans style, ce qui fait que ça ne tourne pas en rond.
GAUTHIER Death atmosphérique ça nous plait bien parce qu’on essaye de développer des atmosphères. Mais ça colle bien à notre vision du truc. Et ce qui est assez marrant c’est qu’aujourd’hui si tu prends les groupes de DEATH catalogués « atmosphériques », nous on n’est pas du tout influencés par cette vague-là. Moi je suis fan de Death Heaven, et ça n’a rien à voir avec notre musique pourtant c'est ça qui m’inspire.
Quelles sont vos premières influences musicales à chacun?
GAUTHIER Par rapport au groupe, on partage tous une base de Death Metal mélodique au moment où on s'est retrouvés tous les 4, et même avant à 5 ou 6. C’était notre base commune, on a tous plus ou moins les mêmes groupes avec quelques spécificités. Et avec le temps ça a glissé vers Death Heaven, même de la musique classique parfois, on écoute peu de groupes qui sonnent comme notre musique.
Quels sont les groupes que vous écoutez aujourd’hui et quels sont vos goûts musicaux ?
JEREMY Je parle au nom de tout le monde : Septicflesh qui réunit le côté Death et le côté orchestral à la fois comme du Death très moderne, avec Jinger entre autres.
FABRICE Moi plutôt vers le Black je suis un grand fan de Enslaved, Anaal Nathrakh aussi.
JULIEN Moi je suis un peu resté dans le Death mélo mais ces derniers temps je tire sur le black atmo en général. En fait j’écoute du Power Metal, du Black symphonique, du gros black, même du Anaal Nathrakh aussi qui est assez violent, mais tout ce qui est mélodique et atmosphérique en général.
GAUTHIER Ah c'est marrant parce qu’on est deux à écouter des choses un peu plus old shool, un peu plus roots notamment dans le black, et les autres des trucs plus modernes alors que moi le roots c'est vraiment pas ma came. Mais c'est aussi ça qui es vachement intéressant, ça a beau pas être ma came, n’empêche après on peut discuter de riff, de son, d'atmosphère etc. etc.
Comment avez-vous vécu cette année de confinement ?
GAUTHIER Plutôt pas mal franchement ça va
JEREMY Pour l’instant ça va on va dire
JULIEN Musicalement on n’a pas trop ressenti, ça nous a permis d'avancer sur l'album tous ce qui était pré prod. On a juste du décaler la sortie de l’album qu’on avait prévu en avril 2021. Et finalement on se rend compte que c'est pas plus mal parce que si on avait dû sortir en avril il y a certaines choses qu’on aurait bâclé au niveau des timing, on n’aurait pas eu le temps, là on a pu prendre le temps de faire une bonne pré prod on a pu améliorer des choses, c'était presque bénéfique.
GAUTHIER On avait la chance de pas être en tournée à ce moment-là, il y a plein de groupe qui ont du tout annuler ou reporter, certains 3 fois voire même 4 fois leurs dates c'est dingue ça… Nous à ce moment on avait fini nos concerts, on avait notre dernier concert en août 2019, et on savait que ce serait notre dernier parce qu’on pensait se mettre sérieusement à l’album donc on était en pleine phase de finition de compos, préparation, ça nous a pas trop impactés. Aujourd’hui ce qui est vraiment dur c'est le booking, organiser les dates vu que tout est reporté, il y a des salles qui ont carrément fermé, il y en a qui n’ont toujours pas repris la programmation, celles qui sont ouvertes qui font des choses, elles ont un planning hyper chargé avec tous les groupes qui toquent à la porte pour jouer.
Comment voyez-vous la reprise des concerts avec les conditions draconiennes et la réaction du public ?
GAUTHIER J’ai pas trop peur que le public ne revienne pas. Je suis dans une association qui organise des concerts en Alsace, on a repris les concerts, on a fait quelques évènements, et vraiment le public a répondu présent on a fait complet sur le 1er, 450 personnes et quasi complet 300 sur le deuxième, donc les gens ont envie de revenir, il y a toujours beaucoup plus de râleurs sur les réseaux sociaux que de gens qui disent c'est génial. Effectivement il y en a qui ont encore peur du Covid, chacun son avis. Mais effectivement on a avait peur que les gens ne viennent pas et on a été agréablement surpris de voir qu’énormément de gens sont venus et avaient juste envie de musique live.
Y va-t-il un artiste ou un groupe avec lequel vous auriez rêvé de jouer ?
JEREMY David Maxim Micic, artiste guitariste serbe qui produit sa musique incroyable et qui est une grosse source d’inspiration, avec lui ça serait cool.
FABRICE J’hésite entre Enslaved, Rotting Christ c'est pas tranchable.
JULIEN Je pense que j’aimerais bien jouer avec Septicflesh mais avec leur ancien batteur (rire), je respecte ce que fait le nouveau batteur mais pour moi l’ancien batteur avait un style bien à lui et en plus il m’a inspiré en beaucoup de choses, si j’avais pu jouer avec lui ça aurait été fabuleux.
GAUTHIER Pour moi ça serait vraiment Death Heaven parce que c'est incroyable le chanteur est presque possédé, c'est impressionnant à voir, c'est une vraie atmosphère… J’ai eu la chance de les voir sur scène j’ai été subjugué devant le truc quoi. Après collaborer musicalement, je ne saurais pas trop quoi dire, on s'est jamais vraiment posé la question en fait !
Pour finir, si vous ne deviez conserver que 3 choses : un disque, un film, et un 3ème choix ? Quelle serait votre sélection et pourquoi ?
FABRICE Moi je suis plutôt pragmatique comme garçon, je dirais ma compagne, une guitare et un couteau suisse.
JEREMY Moi la guitare, et pourquoi pas de la bouffe pour tenir le coup
GAUTHIER Non moi je ne réfléchis pas comme ça, je prendrais quelque chose qui dure dans le temps. Une guitare, de la musique, et de la compagnie parce que partir seul ce ne serait pas le bon délire.
JULIEN Une batterie, pour continuer et faire d’autres albums en tout cas.